Bonjour/Bonsoir tout le monde.

Chapitre 18 sous le signe de la légèreté. Il faut bien cela de temps en temps ! Ca ne vas pas durer après tout, n'oublions pas la guerre…

Encore merci à vous tous pour les reviews, les follow, les mises en favoris et vos lectures.

Guest : Merci pour tes compliments, je suis sincèrement ravi que mon histoire et mon style d'écriture te plaisent :D Voici la suite, qui je l'espère te plaira tout autant ^^

Ana : Je suis contente que tes nerfs aient pu se reposer :P J'avoue que j'adore Hermione en mode déterminée aussi :D Je suis donc ravi qu'elle te plaise aussi ^^ J'espère que la suite te plaira aussi ! ^^ A très vite :D

Et pour finir, avant le début de l'histoire, tout appartient à J.K Rowling bien sûr. Je ne fait que laisser libre cours à mon imagination avec un univers qui est à elle. ^^

OoOoOoOoOoOoOoO

Chapitre 18 : Encore une promesse

Quand Severus se réveilla, après un sommeil sans rêve et réparateur pour une fois, il constata qu'il était seul dans son lit. Il se redressa, perplexe, et passa sa main dans ses cheveux pour les mettre en arrière. Ses vêtements n'étaient plus par terre et il lui fallut quelques secondes pour les retrouver, convenablement pliés sur la chaise de son vieux bureau d'étudiant. Il se leva et renfila juste son pantalon afin de descendre se faire un café. Hermione avait dû partir dès son réveil, sans prendre le temps de le réveiller, et cela l'agaça quelque peu.

Une fois dans le couloir cependant, il sentit une odeur d'œufs et de bacon en provenance de la cuisine. Il se mit à sourire lorsqu'en tendant l'oreille, il entendit une petite voix chantonner d'en bas. Et pour une fois, ce n'était pas celle de sa mère qui venait l'envahir pour qu'il mange. Il descendit alors et se dirigea vers la cuisine, entendant de plus en plus la phonation de sa préfète qui chantonnait clairement "parle plus bas". Une fois dans l'encadrure, il regarda Hermione s'affairer devant la gazinière tout en se trémoussant doucement sur le rythme de la musique qu'elle entonnait. Le spectacle face à lui était des plus charmeur, le faisant fondre en silence. Peut-être qu'elle avait raison, il ne pouvait plus se passer d'elle. Était-ce si grave finalement ? Il lui sembla à cet instant qu'il pourrait très largement s'habituer à se réveiller de la sorte. Après un instant encore de contemplation, il prit doucement la parole tout en s'accoudant sur l'encadrement de la porte :

- Tu te moquais de moi, mais finalement tu connais plutôt bien le répertoire de Dalida !

- Bonjour à toi aussi ! Répondit-elle d'un ton enjoué, sans même se retourner. Je n'ai jamais dit que je n'aimais pas, j'ai dit que je ne t'imaginais pas écouter ça !

Hermione était déjà habillée, les cheveux attachés en un chignon déstructuré et finissait tranquillement la cuisson du bacon. Elle se tourna et sourit à Severus qui la regardait de haut en bas :

- J'ai l'impression d'être une œuvre d'art quand je te vois me regarder comme ça.

- Tu es sans aucun doute la plus belle des statuts de déesse grecque que je n'ai jamais vu. Mais j'étais plutôt en train de me dire que c'était agréable de voir une femme dans ma cuisine le matin !

Il se redressa et s'approcha d'Hermione pour l'embrasser :

- Je pourrais m'y habituer, tu devrais faire attention ! Dit-il en souriant.

- Et moi, je pourrais m'habituer à te voir me rejoindre avec le sourire. Répondit-elle avec tendresse, avant de rajouter amusée. Par contre, je ne suis pas certaine de m'habituer à une barbe comme celle-ci ! J'ai l'impression d'embrasser un ours !

- Tu ne t'en est pas plaint hier, répondit Rogue avec un sous-entendu bien clair qui l'amusait visiblement, je me trompe ?

La jeune femme vira au rouge et son amant l'embrassa tendrement avant d'éteindre le feu de la gazinière sous le petit déjeuner en train de trop cuire :

- Il va falloir qu'on arrête d'entrer dans la cuisine tous les deux en même temps. Nous allons finir par mettre la feu à cette maison ! Je veux bien qu'elle ne soit pas rutilante mais ça reste mon seul toit maintenant.

Severus sourit avec un air triste dans le regard, qui sembla ne pas passer inaperçu aux yeux de sa lionne. Il s'assit à table tranquillement, Hermione ayant déjà tout installé. Elle s'assit face à lui et d'un coup de baguette, le service se fît tout seul. Rogue fût surpris de voir un café noir apparaître devant lui, se demandant même si sa mère n'avait pas donné des instructions à la jeune femme afin qu'elle puisse s'assurer qu'il se nourrisse convenablement :

- Oui, ta mère m'a demandé de m'assurer que tu manges. Dit-elle en ricanant après avoir compris son homme d'un simple regard. Mais j'aurais fait à manger même sans ça tu sais.

- Je n'en doute pas une seule seconde, cependant, je commence à m'inquiéter de votre rapprochement à toutes les deux. Je sens que je vais m'arracher les cheveux...

- Cela va être compliqué, vu la tignasse que tu as sur le crâne !

Hermione se mit à rire en voyant les sourcils froncés de l'homme face à elle. Il sourit cependant et commença à manger, silencieusement. Il aurait pu lui parler de ce qu'elle arborait en guise de coiffure, mais il ne le fit pas. Il savait très bien d'où elle avait sorti cette réplique après tout, et c'était de bonne guerre. Puis, après avoir bien entamé le petit déjeuner, il regarda son Amortentia et lui demanda doucement :

- En fait, en parlant de mère, la tienne ne s'inquiétera pas trop de ne pas t'avoir vu rentrer dans la nuit ? Je ne risque pas de voir ton père débarquer pour ma casser la gueule j'espère ? Demanda-t-il dans une tentative d'humour.

Il lui sembla cependant avoir fait une bourde quand il vit la jeune femme pâlir et poser ses couverts, ses yeux se remplissant de larmes qu'elle essayait de maîtriser. Severus s'inquiéta, réfléchissant à toute vitesse aux dernières attaques de mangemorts, mais il ne se souvint pas d'un assaut contre les Grangers. Il les avait déjà vu, ils les auraient reconnus lors d'un raid contre eux. Mais il eut sa réponse rapidement, Hermione prenant une profonde inspiration et ravalant ses larmes avant de dire le plus calmement possible :

- Je leur ai lancé un sort de modification de mémoire... Je... Je n'existe plus pour eux... Je n'ai plus de parents...

Severus en entendant cela se leva rapidement afin de prendre sa force de la nature dans les bras. Hermione posa sa tête contre le torse de son ancien professeur, restant le plus impassible possible, avant de reprendre :

- Ils sont en sécurité comme ça... Je leur ai donner l'idée de déménager, afin qu'ils fassent leur vie loin de la guerre. Et, je suis partie.

- Quand as-tu fais ça ?

- Avant-hier.

- Et où es-tu allé après cela ?

- Chez ta mère... Elle voulait me dissuader de le faire, mais comme je suis têtue, elle m'a aidé à maîtriser les sorts de mémoires. Elle est très douée tu sais, j'ai beaucoup appris avec elle. J'avais dit aux Weasley que j'irais chez eux dès que le sort serait lancé, mais Irma m'a proposé de rester chez elle pour la nuit, car je... N'étais pas en mesure de transplaner. Et hier matin, je lui ai demandé de me dire où te trouver, car j'avais besoin de te voir avant de rejoindre Harry et Ronald.

- Mon Amortentia, je suis tellement désolé... Dit Severus en la serrant plus fort contre lui.

- Tu n'as pas à l'être, j'ai fait ce qu'il fallait pour les protéger. C'est tout ce qui compte. Et puis, je t'ai retrouvé... Et je sais que je ne serais jamais seule...

- Quand la guerre sera terminée, je t'aiderais à les retrouver, je te le promets !

- Merci Severus...

Hermione releva la tête et regarda Rogue dans les yeux. Elle trouva même la force de lui faire un léger sourire :

- En fait... J'espère que tu n'en voudras pas trop à ta mère. Je t'assure que j'ai vraiment beaucoup insisté pour qu'elle me laisse venir. D'ailleurs, c'est très astucieux le coup de la clé moldue, elle m'a dit que c'était ton idée.

Severus était en effet plutôt fier de son idée de protection pour sa demeure. Il avait mis en place énormément de sorts de protection et d'incartage afin que sa maison soit totalement oubliée et impossible à atteindre sans son accord. Il avait cependant gardé les clés moldues de la porte et les avaient ensorcelées pour qu'elles servent d'ouverture au transplannage direct à l'intérieure. Ces dernières faisaient parties intégrante de la maison, elles pouvaient donc permettre à ceux qui les avaient sur eux d'entrer sans encombre :

- Je lui rendrais son double quand je repartirais d'ailleurs. Elle pourra continuer de te surveiller comme ça. Rajouta la jeune femme avant de déposer doucement ses lèvres contres celles de Rogue.

- Je ne serais donc jamais tranquille ?

- Jamais mon pauvre. Absolument jamais.

Hermione sourit et après avoir reposé sa tête contre son homme pendant un instant, elle finit par demander :

- J'aimerais prendre une douche avant de partir. Je peux t'emprunter ta salle de bain ?

- A ton avis ?

Severus sourit et l'accompagna jusqu'à la salle d'eau, lui sortant des serviettes et lui expliquant le fonctionnement de la tuyauterie capricieuse. Hermione le remercia et avant qu'il ne sorte pour la laisser, elle lui attrapa la main :

- Tu pourrais me prêter des vêtements aussi ? J'aimerais mieux me changer après ma douche si possible. Mais je n'ai pas apporté de tenue de rechange.

- Heu, oui bien entendu. Je vais aller te chercher ça.

Il se dirigea dans son ancienne chambre pour prendre quelques vêtements dans sa garde-robe d'adolescent. Non pas qu'il ne voulait pas lui donner des vêtements récents, mais il préférait éviter que la jeune femme ne soit vue avec ses tuniques bien trop reconnaissables. Il attrapa un tee-shirt, un boxer et un jean, le tout d'une magnifique couleur noir bien entendu. Quand il retourna dans la salle de bain, Hermione avait commencé à se doucher. Malgré la buée, Severus pouvait parfaitement la voir derrière le plexiglass mouillé de sa douche et cette fois encore, il ne put qu'admirer la beauté de sa partenaire. Il avait beaucoup de mal à comprendre comment il avait pu la séduire, puis elle le sortie de ses pensées en tournant la tête vers lui avant de dire tendrement :

- Merci beaucoup Severus.

- Heu... De rien...

Hermione sourit, clairement amusée devant l'air réflexif de son amant :

- Tu peux me rejoindre au lieu de garder bêtement la bouche ouverte comme un poisson hors de l'eau !

Bien que légèrement vexé, Severus ne se voyait pas refuser l'invitation. Il retira donc son pantalon afin de rejoindre son Amortentia sous l'eau. Ils leur restaient assez de place pour se laver, mais ils préférèrent se blottir simplement l'un contre l'autre :

- Tu prends une douche ou tu te désinfecte avec de l'eau bouillante ? Demanda Severus surpris par la température du jet.

- N'importe quoi ! Ce n'est pas chaud !

- Nous n'avons pas la même notion de ce qui est chaud j'en ai peur !

- De toute évidence. Répliqua alors la jeune femme dans une tentative moqueuse d'imiter son ancien professeur.

Severus sourit et l'embrassa délicatement pour toute réponse. Après cela, Hermione modifia quand même la température de l'eau et attrapa le shampoing de son Félicis pour se laver les cheveux. Rogue lui prit des mains avant qu'elle ne commence et sans qu'elle ne puisse dire quoi que ce soit, il commença lui-même à les lui laver. Il était doux et prenait le temps de masser le cuir chevelu de la lionne, profitant de ce moment pour prendre soin d'elle, tout simplement. La jeune femme se laissa donc faire, puis après s'être rincée, elle en fît de même pour Severus, bien qu'elle eût plus de mal vu la taille de ce dernier. Après s'être bien moqué d'elle, il se rinça à son tour, juste à temps avant que l'eau ne devienne glaciale, les forçant à sortir de la douche :

- Tu devrais investir dans un chauffe-eau plus grand Severus.

Et sur ces bonnes paroles, ils se séchèrent rapidement. Hermione s'habilla pendant que son partenaire montait pour se changer. Quand il rejoignit sa dulcinée, elle finissait de se sécher les cheveux devant le miroir :

- Tu feras attention, dit-il amusé, tu as un boursouf sur la tête ! Se moqua gentiment Severus.

- Dixit celui qui ressemble à un niffleur mouillé !

Hermione sourit amusée et lui tira la langue avant de finalement s'attacher les cheveux en chignon, comme avant sa douche. Puis, elle se tourna vers Severus et dit d'un ton sérieux, les poings sur les hanches, comme si elle s'apprêtait à commencer un travail de longue haleine :

- D'ailleurs, tu dois bien avoir un ciseau et un rasoir quelque part dans cette maison !

- Serais-tu en train d'insinuer que tu vas jouer la coiffeuse avec moi ? Demanda Severus en ricanant.

- Je n'insinue rien, je vais le faire !

Severus perdit son sourire et sembla s'inquiéter, d'un coup, se rendant compte du ton sérieux employé par Hermione. Il pointa un doigt accusateur en direction de la jeune femme et lui dit d'un ton rude :

- Tu ne toucheras pas à un seul de mes cheveux, je te préviens Granger ! Pas un seul !

Au premier coup de ciseau, Severus ferma les yeux. Il était assis à cheval sur une chaise de sa cuisine et Hermione s'affairait dans son dos en chantonnant un air qu'il reconnut comme étant "le barbier de Séville". Le sens de l'humour d'Hermione était de pire en pire aux yeux de l'ancienne terreur des cachots qui ne bronchait pas. Puis après les cheveux, elle s'attaqua à la barbe. Ne maitrisant pas, ni l'un ni l'autre, les sortilèges de rasage, elle avait opté pour la technique moldu en métamorphosant le ciseau en un rasoir droit :

- Tu es sûre de savoir utiliser ça ?

- Vu ta barbe, je pense que c'est toi qui ne sais pas utiliser de rasoir mon cher Severus.

- Je n'avais pas la tête à ça.

- Eh bien, moi je l'ai. Alors trop tard pour toi, tu sais pertinemment que je suis têtu. Alors je vais finir moi-même ce que j'ai commencé.

Devant la mine amusée de la jeune femme, il ne put que soupirer. Elle n'avait clairement pas l'intention de le laisser tranquille... Mais finalement, il devait bien avouer qu'il aimait beaucoup le fait qu'Hermione s'occupe de lui ainsi. Ses gestes étaient doux et attentionnés après tout. Cependant, il était hors de question qu'il le lui montre et qu'il perde la face devant la Gryffondor. Il grogna donc, l'air dépité :

- Non pas que je n'ai pas confiance en toi ma chère Hermione, mais avoir une lame comme celle-ci vers mon cou... J'ai la très désagréable sensation d'être dans "Sweeney Todd" !

- Alors premièrement, nous ne sommes pas dans un pièce de Broadway, et deuxièmement, dans cette comédie musicale, ce serait plutôt toi qui aurais le profil pour jouer le sinistre barbier ! Personnellement, je me verrais bien en "Joanna" dans l'histoire. Dit-elle en souriant.

- Mouais... Pour ma part je me verrais plutôt dans le rôle du juge là tout de suite... Surtout si tu es la jeune pupille. Dit-il d'un ton morose avant de rajouter, plutôt surpris. Mais en fait, comment ça se fait que tu connaisses cette pièce ?

- J'allais très souvent au théâtre avec mes parents. Répondit la jeune femme avec un sourire triste. On avait nos habitudes dans un quartier de Londres, nous allions en voir à chaque vacances. Mais, la vrai question, c'est comment toi tu connais ça ?

- J'aime beaucoup le théâtre, même si je n'en ai pas l'air, je suis quelqu'un de raffiné Granger !

- A n'en point douter Monsieur. Surtout quand on constate votre sens de la décoration d'intérieur ! Se moqua gentiment Hermione avant de l'embrasser tendrement.

- Enfin bref, quoi qu'il en soit, je te prierais de ne pas m'égorger. Fini par grogner Severus, faussement outré par la réflexion de sa préfète.

Hermione leva les yeux au ciel et commença le rasage avec douceur. Severus la regardait faire sans bouger d'un pouce. Elle faisait ça bien et plus elle avançait dans son chantier, plus il se détendait. Après un moment, il finit même par fermer les yeux et la laissa travailler tranquillement. Plusieurs dizaines de minutes plus tard, il rouvrit ses paupières en ne sentant plus le rasoir sur son visage. Hermione avait la tête penchée et le regardait en se frottant le menton, visiblement en train de réfléchir :

- Qu'est-ce qu'il y a ? Demanda-t-il inquiet.

- Je me demandais seulement si la moustache t'allait bien !

- Hors de question que tu me laisse une moustache, je te préviens ! Tu as commencé, tu finis !

La jeune femme souriait amusée pendant que Severus constatait du bout des doigts que cette dernière lui avait vraiment laissé un trait de pilosité, tel un mousquetaire :

- Hermione ! Gronda-t-il avec un regard noir qui ne sembla pas effrayer la barbière.

- Oui ? Demanda-t-elle sur un ton innocent, plein de sarcasme.

- Coupe ça !

- C'est quoi la formule magique ?

- Sérieusement, coupe ça !

Hermione se rapprocha de nouveau et s'assit à califourchon sur lui, visiblement toujours autant amusée, sans rien dire de plus. Severus passa ses mains dans le dos de sa compagne :

- Coupe ça s'il te plaît ! Fini-t-il par dire en soupirant.

- S'il te plaît qui ? Demanda-t-elle en passant ses bras derrière la nuque de son homme.

- Coupe ça, s'il te plaît Hermione ? Dit-il alors avec incertitude.

- Juste Hermione ? Redemanda-t-elle en approchant doucement son visage de celui d'un Severus qui commençait à se sentir léger.

- Coupe ça, s'il te plaît mon Hermione chérie ?

Il avait probablement trouvé la bonne formule magique car la jeune femme l'embrassa avec passion. Il resserra alors son étreinte pour coller la barbière contre lui. Doucement mais sûrement, Severus la sentit alors bouger son bassin contre lui, ce qui eut pour effet de réveiller une partie de son corps. Rapidement, ces mouvements lascifs finirent par lui donner du plaisir, le faisant grogner de bien être sous les baisers de sa préfète. Il changea légèrement sa posture sur son assise afin que les frottements touchent la partie la plus sensible de son membre, ce qui le fît gémir pour de bon. Après un instant, il sentit Hermione se crisper en lui attrapant les cheveux, cette dernière atteignant l'orgasme avant lui. Le spectacle qui s'était ainsi offert à lui était des plus érotique, la visage de sa lionne en pleine extase étant un délice aux yeux du Serpentard. Puis, encore plus rapidement que n'était apparu son désir, il oublia son rasage pendant qu'ils retirèrent mutuellement leurs vêtements.

Severus regarda la jeune femme allongée à ses côtés, à même le sol froid de la cuisine. Il l'embrassa tendrement :

- Si on reste comme ça, on va avoir besoin de pimentine demain. Dit-il amusé en se redressant.

Il aida la jeune femme à se relever et ils se revêtirent tous les deux avec un sourire satisfait qui illuminait leur visage. Leur activité passée les avait pour le moins détendus. Puis Severus ramassa le rasoir droit qui trainait plus loin, par terre lui aussi, et le tendit à Hermione :

- Tu veux bien finir de me raser du coup ? S'il te plaît ?

Elle récupéra la lame et caressa la joue de son homme avant de dire amusée :

- Oui, je suppose que je peux maintenant. Mais, c'est dommage, ça ne t'allait pas si mal que ça, vraiment !

- Souhaites-tu à ce point que je ressemble à Cyrano ? Demanda-t-il avec un rictus mauvais aux lèvres.

- Tu es bien plus séduisant tu sais.

Hermione l'embrassa sur la joue et fini alors le rasage, permettant ainsi à Severus d'enfin voir le résultat. Il avait l'impression d'être de nouveau lui, la terreur des cachots de Poudlard :

- Tu es fin prêt pour donner des cours de nouveau.

Ce n'est qu'après avoir dit cela qu'elle se rendit compte de son erreur. Elle voulut s'excuser, mais Severus lui déposa un baiser sur la joue à son tour :

- Tu n'as pas à t'excuser. Et puis, au moins, je n'aurais pas à donner de cours à des cornichons sans cervelle cette année.

- Que vas-tu faire maintenant ?

- Je n'en sais rien encore. Mais je suis persuadé que mon si charmant "maître" a une mission pour moi. Il a une idée derrière la tête, mais je ne saurais dire laquelle. Tout ce que je peux te dire, c'est que j'ai été promu dans ses rangs et qu'il semble persuadé que son plan va me plaire. Peut-être va-t-il m'envoyer espionner quelqu'un d'important à Hawaï !

- S'il fait ça, c'est qu'il ne te connaît pas. Tu ne survivrais clairement pas à cette mission en plein soleil !

- Il ne sait rien de moi en effet, contrairement à toi. Tu en connais peut-être même un peu trop.

- Cela fait-il de-moi ton véritable maître ? Demanda la Gryffondor en riant de bon cœur.

- Dans tes rêves Granger ! Répondit l'espion avec un regard noir.

Hermione préféra ne rien ajouter, ricanant toujours, puis elle finit par regarder l'heure. Elle avait trainé, il était déjà plus de midi. Severus lui proposa alors de rester pour déjeuner, ce qu'elle accepta. Elle n'était plus à ça près et les Weasley ne l'attendaient pas à une heure précise après tout. Severus se mit cette fois au fourneau et prépara un repas pour deux, ce qui n'était pas dans ses habitudes, sous le regard admiratif de son ancienne élève. Elle avait l'impression de le revoir comme en cours, lorsqu'il faisait une démonstration de ses talents en potions. Pendant qu'il s'affairait à la cuisine en finissant de couper les légumes, Hermione qui avait mis la table se dirigea vers la bibliothèque du salon. Quand elle revient, un livre à la main, elle toussota doucement et demanda :

- Severus, comment ça se fait que tu ais des paquets de cigarettes chez toi ?

- Eh bien, parce que je fume parfois. Que veux-tu que j'en fasse d'autre ? Que je les mange ? Demanda-t-il en levant les yeux au ciel.

- Tu sais que fumer est mauvais pour la santé ?

- J'ai peut-être lu ça quelque part en effet, maintenant que tu le dis ! S'exclama-t-il avec une ironie flagrante.

- Tu comptes arrêter ?

Severus se tourna face à elle et croisa les bras sur son torse :

- Seriez-vous de la police Miss Granger ?

- Oui, celle missionnée par ta mère ! Répondit la jeune femme avec un rictus amusé au coin des lèvres.

- Hilarant, vraiment ! Marmonna-t-il avant de reprendre, sur un air catégorique. Eh bien saches que tu peux rajouter le tabagisme à la longue liste de mes défauts. Je ne compte pas m'arrêter.

Tout en disant cela, l'espion se retourna de nouveau pour mélanger la ratatouille qu'il avait commencé à préparer. La jeune femme s'assit à table, regardant toujours son homme cuisiner et reprit la parole calmement :

- Je prends note... Mais, le tabac c'est franchement une mauvaise habitude. Et si un jour nous avons des enfants ?

Sur cette question, Severus qui avait entreprit de reposer la spatule la fit tomber dans le plat, ce qui l'éclaboussa de sauce tomate. Il se tourna vivement vers Hermione qui ricanait :

- Des quoi ? Demanda-t-il, interloqué.

- Bin, des mini Rogue !

- Hermione, je ne veux pas d'enfants ! C'est hors de question ! La famille Rogue se terminera avec moi.

Il avait dit cela avec force, mais s'apprêta à rajouter quelque chose afin de ne pas braquer la jeune femme face à lui, se rendant compte qu'il avait peut-être été un peu trop mordant. Cependant, cette dernière ricana de plus belle, loin d'être vexée :

- Tu devrais voir ta tête Severus ! On dirait que tu es sur le point de faire un arrêt. Détends-toi, je me doute bien que "Monsieur la terreur des cachots" ne veux pas entendre parler d'enfants et de mariage.

- Laisse-moi deviner, tu en as parlé avec ma mère ?

- Ouaip ! Répondit-elle simplement en faisant un clin d'œil à son conjoint.

- Et ça ne t'embête pas ?

- Un peu si ! Je ne vais pas te mentir. Mais, je t'aime et l'important c'est que nous soyons ensemble. Je n'ai pas besoin de porter ton nom ou d'avoir des mini-nous pour m'épanouir avec toi. Même si j'aurais bien aimé, probablement autant que ta mère. Oh, attention, tu vas finir par faire bruler notre repas !

Cette réflexion eut pour effet de clore le sujet, la lionne se levant pour aider Severus à terminer la préparation. Il sembla perplexe, mais le visage détendu et tendre de son Amortentia le rassura. Cette femme était impossible, comment pouvait-elle être si compréhensive et amoureuse ? Il savait qu'il ne trouverait pas de réponse à cette question, alors il se contenta de profiter de sa présence.

Ils parlèrent ensuite de la suite des évènements à venir pendant le dîner, ce qui avait de nouveau légèrement tendu l'atmosphère. Severus ne supportait pas vraiment l'idée que sa préfète parte en mission avec Potter et Weasley, seuls contre tous. Quant à elle, elle ne supportait pas vraiment l'idée que son Félicis puisse partir en mission pour Voldemort. Mais en période de guerre, avaient-ils réellement le choix ? Pouvaient-ils abandonner leur rôle respectif pour s'enfuir ailleurs ? Ils savaient bien que non, leur participations étaient nécessaires pour le bon déroulement de la bataille.

Après le repas, ils se prirent alors dans les bras l'un de l'autre, triste mais au clair sur la situation. La jeune femme devait repartir pour aller au terrier et ils savaient, tous deux, que leurs prochaines retrouvailles allaient sûrement tarder. Hermione récupéra son bracelet et sa pièce, et Severus remit sa chevalière. Quand la jeune femme se prépara à récupérer ses vêtements, Rogue l'arrêta en toussotant avant de dire :

- Tu peux les laisser là tu sais... Pour quand tu reviendras après la guerre... Tu auras de quoi te changer au moins...

Elle ne répondit rien et se contenta de le serrer dans ses bras. Cette fois encore, elle retint ses larmes et se montra forte. Il l'embrassa tendrement et lui caressa la joue une dernière fois :

- Fais attention à toi tu veux bien ?

- Si tu me promets d'en faire autant, alors oui !

- Je te le promets Hermione.

- Je te le promets Severus.

Après un dernier regard, elle disparut dans le "pop" caractéristique du transplannage, laissant derrière elle un homme triste mais encore plus déterminé. Il allait devoir revoir ses plans, car il venait de faire une promesse qu'il prenait au sérieux. Il ferait attention, car il se devait de tout faire pour rester en vie à la fin de cette maudite guerre. Sans être certain d'y arrivé, il se devait au moins d'essayer, ne serait-ce que pour ne pas laisser son Amortentia avoir à refaire sa vie avec un autre homme.

Il regarda sa main gauche, à peine était-elle partie qu'elle vérifiait déjà dans quelle disposition il se trouvait. Il sourit et se dirigea dans la cuisine afin de nettoyer le bazar. Il monta ensuite dans sa chambre d'adolescent et se jeta sur le lit. Il avait besoin de repos et il lui semblait totalement possible de trouver le sommeil cette fois.

Ce dernier fût calme et apaisant, mais pas assez long à son goût. Il se réveilla avec une douleur au bras gauche. Son maître l'appelait et il dût reprendre du service. Soupirant, il se leva et constata qu'il avait dormi tout l'après-midi, la nuit étant déjà tombée. Il se dirigea dans son autre chambre et revêtit sa tenue de mangemort, avant de transplaner au manoir Malfoy où il était attendu.

Durant cette réunion, il fut question du départ du jeune Potter, dont la majorité approchait à grand pas. Il ne serait bientôt plus en sécurité chez les Dursleys. Une attaque était donc prévue, mais ils n'étaient pas d'accord sur la date. Severus connaissait cette dernière, pour en avoir parlé avec un membre de l'ordre, Mondingus Fletcher. Oh bien sûr, ce dernier ne se souvenait de rien, Rogue ayant lui aussi de bonnes connaissances sur les sortilèges de mémoire, comme sa mère. Il savait ainsi comment se déroulerait le transport. Il hésita un instant, mais il devait donner l'information exacte à Voldemort, afin de pouvoir prétendre à rester son bras droit. Ainsi, l'attaque fut organisée.

Pour finir dans la joie et la bonne humeur cette petite réunion d'équipe, l'homme sans nez semblait avoir préparé une surprise à ses troupes. Ainsi apparut le corps figé et volant de l'ancienne collègue de Severus. Charity était maintenue dans les airs par le rat qui semblait ravi de son rôle. Pettigrow installa la jeune femme juste sous le nez de Severus, qui put ainsi l'entendre le supplier de la sauver. Mais il ne pouvait pas... Sur ordre du Lord noir, l'immense serpent qui lui servait de familier se dirigea vers la victime en pleurs et en quelques secondes, cette créature rampante tua la professeur Burbage. Severus ne rata rien de la scène et eut presque l'impression de sentir les crochets acérés de la bête dans son cou. Il garda son air impassible et pensa à son Amortentia afin de ne pas s'imaginer mourir sous une attaque similaire à celle qu'il venait d'observer.

OoOoOoOoOoOoOoO

Notes :

La légèreté vous a plu j'espère.

Même si la guerre est revenue brutalement dans nos "têtes". (Restons poli mdr)

La suite prochainement !

Contre quoi Severus va-t-il devoir luter pour tenir sa promesse ?

N'hésitez pas à commenter :)

Commentaires de ma courgettes :

Mais j'étais plutôt en train de me dire que c'était agréable de voir une femme dans ma cuisine le matin ! (plutôt que de voir le gros Roger qui se gratte le cul en attendant son café) Ca dépend du fessier de Roger ! MDR

Au premier coup de ciseau, Severus ferma les yeux. (Mdr quelle autorité) Tu as vu ça ? Une vraie terreur XD

cette dernière lui avait vraiment laissé un trait de pilosité, tel (Hitler) Hum... Nope ! ^^' XD

Sérieusement, coupe ça !(Je suis d'accord avec lui, pas de moustache SVP) Mais heu... Par curiosité, y'a des gens team moustache qui me lise ? XD

Il garda son air impassible et pensa à son Amortentia afin de ne pas s'imaginer mourir sous une attaque similaire à celle qu'il venait d'observer. (ça va bientôt arriver TKT) Heu... T'es sûre de toi là ?