Réponses aux reviews :

Salut Tiph ! Je pense que Miss Teigne et Rusard vont en voir de toutes les couleurs au cours des prochains chapitres... Pour le poisson de McGonagall, regardes plus bas x)

Coucou Thalia. Poudlard survivra. Probablement...


Remerciements à Kuro no kage qui a accepté de corriger ce chapitre.


Chapitre 2 : Octobre

Pour la rentrée 1990, Argus Rusard était prêt.

Il en avait bavé l'année dernière. Depuis le début de sa longue carrière de concierge à Poudlard, elle avait même dû être la pire qu'il soit. Et pourtant, il n'avait pu épingler personne. Pas un seul des petits chiards ne semblaient responsables. Aucun pour le couloir du septième étage de l'aile Est qui avait été repeint en rose. Aucun, pour l'apparition spontanée de poules dans le hall. Aucun pour la terrible… ignoble même ! vandalisation de ses chers escaliers avec du savon. Du savon ! Sur de la pierre ! S'il attrapait les sagouins responsables…

Et bien sûr, personne ne savait qui avait endormi à multiples reprises sa chère et tendre Miss Teigne !

C'est marmonnant et méfiant que Rusard passa donc son mois de septembre.

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George et Fred se firent discrets pendant septembre. Ils fournirent Peeves en bombes à bouse, et provoquèrent une inondation au troisième étage.

Et peut-être était-ce eux qui avaient placé une guirlande de poissons-chats sur la porte de McGonagall.

Bon, et ils avaient peut-être réussi à convaincre le professeur Flitwick de les prendre comme élèves particuliers avant leur BUSES.

Et le premier sort que les jumeaux voulaient apprendre était celui d'engorgement…

Il leur restait moins d'un mois pour ça.

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Depuis leurs arrivées à Poudlard, Bill, Charlie et Percy avaient souvent parlé des grands festins qui s'y tenaient à Halloween. Et les jumeaux n'en avaient pas perdu une miette. Les citrouilles volantes, les chauves-souris, les toiles d'araignées… Toutes les histoires de leurs aînés leur avaient données des tonnes d'idées. Et la première d'entre elles nécessitait le sortilège que Fred et George venaient d'apprendre.

Ils se glissèrent hors de leur salle commune. La Carte des Maraudeurs (les majuscules étaient de circonstance, car, depuis plus d'un an, c'était leur meilleure alliée) leur permit d'éviter McGonagall qui patrouillait dans les couloirs du cinquième étage, puis Rusard au premier. Étrangement, de ce que les jumeaux virent, il tenait Miss Teigne bien serrée dans ses bras.

Finalement, ils arrivèrent dans la Grande Salle. Le plafond magique piqueté d'étoiles éclairait la centaine de citrouilles flottantes, les toiles d'araignées tendues entre, et les chauves-souris qui voletaient au milieu des décorations.

Les deux farceurs se mirent rapidement au travail.

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Argus Rusard était très satisfait de sa ronde matinale. C'était le deuxième mois de l'année que tout se passait presque bien. Certes il avait eu des inondations. Mais c'était la faute de ces fichus fantômes et de Peeves. Si seulement on pouvait tous les chasser du château, ça lui simplifierait beaucoup ses tâches. Rien que cette petite saleté d'esprit frappeur ! S'en débarrasser, ce serait des ennuis en moins pour tous. Mais bien sûr, Dumbledore ne voulait rien entendre…

C'est en marmonnant que le concierge descendit vers la Grande Salle, déjà de mauvaise humeur.

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En arrivant pour petit-déjeuner, les élèves en crurent difficilement leurs yeux. Des citrouilles géantes avec d'énormes toiles d'araignées flottaient au plafond. Les chauves-souris voletaient entre les décorations, mais en nombre réduit. La majorité était coincée dans les toiles. Et les fantômes étaient tranquillement attablés. Beaucoup de fantômes. Ainsi que des chevaux tout aussi spectraux. Les tables étaient en partie couvertes de plats plus ou moins moisis. Nick se tenait à l'entrée de la Grande Salle, devant un Dumbledore visiblement aussi surpris que le spectre.

En s'approchant, Lee, qui traînait les jumeaux encore passablement endormis, pu entendre une part de la conversation. Audiblement, on avait dit à Nick que le directeur l'autorisait à fêter son anniversaire de mort dans la Grande Salle. Dumbledore ne comprenait absolument pas d'où venait l'autorisation.

Le bruit de la discussion réveilla définitivement George et Fred, qui se jetèrent un regard amusé avant de commencer à pouffer. Lee les regarda, perplexe, avant de connecter les deux bouts.

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– Venez par ici, tous les deux, menaça-t-il en les entraînant à l'écart.

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Le métis embarqua les jumeaux vers une alcôve, presque un sous chaque bras.

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– Maintenant, vous allez m'expliquer ce que vous avez fait, tous les deux.

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– Nous ? Mais nous n'avons…, commença Fred.

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– ...Rien fait. Après tout, comment pourrions-nous savoir…, poursuivit George.

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– ...Que l'intégralité de la décoration serait amplifiée, enchaîna son frère.

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– Et que les toiles d'araignées seraient devenu collantes ? Continua son jumeau..

– Oui, les toiles d'araignées. Sans oublier, l'invitation…

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– ...De Bubus à Nick Quasi-sans-tête, écrite à partir d'une…

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– ...Punition qu'il a signé contre nous ?

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– Le tout fait pendant la nuit passée ?

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– Non, définitivement, nous sommes parfaitement innocents là-dedans, conclurent-ils d'une même voix.

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Lee leur jeta un regard incrédule, avant d'éclater de rire.

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– Bien sûr que vous êtes innocents. Comment puis-je douter de deux si grands farceurs. Tout comme vous avez été innocents pour la guirlande de poissons-chats accrochés chez la vieille McGo.

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– Tout à fait. Nous sommes l'innocence incarnée, répondirent les Weasley.

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Le trio éclata de rire en se dirigeant vers le petit-déjeuner.