Plein de chaps d'un coup, c'est vraiment Noel.. J'ai une lectrice passionnée qui me réclame la suite, qu'on en profite.

Jack se fait tirer les oreilles, le Docteur en apprend plus qu'il n'a envie et Mickey récupère sa dignité.


Chapitre 8


S'il avait cru se retrouver un jour de nouveau à Cardiff !

Sa dernière expérience avait été loin d'être enthousiasmante. Certes, il avait rencontré Charles Dickens – quel homme extraordinaire malgré ses peurs ! - mais la bataille contre les Gelth avait quelque peu douché ses échanges avec lui.

Les Gelths. Quelles horribles créatures. Il était tombé si facilement dans leur piège; il se reprochait toujours sa naïveté. Qui pouvait le blâmer, cependant? Le Docteur n'avait voulu que les aider.

Tout le monde ne possédait pas la même bonté de cœur, néanmoins.

Ces monstres avaient manqué tuer Rose.

Rose, douce Rose, féroce Rose, dont cela avait été le premier voyage dans le passé. Il pouvait se l'admettre à lui-même, dans le secret de son esprit : c'était à ce moment, alors qu'ils se battaient côte à côte contre les entités maléfiques, qu'il en était tombé amoureux. Amoureux, quel mot stupide. Il ne résumait en rien l'étendue de ses sentiments à l'égard de la jeune humaine, mais c'était le seul dont il disposait qui pouvait en exprimer une partie.

Amoureux. Un joli mot, finalement.

Doux et musical à l'oreille. Le Docteur aimait la musique.

Si tendre et charmant à la fois, comme la fleur composant le prénom de la jeune femme.

Rose. Comme cette couleur qu'elle portait à foison. Rose. Comme la pointe de sa langue qui venait percer entre ses dents pour former ce sourire mutin qui la définissait. Rose. Cette fleur si belle mais pleine d'épines.

Amoureux. Tant de sentiments compliqués cachés derrière trois petites syllabes.

Compliqué. Le résumé de leur relation.

Si seulement les choses étaient plus simples. Si seulement il parvenait à.. mais non. C'était impossible. Un milliard de raisons se tenaient entre lui et elle. À commencer par leur âge.

Le Docteur n'avait que trop vécu.

Rose méritait mieux qu'un vieil homme aigri aux mains couvertes de sang.

Et Jack aussi.

Le jeune homme avait passé sa main par dessus son épaule, riant aux éclats alors qu'ils remontaient la grande place. Ses yeux brillaient de ce plaisir propre aux voyageurs alors qu'il découvrait autour de lui la ville de Cardiff au XXIème siècle.

Pour le Seigneur du temps, ce n'était qu'une petite bourgade parmi d'autres.

Pour le capitaine, c'était une découverte extraordinaire.

Jack n'avait jamais connu la Terre-mère. Pouvoir s'y rendre, et découvrir le monde d'alors, demeurait parmi ses plus grands rêves. Son voyage à la Nouvelle-Orléans l'avait laissé plus enthousiaste que jamais, et il n'avait depuis cessé de tanner le Docteur pour revenir explorer la planète.

Ils flirtaient. Se cherchaient. Se tournaient autour sans jamais se trouver. Le Docteur était conscient autant des sentiments de ses compagnons à son égard que des siens. Il les connaissait depuis des mois à présent. Et contrairement à ce qu'affirmait ses amis, il n'était pas prude.

Il avait 900 ans, merci bien.

Ce ne serait pas sa première fois.

Il craignait simplement de briser davantage ses cœurs.

Rien ne pourrait jamais fonctionner avec aucun des deux.

Chacun finirait par le quitter un jour d'une façon ou d'une autre.

La seule chose qu'il pouvait faire était profiter du moment présent.

Un coup de coude dans les côtes le ramena à la réalité.

-Oy !

-Vous recommencez, répliqua Jack.

Le Docteur fronça les sourcils, prenant une expression outrée.

-Moi ? Absolument pas !

Le sourire innocent de son compagnon lui indiqua que celui-ci ne le croyait pas.

-Vous ne connaîtriez pas un bar, par hasard? J'ai soif !

-Les humains et leurs besoins primaires, gémit-il. Quel est votre problème avec la boisson ? Vous êtes toujours assoiffés !

-Ne vous en prenez qu'à vous-même ! Si vous n'étiez pas si magnifique, ma gorge ne s'assécherait pas !

-Paroles, paroles ! Commencez par m'offrir ce verre ! Quel rencard vous faites! répliqua-t-il, malicieux, les yeux de Jack se mettant immédiatement à pétiller.

-À votre service, monsieur !

Mickey poussa un grognement.

-Oh, ne sois pas si malheureux, tu peux venir aussi! rit Jack en l'attrapant par l'épaule.

-Hé ! Ne me touchez pas !

-Aow … Qu'est-ce que vous avez à votre époque avec les câlins ? Vous devriez vraiment vous détendre, vous allez exploser, commenta le capitaine alors qu'ils rentraient dans le bar.

-Le XXIème siècle et sa notion restrictive de masculinité, renifla le Seigneur du temps.

-Je ne suis pas.. Le pauvre Mickey s'étouffa. Je ne ..

Jack pouffa, alors que le Docteur roulait des yeux, amusé. Le trio se laissa tomber à une table juste devant la baie vitrée, leur offrant une vue imparable sur le spectacle à l'extérieur. Le Seigneur du temps roula une nouvelle fois des yeux en voyant Mickey s'installer sur l'autre banquette, prenant soin d'établir une distance entre lui et Jack, clairement peu à l'aise avec son caractère tactile.

Bon courage.

Pendant quelques minutes, le seul son fut celui des pages des menus étant tournées. Le Docteur sentit la pointe de ses lèvres pointer vers le haut en voyant son compagnon tout dévorer des yeux.

-Vous ne m'aviez pas dit que la nourriture de ce siècle valait de l'or ! Cela compense pour l'odeur !

-Prudent, capitaine, ironisa-t-il, vous allez encore finir avec une indigestion, et c'est moi qui devrais vous soigner !

Jack lui adressa un sourire bien trop large pour être innocent.

-Peut-être est-ce pour cela que je finis si souvent à l'infirmerie ? Pour être avec vous ?

-Oh, pitié, grogna Mickey. Prenez une chambre, tous les deux ! On est en public !

Le sourire de Jack se fit vicieux, alors qu'il tournait la tête vers lui.

-Jaloux ? Il n'y a qu'à demander !

-Je .. Le pauvre Mickey vira au rouge. Je ne veux pas.. Gardez vos mains sur vous !

-Comme tu le souhaites, rit Jack en se détournant. Si tu changes d'avis, tu sais où frapper !

-Gentil, capitaine, sourit le Docteur. Vous avez choisi ?

-Humhum .. Je vais prendre ça, dit celui-ci avant de lui montrer l'image d'une gaufre couverte de chocolat liquide maison et crème battue, accompagnée de morceaux de bananes et pépites de chocolat noir.

Le Docteur et Mickey poussèrent un grognement commun.

-Ne venez pas vous plaindre de prendre du ventre, commenta le Seigneur du temps.

-J'ai du mal à croire que je dis ça, mais je suis d'accord avec Grandes oreilles, ce truc déchire, mais les calories aussi !

Jack haussa les épaules.

-Rien qui ne part pas en salle de gym, répliqua-t-il en jouant des sourcils.

-Mais c'est pas possible.. D'où est-ce que vous le sortez ? pesta le jeune homme.

-Rose aime récupérer les animaux battus, commenta le Docteur en se levant pour aller passer commande, s'attirant un regard blanc de Jack alors que Mickey ricanait.

Le capitaine plissa des lèvres, sachant parfaitement que le groupe aurait simplement pu appeler la serveuse. Mais le Docteur voulait qu'il résolve sa tension avec Mickey, peu importait comment, et lui forçait gentiment la main en leur offrant quelques minutes de fausse intimité. Jack n'avait aucun doute qu'il pourrait tout entendre depuis le comptoir, ouïe super développée de Seigneur du temps oblige. Il sut qu'il avait raison lorsque son ami lui lança un de ses regards perçants.

Pourrissez-moi la journée avec vos drames sentimentaux et je vous abandonne ici.

-C'est moi qui paye, s'exclama-t-il, plongeant la main dans sa poche et en sortant des billets qu'il plaqua dans la main du Seigneur du temps surpris.

-On prend enfin ses responsabilités? le taquina celui-ci, avant de partir, le laissant seul avec Mickey.

Son compagnon se retint de rouler des yeux. Les gens trouvaient qu'il manquait de subtilité, mais vraiment, le Docteur pourrait lui faire concurrence.

-Pas de cette époque, alors ?

La voix de Mickey était tendue, ses yeux rivés sur ses mains. Jack pouvait percevoir son malaise d'où il se tenait, mais le jeune homme faisait des efforts visibles pour ne pas se montrer agressif.

Le capitaine haussa un sourcil, son regard s'affinant alors qu'il étudiait de plus près le garçon en face de lui. Jusqu'à présent, ce dernier l'avait au mieux amusé, au pire profondément énervé. En cet instant, néanmoins, il lui apparaissait surtout très jeune, et perdu.

Aussi jeune que Rose.

Gentil, sans méchanceté aucune, mais sans réelle expérience de vie.

Si cela n'avait été pour la blonde, il n'aurait rien eu contre lui.

Il ne s'était pas montré très tendre à son égard, lorsque Rose lui avait parlé de lui. Mais regardez où son orgueil l'avait conduit ? Lui aussi avait blessé la jeune femme, d'une manière bien pire que le jeune Terrien, dont le seul crime avait été d'être trop banal.

Jack l'avait agressée à cause de son amnésie. Et quoique ses amis en disent aujourd'hui, il ne se l'était jamais pardonné.

Peut-être devrait-il reconsidérer un peu ce qu'il ressentait à l'égard de Mickey.

Forçant un sourire sur son visage, il se pencha en arrière, adoptant une attitude plus relaxée.

-Non, répondit-il simplement. Pas de cette planète, non plus.

Non pas qu'il allait lui parler de Boeshane. Même le Docteur ne savait pas d'où il venait. Peut-être un jour trouverait-il le courage de lui raconter. Peut-être le Docteur comprendrait-il sa culpabilité, comprendrait pourquoi il ne pouvait pas se pardonner, ne méritait pas d'être pardonné.

Un jour, peut-être.

-Wow …

-Perturbant? sourit Jack, le mouvement se faisant un peu plus sincère et un peu moins calculé.

-Ouais, reconnut Mickey. C'est juste.. Vous..

-Je ?

-Rien, marmonna celui-ci.

-Je vous ressemble ? devina-t-il.

-… ouais.

-Le Docteur aussi, releva-t-il.

Mickey roula des yeux.

-Oui, aussi mais c'est le seul, sinon.. Enfin, ce n'est pas l'expérience que j'ai eue.

Jack cligna des yeux. Il lui fallut un instant pour se rappeler ce que Rose lui avait raconté sur sa rencontre avec le Docteur.

-Tu as déjà rencontré d'autres peuples ?

-Peuple ? Si on peut appeler ça ainsi, renifla Mickey. Une énorme cuve de plastique qui voulait me bouffer, et des monstres verts qui portaient nos peaux comme costume trois pièces. Il fit la grimace. Et lui, bien sûr.

Ce fut le tour de Jack de renifler.

-Je vois... Non, il y a toujours des humains là-haut dans le futur, commenta-t-il.

-Apparemment .. Vous venez de quand? lâcha-t-il soudain, conscient d'être rude mais incapable de se retenir.

Le capitaine esquissa un sourire orgueilleux.

-Plus loin que tu ne peux le concevoir, je crois.

Mickey fronça les sourcils.

-Bon, écoutez, capitaine grosses chevilles. Si vous voulez me prendre pour un con, ça ne marchera pas. Vous ne seriez pas le premier blaireau plein de muscles à croire qu'il peut me regarder de haut à cause de sa belle gueule. Ça aurait pu fonctionner, il y a un an, mais vous savez quoi ? Depuis, j'ai manqué connaître la taule à vie, grogna-t-il. À cause de lui, siffla-t-il en indiquant le Docteur du doigt. Alors si vous pensez m'impressionner, vous pouvez aller vous rhabiller.

Le silence qui suivit aurait pu se couper au couteau tellement il était épais. Les deux hommes se dévisageaient, la rage de Mickey faisant face au masque neutre de Jack.

Finalement, ce dernier lâcha un petit rire.

-Elle a tort. Il a tort. Tu vaux définitivement quelque chose. L'expression de Mickey se fit un peu plus tempétueuse. Je suis désolé, sourit-il finalement, et cette fois le geste était sincère. Je peux être un vrai con. Peu de monde parvient à me le dire.

-Au moins vous le reconnaissez, lâcha froidement le plus jeune.

-Je n'ai guère le choix depuis que je suis monté sur le Tardis.. Recommençons, voulez-vous ? Capitaine Jack Harkness, commenta-t-il en tendant sa main.

Après quelques instants, Mickey la saisit, la serrant fermement.

-Mickey Smith.

-Heureux de vous rencontrer, Smith, Mickey Smith. Je crois que l'on pourra s'entendre.

-Ça, c'est à voir.. Vous ne m'avez toujours pas répondu.

Le sourire de Jack s'élargit. Il ne mentait pas, il commençait à vraiment apprécier le gamin. Derrière son manque de confiance se dissimulait un potentiel homme de fer.

-51ème siècle, répondit-il simplement, son regard se faisant amusé devant l'expression de Mickey.

-Ok … On va prétendre que je n'ai jamais posé cette question.

-Parfois, cela vaut mieux, sourit Jack. Il fronça les sourcils. Prison ?

Le regard de Mickey se durcit immédiatement. Jack se réprimanda silencieusement.

-Le tact n'est pas votre fort, hein ?

Diable, que fabriquait le Docteur? Il aurait dû revenir depuis plusieurs minutes déjà. Allait-il vraiment le laisser seul jusqu'au bout ?

Donnez-lui une planète à sauver ou un dictateur à vaincre et il serait votre homme, mais les sentiments n'avaient jamais été son fort.

-Pas vraiment, reconnut-il. Désolé, ce n'était pas malin..

Mickey haussa les épaules.

a ne risque pas de vous plaire.

-C'est souvent le cas. Vous .. Tu n'es pas obligé d'en parler, soupira-t-il, soudainement désespéré pour la présence de son ami.

Un nouveau haussement d'épaules.

-Il n'y a pas grand-chose à dire. Quand Rose.. Rose est partie... ça a été la panique. Elle avait disparu, et j'étais le dernier à l'avoir vue. Je ne pouvais rien dire, évidemment, elle s'était enfuie dans l'espace, alors ça n'a pas été long avant qu'on me suspecte de meurtre.

-Aoutch.

-Un an, siffla Mickey. Un an passé à être regardé de partout, pointé du doigt, méprisé, parce que j'étais son petit-ami. Un reniflement. Petit-ami, tu parles. Elle m'a remplacé, et même deux fois.

Jack fronça les sourcils. Il avait su dès le départ que la base du problème était là : il avait du mal à comprendre le fonctionnement des relations à cette époque – le XXIème siècle était si bizarre – mais il pouvait voir que le jeune homme en face de lui souffrait réellement de la situation.

-Je ne suis pas expert sur ton époque, mais il me semble que pour 'remplacer', comme tu dis – un geste de guillemet avec ses doigts qu'il avait souvent vu Rose faire – il faut être séparé.

-C'est une évidence, oui, grogna Mickey en le fusillant du regard.

Ah.

-Vous êtes toujours ensemble, comprit-il soudain.

Mickey ne répondit pas, mais il n'en avait pas besoin.

Ah.

Le bonheur des incompréhensions culturelles.

-Je ne suis pas stupide, siffla Mickey. Je sais ce qu'elle fait. Si elle pouvait l'admettre, au moins ! Je ne suis pas un putain de jouet qu'on appelle quand on en a besoin, avant de repartir courir les champs !

Jack ne répondit pas tout de suite, son esprit tournant à toute allure; il n'avait jamais considéré les choses de ce point de vue. Il avait toujours pensé que lorsque Rose disait que les choses avec Mickey étaient au point mort, cela signifiait qu'ils étaient clairement séparés. Apparemment, il s'était trompé.. Et il n'aimait pas l'image que cela reflétait de la jeune femme.

Il ne pouvait pas blâmer Mickey pour être furieux, cependant.

-Je crois, commença-t-il lentement, pesant chacun de ses mots, que toi et elle avez besoin d'une longue conversation. Privée. À titre personnel, cependant, je précise que malgré les apparences, rien ne s'est passé entre elle et moi. Cela aurait pu, cela a souvent manqué, mais non. On est trop différent.

-C'est ça, oui, grommela Mickey.

Jack fronça les sourcils.

-Non, vraiment. Je ne dis pas que je ne ressens rien pour elle, mais cela s'arrête là. Rose est mon amie. Une amie chère, très chère, oui, reconnut-il, mais c'est logique avec le genre de vie qu'on mène, soupira-t-il. On finit par devenir terriblement proche, parce que parfois.. souvent.. on est tout ce sur quoi l'autre peut compter quand c'est la mouise.

Mickey le dévisagea, son visage fermé alors qu'il l'étudiait silencieusement. Jack tint son regard, laissant couler dans le sien toute sa sincérité.

Finalement, après ce qui lui sembla des heures, le plus jeune hocha la tête. Jack fut sauvé de chercher un nouveau sujet de conversation par l'apparition soudaine du Docteur, qui déposa devant chacun assez pour nourrir un régiment. Les yeux des deux hommes s'écarquillèrent, avant qu'ils ne saisissent enthousiastes leurs cuillères.

Jack ne put s'empêcher de jeter des coups d'œil au Seigneur du temps tout en mangeant : celui-ci était concentré sur sa propre crêpe à la banane, son expression ne révélant rien de ses pensées. Avait-il entendu la conversation ? Il semblait soudain beaucoup plus agréable avec Mickey. Et était-ce un supplément de noix qu'il voyait sur sa gaufre ?

À présent que les choses avaient été éclaircies, celui-ci se révéla un compagnon de table très agréable, curieux et désireux d'en apprendre davantage sur leurs voyages. Jack le régala d'anecdotes soigneusement choisies, prenant soin d'en incorporer qui comportaient un moment où il terminait nu. Aux rires qui l'entourèrent, il avait réussi.

-Je vous jure, 1m80 et avec des défenses !

-Vous mentez comme un arracheur de dents! s'exclama le Docteur.

-Je serai devenu fou, rit Mickey.

Le jeune homme se tenait les côtes, sa crêpe depuis longtemps terminée devant lui.

-Je veux dire, on a fini par réaliser que les machins blancs étaient des défenses, et je dis bien des défenses ! Et ils s'étaient réveillés, et ils étaient furieux...

-Comment est-ce que vous ne pouviez pas savoir qu'ils étaient là? s'exclama le Seigneur du temps, en secouant la tête.

L'immaturité décrite par l'ancien Agent du temps le consternait. Vraiment, ce n'était pas une surprise que l'Agence tournait si mal. Jack lui adressa un clin d'œil, avant d'ajouter :

-Et on était là, quinze devant eux, nu..

-Nu? s'étouffa Mickey dans son verre.

-Et je suis là, en mode, oh non, non, je n'y suis pour rien ! Et d'un coup ça rugit, et on commence à courir comme des fous, rit-il.

-Je n'en crois pas un mot, hoqueta Mickey. Il a raison, vous mentez comme vous respirez !

Jack lui adressa un sourire étincelant. Le Docteur ne parvenait pas à savoir s'il disait la vérité, ou s'il avait tout inventé pour leur plaisir. Dans tous les cas, son compagnon demeurait un merveilleux conteur.

Son regard se posa distraitement sur la foule les entourant. Il se figea en apercevant un journal que lisait un vieil homme. Se levant précipitamment, il se dirigea vers lui, ignorant ses cris indignés alors qu'il saisissait son exemplaire. Un frisson le parcourut avant qu'il ne revienne à leur table, s'attirant deux regards curieux.

Sans un mot, il leur montra la première page.

Jack haussa un sourcil, ne comprenant pas, mais Mickey blêmit.

-Docteur..

Ce fut cet instant que choisit son téléphone pour sonner frénétiquement. À l'autre bout, Rose.

-Je sais, soupira-t-il en l'entendant parler, paniquée. Et j'avais une journée si agréable ...


J'adore Rose, c'est une fille géniale avec beaucoup de cœur et qui a envie de voir plus que ce qu'elle a chez elle. Mais je n'ai jamais avalé comment elle agit avec sa famille, et en particulier Mickey. Je n'ai jamais compris toute la méchanceté d'une partie du fandom à son égard, et je pense qu'il y a besoin de remettre certaines choses au clair le concernant. Si on voyait quelqu'un agir comme Rose dans la vraie vie on la condamnerait, mais c'est normal dans une série? Nope. Très mauvais modèle à donner aux plus jeunes.