Je m'ennuieeeee avec le confinement, profitez-en.
Les Vinvocci apparaissent dans The end of time, le dernier épisode de David Tennant, ils sont verts avec des piques.
Chapitre 53
Il allait les tuer.
Le Docteur pouvait sentir la haine l'envahir.
Elle grandissait à toute vitesse en lui pour mieux prendre toute la place dans ses cœurs, les grignotant lentement jusqu'à ne plus rien laisser d'autre.
Ils lui avaient pris Jack.
Il leur prendrait tout.
Le Seigneur du temps ferma les yeux, inspirant profondément.
Il ne pouvait pas penser ainsi. Pas ici, pas maintenant.
Jack avait besoin de lui.
Jack avait désespéramment besoin de lui.
Le retour au Tardis se fit avec une rapidité terrifiante. Il ne savait pas exactement combien de temps cela lui avait pris, et c'était une preuve de combien son esprit était déjà ailleurs. Le vaisseau gémit doucement en le découvrant seul et blessé. Il caressa ses flancs, avant de courir vers la console, ignorant la douleur dans son bras pour mieux taper à toute vitesse sur les boutons devant lui.
À plusieurs années-lumières, un gps s'activa.
Le Docteur sourit sombrement.
Jack n'attendrait pas longtemps avant de rentrer à la maison.
Jack s'était toujours imaginé que si l'Agence le retrouvait, ce serait une bataille monstre.
Il n'avait pas eu tort, mais il ne s'attendait pas à tourner de l'oeil à peine téléporté sur le vaisseau.
Dans son état, cependant, c'était un miracle qu'il ait tenu si longtemps.
Une étoile de ninja et deux balles dans l'épaule et il tenait toujours debout.
À peine arrivé sur le vaisseau, cependant, il s'écroula au sol, incapable de tenir plus longtemps. Ses geôliers voulurent le relever, mais déjà ses paupières se fermaient, un noir bienvenue envahissant son esprit.
Dépêchez-vous, Doc, fut sa dernière pensée.
-..vaccins inconnus. Jamais vu cela de ma vie c'est fascinant ! J'ai besoin de savoir qui lui a donné tout cela !
-Vous allez en avoir l'occasion, Dr McIntosh. Il se réveille.
Jack secoua la tête, luttant contre le brouillard qui envahissait son esprit il fronça les sourcils en découvrant une infirmerie inconnue, avant de serrer les dents en réalisant où il se trouvait. La pièce était minuscule, davantage une chambre, vraiment, qu'une infirmerie même : un lit, une armoire, et tout le matériel qu'on attendait d'un médecin.
Une pièce d'isolement, idéale pour contenir un prisonnier dangereux.
Un prisonnier comme lui.
Jack baissa les yeux, découvrant sans surprise des liens de métal autour de ses poignets. Ces derniers étaient complétées par une ceinture du même acabit, qui recouvrait sa taille. Ses vêtements avaient disparu, le laissant seulement habillé d'une atroce tunique verte pale.
-J'ai toujours su que les médecins étaient des canailles cachées, commenta-t-il.
-Hello, commandant. Ou devrais-je dire, Jack ? Puisque c'est le dernier nom que tu t'es choisi, répliqua Ayael.
L'intéressé haussa une épaule.
-Aussi bon qu'un autre. Vous engagez des Vinvocci, maintenant? demanda-t-il alors que l'humanoïde à peau verte se rapprochait de lui, ses pics frémissant d'une excitation évidente.
-On engage partout, tu le sais, répondit Ayael.
-Mmm.. J'adore le vert. Très .. nature. Et les pics.. Cela frissonne sous les doigts et la langue, adorable, sourit-il, son expression grivoise faisant virer au vert foncé sa cible. Et à qui ai-je l'honneur?demanda-t-il alors que Ayael roulait des yeux.
-Dr McIntosh, marmonna l'intéressée. Jane McIntosh. Et je sais qui vous êtes, commandant, alors ne commencez pas.
-Quoi, je ne peux pas dire bonjour?la taquina-t-il. On risque de se voir souvent, alors autant s'y habituer. Son sourire se fit féral quand il ajouta : Vous et moi, ensemble dans la même pièce.
-Par la déesse, il est comme tout le monde le dit, marmonna Jane en le scannant.
-Oh, et encore, vous n'avez rien vu. La légende est bien loin de la réalité, répliqua-t-il en lui faisant un clin d'œil.
Jane se mordit la lèvre, mais ne répondit pas. Ayael secoua la tête.
-Vous ne serez jamais seuls. Sois honoré, tu as droit à l'accueil VIP.
-Ouais.. Tu m'en voudras de ne pas me montrer enthousiaste, répliqua-t-il en indiquant ses liens.
-J'ai une parole mais je ne suis pas stupide, commenta l'autre. Tu resteras ici jusqu'à ton arrivée. Ne t'inquiète pas, on va passer tout notre temps ensemble, tu ne seras jamais seul.
-Oh, joie, commenta-t-il sarcastique. Juste toi et moi, comme au bon vieux temps. Je vais juste m'installer confortablement, alors, ajouta-t-il en haussant les épaules, avant de froncer les sourcils. Hé, ça ne fait presque pas mal.
-Jane t'a soigné, expliqua Ayael. Un prisonnier blessé ne me sert à rien.
-Oh, tant d'attention, et d'efficacité dans un seul corps.. Elle m'a vu nu, alors ? Coquine, sourit-il en lui faisant un clin d'œil. Il y en a plus si tu as envie.
Sans surprise, Jane vira au vert foncé, alors qu'Ayael roulait des yeux.
-Certaines choses ne changent jamais, dit le proverbe. Toi non plus, apparemment.
-Pourquoi changer la perfection?répliqua-t-il.
-Ton flirt ne te sortira pas d'ici, tu le sais, répliqua l'autre en enfonçant ses mains dans ses poches.
-Cela m'occupe jusqu'à ce que tu commences ton interrogatoire, rétorqua-t-il avant de bailler. Mais pas maintenant. Je suis fatigué. Bonne nuit, ajouta-t-il avant de fermer les yeux, laissant l'épuisement prendre le dessus.
Il pouvait jouer le caprice et l'enfant gâté à outrance. Son flirt ne fonctionnerait pas avec Ayael, mais il n'avait aucune raison de ne pas le tester sur Jane. Comme le disait si bien le Docteur, il séduirait un glaçon si cela lui sauverait la vie.
Parler et séduire. Il savait faire. Il avait fait cela toute sa vie. C'était ses deux atouts principaux, en plus de ses connaissances militaires.
Il s'était sorti de situations similaires des milliers de fois. Celle-ci ne serait pas différente, pensa-t-il. Il fallait simplement qu'il contienne sa peur, et se concentre sur son environnement.
Gagner du temps, jusqu'à l'arrivée du Docteur.
Ayael le voulait vivant. C'était déjà un avantage. Cela ne voulait pas dire qu'il avait besoin d'arriver intact à destination, cependant.
Au vu de sa position actuelle, les choses n'étaient guère reluisantes de ce coté-ci. Il ne pouvait rien faire en cet instant pour la changer, néanmoins, alors autant reprendre des forces, il en aurait besoin, pensa-t-il sombrement en se laissant couler dans un sommeil pour la première fois tendu depuis des mois.
