Bonjour/Bonsoir tout le monde.

23, ne je l'aurais pas crût moi même ! Et pourtant, il est là...

Merci en tout cas à ma courgette adorée, sans qui je n'aurais pas mis ce texte en ligne. LOVE

Et merci à vous pour vos lectures, vos commentaires et vos mises en favoris. Ca maintient réellement la motivation à écrire. :-) Sur ce, bonne lecture à vous.

Et pour finir, avant le début de l'histoire, tout appartient à J.K Rowling bien sûr. Je ne fait que laisser libre cours à mon imagination avec un univers qui est à elle. ^^

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Chapitre 23 : I want to break free

- Potter et ses deux amis dis-tu ? Répéta plus calmement Voldemort en se tournant lentement vers Peter.

- Oui maître. Répondit ce dernier et se courbant jusqu'à ce que son nez touche presque le sol.

- L'information est vérifiée bien entendu ?

L'homme reptile semblait mesurer les propos de son serviteur avec méfiance, ne souhaitant visiblement pas se réjouir trop rapidement cette fois. Pettigrow ne se releva pas et rajouta rapidement, la voix d'un coup bien tremblante :

- Eh bien, Lucius et Bellatrix sont en cours d'authentification du dernier prisonnier maître, mais ils ont bien reconnu le rouquin et la sang-de-bourbe... Pour le dernier, le jeune Drago semblait prétendre que c'était possiblement Potter… Enfin… Peut-être...

- Peut-être hein ? Un jeune homme qui a côtoyé Potter 6 longues années a des doutes et toi, tu viens m'interrompre pour m'informer qu'il existe une chance pour que le gamin soit détenu chez les Malfoy...

Voldemort attrapa alors sa baguette dans un geste fluide et regarda le rat avec un air plus fou que d'habitude avant de dire d'une voix sans émotions :

- Tu as donc pensé que venir me couper dans mes activités était une priorité, alors que les prisonniers ne peuvent de toute façon pas s'enfuir ?

Peter ne bougea pas et ne répondit rien, la peur qui l'envahissait étant de toute évidence bien trop importante. Severus quant à lui écoutait la conversation en tentant de ne pas s'enfuir en courant pour chercher Hermione sur le champ... Le dernier était forcément Potter et bien qu'il ne comprît pas comment il fût possible que ce dernier soit méconnaissable, l'espion était certain que cela était dû à une idée de sa lionne. Restant stoïque devant la situation, réfléchissant à plein régime, Severus ne se rendit pas compte tout de suite que le rat se tordait de douleur au sol. Ce fut un hurlement strident de Peter qui le fit réaliser que Voldemort punissait son serviteur pour son manque de jugement, erreur que le sorcier sans nez trouvait insupportable. La baguette pointée sur l'homme à terre, le seigneur des ténèbres avait un sourire dément sur ce qui lui servait de lèvres. La torture dura de longues secondes, puis minutes, forçant Pettigrow à supplier son maître qui n'en avait cure. Rogue aurait presque pu avoir pitié de cette loque, si le souvenir douloureux de la mort de Lily ne lui était pas revenu en tête. C'était lui, le sale rat qui avait trahis ses amis, indiquant à Voldemort où trouver les Potter pour les tuer, alors qu'il avait accepté le sort de "fidélitas" pour couvrir ce lieu.

Après avoir suffisamment puni son serviteur, l'homme sans nez se tourna vers Severus, laissant Peter pleurer au sol. Avec une douceur totalement feinte et écœurante, la voix sifflante de Voldemort se refit entendre :

- Je suis navré Severus, que "ton moment" ait ainsi été interrompu injustement. Je te laisse t'en retourner à Poudlard ! Tu dois continuer ton travail de directeur après tout. J'ai d'autre rat à fouetter pour l'instant.

Ne répondant rien, l'espion se contenta de se courber devant le seigneur des ténèbres pour le saluer, le plus cordialement qu'il lui était possible de faire, et il s'en alla aussi rapidement qu'il le put.

Une fois à la tour d'astronomie, il put enfin se permettre de réellement courir pour rejoindre son bureau. Sur le chemin rien n'avait de réel importance, pas même Londubat et Fineggan qui posaient clairement un nouveau piège vers le bureau d'Alecto. Les deux élèves s'étaient figés, attendant une punition qui ne vint pas, le directeur sautant simplement par-dessus leur filament magique transparent qui devait servir de détecteur. Severus vit à peine le regard médusé des jeunes gens et ne remarqua pas du tout le chat tigré qui se tapissait dans l'ombre.

Une fois arrivé à bon port, dans la sureté que lui apportait son bureau, à peine essoufflé grâce à l'adrénaline, il se contenta de crier :

- Dobby, je t'en supplie, viens vite !

- Dobby est là Severus Rogue ! Que peut faire Dobby pour vous ?

Severus se mit à genoux devant l'elfe, visiblement inquiet par l'attitude de son ami le directeur. Rogue attrapa les épaules de la créature et dit avec empressement :

- Il me faut un plan le plus détaillé possible du manoir de tes anciens maîtres ! Il me le faut tout de suite !

- Dobby ne peut pas faire ça, répondit l'elfe qui semblait terriblement gêné, Dobby est encore lié au secret de la maison où il travaillait...

- Mais tu ne comprends pas ! Reprit Severus en essayant de ne pas hurler. Hermione, Harry et Ronald sont prisonniers là-bas ! Je dois aller les délivrer, mais je ne peux pas le faire si je ne sais pas où me rendre et où me dissimuler ! Il faut faire vite !

L'elfe sembla pris d'une décharge électrique, se redressant bien plus que d'ordinaire et regardant son ami dans les yeux :

- Je ne peux vraiment pas fournir d'informations sur le lieu où j'ai travaillé. Dit l'elfe avec une voix déterminée, ne laissant pas le temps de réponse au jeune directeur. Mais Dobby peut transplaner dans le manoir et aller récupérer ses amis là-bas.

Severus resta muet pendant quelques secondes, la bouche grande ouverte. Quand il finit par enfin bien comprendre ce que la créature venait de dire, il trouva la force de parler de nouveau, d'un voix plus calme cette fois :

- Tu peux transplaner directement chez les Malfoy ?... Alors tu dois absolument m'y amener sur le champ !

- Je peux faire sortir des gens du manoir, mais pas y faire pénétrer des personnes... Severus Rogue ne peut pas accompagner Dobby.

- Mais c'est bien trop dangereux d'y aller seul !

- Un elfe passera plus facilement inaperçu que monsieur le Directeur de Poudlard.

Dobby attrapa la main de Severus et s'exclama d'un coup :

- Ne vous en faites pas Severus Rogue ! Dobby va libérer ses amis et permettre à votre Hermione de s'en sortir !

L'espion était sur le point de s'étouffer, mais avant qu'il ne puisse dire quoi que ce soit concernant sa lionne, l'elfe relâcha sa prise et arbora un immense sourire qui prenait tout son visage avant de rajouter :

- Severus est un ami et les amis savent ce genre de chose.

Puis, sans rien dire de plus, la créature disparue dans le pop caractéristique d'un transplannage réussit. Rogue se releva alors, ne sachant ce qu'il devait faire ou dire... Puis la voix de son père de cœur résonna dans son dos :

- Il ne te reste plus qu'à attendre mon garçon. Mais, nous savons tous deux que Dobby n'est pas du genre à faire des promesses en l'air.

Ne trouvant pas la force de répondre, Severus s'installa dans son fauteuil et posa sa tête contre son bureau... Il ne pouvait rien faire, une fois de plus, à par se ronger les sangs et attendre douloureusement des nouvelles.

Et des nouvelles, il n'en eut point... Dobby ne revint pas au château ce jour-là, ni les suivants, ni jamais...

Ce fut le surlendemain de la mission de l'elfe que Severus finit par apprendre la fuite d'Hermione et des deux autres, par le biais de la gazette du sorcier qui faisait passer les jeunes gens pour de grands criminels de guerre, et ce depuis Août dernier. Il savait donc qu'ils étaient tous trois en vie, malgré l'absence de réaction de sa chevalière depuis cet évènement. Rogue se doutait bien que les rafleurs avaient dû voler le bijou à Hermione, c'était dans leur nature fourbe de "gros co***** de fils de p***". Cependant, aucun mots n'apparut concernant Dobby qui, Severus le savait au fond de lui, n'avait pas réussi à s'en sortir. Albus avait eu beau essayer de le consoler en lui parlant de "sacrifice nécessaire pendant les guerres" et de "courage incroyable" de la part de feu son ami, le jeune directeur restait silencieux. Il replia son journal, le posa sur son bureau et soupira, la mine triste. L'espion était, pour l'heure, incapable de faire semblant que tout allait bien. Ne pouvant se permettre de mettre sa couverture à nu, il resta donc là, las dans son trône maudit, à attendre il ne savait trop quoi.

Severus ruminait inlassablement, sans bouger de son fauteuil. En plus de s'inquiéter pour Hermione, il s'en voulait terriblement d'avoir laissé Dobby mourir à sa place. Si bien que pour la première fois depuis son accident, plus d'un an auparavant, il dut se faire porter pâle par Pomfresh. Cela intrigua les professeurs, malgré leur absence totale de compassion face à la maladie soudaine du traitre.

Seule Alecto semblait s'inquiéter pour son tout nouveau fiancé et lui envoya donc un courrier, lui expliquant le comportement des autres et son envie de tous les "doloriser". Rogue avait directement brûlé la lettre et s'était contenté de rester figé devant son bureau, fermant l'accès de ce dernier.

Puis, dans l'après-midi, il fut intrigué en voyant un nouvel hibou lui apporter une lettre. Le directeur des lieux étant en congé forcé, le château et sa magie faisait normalement en sorte de transférer tout le travail administratif à Minerva, en particulier le courrier. Il se leva alors, curieux, et prit la missive en se demandant qui pouvait lui avoir écrit. Il reconnut l'écriture fine et l'encre verte de sa sous-directrice justement. Elle voulait probablement se plaindre du travail supplémentaire qu'elle devait gérer aujourd'hui. Et pourtant, en l'ouvrant, Severus fut des plus surpris :

"Severus,

Mieux encore que tout le château, je suis au courant de votre état de santé au vu du travail que je dois gérer en plus du mien habituel !

J'espère donc vous revoir rapidement sur pied.

Mais uniquement pour ne plus avoir autant de besognes à gérer.

Prompt rétablissement à vous.

Minerva".

Bien entendu, la lettre semblait froide et paraissait correspondre à ce que le directeur s'était attendu de prime à bord. Cependant il ne put que constater l'emploi de son prénom, sans superlatif agaçant, ainsi que la plume appliquée de sa collègue qui était pourtant quasiment illisible quand elle écrivait en étant réellement énervée. Rogue replia donc doucement la lettre et la glissa dans un des tiroirs de son bureau, le cœur toujours lourd, mais les épaules un peu plus légères, sans qu'il ne puisse s'expliquer pourquoi.

Après deux jours à rester ainsi isolé, refusant même l'accès à sa mère, il décida de reprendre ses fonctions. Son masque d'indifférence fit donc sa réapparition sur son visage et c'est en pensant au courage dont avait fait preuve Dobby qu'il trouva la force de continuer. Mais, ce n'était pas grâce à Albus, bien évidemment !

En se dirigeant vers la grande salle pour son petit déjeuner, son talent d'acteur fut directement mis à l'épreuve par la présence d'Alecto qui l'attendait clairement devant la gargouille de son bureau. Elle lui sourit et s'approcha de lui, se jetant presque sur ses lèvres pour l'embrasser, ne laissant qu'à peine le temps au directeur de détourner le visage pour avoir finalement un baiser répugnant sur sa joue. La jeune femme lui lança un regard noir, mais avant que sa voix désagréable ne résonne, Severus la coupa d'un ton neutre et froid :

- J'ai été on ne peut plus clair concernant les baisers dans les couloirs !

- Mais, j'ai réglé le problème ! Nous sommes enfin fiancés ! N'es-tu pas content ?

- Là n'est pas la question ! Premièrement, je suis toujours votre employeur et les autres professeurs n'ont pas à profiter de ce genre de vision de nous ! Encore plus votre frère d'ailleurs !

- Mais lui et ma famille sont très heureux pour nous malgré ton...

- "Mais" "mais" "mais" ! Vous autres les femmes avez-vous donc toujours réponses à tout à la fin ? S'exclama Severus sans même hausser la voix, avant de se pincer l'arête du nez.

- Personne ne me parle sur ce ton Se...

- Tu es ma fiancée non ? Demanda-t-il l'empêchant de terminer son reproche.

- Oui mais tu n'as pas à parler de cette...

- Et depuis quand les femmes répondent-elles à leur futur mari ?

Cette fois, la furie ouvrit et ferma la bouche à plusieurs reprises sans qu'aucun mots n'en sortent. Il était vrai que dans le monde sorcier, d'autant plus chez les familles de haut rang, les manière étaient encore très rétrogrades et les femmes n'avaient pas le droit à la parole. Regardant la professeur d'étude des moldus de haut, sans même baisser la tête, Severus reprit :

- Et troisièmement donc, nous sommes fiancés seulement. Le mariage n'aura donc pas lieu avant au moins un an, comme le veut la tradition. D'ici là, nous nous devons de respecter les règles de bienséance !

Elle avait voulu le piéger avec cette histoire de fiançailles, mais Severus ne manquait pas de ressources et comptait bien profiter de ça pour éloigner la démone de lui le plus possible. Alecto resta ainsi silencieuse et Severus reprit le chemin jusqu'à la grande salle, laissant sa future épouse derrière lui. A peine eut-il tourné dans le couloir qu'il entendit des armures s'exploser au sol sous la colère de la furie, ce qui fit apparaître un rictus satisfait aux lèvres du directeur. Une voix familière se fît alors entendre :

- Quelle profusion d'amour de bon matin ! S'exclama doucement Minerva qui avait repris forme humaine.

- Me surveillez-vous ou étiez-vous en train de chasser des souris ? Je vous vois de plus en plus souvent sous votre forme poilue ! Répliqua Severus sans prendre la peine de s'arrêter de marcher ni de répondre à la pique.

- Au moins, vous semblez totalement remis de votre maladie soudaine !

- C'est gentil de vous en soucier Minerva.

- Je n'en ai cure Severus ! Se défendit la sous-directrice.

- Vous sortez les griffes dites-moi, dit alors le directeur et se stoppant pour regarder enfin sa collègue, dois-je investir dans un arbre à chat ?

McGonagall toisa son supérieur avec un regard de plus en plus intrigué, avant de reprendre elle-même la marche pour se rendre au repas. En passant à côté de son ancien collègue, elle murmura cependant :

- Vous devriez plutôt investir dans des lunettes. Il semblerait que vous deveniez aveugle face à certaines situations. Surtout celles qui concernent les élèves et les "farces et attrapes pour sorciers facétieux" !

En voyant sa collègue lui parler ainsi, Severus sut qu'il avait commis trop d'imprudences. Cela lui arrivait de plus en plus souvent et il se promit de pallier ce problème en redoublant d'effort dans son rôle de salopard. Il ne devait pas flancher, encore moins maintenant... Même si voir Minerva lui adresser la parole presque comme avant avait un effet soulageant sur ses états-d'âmes.

Les jours, les semaines et les mois passèrent ainsi... Severus n'avait des nouvelles d'Hermione que lorsque les prouesses du trio destructeur passaient dans le journal. La dernière en date fût leur apparition remarquée à la banque sorcière, quand les trois jeune gens eurent braqué Gringotts avant de libérer sur Londres un dragon qui protégeait à la base cette dernière. Avait-elle perdue la raison ? C'était fort probable, mais au moins, elle était au cœur de l'action, elle... Lui, il ne faisait rien à part attendre, envoyant chaque jour le code habituel, même s'il n'était pas certain qu'elle ait encore sa pièce. Au pire, un rafleur aurait l'impression que l'objet était maudit. Pour faire simple, il se sentait inutile et fatigué de ne rien faire.

Du côté de sa "fiancée", Alecto tentait encore régulièrement de le séduire afin de le persuader que la chasteté n'était pas nécessaire avant mariage. Si elle se doutait que la voir se trémousser et minauder devant lui donnait à Severus une terrible envie de se pendre, elle ne le montrait pas ! Cependant, toujours avec le même discours prude d'un autre siècle et grâce à la présence d'Amycius, l'espion arrivait toujours à la feinter ! Merci à la ruse des Serpentards qui était décidément une grande qualité aux yeux de Rogue.

Et puis un jour, tout s'accéléra sans crier gare...

Severus était dans son bureau, écoutant l'un de ces vieux vinyles sur un tourne disque qu'il avait magiquement modifié, afin que celui-ci fonctionne dans l'enceinte de Poudlard. Cela lui avait pris un temps fou, mais il avait réussi, lui permettant ainsi de profiter des vieux 33 et 45 tours qu'il avait retrouvé dans sa chambre d'adolescent lors d'une de ses rares visites chez lui. Cette fin d'après-midi-là, au premier jour du mois de mai, il avait donc bloqué la gargouille de son bureau afin de profiter d'une solitude bienfaitrice.

Il en avait bien besoin, après avoir dû supporter une bataille entre deux bandes de cornichons attardés. Des élèves ? Non, cela aurait été bien trop simple ! Cette fois, ce fût bel et bien aux enseignants de se crêper le chignon, les Carrow s'étant emportés contre Chourave et Bibine qui étaient bien trop "laxistes envers leurs étudiants". Minerva avait alors dû s'en mêler, suivis par le directeur, afin d'éviter que des sortilèges ne soient utilisés en présence des élèves. La guerre semblait avoir voulu pointer le bout de son nez dans l'école cet après-midi-là, et cela aurait peut-être dû mettre le Joncheruine à l'oreille de Rogue.

Les yeux fermés et affalé dans son fauteuil, Severus chatonnait discrètement l'air entêtant de "I want to break free" qui passait dans son bureau. Les tableaux des anciens directeurs étaient soit partis se promener pour ne pas entendre le "bruit que faisait cet instrument du diable", soit restés pour profiter de la musique qui "changeait des titres sorciers redondant". Albus faisait partie de ceux qui étaient aller se balader pour une fois, mais il revînt rapidement, cassant ainsi le groove du jeune directeur :

- Severus, mon garçon, approche s'il te plaît !

- Après la chanson ! Répondit Severus, las, sans même prendre le peine d'ouvrir les yeux.

- Très bien. Je comprends, dit alors Albus d'une voix bien trop amusée, je repasserais te parler de Miss Granger et de ses amis tout à l'heure alors !

L'espion se leva d'un bond, éteignit la musique d'un coup de baguette et se dirigea vers Albus d'un pas pressé :

- Plait-il ?

- Oh, tu n'as pas fini ta chanson mon garçon !

- Al, arrêtes et parles bon sang ! Menaça Severus, très peu convainquant aux yeux du portrait.

- Le trio d'or est de retour à pré-au-lard ce soir. Ils ont déclenché les alarmes, mais mon frère les a recueillis à temps dans son bar. Alberforth vas probablement pouvoir les aider à entrer dans le château, mais il va falloir que tu t'assures qu'ils puissent circuler librement dans Poudlard.

- Et, comment je fais ça avec les Carrow au juste ?

- A toi de voir, mais je suppose qu'une diversion magistrale serait du plus bel effet !

- De toute évidence. Répondit simplement Severus et se pinçant l'arête du nez. Je vais déjà commencer par m'assurer que les couloirs sont calmes.

- Si tu croise Miss Granger, passe-lui le bonsoir mon garçon.

- Tu sais Al, ton sourire niais m'agace au plus haut point ! J'ai compris que tu avais compris depuis un moment, pas la peine d'en faire autant !

Severus récupéra sa cape en disant cela, puis rajouta avant de sortir :

- Et, tu lui passeras le bonsoir toi-même. Le trio va forcément devoir passer par mon bureau, à un moment ou à un autre, si les évènements tournent comme nous le pensons !

- J'espère surtout qu'ils se dérouleront mieux que nos prévisions Severus.

Et ce fut sur cette phrase, prononcée avec une certaine douleur de la part du portrait, que Rogue prit la direction des nombreux couloirs de son école. Cet établissement était un peu à lui maintenant, car il ne pouvait nier avoir pris l'habitude d'être le directeur de ce lieu qu'il aimait tant. Non pas qu'il pensait pouvoir s'approprier réellement Poudlard, mais son titre était prestigieux après tout et il savait ce soir qu'il allait le perdre bientôt. Il ne savait juste pas totalement comment.

A peine eut-il fait une ronde de dix minutes qu'il tomba sur Alecto. Cette dernière se dirigeait très clairement jusqu'au bureau directorial, et elle sembla ravie de trouver l'objet de ses convoitises dans les couloirs :

- Bonsoir Severus ! Je venais justement te voir.

- Je n'ai pas le temps ce soir ! Tu devrais retourner dans tes quartiers plutôt.

- Tu n'as jamais le temps si je t'écoutais. Tu prends trop à cœur ton travail. Quand nous serons mariés, il serait préférable que tu prennes plus de pauses.

- Nous verrons ça plus tard ! Répondit-il en soupirant. En attendant, je suis vraiment occupé. Alors, à plus tard !

- Hum... A plus tard oui.

La jeune femme était visiblement contrariée, mais le montrait de moins en moins vu le discours machiste que Severus avait tenu la dernière fois. Ce qui inquiétait le jeune directeur, c'était que la furie semblait de plus en plus apprécier ça... Il l'ignora alors et reprit sa route, ravi de constater qu'elle repartait en direction de ses appartements à elle.

Il tourna ainsi dans l'école pendant une bonne heure, renvoyant chaque individus croisés dans leurs quartiers, que ce soit Rusard, Minerva et même mimi geignarde qui avait quitté ses toilettes pour la salle de bain des préfets. Il allait vraiment devoir avoir une petite conversation avec la jeune fantôme, elle prenait généralement le temps de l'écouter encore maintenant. Enfin, il ferait cela si le futur le lui permettait... Il arriva finalement de nouveau devant la gargouille de son bureau, pensif, et commença à monter les marches. Il se stoppa une fois devant la porte, persuadé d'entendre du bruit à l'intérieur. Il sortit sa baguette de sa manche, la serra fortement dans sa main et entra rapidement, pointant son arme en direction de l'intrus qui farfouillait dans ses affaires :

- Alecto, mais qu'est-ce que tu fous dans mon bureau au juste ? Je t'ai demandé de retourner dans tes appartements ! Dit-il agacé en rebaissant sa baguette.

Il aurait voulu attaquer le jeune femme, car il aurait très bien pu plaider le réflexe malencontreux, vu qu'elle était entrée sans invitation. Mais, il ne l'avait pas fait assez vite et il était maintenant trop tard pour l'attaquer par surprise. Alecto se tenait devant son tourne-disque, qu'elle avait regardé avec des yeux surpris. Elle allait sûrement crier au scandale quand elle comprendrait qu'il s'agissait de musique moldue, mais il ne s'inquiéta pas, sachant qu'il trouverait une excuse quelconque. La voyant ainsi figée devant l'appareil, il soupira et s'approcha d'elle pour la virer de son bureau. Cependant, dès qu'il fut assez proche pour lui attraper le bras et la jeter dehors, il sentit une odeur très particulière de... Monoï...

Severus sourit alors et attrapa finalement la main jeune femme qu'il avait reconnue malgré le polynectard. Cela expliquait son silence, bien trop inhabituel chez la véritable Alecto. Hermione avait sans doute entendu parler des fiançailles et l'espion était quasiment certain que sa partenaire voulait le tester. Pourquoi aurait-elle pris cette forme sinon ? Il allait d'ailleurs devoir lui demander comment elle avait fait, mais plus tard ! Il se rapprocha un peu plus de son Amortentia, fermant les yeux pour se concentrer sur son odeur et non pas sur son apparence :

- Et bien alors "Alecto" ? Tu es bien silencieuse ce soir ! Cela ne te ressemble pas... Faut-il que je te délie la langue ? Demanda-t-il avec sa voix la plus séductrice possible.

Il sentit la jeune femme se tendre et essayer de se dégager de son emprise, clairement énervée. Hermione essaya d'imiter le voix de la mangemort en disant un simple "hors de question", ce qui fît ricaner Severus qui aurait aimé que la vrai furie lui dise aussi ceci. Il la resserra contre lui et poussa les cheveux de sa lionne, trop bien coiffés sous cette apparence, avant de murmurer :

- J'aime quand tu te tais... En fait, je t'aime tout cours ! Il sourit en sentant sa préfète sur le point d'exploser, avant de rajouter rapidement pour ne pas que cela arrive. Tu m'as manqué Hermione !

Cette fois, elle réussit à se reculer vu que Severus avait diminué son étreinte. Il rit en voyant la tête d'ahurie que son Amortentia donnait à Carrow. Puis, il arrêta de se moquer quand il reçut un coup de poing dans l'épaule :

- Aïe !

- Comment tu as pu savoir que c'était moi ? S'écria-t-elle énervée.

- Tu sens bien trop bon et tu n'étais pas assez loquace ! Et, si cela ne suffisait pas, tu as essayé de me repousser alors qu'Alecto n'a de cesse d'essayer de se rapprocher de moi !

- Parce qu'elle considère que vous n'êtes pas assez proche peut-être ? D'ailleurs, félicitation pour tes fiançailles ! Répliqua la jeune femme d'un ton acide.

- Si je ne te connaissais pas Hermione, je dirais que tu es jalouse ! Aurais-je déteint sur toi malgré la distance ?

- Je ne suis pas jalouse ! Se défendit la lionne. Cependant, je me demande comment tu t'es débrouillé pour finir fiancé alors que tu m'as toujours dit détester l'idée même des mariages !

Hermione croisa ses bras devant elle tout en regardant Severus dans les yeux, attendant une véritable réponse. Le jeune directeur secoua la tête et attrapa une mèche de cheveux de sa partenaire qui commençait lentement à retrouver une coupe désordonnée :

- Disons qu'Alecto est encore plus cinglée que toi et qu'elle s'est mise à me coller, sans que je ne sache ce que j'avais pu faire pour mériter ce châtiment ! Sans même que je ne comprenne ce qui m'arrivait, c'est tu-sais-qui qui m'a annoncé mes fiançailles ! Tu imagineras sans peine que je n'ai pas eu d'autre choix que d'accepter.

- Comment ça je suis "cinglée" ? Demanda Hermione qui semblait avoir compris mais qui s'était surtout arrêtée sur la première partie de l'explication.

- Tu es tombée amoureuse de moi ! C'est signe de démence, j'en ai bien peur !

La jeune femme ne put retenir une sourire, enfin ! Cela dit, le visage d'Alecto étant encore trop reconnaissable, cela ressemblait plus à un tableau d'horreur pour le moment. Elle s'approcha de l'homme qu'elle aimait pour l'embrasser, mais il la maintint à distance :

- Ha non, c'est hors de question que tu m'embrasses comme ça ! Tu vas me faire le plaisir de patienter jusqu'à ce que tu redeviennes toi ! En attendant, dit moi plutôt comment tu as fait pour prendre son apparence !

- J'ai toujours le coffret de potion que tu m'as offert et il me restait un peu de polynectard. A la base, je comptais juste venir dans ton bureau comme ça, mais cette... Cette sale mangemort était devant la gargouille et semblait t'attendre. Ça m'a énervé... Et puis, elle me bloquait le passage. Je l'ai donc pétrifiée et j'ai pris une mèche de ses cheveux et sa cape.

- Mais, où l'as-tu mise alors ? Je ne l'ai pas vu en arrivant ! La furie, pas la cape j'entends !

- Je lui ai implanté de nouveaux souvenirs. Elle est rentrée dans ses appartements en pensant t'avoir vu occupé. Quant à sa cape, elle l'a "oublié" sur un banc. Elle la retrouvera en se réveillant.

- Tu es brillante Hermione, tu le sais ça ? Mais, tu es aussi légèrement...

- Effrayante, je sais oui ! On me l'a déjà dit !

Severus eut un rictus amusé et s'approcha de sa lionne qui avait enfin repris son apparence. Il la serra contre lui et l'embrassa tendrement. La guerre était au porte de Poudlard, mais pour l'heure, il avait retrouvé son Amortentia et rien d'autre n'avait d'importance. Enfin, si, une chose en avait :

- Dis-moi Hermione, où sont Potter et Weasley ?

- Ils sont encore avec les autres, dans la salle sur demande.

- Et, comment ça se fait que tu sois ici sans eux ?

- Eh bien… Pour tout te dire, Harry et Ronald ont compris... Je n'ai donc pas franchement eu à me cacher sur mes attention de venir te voir du coup. J'ai demandé la cape d'invisibilité de Harry et la carte du maraudeur et je suis venue jusqu'à toi.

- Ils... Ils savent ? Demanda-t-il en ouvrant de grands yeux surpris.

- Disons que ta dernière visite n'est pas passée totalement inaperçu en fin de compte... Ils ont compris que quelqu'un était venu leur donner l'épée et que je n'étais pas seule quand ils sont revenus. Ils ont fini par savoir quelques jours plus tard, quand j'ai eu besoin de quelques-unes de tes potions. J'ai bien cru qu'ils allaient faire une attaque, puis ils se sont mis en colère. Mais, comme tu l'as si bien dit, je suis apparemment effrayante quand je le veux ! Si bien que Harry et Ronald ont fini par ne plus rien avoir à dire face à mes arguments. Aujourd'hui, je leur ai fait comprendre que si nous voulions pouvoir chercher les Horcruxes manquant, nous avions besoin de ton aide !

- Eh bien... J'espère qu'ils ne vont pas essayer de me tuer en me croisant ! Quant aux Horcruxes, il y en a ici ?

- Au moins un ! Et, quand Nagini sera là, alors nous en aurons deux à proximité !

- Le serpent est un des...

- Oui, et nous savons qu'il sera le plus difficile à atteindre. Quoi qu'il en soit, tu vas devoir... Eh bien... Faire venir tu-sais-qui ici... Et avant cela, il faudrait que nous puissions nous déplacer sans risque de croiser des Serpentards, ni les Carrow...

- Je pense avoir une idée. Mais, il va falloir que vous vous mettiez à découvert l'espace d'un instant… Et que l'un de vous m'attaque.

- Pardon ? S'exclama Hermione sous le choc.

- Ais confiance en moi, je sais ce que je fais !

Severus sourit et serra Hermione contre lui de nouveau. La jeune femme se laissa faire, posant sa tête contre le torse de son partenaire avant de soupirer :

- Je ne veux pas te laisser maintenant. Finit-elle par dire.

- Alors reste encore un moment. La guerre peut bien attendre quelques minutes de plus. Répondit l'homme sans relâcher son étreinte. Je me suis tellement inquiété pour toi...

- Je suis désolée, murmura-t-elle, j'ai perdu ton bracelet quand les rafleurs nous ont attaqué... Mais j'avais encore la pièce et ça m'a aidé à continuer d'avancer.

- Malgré mes fiançailles ? Ricana Severus qui se prit un nouveau coup dans l'épaule.

- Tu m'énerves, tu le sais ça ?

- Oui, je suis au clair avec ça, mais disons que nous sommes quittes. Si nous nous en sortons, je t'offrirais un nouveau bracelet et Alecto ne voudra probablement plus se marier avec moi.

Hermione l'embrassa délicatement pour signifier que le deal lui convenait avant qu'elle ne reprenne la parole :

- Ca me va. Par contre, nous nous en sortirons. Tu n'as pas le droit de mourir Severus Rogue, tu m'entends ? Si tu meurs, je te jure que je te tue ! Ajouta-t-elle en souriant tristement, essayant de rendre la situation plus gérable.

- J'aime ta logique ! Cela dit, j'ai compris l'idée et je n'ai donc pas d'autre choix que de faire attention à moi. Mais, comme tu me l'as déjà promis, tu devras en faire autant bien entendu.

- Sinon tu vas faire preuve d'illogisme toi aussi ? Ricana Hermione.

- Oui, je crois qu'on peut dire ça !

Severus eu un sourire entendu et se mit subitement à genoux devant son Amortentia qui le regarda avec étonnement. Il retira sa chevalière et prit la main de sa lionne :

- Tu n'as pas le droit de mourir, Hermione Jean Granger ! Car si nous nous en sortons, j'aimerais vraiment t'épouser. Si tu l'acceptes, bien entendu !

OoOoOoOoOoOoOoO

Notes :

Merci pour vos lectures.

N'hésitez pas à laisser vos impressions.

Alors, que va bien pouvoir répondre Hermione ?

A suivre...

Quel suspens hein ? XD

A bientôt.

Commentaires de ma courgette :

le directeur sautant simplement par-dessus leur filament magique (tel un jeune cabri) Joli image ^^

Dobby va libérer ses amis et permettre à votre Hermione de s'en sortir ! (et mourir OUIIINNNNN) Eh bien... Oui... :'(