Chapitre 2: Jaime

Jaime se réveilla en sursaut, le front ruisselant de sueur glacée. La respiration hâchée, il se redressa, encore à moitié endormi et tenta d'examiner les formes allongées autour de lui, quelqu'un montait la garde, à une vingtaine de mètres, et la nuit semblait calme. Cela n'empêchait pas le visage de Cersei d'apparaître partout, il avait encore fait un cauchemar, Cersei lui reprochant son abandon, Cersei menaçant de s'en prendre à ceux auxquels il tenait et pire que tout, Cersei le persuadant dans une étreinte mortelle qu'il ne pouvait exister qu'avec elle.

Il tenta de repousser ces images et de se rendormir, mais le froid mordant du nord le faisait greloter alors même que les bras de sa soeur semblaient avoir imprimé des brûlures ineffaçables sur sa poitrine. Il ne voulait plus de cela, songea-t-il misérablement. Cela n'empêcherait pas les cauchemars de venir. Il finit alors par se résoudre à utiliser la méthode qui lui permettait de se rendormir à chaque fois dans ce genre de situation.

Il se tourna sur son côté droit et fixa son attention sur la grande silhouette recroquevillée non loin de lui. Brienne. Sa respiration à elle était calme, elle dormirait paisiblement jusqu'au matin. Peu à peu, les battements de son coeur ralentirent, le rythme de ses pensée s'apaisa, Brienne était là et il lui semblait que par conséquent rien ne pouvait l'atteindre. Pas même Cersei. Sous l'éclat du soleil parfois il se sentait humilié d'être si faible, d'avoir besoin de cette créature comme il l'appelait autrefois pour trouver la paix. Si Jaime avait osé, osé le faire, osé admettre qu'il en avait besoin, il aurait pu étendre son bras jusqu'au sien qui reposait si près sur le sol gelé, sans doute demain matin comme souvent il s'éveillerait pour voir que le bon mètre qui les séparaient lorsqu'ils s'étaient endormis avait presque était effacé. La dernière pensée cohérente, du moins cohérente pour lui-même qui traversa son esprit avant de sombrer fut que si l'appelle de sa jumelle le rendait une nouvelle fois fou, au moins y aurait-il quelqu'un pour le jeter inconscient à terre.

Le lendemain vers midi, alors qu'il s'étaient arrêtés pour manger un peu un nouveau problème se présenta. Podrick qu'on avait envoyé en avant du groupe à l'aube pour se renseigner sur la localisation des armées avait appris que Daenerys et ses troupes se trouvaient désormais à Perdragon. Les voyageurs se demandaient s'il fallait tenter de les rejoinddre là-bas avant l'attaque de Port-Réal pour essayer de Résonner la jeune Targaryen ou agir sur place et sur le moment pour que la confusion les protège des foudres de Daenerys.

-Nous devons aller à Port-Réal expliqua calmement Bran Stark avec une assurance sans fierté très peu courante chez des garçons de cet âge.

-Elle n'annulera pas son attaque, il n'y a que dans l'action que Daenerys pourra revenir à la raison poursuivit le garçon, pour cela nous devons nous trouver à Port-Réal.

-Nous devrions nous lancer dans port-Réal comme Sandor Clegane et Arya et tenter notre chance pour tuer ou appaiser l'une des deux reines folles? interrogea Sansa Stark, qui semblait un peu affolée.

-Il semblerait oui fit tranquillement Bran.

-Lord Stark, il me semble que même si notre mission n'est pas militaire mais diplomatique, il faut que vous et votre soeur puissiez vous défendre, nous ne suffirons peut-être pas intervint un chevalier du nord, de ce qu'en savait Jaime un homme du Neck envoyé par les Reed.

Il devait avouer qu'il avait raison, de tous les Stark que Jaime avait croisé dans sa vie, ces deux-là étaient sans doute ceux qui semblaient les plus fragiles, les plus incapables de se défendre. Bran ne pouvait plus marcher par sa faute, et Sansa contrairement à sa petite soeur n'avait jamais appris à se battre. Pourtant on voyait sur leurs visages que les deux jeunes gens avaient survécu à des épreuves inconcevables pour des personnes aussi jeunes.

Bran sortit d'une saccoche deux dagues identiques et en tendit une à sa soeur comme s'il avait tout prévu depuis le début. Sansa Stark prit l'arme avec précaution, comme si elle craignait qu'elle ne l'attaque et se tourna vers Brienne:

-Pourriez-vous me montrer comment la tenir? Comment viser? Comment... je ne sais pas me battre et vous n'arriverez certainement pas à faire de moi une combattante en quelques cours, mais il faut que j'essaie d'avoir les bases.

-Biensûr, Lady Sansa, venez, affirma Brienne, Lord Stark?

-Je viens aussi, normalement je ne serai pas présent lors du combat, mais tout de même...

Jaime s'abstint de se joindre à eux dans l'espace dégagé où ils s'entraînaient, par décence, pour ne pas leur imposer sa présence, surtout pour l'enfant qu'il avait jeté d'une toure. Le plus jeune des chevaliers rejoignit Brienne et les jeunes Stark pour les aider et les deux autres s'engagèrent dans un duel d'entraînement. Jaime se tourna vers Podrick:

-Autant nous entraîner également. Le garçon acquiesça et ils s'entraînèrent une bonne partie de l'après-midi. Le froid s'intensifiait peu à peu et bientôt, il se mit à neiger, ce qui ne semblait troubler personne à part Jaime qui ne pouvait s'habituer à cet horrible climat et à cette horrible substance froide qui lui dégoulinait dans les cheveux et dans le cou. Jaime lança à la cantonade:

-Nous n'allons pas dormir dehors sous la neige?

-Cela va sans doute rapidement s'arrêter répondit Brienne.

-Nous n'avons même pas de tentes se plaignit-il une nouvelle fois. En effet, il n'avait pas été possible d'en trouver une seule à Winterfell toutes ayant été réquisitionnées par l'armée.

-Il faut essayer de trouver une grotte où nous mettre à l'abris déclara l'un des chevaliers et c'est ce qu'ils décidèrent de faire.

Alors qu'ils marchaient tout deux en tête du groupe, Jaime ne put s'empêcher d'étudier Brienne. Il avait tout gâché avec son discours sur le fait qu'il était dévoué à Cersei et seulement à elle et qu'il était prêt à tout pour elle. S'il l'avait dit, c'était dans un instant de désespoir, de rage envers ce qu'il était et aussi parce que d'une certaine manière, il était plus simple pour lui de faire comme si rien n'avait changé, comme si tout se justifiait à ses yeux du moment que c'était fait pour sa soeur. Quelque chose avait changé, et c'était cela même qui le faisait paniquer car pour la première fois de son existence il se reprochait totalement à lui-même ses actions douteuses, et il voyait qu'il n'était pas digne de Brienne. Il lui avait semblé logique sur le coup, d'aller mourir avec Cersei, pour préserver Brienne de lui. Alors que la nuit précédente encore... la nuit précédente il avait partagé avec elle des moments d'une intensité insoupçonné.

Il n'était plus question comme depuis son adolescence avec Cersei de braver l'interdit, de se perdre, ou de disparaître en un seul être, non, il s'agissait de deux personnes bien distinctes qui partageaient un lien fort fait de leurs expériences communes, leurs rêves, leurs espoirs et leur valeurs, brisés ou pas.

Depuis son départ avorté, Brienne évitait de lui parler en tête à tête.

-Au fait, merci de m'avoir assommé lui lança-t-il faussement nonchalant, Le climat d'ici n'est pas adapté aux lions comme moi, il peut arrivé que nous soyons un peu... désorientés.

-La mauvaise orientation était-elle de venir ici selon vous? questionna Brienne, et malgré tous les efforts qu'elle faisait pour le cacher, elle était blessée, ce qui expliquait l'emploi du vouvoiement qu'elle avait abandonné il y avait si peu de temps en privé.

-Non, Bien sûr, il aurait été inadmissible de rater une telle bataille sourit-il, alors qu'une part de lui avait envie de crier qu'il n'aurait jamais pu la laisser affronter les marcheurs blancs sans lui, que c'était au-dessus de ses forces, mais il se sentait assez ridicule ainsi et il ne voulait pas attirer l'attention des autres qui heureusement écoutaient Podrick chanter "Jennie of old Stones" à la demande de Lady Stark. Les muscles tendus des Épaules de Brienne semblèrent se relâcher un peu, elle lutta pour ne pas sourire, fit un mouvement brusque et maladroit de la tête, et Jaime qui avait juste envie de l'embrasser lâcha:

-Quand tu fais ça, tu présentes une grande ressemblance avec une mule que nous avions à Castral Rock, quand j'étais enfant, elle était complètement folle, elle chargeait tout le monde et tentait de s'enfuir à la première occasion.

-Ce qui fais de toi le premier lion a avoir besoin d'être orienté par une mule, conclut sèchement la jeune femme. Jaime ressentit un picotement douloureusement plaisant dans sa cage thoracique quand il réalisa qu'elle lui avait dit "tu" volontairement ou pas.

Toutefois, il savait que sa relation avec Brienne n'était pas encore revenu à la normal, ou à défaut de normalité, du moins n'était-il plus question pour Brienne d'afficher plus qu'une camaraderie platonique avec lui. Cela à cause de l'ombre insidieuse de Cersei qui planait sur eux. Leur deux chevaux marchaient côte à côte à présent, Jaime tendit la main vers celle de Brienne puis se ravisa en s'apercevant que c'était sa fausse main et que cela rendait ordinairement les gens mal à l'aise. pourtant, Brienne la serra un bref instant avant de la relâcher.

-Cette main d'or ne me plaît pas, elle est lourde et inutile constata-il amèrement.

-Cela ne fera pas repousser ta main rétorqua Brienne.

-Non mais je voudrais quelque chose de plus utile, qui permette vraiment de tenir des choses, comme une arme, quelque chose que je puisse enlever plus facilement et qui ne me blesse pas avec le froid.

-Je n'ai jamais aimé cette main d'or fit Brienne comme perdue dans ses pensée, on dirait une décoration et non quelque chose d'efficace, quelque chose qui brille pour cacher une défaillance.

-C'est exactement ce que Cersei voulait quand elle me l'a donné lui appris Jaime, parce qu'elle ne supportait pas la vue de mon moignon.

-J'imagine que se doit être un problème qu'ont les gens beaux, les imperfections les gênent essaya de plaisanter Brienne, mais la colère se lisait sur son visage et dans ses poings serrés sur les rênes de son cheval.

Jaime ne put pas répondre, le reste du groupe les avaient rattrapé, et semblait curieux de connaître le sujet de leur conversation. Jaime se demanda un bref instant ce que sa soeur ou son père auraient pensé de lui en cet instant, suivant gentiment deux louveteaux Stark et cherchant en vain à gagner le coeur d'une femme chevalier plus grande que lui. Ils l'auraient renié définitivement imagina-t-il, lui qui avait longtemps était une des grandes fierté de sa famille, le plus jeune chevalier de la garde royale. Étrangement, il ne s'en souciait pas, il aurait lancé dans la gueule d'un dragon son héritage entier si cela avait pu permettre que Brienne éprouve des sentiments pour lui et accepte de s'y fier. La neige se mit alors à tomber beaucoup plus fortement, il se retourna vers les autres.

-Regroupez-vous et avançons, on risque de se perdre si on ne trouve pas un abri rapidement.

Au bout de ce qui parut une éternité à Jaime mais qui ne devait être qu'une heure, ils tombèrent sur une cabane de berger abandonné, il sauta à terre et entrepris d'attacher son cheval à proximité. Il observa l'animal avec commisération, il avait vécu toute sa vie à Port-Réal, et stupidement Jaime se sentit coupable en voyant la bête frissonner, il lui laissa des fourrures sur le dos, et vit avec une pointe d'étonnement les autres le regarder faire et l'imiter, se privant ainsi de plusieurs épaisseurs de vêtements.

La cabane était abandonné depuis un moment, sans doute les bergers habitants ici étaient allés se réfugiés ailleurs à l'approche du froid et ils constatèrent qu'il y avait une cheminée mais pas de bois, Podrick et l'un des chevalier se proposèrent pour aller en récolter et une heure plus tard, Podrick revint seul et chargé de bois.

-Où est ser Edmund thorne? interrogea Sansa Stark, la mine inquiète.

-Il marchait juste derrière moi fit Podrick réalisant l'absence de son camarade Aussitôt il fit demi-tour pour essayer de le retrouver. Le jeune homme lança quelques appels dans le vide mais personne ne répondit.

-Nous devons partir à sa recherche décida la jeune Stark, et Jaime se rendit une fois de plus compte que ce que l'on disait sur cette famille était vrai, ils se souciaient vraiment des leurs.

-On ne prend pas les chevaux il ne doit pas être loin fit le plus âgé des chevaliers.

-Alors je ne peux pas vous accompagner constata Bran, Je vais rester ici.

Finalement, il fut décidé que seul lui et Brienne partiraient à la recherche du jeune chevalier. Du moins c'est ce que Jaime avait compris ou plutôt espérait, jusqu'à ce que la jeune Stark sorte à leur suite de la cabane, l'expression décidée, malgré les faibles protestations des autres pour que la jeune fille reste au chaud:

-En tant que Lady de Winterfell je me sentirais responsable s'il arrivait quelque chose à Ser Edmund, qui est venu avec nous pour nous protéger déclara-t-elle. Jaime attendit que Brienne proteste, mais elle ne dit rien, elle paraissait même fière de la jeune fille, comme elle aurait pu l'être d'une petite soeur. Ils ne pouvaient pas appeler à haute voix de peur d'être repéré par quelque groupe de pilleurs qui ne seraient que trop contents de demander une rançon pour eux, ou de ramener leurs cadavres à Cersei.

-Nous sommes déjà passé par ici constata Sansa au bout d'un long moment à trébucher dans la forêt enneigée.

-Comment pouvez-vous le savoir ? demanda honnêtement Jaime, qui pour sa part ne percevait devant lui que les quantités énormes de neige qui tombaient d'un ciel gris acier et recouvraient le sol.

-La forme de cet arbre, nous faisions parfois des randonnées ici avec père, avant ou plutôt, les garçons et Arya et parfois ils me traînaient avec eux, si j'avais étais plus enthousiaste à l'époque je serai maintenant plus utile, se lamenta la jeune fille.

-Alors vous n'êtes même pas certaine? ne put s'empêcher de provoquer Jaime.

-Elle a raison intervint Brienne sombrement, j'ai trébuché deux fois sur la même souche d'arbre. Jaime émit une sorte de rire étouffé sous les fourrures qu'il avait rabattu sur son visage. C'était tellement intrinsèquement Brienne de défendre ainsi un Stark au service duquel elle s'était mise, acceptant même d'admettre son incapacité à marcher sur ce sol poudreux et escarpé. Lui-même n'était pas très à l'aise, sur ce terrain, dépités ils finirent par décider de retourner à la cabane en espérant que le jeune chevalier les y attendrait. Alors qu'ils tournaient à droite et débouchaient dans une clairière ils se retrouvèrent presque nez à nez avec un groupe de trois personnes.

L'un des trois, le jeune Edmund Thorne, était attaché à un tronc d'arbre, Arya Stark et Sendor Clégane tentaient sans doute de décider quoi faire de lui. En observant la scène, Jaime se fit la réflexion qu'ils étaient sans doute les deux personnes les plus différentes et les plus semblables qui lui aient été donné de voir. Le limier était un homme d'âge moyen, le visage détruit, couturé de cicatrice et Arya une adolescente, petite et agile, mais tout deux dégageaient cette même férocité, cette même combativité, et sans doute aussi beaucoup d'expériences traumatiques, et si Jaime avait véritablement cru dans les Dieux de Westeros, il aurait dit qu'ils étaient deux incarnations du Guerrier venus rendre la justice dans le monde.

-Arya! Ser Clegane! s'écria Sansa, pourquoi avoir attaché ser Edmund?

-Nous nous sommes dis que c'était peut-être un coup monté par des bandits pour demander des rançons répondit Arya, tournant sa fine épée entre ses doigts, et Jaime sut tout de suite que pour rien au monde il n'aurait voulu être un bandit ayant croisé le chemin de la gamine.

-Ser Edmund est un chevalier qui nous accompagne expliqua l'aînée des filles Stark, et elle s'approcha du prisonnier pour tenter de défaire ses liens. Aucun des deux ne réagis apparemment atterrés de voir Sansa Stark, Jaime Lannister et Brienne de Tarthe se baladant dans les bois en plein milieu d'une guerre.

Un instant de silence passa pendant lequel tout le monde constata que malgré sa bonne volonté Sansa n'avait aucune idée de comment défaire un noeud aussi perfectionné que celui qu'avaient pratiqué Clegane ou Arya Stark. Avant que la situation ne puisse devenir assez drôle du point de vue de Jaime, ou embarrassante pour la petite Stark Brienne les rejoignit et défit rapidement le noelig;ud

-Aucun de vous trois n'est blessé ? interrogea-t-elle, s'intéressant plus particulièrement à la jeune fille qu'elle avait juré de protéger.

-Rien de nouveau grogna le limier, que faites vous ici de toute façon?

-Mon frère Brandon nous a informé que notre présence serait requise à Port-Réal informa Lady Stark, puis se tournant vers sa soeur, et toi quelle est ton intention précisément? Tu est parti sans prévenir.

-Tu savais que j'irai déclara simplement Arya, j'ai une liste à remplir, Cersei vit encore.

Sa soeur parut sur le point de répliquer mais elle se contint, et serra brièvement l'autre Stark dans ses bras.

-Quant à vous, je suppose que vous voulez tuer votre frère poursuivit lady Stark à l'adresse de Clegane.

-Cela ne vous regarde pas gronda-t-il.

La jeune fille ignora délibérément la rudesse de sa réponse:

-Merci d'être rester auprès de ma soeur, je sais que vous l'auriez protégé poursuivit-elle, avec un sourire.

Quelque chose comme une émotion traversa le bon côté du visage du Limier et si Jaime ne s'était pas plus soucié de ses orteils gelés qu'il avait peur de perdre, et des grelottements de tous les autres et surtout de Brienne, il aurait pu trouver cela étrange.

-Il faudrait retourner à l'abri avant que la nuit ne soit totalement tombée prévint Brienne. Tout le monde approuva, même leurs deux nouvelles recrues qui semblaient hésiter entre le mécontentement d'avoir été stoppé dans leur mission héroïco-suicidaire et l'envie de suivre Sansa jusqu'à la fin de leurs jours pour éviscérer quiconque la regarderait de travers. Ser Edmund remercia discrètement pour son "sauvetage" mais il paraissait mortifié.

Jaime prit la tête du groupe repoussant plusieurs fois Brienne dans le but de dégager un chemin sans embuches pour elle et les autres.

Celle-ci sembla finir par comprendre et se mit à marcher dans ses pas, bientôt imité par tous les autres, marchant dans les empreintes de celui qui le précédait. Jaime crut presque entendre une voix dans sa tête qui aurait presque aussi bien pu être celle de sa soeur que de son frère selon le niveau de sarcasme et d'hostilité, lui chuchoter qu'ainsi il faisait désormais parti d'une meute de loups. Finalement ils retrouvèrent les autres intactes dans l'abri de berger, et comme pour prouver à sa fratterie qu'elle avait tort, alors que tous s'endormaient autour de lui ,il se roula en boule près du feu comme un félin.