Réponses aux reviews :

Salut Mylittlewoodfairy :3 Bien sûr que ce n'était qu'une ballade intéressante, qu'est-ce que ça pourrait être d'autre ? Tu te doutes bien que les jumeaux sont sages, purs, et innocents, comme l'auteur ^^ Merci pour ta review, j'espère que le chapitre te plaira.

Coucou Tiph ! Rusard pense toujours que tout va bien se passer. J'imaginais plus Bubus en train de se demander : "Je suis sain, ou est-ce que j'ai fait une indigestion de bonbons au citron ?" Pour Lee, regardes plus bas ^^

Chapitre 3 : Novembre

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Pour 1991, Rusard était déterminé. Il passa l'été à tout préparer. Il participa même à plusieurs congrès de concierges.

Quoiqu'il se passerait, il serait prêt.

Il avait tort.

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Les années passées avaient été intéressantes. Et les suivantes promettaient de l'être tout autant. Les deux rouquins qui se tenaient devant lui ne lui avaient pas menti.

Qu'est-ce que ces Forge et Gred allaient lui proposer, cette fois ?

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– Peeves, demanda George (ou Fred ?)…

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–… Accepterais-tu un défi de notre part ? finit l'autre.

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– Un défi, caqueta l'esprit frappeur. Comment pourriez-vous défier Peeves ?

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– Nous voudrions te proposer…

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– … un scavenger hunt.

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– Une chasse aux trésors. Les petites belettes me proposent une chasse aux trésors.

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L'esprit fit mine de réfléchir, même si sa décision était prise depuis la mention d'un défi.

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– J'accepte !

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Et c'est ainsi que le mois de Novembre 1991 fut beaucoup plus animé que prévu.

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– Tu es sérieux, Lee ? s'exclamèrent Fred et George.

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– Oh ! Comme si vous ne saviez pas comment rentrer dans les bureaux ou les appartements de la moitié des professeurs !

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Les jumeaux se regardèrent en grimaçant. C'était un secret de Polichinelle qu'ils étaient à l'origine de beaucoup de farces depuis trois ans. Mais sans preuve, même Dumbledore ne pouvait rien faire. Alors Rusard, qui les poursuivait de sa hargne depuis leur premier mois…

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– Et puis, je vous rappelle que vous m'avez embarqué dans une tentative de birdnapping l'année dernière. Je sais ce dont vous êtes capables…

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– Hé ! s'écria Fred. Tu étais d'accord. Et tu es le premier à dire que le dortoir est glacial en hiver.

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– Birdnapper le phénix de Dumbledore pour nous faire des édredons chauffants était une bonne idée, en plus, conclut George.

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– C'était vous ! s'esclaffa Peeves. Oh, le vieux Bubus était vert quand son phénix a disparu.

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Le trio arborait des sourires fiers.

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– Et cette liste ? demanda Fred.

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Le quatuor se tenait devant les portes de la grande salle, closes avant le dîner.

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Lee tendit à Fred et à Peeves des parchemins où s'étalait la liste des objets qu'ils devaient trouver et qui allaient d'un simple manuel à un soutien-gorge rouge, de préférence propre…

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– Alicia, ton soutien-gorge est bien rouge ? demanda Fred l'air de rien. La rougeur qui colorait légèrement ses joues le trahissait toutefois.

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À ce moment, Fred sortit du dortoir avec une pile de vêtements des différentes Maisons au-dessus de ce qui ressemblait suspicieusement à une citrouille. Au sommet du tas, perché sur un frisbee à dent de serpent, un crapaud coassa.

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– Et pourquoi as-tu besoin de mon soutien-gorge ? questionna la jeune fille, soupçonneuse.

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– C'est pour un concours, répondit le Weasley sans se démonter.

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Spinnet réfléchit un instant, avant de passer une main dans son dos, de se contorsionner un peu, rentrant un bras dans sa chemise, avant de le ressortir, un soutien-gorge en dentelle rouge à la main, qu'elle tendit à Fred.

Qui la regarda, ahuri, avant de s'en emparer en rougissant et de filer rejoindre George qui le fixait d'un air mi-impressionné, mi-narquois.

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Les deux tas devant la grande salle commençaient à être impressionnants. Chacun contenait des vêtements des différentes Maisons (les chaussettes d'une Serdaigle, une cape d'un Serpentard, la cravate d'une Pouffsouffle, et la chemise d'un Gryffondor), un soutien-gorge rouge, un autre en tartan chez Peeves tandis que les jumeaux avaient une robe du même tissu (les deux venant de chez McGonagall), et un crapaud de chaque côté (même si celui de Peeves avait filé depuis longtemps, alors que celui des jumeaux se tenait sur la pile comme un dragon sur ses joyaux). Il y avait aussi des bouteilles de savon en provenance directe de la salle de bain de Rogue, une citrouille, et un paquet de bonbons au citron.

Peeves flottait fièrement au-dessus du sien, tandis que les jumeaux encadraient le leur.

Les trois joueurs attendaient le jugement de Lee.

Qui était bien embêté… les Weasley et l'esprit étaient à égalité. Non seulement avaient ils trouvé tous leurs objets, mais encore les avaient ils ramenés exactement en même temps. Au point que Lee se demandait si les jumeaux ne l'avaient pas fait exprès.

Toutefois, le jeune métis avait la solution. Il sortit de sa poche deux nouveaux parchemins.

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– Vous avez été trop efficaces, expliqua-t-il. Aussi, avant le déjeuner... (il regarda sa montre) dans trente minutes, vous devrez me trouver une plume des cours de Flitwick, non brûlée de préférence, une grenouille en chocolat, un ticket du Poudlard Express, une plante de Chourave, une boule de cristal, un balai de Quidditch, et un objet de Rusard. Vous êtes prêts ?

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Les yeux de George, Fred, et Peeves brillaient d'excitation.

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– Allez-y ! cria Lee en faisant détoner sa baguette.

Le crapaud de la pile des jumeaux sursauta et lui jeta un regard noir, tandis que les Weasley et l'esprit se précipitaient dans différentes directions.

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Récupérer une plume chez Flitwick ne fut pas difficile. Le petit professeur avait donné libre accès à son bureau aux jumeaux, et ceux-ci y disparaissaient de temps en temps pour travailler leurs sortilèges et leurs inventions. Le demi-gobelin était d'ailleurs d'un conseil précieux. Les jumeaux, bien sûr, ne lui disaient pas pour quoi ils travaillaient sur ces projets, mais leur tuteur était suffisamment fin pour avoir deviné depuis le début. Et pour ne rien dire (même si ce point tenait plus à une certaine admiration).

La grenouille en chocolat était déjà dans leur poche, de même que le ticket du Poudlard Express (qui permettait de retourner à King's Cross pendant les vacances).

Ils étaient repassés par leur dortoir pour récupérer les balais. Alicia les avait retenus pour savoir quand elle récupérerait son vêtement, et les jumeaux lui avaient assuré que ce serait avant le dîner, puis avaient filé.

Il leur restait une quinzaine de minute pour que Fred trouve la boule de cristal tandis que George irait récupérer la plante. Puis ils se retrouveraient dans le hall pour s'occuper de l'objet de Rusard.

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Par les trois poils du menton de Serdaigle ! Mais qui avait eu l'idée de mettre autant d'escaliers dans ce château ?! Et autant d'étages, d'ailleurs ?!

Quand il arriva sous la trappe de la salle de divination, Fred était passablement essoufflé. Il tendit l'oreille pour confirmer ce qu'ils avaient vu sur la Carte des Maraudeurs : qu'il n'y ai personne dans la pièce. Aucun son ne lui parvint. La classe devait être vide.

Un tour de baguette pour faire descendre l'échelle, et il y était.

Le garçon allait attraper l'une des boules de cristal, quand un long hululement se fit entendre du couloir. Le rouquin eut juste le temps de sortir de la pièce que Peeves lui fonçait déjà dessus en faisant claquer bien devant lui une bombe de peinture rose.

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Chourave donnait cours dans la serre n°2. De celle-ci, elle pouvait voir presque toutes les autres. Toutes sauf la n°13.

George avait un mauvais pressentiment. Il le sentait dans ses oreilles. Et le rouquin avait appris à toujours écouter ses oreilles. Surtout si le pressentiment s'accompagnait des cris de sa mère ou d'un membre de sa fratrie.

Et cela, sans compter que les serres n°11 à n°15 contenaient uniquement des plantes dangereuses.

Gloups…

Le Weasley prit son courage à deux mains pour rentrer… Et se baissa aussitôt pour éviter une liane de tentacula vénéneuse. Pour atteindre sa cible, il dût éviter encore trois lianes avant d'atteindre l'autre bout de la serre. Heureusement, les plantes avaient dû être nourries peu de temps auparavant.

Il atteignit les jeunes plants de saules cogneurs. Une pression sur une racine à la base du tronc permit de paralyser la plante qu'il visait.

Emporter le pot hors de la serre ne fut pas simple, mais le garçon s'en sorti sans un accroc à sa robe.

Poussa la porte.

Et se prit une belle motte de terreau dans la figure de la part de Peeves.

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Fred et George se retrouvèrent dans le hall.

Le premier était couvert de peinture rose qui jurait affreusement avec ses cheveux. Le deuxième avait encore des mottes de terreau sur ses vêtements et dans sa tignasse.

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– Peeves ? demandèrent-ils en même temps.

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– Oui, confirmèrent-ils d'une seule voix.

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– Donc, poursuivit Fred, il ne nous reste…

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– … plus que l'objet de Rusard, finit George.

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Un miaulement inquisiteur attira leur attention. Miss Teigne les fixait de ses yeux orangés.

Miaula un peu plus craintivement lorsque les jumeaux la fixèrent pensivement.

Puis glapit comme si on lui écrasait la queue quand les deux garçons sortirent leurs baguettes.

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Les trois chasseurs déboulèrent en même temps devant la grande salle.

En plus de la plume, de la grenouille en chocolat, de leurs balais, et du ticket, Fred portait le plant du saule cogneur qui commençait à s'agiter, tandis que George avait la boule de cristal sous un bras, et une Miss Teigne paralysée sous l'autre.

Peeves, lui, avait récupéré une botte d'asphodèles et les si précieuses chaînes du concierge.

Et Lee était très tenté de se frapper la tête contre un mur. Il pensait déclarer le premier arrivé vainqueurs. Sauf que là..

Peeves fit alors quelque chose de remarquable : il s'inclina devant les jumeaux en caquetant.

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– Pour avoir pris la Teigne, les belettes, je vous laisse la victoire. Vous me la prêterez après ?

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– Cher Peeves, dirent les jumeaux d'une seule voix, nous te laissons même tous les autres objets. Le saule cogneur serait parfait chez Quirrel, d'ailleurs.

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Un grand sourire s'étala sur le visage de l'esprit.

Puis ils entendirent la foule du château qui s'approchait.

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– Je suppose que c'est le moment de vérifier… lança Fred.

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– … si une Maison peut avoir un nombre de points négatifs, conclut Fred.

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N'hésitez toujours pas à reviewer. Les reviews sont la nourritures de l'auteur =3