Bonjour/Bonsoir tout le monde.

Eh bien... Le dernier chapitre (avant épilogue)... Ca me fait vraiment bizarre de me dire ça ! ^^'

Cette histoire m'aura pris beaucoup de temps afin de l'écrire, mais je suis assez fière de l'avoir menée jusqu'au terme. C'est à la fois une joie et un pincement au coeur de terminer un travail comme celui-ci. Ce n'est pourtant pas grand chose, je le sais bien, mais c'est une partie de moi, de mon imagination que j'ai ainsi pu coucher sur papier virtuel afin de le partager.

Enfin, trève de blablatrie sentimentale ! Mdr

Vous avez une fois de plus laissé pas mal de commentaires en peu de temps. Vous m'avez fais trop plaisir. Je vous en remercie donc en vous postant déjà la suite ! En fonction de vos retour, peut-être que l'épilogue arrivera très rapidement aussi du coup.

Bonne lecture à tous ^^ 3

Avertissement : Scène peut-être un peu difficile à lire en fonction de la sensibilité de chacun. A vous de juger.

Et pour finir, avant le début de l'histoire, tout appartient à J.K Rowling bien sûr. Je ne fait que laisser libre cours à mon imagination avec un univers qui est à elle. ^^

OoOoOoOoOoOoOoO

Chapitre 25 : Come What May

Severus envoya un message à Voldemort, confirmant la présence du jeune Potter à Poudlard, avant de convoquer tous les élèves et les professeurs dans la grande salle. Il s'y présenta avant les autres et d'un coup de baguette repoussa les tables de part et d'autre de la pièce, afin que tout le monde puisse tenir debout au centre. Il se dirigea ensuite vers le fond de la salle et regarda le plafond magique qui représentait un ciel étoilé dégagé. Il ferma alors les yeux, s'imaginant profiter de la beauté de la nuit avec Hermione à ses côtés. Rogue se promit de l'amener profiter du ciel, un jour, quand toute cette absurdité sera terminée.

C'est le bruit de la porte s'ouvrant qui fit sortir de ses songes le jeune directeur, qui ouvrit alors les yeux pour voir arriver précipitamment Alecto, la vraie cette fois à n'en point douter. La furie s'approcha de Severus, l'air ravi d'une psychopathe sur le visage :

- C'est vrai Severus ? Il est dans le château ?

- De toute évidence, sinon je n'aurais pas convoqué notre maître pour rien !

- Par merlin, te rends-tu compte de la récompense qu'il va t'octroyer alors ? Grâce à toi, il va enfin pouvoir gagner la guerre !

La démone serra son "fiancé" dans les bras, ricanant de façon morbide à l'idée de voir le sorcier sans nez victorieux grâce à celui qu'elle allait épouser. Elle se voyait sûrement déjà dans un manoir plus luxuriant que celui des Malfoy, avec plus d'or qu'elle ne pourrait dépenser en une centaine de vies. Quelle cruche... Elle tombera de bien haut à la fin de cette bataille décisive. Rogue la repoussa alors, lui réclamant de calmer ses ardeurs, puis le reste de tout Poudlard arriva dans la grande salle avec les professeurs en tête de marche.

Les Carrow se mirent aux côtés du bras droit de Voldemort, qui commença alors un discours visant à faire dénoncer Harry. L'espion regardait à droite et à gauche, se demandant par où le survivant allait apparaître. Il fit en sorte d'avancer assez pour avoir les jumeaux démoniaques dans son dos, quand l'élu se décala enfin dans le centre de la pièce. Hermione avait apparemment réellement réussi à le convaincre de suivre le plan du traitre. Il sembla cependant au prince de sang mêlé qu'Harry avait encore quelques doutes, vu son regard noir et sa détermination face à lui. Il n'entendit même pas ce que ce gamin lui dit, cherchant toujours sa préfète dans la foule, d'un œil discret. Ne la voyant pas, il se contenta de prendre sa baguette en main pour la pointer sur Potter.

Cependant, tout ne se passa pas comme prévu, McGonagall se mettant entre son ancien élève et lui, pointant à son tour sa baguette contre Rogue. L'espace d'un court instant, l'espion rabaissa son arme, trop surpris par ce revirement de situation. Néanmoins, en voyant le regard de sa collègue, il comprit... Il se ressaisit donc et menaça Minerva de nouveau comme si de rien était et cette dernière commença à lui lancer des sorts. Severus les parât avec brio tout en les redirigeant à l'aveugle à l'arrière, espérant ainsi toucher les Carrow. Il sut qu'il avait réussi quand il vit le regard joyeux de sa collègue, lui donnant ainsi le feu vert pour sa retraite. Se retournant alors avec grâce, il s'envola et brisa la vitre la plus proche afin de laisser le château aux mains de ses courageux assaillants.

Une fois sur l'extérieur il s'envola en direction de la bibliothèque, où sa mère avait laissé une fenêtre ouverte afin qu'il puisse re rentrer dans la château sans encombre. Il atterrit au niveau de l'alcôve qui servait de bureau à Irma et s'assit rapidement, dos contre le mur le plus proche. Rogue grimaça de douleur, quelques bouts de verres l'ayant entaillés lors de sa fuite.

La bibliothécaire arriva vers son fils, visiblement inquiète, se mettant à genoux à ses côtés. Elle prit sa baguette et lança un sort de soin sans attendre, permettant ainsi au blessé de guérir en quelques secondes. Puis rapidement, la voix de Voldemort se fit entendre dans tout Poudlard, ce dernier demandant qu'on lui remette le jeune Potter avant minuit, sous peine de lancer une offensive. Severus appuya alors sa tête contre le mur, les choses sérieuses commençaient et il regarda sa mère, tentant de faire comme si de rien était :

- Merci maman ! Soupira-t-il avant de finalement dire, surpris. Comment ça se fait que tu es là ? Tu étais censée être avec les autres dans la grande salle !

- Tu pensais sincèrement que j'allais te laisser seul ?

- Les autres vont avoir besoin de toi pour protéger le château, tu le sais bien.

- Je ne suis pas vraiment très douée pour les sortilèges de protections Severus, tout le monde le sait de toute façon. Et, je suis la "bibliothécaire insociable" ne l'oublie pas, personne ne remarquera mon absence.

Rogue ricana légèrement à cette idée. Il était vrai que lui-même n'avait pas remarqué qu'elle n'était pas là. Il se releva doucement, restant appuyé contre le mur pendant que sa mère croisa les bras devant elle en reprenant d'un ton très sérieux :

- Bon, et maintenant ?

- Il va nous falloir attendre, tout simplement. Tu-sais-qui va bien finir par arriver avec toute son armée... Et je suppose qu'il va m'appeler ! Termina-t-il en cachant son inquiétude.

Severus avait un très mauvais présentiment depuis l'instant même où il avait volé par la fenêtre. Tout son être lui avait comme réclamé de s'enfuir réellement, pour de bon, loin du château. Une sorte d'appel à la vigilance qui le fit frissonner, malgré son visage neutre face à sa mère. Si cette dernière avait remarqué quelque chose, elle n'en dit rien et soupira simplement :

- Alors, attendons !

Elle se dirigea vers une pile de livres qui trainait sur son bureau et commença à les ranger sous le regard stupéfait du directeur :

- Tu ranges la bibliothèque dans un moment pareil ? Te rends-tu comptes qu'elle risque d'exploser d'un moment à l'autre ? Demanda-t-il avec ironie.

Irma ne se retourna pas face à son fils, se contentant de ranger, avant de répondre d'une voix triste :

- Quand bien même l'école toute entière devrait disparaître ce soir, je me dois de rendre cet endroit impeccable, aussi longtemps que je serais vivante...

- Maman... Dit doucement le directeur, plutôt inquiet en s'approchant d'elle. Pourquoi fais-tu cela ? Ce ne sont que des bouquins, ce n'est qu'une bibliothèque !

- Parce que... Les livres sont les seuls choses qui ont un jour fait de nous une famille... Ton père, toi et moi.

Severus aurait pu s'énerver à l'invocation de Tobias, mais il vit des larmes couler le long des joues de sa mère qui continuait de poser les ouvrages à leurs places. Il attrapa celui qu'elle avait dans la main et la prit dans ses bras, la serrant fortement contre lui dans une étreinte tendre. Un geste qu'ils n'avaient fait qu'une seule fois en bien des années, datant du jour de départ du jeune Serpentard pour sa première année à Poudlard. La bibliothécaire pleura encore un moment contre son fils, avant de continuer avec difficultés :

- Je sais que ton père était loin d'être parfait et que ses défauts étaient nombreux. Il n'a jamais été tendre avec toi, comme il aurait dû l'être... Mais il avait juste peur... Peur de mes parents, peur de mes pouvoirs que je lui avais cachés, peur de ce que son garçon pourrait faire une fois adulte...

Le jeune directeur se recula un peu et regarda sa mère, s'efforçant de rester le plus calme possible face à ces mots, acides à ses oreilles, et les larmes d'Irma... Ou plutôt, d'Eileen, qui semblait avoir perdu pied face aux dangers qui les menaçaient tous ce soir-là. Il posa sa main sur la joue de la bibliothécaire qui reprit avant que son fils ne dise quoi que ce soit :

- Je sais aussi que tu ne supportes pas que nous parlions de lui... De nous trois... Mais tu dois comprendre que cet endroit est aujourd'hui ce qui me rapproche le plus de notre famille... C'est ridicule de se complaire ainsi dans des souvenirs, surtout aujourd'hui, mais c'est si important pour moi.

Posant délicatement sa main contre celle de son fils, Eileen continua :

- Les livres Severus... Les livres m'ont tant apporté, tant donné, ils nous ont rapproché et nous ont permis d'être ensemble à bien des égards. Savais-tu que j'ai rencontré ton père dans une bibliothèque moldue, le jour où j'ai décidé de quitter la maison de mes parents ? Il m'a plus tard fait sa demande en mariage en utilisant un livre creux comme écrin... Il avait utilisé "Roméo et Juliette", mon œuvre favorite... Ensuite, je lui ai annoncé ma grossesse en lui offrant un livre sur la paternité et il en était ravi je t'assure... Nous te lisions des histoires chaque soir, ensemble auprès du feu de cheminé...

- Jamais il ne m'a lu quoi que ce soit ! S'indigna alors son fils qui finit par retirer sa main pour faire les cent pas dans une tentative vaine de se calmer de nouveau.

- Dans la vie, on a tendance à se souvenir uniquement d'un seul type de souvenir... Et tu t'es souvenu des mauvais car en grandissant, ils se sont forgés avec le Tobias malade des mauvais jours... Mais crois-moi, il t'aim...

- TAIS-TOI ! Hurla-t-il alors, se stoppant et se tournant de nouveau face à sa mère.

Severus sentait son cœur sur le point d'exploser, probablement autant que l'était son être tout entier. Il aurait voulu détruire lui-même la bibliothèque, sur le champ ! Mais Eileen restait droite devant lui, le regard toujours humide. Elle ne semblait pas lui en vouloir, elle comprenait même très bien son fils, si bien qu'elle se contenta de dire doucement :

- Je suis désolée...

- Il t'a abandonné, toi aussi, alors cesse de prendre sa défense ! Il était peut-être attentionné au début, mais il a préféré sombrer dans l'alcool plutôt que d'assumer sa famille. Je ne te demande pas d'oublier les souvenirs que tu as, mais ne me force pas à entendre des inepties comme celles-ci !

Il avait dit cela sur un ton ne laissant pas place à la discussion, sans pour autant continuer de hurler. Sa voix était plus posée, ne reflétant pas du tout ce qu'il pouvait ressentir au fond de lui. Mais là encore, Eileen semblait très bien le comprendre, gardant le silence, jusqu'à ce que le bras gauche de Severus ne le brûle.

Voldemort était tout prêt, il le sentait et d'un coup, la voix sifflante de l'homme serpent se fit entendre de nouveau dans tout Poudlard. La bataille allait commencer, car personne dans le château n'avait obéit à l'ordre stupide que le fou avait donné. Oui, personne ne livrerait jamais Harry Potter et tout le monde se battrait pour le défendre. Sauf peut-être les élèves de sa maison, du moins, pas tous... Ce n'était cependant pas de leur faute, la plupart ayant été endoctrinés par des idées stupides depuis leur naissance.

Au moins, toute l'école était maintenant protégée par un bouclier géant que les deux Rogue virent par la fenêtre la plus proche. Ils n'avaient même pas remarqué que les préparatifs de la guerre avaient commencée pendant leur discussion.

Eileen se tourna vers son fils qui avait soupiré, las, avant de se diriger vers une des étagères pour y déposer le livre qu'il avait conservé dans sa main après l'avoir pris de celle de sa mère. Sans même la regarder, il dit calmement, faisant abstraction de la bataille à laquelle il aurait à se joindre très bientôt :

- Si tu veux mon avis, nous n'avons qu'une heure à peine pour finir de ranger avant que les barrières ne cèdent.

La bibliothécaire n'était pas dupe et sourit, séchant ses dernières larmes, comprenant que son fils voulait simplement s'excuser d'avoir été si rude envers elle. Elle se dirigea alors vers lui et dit en secouant la tête :

- Le rangement se fait par ordre alphabétique ! Pas uniquement par section de sujet !

- C'est ce que j'ai fait, je ne suis pas un cornichon illettré ! Retorqua Severus en pointant le livre qu'il venait de ranger.

En regardant de plus près, il se rendit compte qu'il s'était réellement trompé, d'un rang trop à gauche. Il entendit alors sa mère rire, ce qu'Eileen n'avait plus fait depuis des années, se moquant gentiment :

- Tu disais mon grand ?

- Rien...

Severus prit un air refrogné en corrigeant son erreur, mais il finit par sourire légèrement, content que l'atmosphère se soit détendue malgré les circonstances. Toujours persuadé que quelque chose allait se produire, il avait bien besoin de ce moment de tranquillité avant l'ouverture des barrières protectrices. Non pas qu'il ne voulait pas aider ses collègues, mais il ne pouvait simplement pas le faire aux yeux de tous. Il était condamné à attendre une nouvelle fois avant d'agir.

Un peu moins d'une heure plus tard, Severus rangea le dernier bouquin avec sa mère. La bibliothèque était maintenant rutilante, rangée comme si les vacances d'été avaient commencé et qu'aucun élèves n'étaient dans le château. Eileen se dirigea vers la fenêtre et vit les protections commencer à s'effriter. Sans regarder son fils, elle demanda d'une voix douce :

- Penses-tu qu'Hermione a eu le temps de trouver ce qu'elle cherchait ?

- Comment sais-tu qu'elle...

- Elle est venue me voir, juste avant que tout ça ne commence, juste pour me saluer. J'apprécie vraiment beaucoup cette jeune fille.

- J'avais bien compris, vu que tu lui as donné la possibilité de me retrouver pendant ma fuite. Dit Severus, faussement en colère.

- Je ne pouvais décemment pas la laisser sans nouvelles de toi ! J'aurais été une bien mauvaise belle-mère sinon !

Severus la regarda en haussant les sourcils :

- Tu te considères déjà comme sa belle-mère ?

- N'est-ce pas le cas ?

- Eh bien... Si... Je suppose ! Mais...

- Tu n'aurais pas pu trouver mieux. Elle est vraiment parfaite pour toi et je suis contente que tu ais une femme comme Hermione à tes côtés. J'approuve donc totalement ma bru !

Eileen regarda son fils dans les yeux, lui souriant tendrement. Puis, dans un bruit d'explosion monumentale, les Rogue constatèrent que les barrières cédaient pour de bon. Il était temps d'agir... Severus sentit de nouveau son bras lui brûler, cette fois, Voldemort lui donnait l'ordre direct de le rejoindre sur le champs :

- Je dois y aller maman... Tu-sais-qui veux me parler...

- Te parler ?

- Oui, je dois le rejoindre vers le hangar à bateaux...

- Oh... Je vois...

Sa mère sembla triste, probablement car son fils allait de nouveau se mettre en danger. D'autant plus qu'il ne pourrait pas se rendre aux hangars par les airs vu la bataille, il allait devoir traverser le château. Elle posa sa main sur la joue droite de son fils et lui déposa un baiser sur la gauche :

- Je t'aime Severus.

Ce dernier se figea, ne se rappelant pas avoir déjà entendu sa mère dire ces mots aussi clairement. Il savait que sa mère l'aimait, elle lui avait montré, mais ces trois simples mots résonnaient dans sa tête. Il déposa un baiser sur le front de la bibliothécaire et la prit de nouveau dans ses bras :

- Je t'aime aussi maman. Je te promets de faire en sorte que la bibliothèque reste debout !

- Je sais mon grand... Je suis sincèrement désolé...

Il se recula, intrigué et regarda sa mère dans les yeux :

- Désolé pour quoi ?

- De ne pas te l'avoir suffisamment dit. Répondit-elle en remettant en place les cheveux de son fils.

Après un dernier regard, Severus se dirigea vers la porte de la bibliothèque et sortie sans regarder en arrière. Il sentit alors une atroce douleur en flash lui traverser le crâne et réanimer son malaise concernant son intuition. Rogue referma alors rapidement la porte du sanctuaire de sa mère et mit en place une protection supplémentaire, la verrouillant pour que personne n'entre et surtout... Que personne n'en sorte. Il inspira ensuite et regarda autour de lui. La bataille était clairement engagée vu le bruit ambiant, mais elle n'était pas encore arrivée à cet étage.

Il serra sa baguette dans sa main et se mit alors à courir afin de rejoindre le lieu de rendez-vous avec l'homme sans nez. Il prit le plus possible de passages secrets, évitant de passer par la grande porte d'où les bruits de combats étaient les plus intenses. L'espion se retrouva ainsi à l'intérieure de l'horloge du château donnant sur la cour. De là, il pouvait descendre discrètement et passer par les escaliers de pierres sur le côté de l'établissement. Cependant, à peine arriva-t-il vers le mécanisme magique qu'il se fit projeter dans les airs. Il atterrit violemment contre une armure décorative qui se trouvait contre un mur, vers l'entrée qu'il venait d'emprunter. Il regarda en direction de l'attaque qu'il avait subi et vit Remus Lupin pointer sa baguette contre lui.

" Et merde... Qu'est-ce qu'il fout là lui..." Pensa-t-il alors, réfléchissant à un moyen de s'en sortir.

Derrière le maraudeur, ancien collègue à lui, il vit Shacklebolt qui arriva en courant pour soutenir Remus. Ils avaient pensé à tout, défendant même cette partie peu connue du château. Et ils avaient bien fait, vu le nombre de mangemorts à terre que Rogue pouvait apercevoir de sa position peu confortable. Il allait lever les mains en l'air pour tenter une explication, quand Kingsley voltigea à son tour à l'autre bout de l'horloge, retombant inconscient sur le sol. Le loup garou pointa sa baguette vers l'entrée à côté de Severus, mais il fut désarmé avant de tomber lourdement sur le sol en se tordant de douleur. Alecto apparue alors, hurlant comme la furie qu'elle était :

- Espèce de sale monstre, personne ne s'attaque à mon fiancé ! Tu vas le regretter !

Severus ouvrit de grands yeux et se releva rapidement. La jeune femme s'était donc réveillée et avait réussi à entamer le combat... Elle s'obstinait maintenant à lancer des doloris contre Lupin, le regard fou. L'espion chercha alors désespérément sa baguette au sol, il devait impérativement agir avant qu'elle ne le tue. Il ne trouvait cependant son arme nulle part et commença à s'agacer. Il attrapa alors la lance que tenait l'armure dans laquelle il avait atterri. Il soupira mais ne réfléchit pas plus, courant vers la démone, la transperçant d'un coup sec avec l'embout pointu de la barre en métal forgé.

Alecto eut un hoquet de surprise et de douleur, lâchant sa baguette et libérant ainsi Remus de l'emprise du sortilège de torture. La mangemort tourna légèrement la tête pour regarder Severus avec un air surpris et méprisant à la fois :

- Salop...

- C'est un bien vilain mot ça ! Réjouis-toi plutôt, j'ai fini par te pénétrer avant mariage ! Ne put s'empêcher de dire l'espion, haineux contre le véritable monstre présent dans l'horloge.

- Trai...

Elle n'eut pas le temps de finir son insulte que Severus donna une légère impulsion, envoyant la mourante finir sa course de l'autre côté de la rambarde, plusieurs dizaines de mètres plus bas :

- Va bien te faire foutre ! Marmonna-t-il en se retenant de cracher sur le corps en contre-bas.

Il se tourna ensuite vers Remus, qui le regardait avec des yeux interrogatifs mais remerciant. Rogue ramassa la baguette d'Alecto et pointa un doigt accusateur contre le loup garou :

- Je te préviens Remus, tu as intérêt à retrouver ma baguette en un seul morceau ! Et tu as intérêt de survivre pour me la rendre, sac à puces de mes deux !

Sans laisser le temps à son ancien ennemi de répondre, il reprit le chemin des hangars à bateaux. Il ne pouvait plus courir, ses genoux le faisant atrocement souffrir après son vol plané. Il essaya des sortilèges de guérisons, mais la baguette d'Alecto semblait plus encline à faire du mal plutôt que de soigner. Il pesta donc une nouvelle fois contre Lupin, jusqu'à arriver vers son lieu de rendez-vous. Il n'était plus très loin, caché derrière les gros rochers de la paroi de Poudlard, vers les escaliers secondaires menant aux barques.

L'espion se stoppa d'un coup, voyant du mouvement. Voldemort était en train de... Partir... Suivit par son fidèle rampant. Ils disparurent en une envol magistrale vers la forêt interdite, sans que Severus ne comprit. Pourquoi partait-il sans l'attendre ? Puis, il entendit un hurlement déchirant... Le jeune directeur sentit son cœur louper un battement, reconnaissant la voix d'Hermione.

Il reprit donc un pas de course jusqu'au hangar, oubliant ses blessures grâce à l'adrénaline et la peur. Il devait rejoindre sa lionne au plus vite, cette dernière avait besoin de lui. Quand il arriva enfin, l'espion se stoppa net dans l'entrée et observa une scène morbide qu'il ne comprit pas mieux... Hermione était soutenue par le jeune Weasley, pendant que Potter était agenouillé auprès d'un corps ensanglanté, récupérant une larme dans un flacon... Son corps à lui...

- Mais c'est quoi ce...

Entendant la voix de leur ancien professeur, le trio tourna leurs têtes dans sa direction et arborèrent des regards étonnés et effrayés. Hermione avait arrêté de pleurer soudainement, regardant les deux Rogues présent dans le hangar. Les deux Rogues... Severus sentit une nouvelle fois une douleur à la tête, en plus de celle dans son cœur, et regarda la baguette qui trainait juste à côté du corps entouré d'une flaque de sang grandissante. Elle avait osé... Elle lui avait modifié la mémoire avant qu'il ne sorte de la bibliothèque et maintenant...

- MAMAN ! Hurla-t-il alors en s'élançant au côté de "lui-même".

L'espion mit ses mains sur les plaies béantes au cou du corps qui ressemblait au sien. Hermione s'agenouilla rapidement à leurs côtés, comprenant ce qu'il se passait. Le jeune directeur essayait de stopper hémorragie, sans y parvenir. Le second Severus finit par reprendre petit à petit l'apparence d'Eileen... Elle regarda son fils et sourit malgré son agonie :

- Ca... Va... Aller... Mon... Grand...

- Ne parle pas maman... Ne dis rien, tu dois... Je dois... Je vais trouver quelques chose ! Répondit-il avec presque autant de difficulté que la blessée.

- C'est trop... Tard... Severus. Regarde... Moi !

- Ce n'est pas trop tard tu m'entends ! Ce n'est pas trop tard ! Dit-il avec la voix tremblante, comprenant ainsi qu'il s'était mis à pleurer sans s'en rendre compte.

Eileen posa sa main contre celles de son fils, qui essayait toujours d'arrêter le sang de se répandre autour d'eux :

- Tu n'es... Pas seul...

- Je sais... Tu es là ! Je ne suis pas seul ! Cria-t-il presque, les larmes ruisselant maintenant contre leurs mains jointes.

Hermione restait à côté d'eux, sans dire un mot, figée par la tristesse et la peur devant cette terrible scène. La mère de son fiancé tourna la tête vers elle et ajouta, présentant toujours un sourire douloureux :

- Je... Te le... Confie...

- Je serais là pour lui jusqu'à la fin ! Promit la jeune Gryffondor en posant sa main sur celles des deux Rogues.

Tournant une dernière fois la tête afin de regarder son fils, Eileen finit par s'endormir pour un sommeil éternel... Severus hurla alors, le flot de ses larmes ne s'arrêtant plus. Du haut de ses 38 ans, l'espion semblait en cet instant être redevenu encore une fois un adolescent... Un enfant triste et désemparé. Un orphelin qui venait aujourd'hui de perdre sa mère.

Les secondes passèrent, puis les minutes et peut-être même les heures. Quand Severus cessa enfin de pleurer, vider de toutes larmes, il ne savait plus depuis quand ni comment il s'était retrouvé assit contre une barque. Hermione était près de lui, le serrant de toutes ses forces dans ses bras pendant qu'il tremblait. Il regarda alors en direction du corps de sa mère, qui était maintenant loin de lui et presque plus visible, recouverte d'une sorte de drap. Il reconnut une broderie verte dans un coin et comprit qu'il s'agissait d'un mouchoir à lui, qu'il avait donné un jour lointain de cela à sa préfète. Cette dernière l'avait agrandi à l'aide de sa magie, afin de permettre au corps d'Eileen Rogue de reposer à l'abri. Le sang avait disparu, là encore grâce à sa lionne, sans aucun doute...

Severus tourna la tête vers elle et la posa doucement contre sa fiancée, serrant à son tour Hermione contre lui :

- Je suis là Severus... Dit-elle alors tendrement.

- Il... Il l'a tué... Lui et son montre infernal doivent mourir...

- Nous allons tout faire pour ça, je te le promets.

Elle se décala légèrement afin de le regarder dans les yeux et lui caressa doucement la joue. Il se sentait vidé mais le regard ambré de son Amortentia lui redonna du courage. Il ne pouvait pas se laisser aller, il devait se venger... Et il devait protéger la seule personne qui lui restait ! Il mit alors sa main contre celle d'Hermione et son regard se posa sur la baguette au côté de celle-ci :

- Tu n'as plus ta baguette toi non plus ? Demanda-t-il d'une petite voix qui ne lui était pas coutumière.

- Non, je l'ai perdue... Et toi aussi il semblerait.

- C'est de la faute de Remus. Mais je compte bien la récupérer rapidement. Celle que j'ai empruntée est puissante… Mais plutôt destructrice.

- Celle que j'ai maintenant est assez faiblarde... Mais je peux au moins lancer des sorts sommaires.

- Nous sommes un peu pitoyables non ?

Severus avait posé cette question sans attendre de réponse bien entendu. Hermione sourit, très légèrement amusée, contente que son compagnon reprenne petit à petit contenance malgré les circonstances. Ce dernier inspira d'ailleurs et finit par demander calmement :

- Où sont partis Potter et Weasley ?

- Ils sont allés à ton bureau afin de voir... Les souvenirs de ta mère... Tu-sais-qui a refait un appel général ! Il nous laisse un moment de répit, en échange de Harry, une nouvelle fois. Il l'attend dans la forêt interdite. J'ai bien peur que Harry ne fasse une bêtise et s'y rende !

- Il doit le faire... Dit alors l'espion en soupirant.

- Pardon ?

- Harry est... Un horcruxe... Il doit...

- Mourir ?... Harry doit mourir pour que nous puissions gagner la guerre ? Tu plaisantes ? Dis-moi que c'est une blague ! Supplia alors Hermione.

Devant le silence de son homme, elle comprit qu'il ne plaisantait pas. Severus vit alors dans le regard de sa préfète la même étincelle qu'il devait y avoir dans les siens. Leurs motivations à voir Voldemort disparaître était à leurs apogées, les morts s'accumulant bien trop autour de ce démon reptilien. Hermione posa son front contre celui de l'espion et inspira profondément :

- Nous avons détruit la coupe et le diadème. Il reste encore Nagini et... Ne pouvant terminer le fond de sa pensée, elle se stoppa un court instant avant de reprendre. Je ne sais pas comment atteindre le serpent...

- Il faut que tu-sais-qui se sente proche de la victoire afin qu'il laisse son familier sans surveillance.

- Quand il aura... Eut Harry... Il se sentira sûrement vainqueur et commettra cette erreur... Mais Nagini risque d'être compliquée à tuer avec un crochet de basilic...

Hermione avait dû mal à formuler son plan, la mort de son meilleur ami étant obligatoire dans ce dernier. Elle était si forte malgré son âge et les épreuves traversées. Severus l'admirait et se promit d'être aussi fort qu'elle jusqu'à la fin de cette guerre :

- Si seulement nous avions encore l'épée de Gryffondor ! Marmonna-t-elle alors avec désarroi.

L'espion acquiesça d'un signe de tête désolé, puis une idée lui vint en tête. Il posa sa main derrière la nuque d'Hermione et l'approcha de lui afin de l'embrasser tendrement :

- Tu es une brillante Gryffondor... Tu le sais ? Demanda-t-il gentiment.

- Pardon ?

- Je sais comment avoir l'épée.

- Mais, comment ?

- Je retire ce que j'ai dit, tenta de plaisanter l'espion, tu es une Gryffondor stupide ! Mais tu es au moins une sang et or !

Hermione le regarda dans les yeux, surprise, puis elle comprit enfin :

- Le choixpeau !

- Oui... Je vais aller récupérer ce couvre-chef ridiculement vieux et je te l'apporterais !

- Mais, je vais venir avec toi voyons !

- Non, tu vas devoir rester avec les autres. Ils vont avoir besoin de toi. Et surtout, il ne faut pas que tu-sais-qui se doute de quoi que ce soit. Tu comprends ?

- Bien sûr... Tu as raison !

Elle se pencha de nouveau vers lui et l'embrassa à son tour avant de soupirer :

- Alors allons-y...

- Quand je reviendrais vers toi, assure-toi que je ne me fasse pas tuer par un élève ou par un collègue. Je compte sur toi ! Dit-il avec un léger rictus désabusé aux lèvres.

- Personne n'aura le droit de t'approcher, j'y veillerais. Je t'aime Severus Rogue !

- Moi aussi je t'aime ! Tu es ma miss-je-sais-tout à moi après tout...

- Je te trouve très possessif... Mais j'aime l'idée d'être à toi.

- Quoi qu'il advienne Hermione, je t'appartiendrais à jamais.

- Quoi qu'il advienne Severus, je t'appartiendrais à jamais.

Ils se regardèrent un moment sans rien dire de plus, leur sentiments étant une source pure de courage dans la noirceur des évènements en cours. Sur cette promesse d'amour éternelle, ils se relevèrent alors, difficilement mais sans se lâcher les mains. L'espion déposa un baiser sur le front de sa lionne et tourna la tête vers l'autre bout du hangar. Hermione avait tout fait pour éloigner Severus au mieux de cette scène traumatisante et il lui en était redevable, mais il se dirigea tout de même vers le corps de sa mère. Il avait senti la poigne de sa fiancée qui voulait l'empêcher d'y aller, mais elle finit par lâcher prise pour le laisser faire son deuil. Il s'agenouilla alors devant le drap et posa délicatement sa main contre ce dernier, au niveau de là où se trouvait visiblement celle de sa mère :

- Merci... Merci de m'avoir protégé maman... Je te promets que tu seras vengée ! Ton sacrifice ne sera pas vain. Nous gagnerons cette foutue guerre.

Il sembla hésiter un instant et attrapa ensuite la baguette d'Eileen, qu'Hermione avait laissé aux côtés de la défunte. Il se releva et retourna vers cette dernière, lui tendant l'arme. La lionne la fixa un instant, perplexe, puis elle comprit et regarda son compagnon avant de dire rapidement :

- Je ne peux pas l'accepter Severus...

- Ma mère aurait voulu que tu l'ai Hermione... Tu avais un lien fort avec elle d'après ce que j'ai pu constater, sa baguette devrait donc t'accepter un peu plus que celle que tu as pour le moment. Et tu ne peux décemment pas te battre avec une baguette aussi faible que celle que tu as récupéré pour l'instant.

- Tu devrais la garder toi alors !

- Moi, je compte récupérer la mienne. Alors fais moi plaisir s'il te plait... Et permet à cette baguette de rester dans notre famille en l'acceptant.

Hermione rougit alors et finit par tendre lentement sa main vers la baguette. Elle savait que son fiancé n'en démordrait pas après tout. Dès qu'elle eut attrapé l'arme, une puissante vague magique entoura la Gryffondor qui sursauta. Devant elle, Severus dût se protéger le visage avec son bras. Une fois la magie calmée, il regarda son Amortentia et ne put retenir un léger sourire qui signifiait "je te l'avais bien dit". Il eut cependant la gentillesse de ne pas faire de commentaire. Suite à cela, après un dernier regard sur le drap mortuaire de fortune, le fils Rogue ferma les yeux :

- Encore merci maman... Au revoir...

Après une inspiration profonde, les deux amants se dirigèrent séparément vers leurs objectifs à chacun, leurs sentiments mutuels leur faisant pousser des ailes, maintenant plus que jamais.

Aussi vite qu'il lui eut été possible, Severus se dirigea en direction du château pour aller à son bureau. Vu le silence de mort qui régnait aux alentours, tout le monde était occupé à soigner les blessés et à gérer les morts. Severus se demanda alors si Potter était déjà parti pour la forêt interdite mais il fut perturbé dans sa pensée par un bruit au loin. Une rire terrible qui retentit dans toute l'école et ses environs. Il avait la réponse à sa question... Potter était décédé...

Severus s'arrêta alors et s'adossa un instant contre la paroi menant jusqu'au château. Il pensa alors à Lily, à son mari, à leurs sacrifices et aux siens... Finalement, Harry les avait rejoints, c'était l'un des nombreux prix à payer pour gagner la guerre :

- Excuse-moi Lily... Je n'ai pas pu faire autrement... Mais vous non plus, vous ne serez pas mort pour rien. Marmonna-t-il alors, avant de reprendre son chemin.

Tout le monde s'était regroupé dehors, enfin sauf les blessés et les personnes capables de les soigner. Il eut donc le chemin de libre pour atteindre son bureau. Sur sa route, il croisa le corps d'Alecto ainsi que celui de son frère, plusieurs étages au-dessus. Il avait dû lui aussi sortir de la grande salle avant de se faire attaquer en se rendant vers le bureau directorial justement. Severus donna un coup de pied dans les côtes du mangemort, avant de continuer sa course. Les jumeaux Carrow avaient eu ce qu'ils méritaient. Maintenant, c'était au tour de leur maître !

Une fois enfin arrivé à destination, Severus prit le choixpeau et se prépara à repartir aussi sec. Il entendit alors la voix d'Albus :

- Toute mes condoléances Severus... Harry m'a expliqué. Elle a été courageuse jusqu'au bout !

- Oui... Elle doit t'avoir rejoint à l'heure qu'il est... Prend soin d'elle Al !

- Toujours mon garçon !

Puis, sans se retourner, l'espion se redirigea vers l'extérieur de Poudlard, se demandant ce qu'il allait trouver là-bas. Il lui restait encore un étage à descendre quand il entendit un cri perçant. Il se dirigea vers une salle de classe proche, afin de regarder par une fenêtre. Ce qu'il vit le surpris alors plus que de raison... Potter était en vie... Il se battait contre l'homme sans nez, pendant que les membres de l'ordre et les élèves avaient repris le combat. Le serpent, quant à lui, s'était séparé de son maître, signe qu'il était temps d'accélérer le pas.

Rogue courut alors de nouveau et bouscula une jeune femme, entraînant leurs chutes à tous les deux. Nymphadora se releva la première et pointa sa baguette sur lui :

- Putain de bordel de merde, ça recommence ! Grogna le jeune directeur en voyant l'épouse du loup garou.

La jeune femme aux cheveux roses et ternes baissa cependant son arme et tendit sa main en direction de Severus qui la regarda d'un air dubitatif. Elle le toisa alors de haut mais dit d'une voix plutôt calme :

- Remus m'a dit... Si tu n'avais pas été là, il serait mort... Et s'il l'avait été, il n'aurait pas pu me sauver la vie à son tour... Je ne sais plus sur quel pied danser, mais je considère que nous sommes quittes !

- Nous le serons quand il m'aura rendu ma baguette !

- Alors, dit une voix masculine derrière lui, nous le sommes !

En se retournant, Severus vit Remus lui tendre son arme ébène. Il lui arracha presque des mains et sentit une vague d'énergie magique l'envahir à son tour. Elle l'avait reconnu ! Sans rien dire de plus, il reprit déjà sa route, laissant les Lupins se rendre dans la grande salle pour chercher de l'aide pour dehors.

Rogue atteignit enfin l'extérieur et chercha du regard Hermione dans le chaos ambiant. Il soupira, incapable de la trouver. Il dû alors esquiver plusieurs sorts, mais en continuant sa recherche il finit par se trouver proche de Nagini. Severus sentit la bile monter dans sa gorge, avant de connaître une recrudescence de haine. Le rampant fonçait sur Luna Lovegood, il serra donc sa baguette et lança un "septumsempra" contre la vermine, qui s'en tira sans la moindre égratignure malgré la puissance du sortilège. Le monstre se tourna vers l'espion et sembla perdue avant de paraître en colère. Malgré la peur, Severus ne bougea pas, prêt à se battre contre cet horcruxe de malheur jusqu'au bout !

- Attention professeur ! S'écria alors Neuville qui lança à son tour un sort contre Nagini avant qu'elle n'arrive à hauteur de Rogue.

Le serpent fut désorienté un moment, tout comme le jeune directeur qui regarda Londubat d'un œil interrogateur. Puis il comprit rapidement et voyant le jeune homme sourire à la Serdaigle qu'il venait de protéger. Puis, une étincelle vint illuminer le cerveau de Severus qui hurla presque sur le jeune Gryffondor :

- LONDUBAT ! IL EST TEMPS DE PROUVER QUE VOUS APPARTENEZ A LA BONNE MAISON !

Rogue lança alors le choixpeau à Neuville, qui sembla de nouveau effrayé face à la terreur des cachots, comme en première année. Le jeune homme attrapa le bout de tissu sans comprendre, puis Nagini se mit à siffler de colère en retrouvant ses esprits.

L'espion maintenant orphelin resserra de nouveau sa baguette ébène dans sa main et inspira, espérant ne pas avoir fait d'erreur en faisant confiance au fils Londubat. Il relança plusieurs sorts contre le monstre qui s'élança une nouvelle fois sur lui... Il se rapprochait, sans même ralentir malgré les attaques du directeur... Puis Severus vit Nagini sauter littéralement sur lui... Il ferma les yeux, prêt à accepter sa défaite, quand il sentit un gros truc flasque lui frapper le torse, sans pour autant se faire mordre. Quand il rouvrit les paupières, il eut tout loisir de constater que son choix avait été le bon. Le tête du monstre avait rebondit contre lui, mais sans le corps de ce dernier. Neuville était debout à côté du dernier Horcruxe, maintenant détruit. Sans plus réfléchir, Rogue se dirigea vers le sang et or qui semblait prêt à partir en courant et en criant de peur. Quelle ne fut pas sa surprise quand la chauve-sourit crasseuse le prit dans ses bras avec force en criant :

- Par Godric ! Vous êtes donc bien un foutu Gryffondor ! VOUS ETES UN PUTAIN DE GRYFFONDOR !

Plusieurs regards se perdirent sur la scène des plus incompréhensible qui se passait à côté d'eux... Rogue, le traitre, faisant un câlin au pire des cornichons qu'ait connu Poudlard, d'après les dires de ce même professeur, tout cela en pleine bataille. Puis une nouveau cri, tel un sifflement douloureux, se fit entendre et tout le monde eu la joie de constater qu'il s'agissait de Voldemort.

La guerre était finie... Potter avait gagné !

Relâchant le second enfant qui aurait pu être l'élu, d'après la prophétie, et qui avait aujourd'hui même participé à la réalisation de cette dernière, Severus constata que la plupart des mangemorts tentaient de s'enfuir. C'était sans compter les réflexes des élèves et des enseignants qui en stupéfixèrent une très grande majorité avant leur fuite.

Dans ce nouveau chaos temporaire, Severus la vit enfin. Hermione était là, face à lui, le regardant avec un sourire radieux. Ils avaient gagné, tous les deux, ensemble. Souriant à son tour, il entama un mouvement pour la rejoindre au même moment où il la vit s'élancer vers lui en riant presque. Qu'elle était belle quand elle était joyeuse ! Sa future femme !

Puis il se figea, ressentant une terrible douleur dans son dos. Quelqu'un avait dû le stupefixer, après tout, c'était un mangemort...

- Tu as tué ma sœur fils de pute ! VA AU DIABLE ! Hurla une voix masculine derrière lui...

Amycius ?... Severus ressentit une nouvelle douleur, encore plus vive, dans son bras gauche mais aussi dans tout son corps... "Carrow homme" n'était donc pas mort tout à l'heure... Il aurait dû vérifier de plus près... Severus entendit Minerva lancer un "stupéfix" derrière les hurlements d'Hermione.

Non, clairement, il n'avait lui-même pas été Stupéfixé...

Rogue tomba sur ses genoux, la douleur devenant trop insupportable pour rester debout. Il essaya de poser ses mains à terre pour ne pas s'effondrer totalement, mais il constata avec effroi qu'il lui manquait littéralement son avant-bras gauche, qui gisait un peu plus loin, entouré par une flaque de sang de plus en plus grande. Il comprit alors avoir reçu deux "Sectumsempra"...

Le sol se rapprocha de son visage, à moins que cela ne soit l'inverse. Il n'entendait plus rien autour de lui, il avait juste mal et commençait à avoir des difficultés à respirer, un gout métallique envahissant petit à petit sa bouche.

Quand il fut retourné, Severus put voir le visage d'Hermione qui pleurait en soulevant le haut de son corps pour le maintenir contre elle. Elle lui parlait, ou plutôt, elle lui hurlait dessus, sans qu'aucun mots ne l'atteignent pour autant. Il voulut lui dire qu'il l'aimait, mais il sentit un liquide chaud sortir de sa bouche à la place de ses douces paroles... L'air ne passait plus, il se noyait avec son propre sang, ce dernier remplissant visiblement ses poumons de secondes en secondes. Si on lui avait dit, le jour où il avait inventé ce satané sortilège dans le but de se venger de James, qu'il allait mourir sous les coups de sa propre invention, il se serait peut-être retenu de l'écrire dans la marge de son foutu bouquin de potion...

Severus tendit alors sa main droite vers le visage d'Hermione et essuya l'une des trop nombreuses larmes qui glissaient le long de ses joues, laissant ainsi une trainée de son liquide rouge sur sa sang et or. Il n'avait pas réussi à tenir sa promesse. Il allait rejoindre sa mère plus tôt que prévu.

Son regard se dévia légèrement... Il faisait toujours assez sombre dehors et l'on pouvait encore voir quelques étoiles malgré l'aube naissante. Au moins eut-il le loisir de voir la beauté du ciel, en compagnie de son Amortentia, et ce une dernière fois avant que le rideau du néant ne l'emporte vers les ténèbres.

OoOoOoOoOoOoOoO

Notes :

Merci pour m'avoir lu jusque là.

Ne me tué pas svouplé ! Il reste l'épilogue

A suivre.

Commentaires de ma courgette :

j'ai fini par te pénétrer avant mariage ! (MDR) Subtile hein ? XD

Ca... Va... Aller... Mon... Grand... ( OUIIINNNNN) J'ai terriblement mal en me relisant… ^^'