Bonjour/Bonsoir tout le monde.
Merci encore et encore et encore ma courgette. Aller, un chapitre de plus, soit un chapitre de moins avant la fin de l'histoire mdr
Je ne sais pas si c'est que l'histoire plait moins avec le temps ou si la conjoncture actuelle joue (sûrement cela dit), mais je sens tout de même un essoufflement dans le suivis de ma fiction… J'espère que ce chapitre vous plaira quand-même en tout cas ^^'
Pour ma part, je ne suis pas en retard (même un chouillat en avance) dans la publication du jour car je suis malade et donc enfermée chez moi… Quand j'irais mieux, je retournerai aider mes collègues, pour l'heure, j'écris afin d'oublier le confinement. Oui, je raconte ma vie, désolé ^^' Sur ce, j'espère que vous allez au mieux, vous et vos proches. Bonne lecture en tout cas. A bientôt (Normalement le prochaine chapitre sera posté à l'heure aussi.)
Et pour finir, avant le début de l'histoire, tout appartient à J.K Rowling bien sûr. Je ne fait que laisser libre cours à mon imagination avec un univers qui est à elle. ^^
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Chapitre 22 : Félicitations de rigueur
Le jeune directeur profita du peu de personne voulant lui parler, durant les longues journées de cours, pour pouvoir s'atteler à sa nouvelle tâche : retrouver le soldat Ronald ! Et, heureusement pour Rogue, le roux ne fut pas difficile à trouver et il n'eut besoin de le chercher que pendant quatre jours avant de retrouver sa trace, non loin du campement de ses deux amis. Sans Hermione, le cadet des fils Weasley était incapable de se rendre invisible, ni même de se rendre discret d'ailleurs. Heureusement pour lui, il venait d'une famille de sang pure et même si le nom Weasley figurait sur la liste des personnes à surveiller, sans les deux autres, il n'intéresserait pas les rafleurs. Cependant, Severus était intimement persuadé que ce poil de carotte avait un rôle important à jouer dans la bataille. Il ne pouvait donc pas se permettre de traîner avant de le renvoyer jusqu'au cerveau du groupe, n'en déplaise à l'espion lui-même.
La question était donc, comment remettre Ronald sur le bon chemin, afin qu'il cesse de tourner en rond ! Severus avait été surpris de voir le jeune homme utiliser le délluminateur de Dumbledore afin de retrouver ses amis, à croire que ce cornichon avait fini par apprendre à utiliser ses neurones en dehors d'un terrain de Quidditch. Ainsi, utilisant une des boules lumineuses que le briquet amélioré avait dû absorber dans la tente avant le départ du lâcheur, le rouquin n'avait qu'à suivre la lumière pour se rapprocher de Potter et d'Hermione. Cependant les sorts de protection de l'ancienne préfète étaient si puissants, que même un objet ensorcelé avec brio par Albus ne pouvait passer les barrières mises en place. De ce fait, Ron tournait en rond et Severus commençait à désespérer de réussir à réunir le trio d'or sans avoir à employer un "impero" pour contrôler l'esprit du petit poucet perdu.
Finalement, il eut une idée dès le lendemain, le 28 décembre... Cela faisait maintenant 3 jours que noël était passé, plus discrètement que les années précédentes malgré les décorations abondantes. Le château ne comptait que très peu d'élèves étant restés pour les vacances, ce qui n'était pas réellement surprenant, mais cela eut au moins le mérite d'apporter un peu de calme au directeur. Severus, après avoir réglé quelques soucis de type "punissions trop extrêmes" et après avoir bouclé l'administratif du jour, se leva de son fauteuil et s'installa devant la vitrine qu'il avait réparée :
- Dobby, appela Severus d'un air distrait, tu peux venir je te prie ?
- Dobby est là monsieur le...
- Non, je t'en supplie, si tu m'appelles encore comme ça aujourd'hui je crois que je vais être obligé de me percer les tympans ! Si tu ne veux pas m'appeler Severus, soit, mais je préfère encore que tu ne m'appelles pas du tout.
Les oreilles de l'elfe, malgré la tonne de bonnet, tombèrent penaudes à l'arrière de son crâne et le jeune directeur s'agenouilla pour se mettre à la hauteur de la créature :
- Ne fais pas cette tête ! Comprends juste que je n'en peux plus de ce titre à rallonge ! Tu n'appelles pas tout le monde en utilisant leur titre en plus de leur nom, je me trompe ?
- Non, vous ne vous trompez pas, mais vous êtes...
- Je suis ton employeur oui, j'ai compris ça ! Mais je n'ai pas choisi de devenir directeur, donc je n'ai pas souhaité être le chef d'un ami !
En voyant la tête de Dobby s'illuminer, Severus comprit qu'il avait de nouveau parlé un peu trop. Mais d'où lui venait cette manie de ne plus savoir quand s'arrêter ? Cela dit, vu le sourire que l'elfe lui montra, il n'eut pas le cœur de regretter trop longtemps ses paroles :
- Dobby est votre ami ? Demanda-t-il de sa voix aigüe et surexcitée.
- Oui, tu l'es ! Dit Rogue en se relevant et en levant les yeux au ciel. Bref, je t'avais demandé de venir car je vais devoir m'absenter et il faudrait que tu t'assures de nouveau que personne n'essaie d'entrer dans mon bureau pendant ce laps de temps. Tu veux bien ?
- Oui... Severus Rogue ! Finit par dire l'elfe avec un sourire aimable.
Bon, ce n'était pas encore totalement ça, mais au moins, il n'avait plus à supporter le titre à rallonge. Severus s'autorisa donc à sourire à la créature dont il appréciait la compagnie, réellement à la manière d'un ami, ce qui permettait à l'espion de conserver une part de sociabilisation dans sa vie. Et quelle vie sociable il avait ! Il pouvait se vanter d'être proche de sa mère, d'un tableau et d'un elfe... Rogue eut un rictus amusé aux lèvres et attrapa sa cape, son écharpe et ses gants qu'il enfila rapidement avant de récupérer l'épée de Gryffondor :
- Vous partez avec l'épée du fondateur ? Demanda Dobby presque choqué.
- Oui, mais cela doit rester entre nous, je compte sur toi. A tout à l'heure.
Le jeune directeur réduisit alors l'arme, la mit dans sa poche et fit de même avec un coffre en bois qu'il avait préparé depuis quelques jours maintenant. Il inspira pour se donner du courage et prit discrètement la direction de la tour d'astronomie afin de transplaner dans la forêt de Dean, où se trouvait son Amortentia.
Il se retrouva ainsi devant la toile de tente qu'il connaissait, se désillusionna et attendit un instant que l'un de deux occupants n'en sortent pour faire une ronde. Ils en avaient l'habitude d'après ce que Severus avait pu observer en revenant régulièrement. L'espion n'eut à attendre qu'une dizaine de minutes, tout au plus, avant que le survivant ne pointe le bout de son nez, l'air blême. Bien, la première partie du plan pouvait commencer, plus vite que Rogue lui-même ne l'avait espéré. Ainsi, discrètement caché derrière l'un des nombreux arbres du lieu, il lança un "expecto patronum" informulé. Une biche argentée apparut alors devant lui et Severus posa sa main sur le spectre bleuté qui lui faisait face. Son patronus n'avait pas changé, malgré ses sentiments sincères pour Hermione, et il savait que cela ne serait pas le cas au moins tant que le fils de Lily ne serait pas victorieux. C'était un fait, son protecteur vaporeux était la représentation de celle qu'il n'avait pu protéger, comme pour ironiquement lui rappeler qu'il n'avait plus le droit à l'erreur.
Severus regarda alors Potter, qui vérifiait les sortilèges de protection, puis il envoya son messager silencieux attirer l'attention du survivant. Cela fonctionna et Harry suivit immédiatement la biche, sans même chercher à comprendre d'où elle venait, trop sûr qu'il s'agissait de sa mère. C'était complétement stupide, mais cela était tellement typique de ce cornichon émotif que Rogue ne fut pas surpris de le voir tomber dans son piège. Oui, piège, car même si le but était de l'aider à retrouver l'épée et son ami roux, Severus avait décidé de ne pas faciliter la tâche à celui qui avait osé danser avec son Amortentia.
Se déplaçant plus rapidement que sa biche et que l'élu qui était visiblement exténué, Severus atteignit un lac en contrebas et lança l'épée dedans. Il avait repéré ce point d'eau lors de sa précédente visite et ce dernier lui avait paru parfait pour son plan d'action. Il se trouvait à plus de 10 minutes de marche de la tente, ce qui était trop éloigné pour les protections magiques d'Hermione. Ainsi, Harry était loin de la lionne et surtout, il était à découvert pour enfin permettre au roux de le retrouver. Bien entendu, c'était un peu risqué, mais l'espion savait que ces deux là pouvaient s'en sortir quoi qu'il en fut.
Une fois l'élu devant le point d'eau, la biche plongea sur les ordres silencieux de Severus et l'élu aperçut l'épée, clairement surpris. Après cela, l'espion envoya un nouveau patronus chercher Ronald, pendant qu'il courrait rejoindre Hermione, restée seule dans leur abri de fortune.
Rogue ne chercha même pas à comprendre et entra directement dans la tente, bien trop heureux de pouvoir parler enfin à sa compagne. Il ne comprit pas directement ce qui lui arriva une fois à l'intérieur. Son corps se souleva d'un coup et il lui fallut quelques secondes pour recouvrer ses esprit et comprendre qu'il était suspendu par les pieds dans les airs, son sortilège de désillusion totalement annulé. Puis, la lionne sortit de nulle part, pointant sa baguette sur l'intrus, avant qu'elle ne semble se décomposer devant le malotru :
- Salut Hermione... Je te sauterais bien au cou, mais j'étais en train d'admirer le sol de ta tente. Très joli moquette ! Dit alors Rogue avec sarcasme, la tête toujours en bas, tournoyant légèrement sur lui-même.
- Severus... Hermione avait baissé sa baguette, mais la tendit de nouveau vers lui avant de dire, suspicieuse. Comment tu m'as dit que je devais t'appeler juste après ton accident ?
- Yves ! Je t'ai demandé de m'appeler Yves ! Tu peux me faire descendre maintenant avant que je ne vomisse ?
D'un coup, le jeune directeur se retrouva brutalement allongé au sol, mais il n'eut pas le temps de ressentir la moindre douleur, la sang et or se jetant sur le serpent. Severus passa ses bras autour de la taille de cette dernière et l'embrassa avec passion, jusqu'à ce que la jeune femme se recule et dit, inquiète :
- Par Merlin Severus, Harry pourrait te voir, il va revenir d'une minute à l'autre.
- Ne t'en fais pas pour lui, il est occupé pour l'instant. Il a eu une folle envie de se baigner !
- PARDON ? S'exclama Hermione en se levant d'un bond.
- Ne panique pas voyons ! Il va s'en remettre, les norvégiens se jettent dans des eaux bien plus froides et ils n'en meurent pas. Et puis, il avait une bonne raison de le faire.
- Qu'est-ce que tu as fait ? Fini-t-elle par dire, suspicieuse.
- Tu le découvriras assez tôt. Et, tu me remercieras plus tard !
Severus se releva à son tour et épousseta sa cape du revers de la main, puis il regarda Hermione qui le dévisageait :
- J'espère que tu n'es pas en train d'espérer me couper les cheveux !
- Non, répondit-elle finalement en souriant, mais c'est une idée ! Cependant, j'étais plutôt en train de me demander comment tu as pu nous retrouver Harry et moi... Mes protections me semblaient pourtant... Plutôt pas mal...
- Elles sont excellentes, je t'assure. Mais, j'ai employé une magie bien plus puissante que la tienne, c'est tout !
- Vraiment ?
Hermione le regardait avec des grands yeux, intriguée comme jamais, et Rogue s'approcha d'elle en souriant avant de la prendre dans ses bras :
- Tu demanderas au portrait d'Albus à l'occasion.
La jeune femme comprit alors parfaitement ce dont son compagnon faisait allusion. Elle se blottit alors rapidement contre lui et dit doucement :
- Tu m'as tellement manqué.
- Et à moi donc...
L'espion baissa sa tête dans la masse de cheveux de son Amortentia et sentit son odeur. Malgré les conditions de vie sommaire, elle sentait toujours aussi bon le monoï et cela le fit sourire. Il était sur le point de lui dire à quel point il aimait son odeur quand il se rendit compte qu'il aimait peut-être un peu trop cette dernière. Il se recula doucement, caressa la joue de sa compagne et vit le regard surpris d'Hermione qui semblait ne pas comprendre pourquoi Severus reculait :
- Ne me regarde pas comme ça s'il te plait. Tu sais très bien que si tu restes contre moi, je ne vais pas pouvoir me contrôler !
- Je ne t'ai pas vu depuis des mois et tu refuses de me prendre dans tes bras sous un prétexte aussi nul ? C'est lamentable Severus ! Dit Hermione en croisant les bras devant elle, un sourire amusé aux lèvres.
- Tu sais ce qu'il te dit le type lamentable ?
- Non, il dit quoi ?
Vu le ton de défi employé par la jeune femme, Rogue décida qu'il ne servait à rien d'insister et se jeta sur les lèvres de la jeune femme qui se lassa faire. Rapidement, Severus glissa ses mains dans le dos d'Hermione puis dit à son oreille sur un ton des plus autoritaire :
- Dis-moi où, et vite !
- Pas trop vite quand-même. Minauda Hermione en souriant tout en lui indiquant un renfoncement qui servait visiblement de chambre ouverte à la jeune femme.
- A moins que tu n'aies envie de faire mourir tes amis d'un arrêt cardiaque en nous voyant, je dirais que nous avons approximativement cinq minutes, pas plus !
- Alors tais-toi et commence ! Répondit-elle avant de reprendre son baiser avec passion.
Severus la poussa rapidement sur le lit, espérant sincèrement que Potter et Weasley galèrent un maximum pour retrouver le chemin de la tente. Il se débarrassa de sa cape et s'installa sur sa compagne, avant de lui baisser rapidement son pantalon et sa culotte. Sans plus de cérémonie, il l'embrassa tout en ouvrant sa ceinture pour faire de même avec ses vêtements. Hermione poussa un léger cri de surprise en sentant Rogue lui ramener les jambes contre son torse, soulevant ainsi son bassin. Mais elle n'eut pas le temps de poser la moindre question que déjà le membre de son amant entrait en elle et commençait ses mouvements. Severus ne put retenir un gémissement, la position lui permettant d'aller plus loin qu'il n'avait jamais été dans l'intimité de sa partenaire. Les vêtements le gênaient quelque peu, mais cela ne l'empêcha absolument pas d'accélérer la cadence, encouragé par les réactions de la jeune femme qui semblait apprécier autant que lui leur posture. Après quelques coups de reins, la jeune femme se mordit la lève inférieure avant de dire, se retenant visiblement de crier :
- Plus fort... Severus plus fort s'il te plait.
En entendant cela, le jeune directeur crut qu'il allait se vider instantanément. Il dut faire preuve d'un contrôle hors du commun pour suivre les instructions d'Hermione, gémissant à chaque fois que son bassin butait contre le postérieur de la jeune femme. Il ne fallut que quelques secondes de ce traitement avant que le membre de Severus se retrouve comprimé en rythme par la cavité humide et chaude de son Amortentia. N'y pouvant plus, il jouit ainsi en même temps qu'elle, avant de s'effondrer contre sa compagne, essayant cependant de ne pas l'écraser sous son poids. Ce fut certes court, n'en déplaise à l'espion, mais plus qu'intense.
Il leur fallut quelques minutes pour retrouver leur souffle et permettre ainsi à Rogue de se relever, non sans avoir embrassé Hermione avant, afin de refermer son pantalon. Elle en fit autant et une fois debout Severus lui caressa la joue :
- Est-ce que je t'ai dit que je t'aime au moins ?
- Non, même pas ! Tu es un vrai goujat ! Dit-elle en riant avant de l'embrasser. Je t'aime aussi.
Il sourit alors tendrement, mit sa main dans une des poches de sa cape et donna à la jeune femme le coffret en bois, sans plus attendre :
- Qu'est-ce que c'est ?
- Joyeux noël... Et joyeux anniversaire... En retard !
Une fois que le cadeau reprit sa taille originale, Hermione le regarda, l'ouvrit et sourit. A l'intérieur du coffret, les initiales d'Hermione étaient gravées sur le couvercle et des dizaines de flacons de potions diverses et variées étaient bien rangés, par ordre alphabétique :
- Il y a un peu de tout, de l'essence de dictame, de la pimentine, des antidotes pour poisons complexes... Je t'ai même mis un peu de polynectard, au cas où. Expliqua alors Severus en attendant une réaction de la jeune femme.
- Je vois que tu as pris la peine de mettre une potion contre l'hypothermie et une contre la pneumonie. Dit-elle en souriant malicieusement avant d'embrasser Severus. C'est un cadeau magnifique et qui me sera très utile. Je n'avais plus beaucoup de stock. Et en plus, la boite est splendide, sincèrement.
Severus sourit, soulagé que son cadeau plaise. Mais son apaisement fut de courte durée, car des rires se firent entendre au loin, dehors. Hermione prit sa baguette, rétrécie son cadeau qu'elle mit rapidement dans sa poche avant de regarder Severus :
- Avec qui Harry est en train de rire ?
- A ton avis ? Je croyais que tu étais ma miss-je-sais-tout !
Comprenant, elle attrapa la cape de son compagnon, l'attira contre elle encore une fois et l'embrassa avec fougue :
- Je ne sais pas comment tu as fait, mais sache que je t'aime toi !
- Je sais. Répondit-il simplement.
Les deux garçons s'approchaient rapidement. Severus se désillusiona avec hâte et Hermione se dirigea vers l'entrée, permettant ainsi à l'espion de sortir dans son sillage sans se faire remarquer. Elle commença par disputer Harry en le constatant trempé et sauta dans les bras du rouquin en le voyant. Rogue se serait bien énervé, mais il vit le signe discret de la main de son Amortentia dans le dos de Ronald. Elle lui faisait signe de partir rapidement pendant qu'elle faisait assez de bruit par ses exclamations de joie pour le couvrir. Il sourit et s'éloigna pour transplaner, l'esprit tranquille.
Quand Severus retourna à son bureau, il trouva Dobby en train de faire le ménage. Il le remercia et discuta un instant avec lui avant de signaler à Albus que sa mission avait été un succès. Il raconta certains détails, pas tous, mais comme du vivant de ce dernier l'espion eut la désagréable sensation que son père de cœur en savait déjà beaucoup trop. Puis, après ce jour, le nouveau directeur croula sous le travail comme jamais auparavant...
La nouvelle année arriva au galop, sans que Rogue n'ait pu retourner voir Hermione, sachant tout de même qu'elle allait bien par le biais de leurs codes. Après le travail administratif conséquent, un nouveau problème commença à être chronophage pour le directeur, une véritable tempête ne cessant de venir l'emmerder. Et pour cause, la furie en question était Alecto Carrow, que Rogue avait été obligé d'engager au poste d'enseignante en étude des moldus, sur la demande explicite de Voldemort.
Elle portait bien son nom, cette femme trapu aux cheveux noir étant la personnification même de la "colère constante". Enfin, à l'exception de certains moment où elle essayait visiblement de se montrer sous un meilleur jour avec son employeur. Cela ne manqua pas de poser question au jeune directeur, vu que cette démone le collait de plus en plus, et ce depuis un léger incident lors du réveillon du nouvel an. En effet, le 31 décembre en se rendant à la grande salle pour le diner, Severus avait remarqué de loin le jeune Londubat en train d'aider Lovegood à mettre en place un piège devant la porte du bureau d'Alecto. Il s'en amusa, jusqu'à entendre cette dernière dans son dos. Afin de protéger ces cornichons imprudents, il avait fait demi-tour pour intercepter son employée :
- Qu'est-ce que vous me voulez encore, monsieur le Directeur ? J'ai encore une fois "trop disputé" l'un de vos précieux élèves ? Avait-elle demandé sur un ton cinglant.
- Non, avait-il répondu en cherchant une excuse qui ne venait pas, je voulais juste... Eh bien, vous souhaiter une bonne année, avec un peu d'avance. Je suppose que nous ne nous recroiserons pas d'ici minuit.
Il s'était maudit instantanément après avoir sorti une telle imbécilité, se disant que jamais la démone ne le croirait. Et pourtant... Elle avait rougi et l'avait même remercié en lui retournant la bonne année. Son soulagement fût vite suivi d'une envie de rire intense quand le piège des deux membres de l'AD avait enduit de morve de troll la professeur d'étude des moldus. Probablement une nouvelle invention des jumeaux Weasley.
Si seulement ce moment était resté juste cela, un instant banal suivi d'un peu de rigolade discrète dans la tête de Severus ! Mais cet échange de piètre qualité avec Alecto eut des conséquences inattendues. Dès lors, le jeune directeur n'eut de cesse de sentir la présence de cette pot-de-colle derrière lui. Mais que voulait-elle à la fin ?
La mangemort avait fait en sorte de s'assoir au côté de Severus pendant les repas et le regardait avec des yeux de merlan fris sans ouvrir la bouche. Elle avait bien essayé d'entamer des conversations à table, mais elle avait vite arrêté en constatant que Rogue restait peu loquace, se contentant souvent de répondre par monosyllabes. Mais le pauvre directeur n'était pas au bout de ses peines, vu qu'Alecto redoublait d'inventivité pour aller au bureau de son employeur, au minimum une fois par jour, parfois une dizaine. S'il avait pu, Severus l'aurait envoyé balader depuis longtemps, mais il ne pouvait se le permettre, sous peine de s'attirer les foudres d'Amycius. Le frère de la furie, lui, aurait pu poser de gros problèmes auprès du sorcier sans nez. Ainsi, même s'il se montrait toujours aussi froid que possible, il se devait de prendre le temps de converser poliment et cordialement, de temps en temps, avec la fameuse mangemort. Il ne pouvait s'empêcher de penser que la compagnie de sa mère, du portait d'Albus et d'un elfe étaient finalement bien suffisante et il s'en voulut d'en avoir espéré plus pendant un temps.
Les mois se succédèrent ainsi jusqu'au mois de mars, qui semblait vouloir être clément au niveau de la température, mais de plus en plus virulent pour les nerfs de Rogue. Severus étant toujours collé par Alecto, ce qui commença à être remarqué par tout le château. Les rumeurs allèrent bon train, agaçant le jeune directeur au plus haut point. Son masque d'indifférence et sa maîtrise de ses émotions étaient plutôt pratiques afin de lui éviter d'exploser, mais il semblait hélas que cela ne soit pas suffisant pour rebuter la démone.
Un soir, très tard, alors que Severus retournait jusqu'à son bureau après avoir effectué une ronde avec Rusard, le directeur entendit un bruit. Il soupira et sa pinça l'arête du nez, réprimant une envie de hurler en se disant que sa soirée n'était pas encore terminée. Lui qui avait tant espéré pouvoir rejoindre son lit rapidement, après avoir dû supporter Rusard et sa chatte, se résigna finalement :
- Qui est là ? Montrez-vous immédiatement ! Il est bien trop tard pour circuler dans les couloirs !
- Ouuuh, et est-ce que le directeur va vouloir me mettre en retenue ?
Severus sentit un frisson de dégoût parcourir son dos en reconnaissant la voix d'Alecto qui semblait vouloir se montrer... Séductrice ? Il ne répondit rien, bien trop occupé à essayer de ne pas paraître nauséeux. Elle apparût alors, sortant d'un recoin sombre, un sourire carnassier au beau milieu de son visage atrocement maquillé. Elle s'approcha de Rogue et posa sa main sur le torse de ce dernier, qui malgré les diverses couches de vêtements avait l'impression de brûler, comme recevant de l'acide directement sur la peau. Il se recula en même temps que Carrow s'avançait vers lui :
- Je sais pourquoi vous faites ça ! Dit-elle en souriant.
- Pourquoi je fais quoi au juste ? Grogna Severus en se voulant effrayant, ce qui semblait soit ne pas fonctionner, soit pire encore, exciter la furie face à lui.
- M'éviter de la sorte...
" Oh ça oui, je t'évite salle folle ! Alors lâche moi la grappe !" Fulmina-t-il intérieurement, tout en reculant encore, jusqu'à trouver un "putain de mur à la con !" derrière lui.
- J'ai d'abord cru que c'était de la timidité... Mais c'est juste de l'appréhension. Vous avez peur qu'on parle de favoritisme envers une employée !
- Pardon ?! S'exclama alors le jeune directeur, bien trop choqué par cette réflexion stupide.
- Il ne faut pas avoir peur de ça Severus ! Nous vallons mieux que ça !
Rogue aurait bien voulu répondre à la femme devant lui qu'elle avait perdu l'esprit, enfin si tant est qu'elle eut été pourvue d'un cerveau un jour, mais elle se jeta sur lui pour l'embrasser d'un coup sans prévenir. Severus la repoussa alors assez violemment et allait crier quand il vit et surtout sentit la baguette de la jeune femme sous sa gorge :
- Je rêve où tu viens de me repousser alors que tu me dragues depuis des mois ? Dit-elle avec une lueur folle dans les yeux.
" Tu rêves sur le fait que je te drague espèce de pauvre timbrée, tu es vraiment malade salle conne !" Hurla-t-il dans sa tête, tout en restant de marbre aux yeux de son assaillante. Il ne pouvait clairement pas se permettre de la faire exploser. Il inspira profondément et dit alors, de sa voix la plus calme possible malgré la situation grotesque :
- C'est juste que nous ne pouvons pas faire cela dans les couloirs voyons ! Et puis, tu as raison Alecto, je ne souhaite pas que les autres parlent de favoritisme, ni même qu'ils parlent tout court. Il ne faut après-tout pas oublier que tu viens d'une famille si pure... Alors que moi, ma mère a pollué son sang avec un moldu. Tu mérites donc quelqu'un de ta trempe voyons !
Il sentit la baguette de la furie s'éloigner de sa carotide, lentement mais sûrement, puis il ajouta après avoir caché un soupir de soulagement par un toussotement gêné :
- Mais, je suis certain que tu comprends, la preuve en est que tu as tout découvert ! Tu es tellement, mais TELLEMENT intelligente ! Rajouta-t-il en camouflant au maximum le sarcasme dans sa voix, tout en insistant sur la dernière partie de sa phrase.
Le folle sourit alors en rougissant, visiblement touchée par le soi-disant compliment. Elle lui caressa doucement la joue, donnant cette fois l'impression à Severus qu'une lime lui râpait le visage :
- Oui, je comprends... Je n'aurais pas dû agir ainsi mon beau ténébreux ! Mais ne t'inquiète pas, je trouverais une solution !
Après un clin d'œil pour ponctuer sa phrase, Alecto repartit, jetant plusieurs œillades derrière elle sur son trajet, n'attendant aucune réponse de la part du "beau ténébreux". Severus reprit le chemin de son bureau presque en courant et fonça dans ses quartiers afin de se précipiter sous la douche, allumant l'eau la plus chaude possible dans l'espoir de se désinfecter le visage. Il s'en était sorti pour le moment, mais craignait le pire vu la promesse faite par son employée. Elle ne trouverait sûrement pas de solution, vu sa modestie intellectuelle, mais Severus allait devoir rester sur ses gardes afin d'éviter de nouveaux baisers volés comme celui-ci. De nouveau nauséeux, il alla se coucher, mais ne trouva pas le sommeil.
Il oublia presque Alecto la semaine suivante, cette dernière l'évitant maintenant le plus possible apparemment, au plus grand plaisir de Rogue. Puis un après-midi, sans prévenir, sa marque des ténèbres se mit à le bruler. Cela faisait un moment que Voldemort ne l'avait pas convoqué et l'espion soupira, las.
A reculons, il monta à la tour d'astronomie et transplana, non pas au manoir Malfoy, mais à celui des Jedusor. Voldemort avait visiblement décidé de changer de lieu de vie, préférant un retour aux sources étrange, dans la demeure de son moldu de père. Severus rejoignit son "maître", s'agenouilla devant lui et il fut gratifié de plusieurs compliments sifflant concernant sa gestion de l'école et le maintien de l'ordre à Poudlard, aussi bien par les élèves qu'au niveau des familles et des professeurs :
- J'ai aussi appris un nouvelle des plus plaisante Severus !
- Vraiment mon maître ? Demanda l'espion en cachant sa surprise avec talent.
- Oui, tu n'es pas obligé de t'en cacher mon ami ! Il semblerait que tu aies enfin trouvé une femme digne de toi !
Severus eu envie de hurler qu'il n'était pas son "ami", sans le pouvoir. Puis, en entendant la fin de la phrase, il sentit son cœur rater un battement. Il comprit immédiatement que le sorcier sans nez ne parlait pas d'Hermione, si bien qu'en conservant son calme il s'empressa tout de même de rajouter :
- Je pense qu'il y a méprise maître, vous savez, je...
- Non, non, non, je ne veux pas de ça Severus ! Intima le seigneur des ténèbres d'une voix ferme, telle une menace de mort camouflée. Tu n'as pas à te cacher ni à te justifier. Et puis, ton choix s'est enfin porté vers une femme au sang avantageux.
Devant le silence de son serviteur, Voldemort rit de façon glacial :
- Mon cher Severus... Sache que je te donne ma bénédiction. Ainsi que la famille de ta promise !
Severus aurait clairement pu vomir s'il avait eu quelque chose dans l'estomac à l'instant présent. Il se contenta de redresser sa tête afin de regarder le sorcier sans nez face à lui, avant de le questionner d'un ton neutre qui cachait son angoisse sous-jacente :
- Votre... Bénédiction ?
- Ne soit pas si modeste une fois de plus. Alecto a expliqué à ses parents l'attachement que tu lui porte. Et sache que malgré le côté impur de ton sang à cause de ton... Géniteur... Tu seras accepté par ta belle famille. J'y veillerais personnellement !
" Par Salazar... Dites-moi que je suis en train de cauchemarder et que je vais me réveiller..." Supplia intérieurement Rogue qui se sentait défaillir.
- Tu peux donc officialiser la chose Severus. Félicitations !
Puis, avant que Severus n'ai pu se suicider sur place, Pettigrow apparut avec un sourire carnassier aux lèvres :
- Maître, dit-il se sa voix insupportablement aigue, j'ai une bonne nouvelle maître.
- QUELLE NOUVELLE ! Hurla presque Voldemort qui ne supportait pas être interrompu.
Queudevert sursauta alors et s'inclina avant de reprendre :
- Potter et ses deux amis sont retenus au manoir Malfoy maître...
Le cauchemar éveillé continuait, augmentant de plus en plus le poids dans l'estomac du jeune directeur qui crût un instant que l'épée de Gryffondor venait de s'enfoncer dans sa poitrine. Hermione était en danger.
OoOoOoOoOoOoOoO
Notes :
Hermione est dans la mouise, pour rester poli...
Severus l'est peut-être tout autant !
Mais ce n'est pas un concours après tout ! ^^'
Comment gérer tout cela ?
A bientôt pour le savoir.
Commentaires de ma courgette :
retrouver le soldat Ronald (MDR) Bientôt dans vos salle ! XD
Mais elle n'eut pas le temps de poser la moindre question que déjà le membre de son amant entrait en elle et commençait ses mouvements. (ben dis donc c'est du rapide !) Ha bin, c'est fait exprès là XD Pas le temps de niaiser ! XD
En entendant cela, le jeune directeur crut qu'il allait se vider instantanément.(et c'est ainsi qu'il découvrit qu'il avait la diarrhée) Ha oui je me rappel maintenant pourquoi je t'avais virer, y'a quelques chapitres de ça ! Tu es trop bizarre ! XD
l'espion eut la désagréable sensation que son père de cœur en savait déjà beaucoup trop. (il a vu la tâche blanche très suspecte sur sa cape au niveau de l'entrejambe) Tu es tellement glamour XD
