Bonjour/Bonsoir tout le monde.

Merci infiniment pour les commentaires. Je crois n'avoir jamais eu autant de reviews, surtout aussi vite. Du coup bin, pour vous remercier pour vos encouragements et vos mots ultra gentils et touchants et remotivant, voici le temps de la suite de l'histoire ! :D Ma courgette a fini de corriger l'histoire entière, ça y est. Du coup, je peut me permettre de publier aujourd'hui pour VOUS REMERCIER A FOND ! LOVE ;)

Pour vous, les guest qui m'avez encouragé et à qui je n'ai pas pu répondre en direct : Encore merci (oui, ça en fait beaucoup, mais ça m'a fait tellement plaisir. Vous n'imaginez pas !). J'espère que la suite vous plaira, même si je n'en dirais pas beaucoup plus aujourd'hui. No spoil de ma part, je l'ai promis. XD

Enfin bref, voici donc le chapitre 24, on s'approche de la fin !

The war is coming.

Le titre du chapitre en dit bien assez long je suppose ^^' C'est ce que j'appel, le chapitre entracte.

Et pour finir, avant le début de l'histoire, tout appartient à J.K Rowling bien sûr. Je ne fait que laisser libre cours à mon imagination avec un univers qui est à elle. ^^

OoOoOoOoOoOoOoO

Chapitre 24 : Le calme avant la tempête.

Hermione était bouche bée devant un pauvre Severus qui commençait à trouver les secondes bien trop longues. La jeune femme réussit finalement à bafouiller quelques mots :

- Mais... Je... Tu... Tu es.

La lionne secoua la tête négativement, ce qui fit blêmir l'homme face à elle. Elle serra la main de Severus qui avait peur d'entendre un "non" pour accompagner le mouvement de tête de sa compagne :

- Tu me demandes en... Mariage ?...

- Alors crois le ou non, mais "épouser quelqu'un", ça implique un mariage ! Mais peut-être n'ais-je pas été suffisamment clair ? Non parce que finalement, la première fois, je me suis retrouvé fiancé sans l'avoir demandé, donc je suis peut-être un peu vague dans ma demande actuelle !

Severus avait réussi à employer le ton le plus ironique de toute sa vie, accompagnant ce dernier par un haussement de sourcil caractéristique de sa personne. Il hésitait visiblement entre être énervé ou blessé, mais il remarqua finalement les larmes aux yeux de sa compagne. Elle semblait bien trop émue pour se rendre compte qu'elle n'avait toujours pas donné de réponse, se contentant de poser sa main libre sur sa bouche, comme pour s'empêcher de crier. Le jeune directeur posa alors ses lèvres sur la main de son Amortentia, qu'il tenait toujours dans la sienne. Rogue redemanda alors, plus calmement, comprenant que la lionne était juste trop surprise pour répondre :

- Hermione, accepterais-tu de devenir ma femme ?

- Oui... Oui, oui et oui, bien sûr que je veux t'épouser espèce d'idiot !

Il se serait volontiers plaint de l'insulte, mais il fut bien trop heureux de la réponse de la jeune femme, qui ne put de son côté retenir ses larmes plus longtemps. Severus lui passa sa chevalière à son pouce, seul doigt où le bijou pouvait tenir vu sa taille. Hermione en sourit amusée avant d'attraper le visage de son fiancé entre ses mains afin de l'embrasser avec passion. Il passa alors ses bras dans le dos de sa lionne, puis après ce baiser elle lui dit dans un souffle :

- Amène-moi dans ta chambre !

- Serait-ce un ordre ? Murmura-t-il avec un rictus malicieux.

- Oui !

- Et depuis quand devrais-je obéir aux ordres d'une femme ?

- Depuis tes 17 ans ! Quand cette dernière a réussi à te faire tomber amoureux.

- Touché...

Severus sourit amusé et étant toujours agenouillé, il plaqua le bassin d'Hermione contre son épaule avant de se lever, soulevant ainsi la Gryffondor tel un sac de pomme de terre. Elle se laissa faire, en riant même. Ils oublièrent tous deux momentanément la guerre afin de ne penser qu'à eux et leur bonheur d'être ensemble.

L'homme se dirigea donc ainsi vers le fond du bureau et se plaça devant une bibliothèque qui s'ouvrit quand Severus prononça simplement "Amortentia". Il ne laissa pas le temps à sa nouvelle fiancée de faire le moindre commentaire sur son mot de passe, mais il l'entendit ricaner de plus belle en marmonnant un "tout aussi meublé que l'impasse du tisseur" quand il traversa ses quartiers.

Une fois dans sa chambre, le jeune directeur déposa Hermione au sol et sortit sa baguette, faisant crépiter un feu dans la cheminé d'un simple geste. Il embrassa sa lionne et lui retira rapidement la cape qu'elle avait volée à Alecto, avant de retirer la sienne. Elle sourit et allait se diriger vers le lit quand il lui attrapa doucement le bras :

- Oh que non jeune fille ! Tu m'as donné un ordre, à mon tour de le faire maintenant ! Après tout, j'ai moi-même réussi à te faire tomber amoureuse de moi. Nous sommes donc égaux sur ce coup !

- Hummm... Touché ! Répondit-elle amusée mais surtout intriguée.

Severus retira sa redingote tout en se dirigeant vers un gros fauteuil près de la cheminée. Il jeta son vêtement plus loin et s'assit, regardant la Gryffondor qui attendait les directives :

- Déshabille-toi devant moi !

- Tout de suite, "Monsieur le directeur".

En entendant Hermione répondre de la sorte, il ne put s'empêcher de se dire que son titre était finalement très agréable à entendre quand il sortait de la bouche de la femme qu'il aimait. Elle s'approcha alors, jouant le jeu avec plaisir au vu du regard pétillant qu'elle lançait à son homme. Elle commença par retirer sa veste, mais se stoppa net après avoir soulevé son pull, comme gênée. Severus comprit, il avait eu vent de ce que Bellatrix lui avait fait lors de l'épisode au manoir Malfoy, cette folle s'en étant vantée auprès des Carrow :

- N'ai pas honte de tes cicatrices mon Hermione... Elles sont le reflet des épreuves que nous avons traversées afin de devenir ce que nous sommes aujourd'hui. Et, tu dois être fière de ce que tu es, car tu es une véritable héroïne ! Ma miss-je-sais-tout à moi ! Et puis, ajouta-t-il en souriant, je vais être bien plus obnubilé par deux choses terriblement plus visibles !

Sans rien répondre, Hermione se contenta de lever les yeux au ciel, exaspérée mais bien plus détendue. Elle inspira profondément et retira son pull lentement, rendant ainsi visible le "sang-de-bourbe" gravé sur son bras. Faisant fît de sa cicatrice, elle s'attaqua ensuite à son tee-shirt. Severus souriait béatement devant les "deux choses" en question, encore cachés derrière un bout de tissu rouge. Décidemment, cette couleur allait finir par devenir sa préférée ! Voyant le regard lubrique de son fiancé, la lionne se sentit pousser des ailes, tel un griffon. Elle sourit et déboutonna son jean, le faisant descendre lentement sur ses jambes, se penchant bien en avant pour que le jeune directeur puisse profiter de la vue. Devant ce spectacle, Severus sentit son pantalon devenir bien trop étroit. Puis, elle retira lentement son soutien-gorge et lui lança doucement au visage. Severus s'en saisit et le porta à son nez avec un regard intense, son désir se faisant de plus en plus important. Il allait défaire sa ceinture quand la Gryffondor grogna d'une façon bien trop sexy aux oreilles de Rogue :

- Pose tes mains sur les accoudoirs et ne bouge surtout pas. C'est un ordre ! Dit-elle alors en le regardant dans les yeux.

- Tout de suite, répondit-il légèrement perturbé avant de rajouter, "ma chérie" !

Il remit alors ses mains de chaque côté du fauteuil, un sourire carnassier apparaissant sur ses lèvres face à la réaction de la jeune femme à la fin de sa phrase. Hermione avait rougi et s'était un moment figée, avant de s'approcher de lui vêtue simplement de sa culotte, elle aussi rouge. Severus profita de nouveau de la vue, puis la jeune femme se tourna avant de faire glisser son sous-vêtement au sol, laissant ainsi tout loisir au jeune directeur de voir la croupe bien dessinée de sa fiancée. Elle avait perdue de poids, mais elle restait resplendissante. Il garda difficilement ses mains sur les accoudoirs, s'en voulant d'avoir accepté de jouer avec sa partenaire sur ce coup-là.

Hermione se mit de nouveau face à Rogue et se rapprocha encore plus, lui écartant les jambes délicatement. Elle se pencha sur lui et l'embrassa avant de glisser sa main sur la bosse visible sous la couche de tissu noir de Severus. Elle le caressa doucement, se délectant des petits gémissements que cela lui provoquait :

- Mmmm, Hermione, soulage-moi... C'est un ordre... Dit-il avec quelques difficultés.

- Avec plaisir, monsieur le directeur !

La lionne sourit et défit enfin la ceinture de son fiancé avant de rapidement lui baisser son pantalon et son boxer, aidée par de légers mouvements de bassin de Severus qui gardait ses mains bien en place. Puis, la jeune femme se mit à genoux entre les jambes de son partenaire, regardant le membre durci de ce dernier à hauteur de son visage. Elle le prit alors de nouveau en main et commença des mouvements légers, de haut en bas, ce qui eut pour effet de tendre un peu plus l'espion. Puis, Hermione glissa sa langue sur le bout du sexe de son fiancé, le faisant gémir de plus belle et fermer les yeux sous les décharges de plaisir que cela lui provoquait :

- Ouvre les yeux et regarde-moi, c'est un ordre. Dit-elle avec malice.

- D'accord... Ma chérie...

Ce fût avec beaucoup de peine que Severus répondit et qu'il obéit, ouvrant les yeux pour regarder la lionne jouer avec son membre. Hermione continua les mouvements de vas et vient avant de redonner de nouveau un coup de langue au même endroit que précédemment. Rogue serra ses mains sur les accoudoirs, jusqu'à s'en blanchir les phalanges, tout en regardant la jeune femme dans les yeux. Elle semblait chercher à découvrir ce qui avait le plus d'effet sur son partenaire et s'amusa ainsi à poser ses lèvres sur différente zone de l'entrejambe du jeune directeur. Quand elle fût certaine que la zone la plus sensible était le bout du membre de ce dernier, elle finit par le mettre en bouche pour le suçoter doucement. Severus ouvrit de grands yeux en la voyant faire et se mit à gémir à gorge déployée sous ce nouveau traitement. Après quelques secondes à peine, il cria presque :

- Oh putain de bordel... Par Salazar... Je vais jouir... Hermione... Hermione je vais... Arrête toi je vais...

Mais la jeune femme ne s'arrêta pas et Severus se vida alors, en partie dans la bouche d'Hermione mais aussi sur son visage, cette dernière s'étant laissée surprendre par les spasmes de l'orgasme de son homme. Une fois remit de ses émotions il lança un regard noir à la jeune femme, mais il ne put la houspiller en voyant la scène si sensuelle face à lui. Elle sourit amusée et dit d'un voix faussement désolée :

- Oh, zut... C'était un ordre ? Il fallait le dire !

- Va te mettre face au lit et pose tes mains sur le matelas ! Ordonna alors Severus comme si elle n'avait rien dit.

Elle voulait jouer, alors ils allaient jouer. Bien que surprise par l'injonction de son fiancé, Hermione se releva :

- Tout de suite... Monsieur le directeur...

La sorcière se mit en place, comme lui avait demandé Rogue, attendant de voir ce qu'il comptait faire. Il se releva, retira les derniers vêtements qu'il lui restait et se dirigea derrière elle. Il regarda les fesses d'Hermione avant de sourire lubriquement. Malgré sa jouissance précédente, son membre était toujours tendu par l'excitation qu'il ressentait encore. Il caressa doucement la croupe de sa partenaire avant de lui donner une légère fessée qui la fît crier, de surprise et non pas de douleur :

- Tu n'as pas été une miss-je-sais-tout très coopérative ! Que vais-je pouvoir faire de toi ? Demanda-t-il d'une voix rauque.

- Ce que tu veux. Répondit Hermione qui semblait impatiente.

Severus lui redonna une légère fessée et il lui écarta lentement les jambes avant de se placer confortablement derrière elle. Il mit ensuite délicatement son membre devant l'entrée humide de la jeune femme et y entra sans plus attendre. C'est avec une grande satisfaction qu'il l'entendit gémir de plaisir et il entama ainsi des mouvements franc de vas et vient en elle. Il alla de plus en plus vite, accentuant visiblement l'impudicité de sa partenaire, tout autant que son propre contentement. Après de longues minutes sous ce traitement, il la sentit se tendre sous ses coups de reins, mais il se stoppa avant qu'elle n'atteigne le nirvana. Hermione releva sa tête pour comprendre et Severus la poussa doucement sur le lit :

- Oh, zut, tu voulais jouir ? Demanda-t-il clairement amusé.

- Espèce d'enflure ! S'exclama sa dulciné en lui lançant un regard noir digne de lui-même.

Il s'allongea au-dessus d'elle et l'embrassa avant de la mordiller vers l'oreille :

- Vas-y, donne-moi ton ordre clairement ! Murmura-t-il telle une promesse.

- Fais-moi jouir tout de suite ! Ordonna alors la lionne en fermant les yeux.

- Tout ce que tu voudras ma chérie !

Et sans plus attendre, il souleva les jambes d'Hermione afin de la prendre dans la même position que dans la tente, cette fois dans un peu plus de confort cela dit. Ainsi, la jeune femme se remit à crier rapidement, les genoux de part et d'autre de sa tête :

- Tu es si souple... S'extasia alors Rogue pendant qu'il assénait à nouveau des coups de reins de plus en plus rapide.

- Severus, cria Hermione en fermant les yeux, plus fort... Je t'en supplie plus fort...

Aussitôt demandé, aussitôt fait, le jeune directeur accentua ses mouvements, butant avec force dans la chambre des secrets de la jeune femme :

- Mmmm... Tu me... sens... Assez... là ? Demanda-t-il entre chaque vas et vient.

- Oui... Oui... Ouiiiii...

Sur le dernier cri, Severus sentit la cavité de sa partenaire se resserrer autour de son sexe, dans les spasmes répétés de son orgasme, qui l'entraina lui aussi à sa suite. Rogue s'écroula alors sur sa fiancée, prenant garde de ne pas l'écraser sous son poids pour autant. Ils restèrent un moment ainsi, toujours l'un dans l'autre, tentant de récupérer leurs souffles. Ce n'est qu'après quelques minutes que le jeune directeur s'allongea à côté d'Hermione, qui se blottit rapidement contre lui.

Là, contre son homme, elle se mit à caresser le torse de l'espion, suivant la ligne de ses muscles. Puis, du bout des doigts, après avoir rencontré une cicatrice, elle suivit le dessin de cette dernière, sans un mot :

- Celle-ci, je l'ai eu en tombant d'un balai pendant un cours de vol... Potter m'avait fait glisser pour être plus exact. Expliqua-t-il alors d'un ton totalement détaché.

Toujours sans rien dire, Hermione en caressa une autre, bien plus petites et fines, qui était accompagnées d'une dizaine d'autre du même genre sur tout le torse de son amant :

- Là, ce sont les coups de ceintures que je recevais de la part de mon géniteur. Il voulait que je sois comme lui et pas un "sale sorcier à la con". Du coup, dès que mes pouvoirs avaient le malheur de se manifester, il me frappait. Non, ne fait pas cette tête, si c'est pour que tu ais pitié de moi, je me tais ! Dit-il alors en voyant Hermione indignée, qui se tut finalement, permettant à Severus de reprendre toujours sur le même ton. Et puis, j'ai vite compris que mes pouvoirs se pointaient à chaque fois que j'avais une émotion forte, donc j'ai appris à me contrôler et j'ai été tranquille jusqu'à mes 11 ans. Après, j'étais à Poudlard de toute façon.

- Ce n'est pas juste pour autant... Répondit tout de même la jeune femme en touchant cette fois une cicatrice plus large et en forme de brulure.

- La vie est injuste... La plupart du temps ! Celle-ci, c'est Black et Potter qui on testé sur moi un "Incendio", après l'avoir appris en cours.

Hermione se redressa cette fois sur ses coudes pour regarder son fiancé, clairement énervée par la situation décrite par son homme :

- Mais que faisait Dumbledore à la fin ? Tu n'étais finalement pas plus tranquille à Poudlard que chez toi ! C'est absolument inadmissible de laisser...

- Calme-toi, on dirait une banshee quand tu t'énerves. Albus savait que je ne m'entendais pas avec la bande à Potter, mais il était bien loin de se douter que notre petite rivalité était en réalité une véritable guerre. Et puis, j'aurais pu me défendre efficacement si je l'avais voulu.

- Alors pourquoi ne le faisais-tu pas ?

- Crois-le ou non, mais je voulais simplement devenir meilleur que mon géniteur et je refusais de répondre à la violence par la violence. J'ai pourtant été à deux doigts de le faire... Souviens-toi du sortilège employé par Harry l'année dernière, je l'avais inventé pour quoi à toi avis ? Mais, j'ai pris le temps de réfléchir avant de l'employer. Je sais que c'est très ironique venant de la part de celui qui a fini par devenir mangemort. Ne trouves-tu pas ? Fini-t-il par dire en ricanant, ce qui n'était pas le cas d'Hermione.

- Dit plutôt que tu ne voulais pas te défendre pour ne pas blesser Lily...

Elle avait dit cela avec une certaine dose d'agacement dans la voix et Severus la regarda avec des yeux surpris :

- Pourquoi dis-tu ça au juste ?

- Parce que je ne suis pas dupe... Harry et Ronald ont été dirigés par une biche argentée dans la forêt... Je suppose que ce n'est pas une simple coïncidence.

En disant cela, Hermione reposa sa tête contre le torse de Rogue, cessant ainsi de le regarder dans les yeux. Severus mit quelques secondes avant de répondre lentement :

- C'est vrai que j'ai longtemps aimé Lily Evans et, "peut-être", que tu as raison. Je ne suis pas certain qu'elle y soit vraiment pour quelque chose, mais c'est possible oui, que je ne me défendais pas... Pour elle. Elle ne supportait pas que l'on utilise la magie pour faire du mal aux autres.

Il la sentit se tendre contre lui et caressa alors doucement ses cheveux quand elle dit en marmonnant :

- Ça n'a pas eu l'air de la gêner quand James et Sirius l'employait contre toi !

- Hermione, elle était jeune tu sais. Et quand on est adolescent, on fait des trucs stupides.

- Et toi tu la défends beaucoup je trouve, pour quelqu'un qui déteste les "jeunes cornichons".

Severus ne put retenir un sourire amusé, mais reprit toujours sérieux :

- J'ai moi-même fais beaucoup de choses stupides étant plus jeune, je ne peux hélas pas le nier. Que ce soit pour elle, à cause d'elle ou tout simplement pour moi !

- Toi, tu n'étais pas stupide. Même à 17 ans. Dit-elle en resserrant son étreinte contre le torse de son amant.

- Hermione, soupira-t-il alors, je l'étais !

Il tendit son bras gauche en l'air et regarda la marque des ténèbres avant de forcer la jeune femme à regarder l'affreux tatouage :

- Ose me dire que c'était intelligent de me faire ça !

- C'est différent. Et si tu avais...

- Avec des "si", on refait le monde ! Il n'y a pas de "si" dans notre présent. J'ai fait des erreurs, j'ai été bête, mais je l'assume. J'aimerais que tu l'acceptes toi aussi.

- Je sais mais...

- Arrête de chercher à avoir le dernier mot, espèce d'insupportable miss-je-cherche-des-excuses-à-mon-fiancé. Je suis heureux d'avoir été traité comme je l'ai été, je suis heureux d'avoir cru aimer Lily et je suis même heureux d'avoir dû supporter autant de malheur dans ma vie !

Hermione releva la tête et regarda son amant avec incompréhension, cherchant visiblement à trouver la moindre trace de folie sur le visage de ce dernier :

- "Si" ma vie avait été ne serait-ce qu'un peu différente, je n'aurais pas été professeur de potions en 1991 et je n'aurais jamais rencontré une gamine agaçante qui voulait absolument plaire à la terreur des cachots.

Il se redressa sur ses coudes et regarda sa dulcinée avec insistance pour lui dire avec force :

- "Si" c'était à refaire, je referais tout exactement de la même façon ! Parce que cette vie-là m'a permis de t'avoir à mes côtés. Je me moque de Lily, de James, de Tobias et même du monde entier pour tout te dire ! Tu es...

Le jeune directeur chercha ses mots un instant avant de reprendre sa tirade plus calmement :

- Tu es réellement tout pour moi, au point même de m'avoir donné envie de t'épouser. Je suis même prêt à te laisser m'ordonner des choses ! Je pourrais même me laisser pousser la moustache pour toi !

Hermione sourit doucement tout en rougissant en entendant cela, mais Severus continua :

- Mon patronus reflète uniquement le combat que je dois encore mener. Que je mène avec toi aujourd'hui ! Ce soir plus que jamais... Je n'ai pas besoin d'un animal argentée pour penser à toi. Tu es déjà sans arrêt dans ma tête et mon cœur.

- Je t'aime Severus... Dit alors la jeune femme en s'asseyant sur le lit, visiblement troublée. Je... Je n'aurais jamais crû entendre de telles paroles venant de toi...

Rogue sourit à son tour, presque amusé. Lui non plus n'aurait jamais pensé cela possible de sa part. Mais cela avait été bien plus simple que ce qu'il s'était imaginé. Il caressa alors la joue d'Hermione avant de dire d'une voix douce :

- "C'est si délicieux... C'est si nouveau pour moi !"

- Quoi donc ? Demanda-t-elle, surprise par le ton caressant employé par l'homme devant elle.

- "C'est si nouveau d'être sincère. La peur d'être raillé, toujours au cœur me serre... Mais d'un élan, oui, mon cœur toujours de mon esprit s'habille, par pudeur. Je pars pour décrocher l'étoile, et je m'arrête par peur du ridicule, à cueillir la fleurette."

Hermione, cette fois, comprit et sourit très touchée :

- Tu as vraiment appris Cyrano par cœur ?

- Tu as dit à un adolescent de 17 ans qu'il était loin d'être aussi romantique que ce mousquetaire, alors bien entendu, j'ai décidé de façon stupide de le copier ! Après tout, j'ai déjà son...

- Si tu me parle de ton nez, je te jure que je te quitte sur le champ !

- J'allais parler de talent ! Mais, maintenant que tu en parles, en quoi est-ce un nez ? Non, "C'est un roc... C'est un Pic... C'est un cap !... Que dis-je un cap ?... C'est une péninsule !"

Severus ricana et Hermione leva les yeux au ciel avant de s'amuser de la réaction de son amant. L'interlude jalousie était déjà loin maintenant. Il n'en voulait pas à sa fiancée de réagir de la sorte, après tout, il était lui-même terriblement possessif. Et vu la soirée qui les attendais, ils avaient tous deux de quoi être un peu tendus. Il s'assit à son tour et s'approcha d'elle afin de l'embrasser délicatement :

- Vas-tu me quitter ? Demanda-t-il contre les lèvres de sa lionne.

- Je vais plutôt me contenter de t'épouser et de t'écouter me parler en alexandrin pour le restant de mes jours !

En disant cela, elle sourit tendrement et l'espion la serra une dernière fois contre lui :

- Je crois que nous devons y aller maintenant. Si tu souhaites que j'apprenne la pièce entière, il va me falloir du temps. Et nous n'aurons du temps pour nous que si nous gagnons ce soir.

Elle se contenta de hocher la tête de haut en bas et ils se levèrent, sans réelle conviction. Une fois rhabillés, Severus regarda la Gryffondor en reprenant lentement son masque d'impassibilité. Il toussota et dit, telle une injonction militaire :

- Va dire à Harry et Ronald de se préparer. Je vais prévenir tu-sais-qui et convoquer toute l'école dans la grande salle. Ils devront y être et me tenir tête. Mais ils ne devront le faire que lorsque les deux Carrow seront derrière moi, afin que je puisse leur renvoyer vos sortilèges en faisant mine de me défendre. Une fois qu'ils seront hors d'état de nuire, je partirais le temps que le sorcier sans nez n'arrive. Et vous trois, vous aurez tout le château pour vous !

- Ça me semble un peu dangereux... Mais... Je n'aurais pas trouvé mieux comme plan. Tu feras attention, promis ?

Severus l'embrassa de nouveau et lui pris sa main gauche :

- Je t'ai déjà dit que je ferais attention jusqu'au bout ! Et toi aussi ! Tu n'as pas le choix.

Après un baise main, ils se séparèrent alors, le cœur lourd mais les yeux rivés vers leurs objectifs à chacun. La guerre allait se terminer, et ils comptaient bien la gagner : ensemble !

OoOoOoOoOoOoOoO

Notes :

Merci pour vos lectures.

J'espère que cette accalmie vous aura plu.

N'hésitez pas à me laissez vos ressentis.

A très vite pour...

Le dernier chapitre (avant épilogue).

Je stresse ^^' XD