Chapitre 4: Sansa

Sansa observait avec appréhension les quatre membre du groupe qui leur faisaient face, tentant de chercher une autre solution. Une solution qui n'impliquerait pas de laisser sa petite soeur partir avec le Régicide, le Limier et un chevalier presque inconnu pour tuer Cersei Lannister.

Elle n'approuvait pas bien sûr mais Sandor et Arya n'en démordaient pas et Jaime Lannister avait voulu les accompagner, alors Sansa avait insisté pour que le vieux chevalier de l'île aux ours, Ulrich Darne les accompagne pour les empêcher de s'entremassacrer. Leur plan était d'entrer dans la ville en disant tout simplement aux gardes qu'ils étaient là pour tuer Cersei Lannister en ayant l'air le plus dangereux possible. Les chances pour que les gardes tentent le coup et les laissent entrer étaient minimes, mais Sansa savait qu'Arya rentrerait dans tous les cas, avec ses nouveaux pouvoirs presque aussi étrange que ceux de Bran. La jeune fille s'imaginait au bord de la crise d'hystérie, elle n'avait jamais été courageuse, et la partie du plan qui la concernait la paniquait également. Les premiers à entrer dans la ville cependant s'engageaient dans la mission la plus périlleuse parce qu'ils avaient des objectifs belliqueux.

-Nous devrions y aller fit Arya en scrutant les derniers rayons du soleil couchant. Elle se tenait droite, calme et imperturbable, Sansa se sentit impossiblement fière d'elle et aussi terrifiée.

, Quelque chose commença à gonfler dans son ventre, envahissant bientôt sa poitrine et sa gorge, elle tenta de le réprimer, de toutes ses forces mais le sanglot la secoua tout entière.

-Ne fais rien de stupide lâcha-t-elle.

-Je m'apprête actuellement à attenter à la vie d'une reine disposant d'une armée toute entière avec l'aide de trois vieux types en sal état, qui, pour certains n'ont même pas le même objectif que moi, sourit Arya, sinon je prévois de ne rien faire de stupide.

-Je ne suis pas un vieux type, se récria Jaime Lannister, une expression suffisante sur le visage.

-La ferme ! lancèrent le limier et Arya en coeur.

-La meute survivra affirma Arya à l'adresse de son frère et de sa Soeur avant de se détourner et de commencer à avancer sans se préoccuper de ses compagnons.

Ser Ulrich se précipita à sa suite, après avoir salué les Stark restant.

-aurevoir murmura Sansa à Sandor Clegane et elle eut l'impression que cet aurevoir-là risquait d'être définitif.

Il allait se détourner sans un mot mais soudain il se ravisa, pausa un instant une main sur l'épaule de la jeune fille et marmonna:

-Tu n'est plus un oiseau, désormais, Sansa, tu es, un loup.

Sansa opina sans savoir quoi répondre, chassant rapidement une larme de sa joue, et l'homme se mit à marcher vers Arya et Ulrich qui avaient fini par s'arrêter abasourdis par son geste. Sansa constata alors que Jaime et Brienne étaient plantés l'un en face de l'autre, raides, gênés.

Finalement Jaime marmonna quelque chose comme "à plus tard, fillette" d'une voix rauque et Brienne émit un son qui devait certainement vouloir dire "ne meurs pas!". Puis ils étaient tous partis.

Ils avaient tous tellement d'énormes problèmes psychologiques et émotionnels songea-t-elle, comment pouvaient-ils juger Daenerys? Ou la résonner? Elle prit une grande inspiration et s'attela au dernier préparatifs, enfilant un costume de voyage plus pauvre, qui pouvait la faire passer pour une paysanne, puis avec reluctance elle plongea sa tête dans une bassine remplis d'un liquide boueux, dont L'odeur était ignoble. l'homme qui leur avait vendu leur avait assuré que cela partirait au bout de quelques jours ou au premier rinçage, cela ne l'empêchait pas d'être révulsée. Ainsi, au moins elle ne risquait pas d'être reconnue, Brienne avait dû adopter la même couleur, si l'on pouvait vraiment qualifié cette horreur de couleur, mais cela ne semblait pas l'affecter beaucoup. Une fois encore, la jeune fille ne put s'empêcher d'admirer le bon sens et la maturité de son bouclier juré, elle au moins, tout comme Arya savait faire la différence entre ce qui avait de l'importance et ce qui n'en avait pas. Le cerveau de Sansa quand à lui ne savait pas hiérarchiser, compartimentaliser les sujets malgré l'apparence de marbre qu'elle se donnait.

Bran, Podrick et un des nordiens étaient supposés attendre ici l'arrivée de Daenerys et de John, pendant que Brienne, Ser EDmund, et Sansa s'introduisaient à l'intérieur de la cité.

Ils firent leurs adieux et partirent à cheval cette fois, car contrairement au détachement précédent, la rapidité importait plus que la discrétion. Sansa n'était pas à l'aise à l'idée de laisser Bran dans la forêt, à fixer des arbres, et espérant que leurs deux acolytes s'assureraient qu'il s'alimente correctement, ((il oubliait ce genre de choses, selon ses propres dires) néanmoins elle aurait été encore moins à l'aise si Bran avait dû entrer dans Port-Réal.

-Qui va là? cria une silhouette brandissant une torche devant l'une des portes de la cité royale. Dans un réflexe, Sansa fut sur le point de lancer d'un ton glacial "Sansa Stark de Winterfell" mais elle se retint tout juste et Edmund prit la parole:

-Nous sommes des marchands Messir, mentit-il en désignant les nombreuses sacoches qu'ils avaient pris soin d'attacher sur les chevaux, on fait l'approvisionnement avant le siège.

-Et qu'est-ce que c'est que ces épées-là? fit le garde en se rapprochant, intrigué, où vous avez trouvé ça?

Sansa savait que c'était la partie difficile, elle avait tenté de convaincre les deux autres de ne pas emmener les épées, mais elle comprenait leur réticence, si on ne les laissait pas passer elle pourrait toujours prier pour que Brienne et Edmund réussissent à mettre les gardes hors d'état de nuire.

-On les a acheté lâcha Brienne conformément à ce qu'ils avaient décidé auparavant, à un chevalier de la maison Lannister qui semblait vouloir fuir, et trouvait cette épée trop reconnaissable, poursuivit-elle en désignant Oathkeeper, comptant sur le fait que le groupe de garde en faction au moment du passage des autres ait été relevé.

-C'est pas con de vouloir une arme avec toutes leurs guerres. Présentez vos laissez-passer commanda le garde. Tout trois sortirent alors les faux-papiers que Ser Jaime avait fabriqué durant le trajet, ayant été commandant de la garde royale, il s'était occupé de la sécurité de la ville, et connaissait les modalités exactes des visas distribués aux commerçants autoriser à entrer dans celle-ci.' Le garde y jeta un coup d'oelig;il fatigué, apparemment rien n'attira son attention, parce qu'il se retourna vers des collègues derrières lui et leur demanda d'ouvrir.

-Allez-y mais traînez pas, paraît que ça va chauffer bientôt gromela un garde avec un geste dans la direction générale du donjon rouge.

-Nous n'allons pas nous éterniser ici assura Sansa, sur la route on a vu les troupes de Daenerys Targaryen et son dragon, il ne vaudrait mieux pas se trouver du mauvais côté quand elle arrivera.

-Pas faux... si je pouvais filer dit quelqu'un et un murmure d'assentiment parcourut les rangs. Sansa prit cela comme un signe encourageant.

La première chose qui frappa Sansa en entrant dans Port-Réal fut l'odeur, une odeur de système d'évacuation mal conçu, d'aliments avariés, de bêtes et d'humains entassés dans la misère. Lorsqu'elle était entrée pour la première fois dans cette ville, elle était enfermée dans une litière au milieu des parfums capiteux qui s'exhalaient des jeunes filles nobles. De toute façon, même si elle avait put le sentir, son bonheur illusoire l'aurait empêcher d'y prendre garde. Ser Edmund et Brienne regardaient autour d'eux avec suspicion n'appréciant pas non plus le climat d'insécurité de la capitale.

-C'est par ici je crois indiqua-t-elle, s'engageant dans une ruelle étroite, plongée dans l'obscurité. La dernière fois que Sansa était venue ici, elle accompagnait Lady Margaery dans ses missions de charité auprès d'un orphelinat. La nouvelle fiancée de Joffrey était suivi d'une douzaines de jeunes filles de grandes familles résidant à Port-Réal. Brienne toqua à la porte que Sansa indiquait.

Un homme ouvrit et observa les trois visiteur avec circonspection:

-Nous voudrions parler déclara Sansa, d'un ton calme incitant à la confiance.

-On ne peut plus prendre d'enfants, on a plus de place déclara l'homme avec lassitude.

-Ce n'est pas pour cela que nous sommes là intervint Edmund, mais C'est très important.

L'homme hésita puis les laissa entrer dans un petit couloir jusqu'à une salle à manger remplis de longues tables en bois où devaient manger les enfants.

étar

À cette heure tardive cependant seul quelques adultes occupaient la pièce, sirotant des verres de vins d'un air morose.

-On sait que vous ne nous connaissez pas débuta Sansa, nous arrivons comme cela, armés, étrangers et étranges et on vous supplie de nous écouter. Il faut fuir port-réal, Cersei va se servir des habitants comme rempart contre la reine Daenerys.

-Pourquoi devrions-nous fuir? pourquoi vivrions-nous mieux ailleurs? interrogea une vieille femme.

-On ne vous demande pas de partir définitivement simplement d'évacuer pendant les combats expliqua Brienne.

-Nous avons une centaine d'enfants, même si nous voulions nous ne pourrions pas partir reprit l'homme qui leur avait ouvert, il avait repris son verre et semblait vouloir se débarrasser d'eux au plus vite.

-Nous comptons faire une diversion pour permettre aux gens de sortir, ensuite les gardes ne vous poursuivront pas il est plus important pour eux de garder les portes et dans quelques heure Daenerys, son armée et son dragon arriveront et vous serez totalement oubliés argumenta Brienne.

-On pourra voir le dragon! s'écria soudain une voix enfantine, Sansa et les autres se tournèrent pour voir d'où provenait le son au moment ou un enfant d'environ sept ou huit ans passait la porte de la salle. Il avait dû écouter la conversation et ne pas pouvoir se retenir d'intervenir à la mention du monstre légendaire. Sansa sentit que c'était une chance à saisir:

-Sûrement, si toi et les autres êtes en dehors de la ville vous le verrez de près, Drogon est très dangereux mais il écoute la reine Daenerys déclara Sansa à l'adresse du petit garçon.

Il se rapprocha les yeux agrandis par la surprise:

-Vous avez vu le dragon?

-Oui j'ai rencontré la reine Daenerys quand elle en avait encore deux et mon frère a fait des voyages à dos de dragon confia Sansa, ne mentionnant pas que pour sa part, elle s'était tenue à distance respectable des créatures de part ses relations plus ou moins conflictuels avec leur mère.

Le bruit avait alerté d'autres enfants qui accouraient en masse dans la pièce, leurs vêtements étaient souvent vieux et abîmés, aucun d'entre eux ne pouvait être dit potelés bien qu'ils n'aient pas non plus l'air de souffrir de graves dénutrition, les dirigeants de l'orphelinat n'étaient pas submergés par les dons surtout depuis l'écroulement des Tyrell et la mort de Margaery.

Sansa se sentait un peu coupable de les utiliser, mais en le agissant ainsi, il serait peut-être possible que leur ville ne soit pas réduite en cendres.

-Nous n'avons pas beaucoup de temps prévint Ser Edmund, Vous n'avez pas grand chose à perdre.

-Juste nos vies rétorqua une femme qui devait être la cuisinière à en juger par son tablier.

-C'est vrai admit Brienne, mais vous pouvez tout aussi bien les perdre ici.

Les enfants, qui devaient presque être au complet à présent demandaient à partir et à voir le dragon. La demi-douzaine d'adultes tentait de comprendre ce qui se passait et de prendre une décision rationnelle, mais l'urgence était là.

-Si vous ne voulez pas le faire si vous pouviez prévenir un maximum de gens de ce qui va se passer continua Ser Edmund, hurlant presque audessus des voix des enfants. Le visage pâle et cerné du jeune homme sembla s'illuminer tout à coup, il sortit son épée et indiqua à Brienne de faire de même. Une courte seconde, Sansa eut peur puis elle compris.

-Par mon honneur de chevalier, je jure que je dis la vérité, il en va du destin du royaume qu'un maximum d'habitants de cette ville évacuent annonça Edmund, Brienne l'imitant.

Sansa savait bien que ce n'était pas parce qu'on était chevalier que l'on était soudain doté d'un honneur parfait. Ces gens aussi sans doute, ils avaient à faire aux exactions commises par la garde royale plus souvent qu'elle. Cependant, la vu des épées convainqueraient les enfants. Les adultes pourraient en déduire qu'il ne s'agissait pas d'une quelconque rumeur de paysan, mais d'informations obtenus à la source. D'ailleurs, une jeune fille d'environ l'âge de Sansa qui devait être une éducatrice de l'orphelinat se rapprocha d'elle et lui dit:

-La dernière fois que je vous ai vu, vous étiez rousse, désolée d'être si franche mais cette nouvelle couleur, avec la texture... est atroce.

-Je ne... commença Sansa terrifiée, à cours de mots.

-J'étais pensionnaire ici, à l'époque ou vous veniez avec Lady Tyrell donner des cours aux enfants et apporter des affaires.

Sansa vit ressurgir de sa mémoire lointaine une fillette aux cheveux blonds et aux grand yeux noisettes qui se tenait à présent devant elle avec cinq ans de plus.

La jeune fille poursuivait:

-Vous êtes Sansa Stark, pas la peine de nier, même si vous mentez très bien. Nous étions tous tellement jaloux de vous, je voulais être vous, vous aviez l'air si heureuse! Je n'ai compris que plus tard que c'était faux. Quand j'ai repensé aux mouchoirs avec les loups brodés dessus, vous nous les donniez parce que les Lannister ne vous laissaient rien qui puisse rappeler votre appartenance aux Stark, et pourtant vous ne pouviez pas vous empêcher de broder ces loups.

Quand elle arrêta de parler, le silence s'était fait autour d'elles, et Sansa ne savait pas quoi répondre, replongée malgré elle dans les souvenirs de sa prison doré au donjon rouge. Elle fut touchée de s'apercevoir que Brienne et Edmund s'étaient instinctivement rapprochés pour la protéger non pas de ces gens qui ne représentaient aucune menace mais de son passé. Edmund lui murmura:

-C'est maintenant qu'il faut les convaincre, Sansa, allez-y!

Elle se ressaisit, releva le menton:

-Oui c'est vrai, mais c'est une information qui pourrait nous mettre tous en danger. Cela ne change d'ailleurs rien à ce que nous vous disons.

-Biensûr que non déclara sèchement la jeune fille qui l'avait démasqué, j'allais justement dire que je pensais qu'on pouvait vous faire confiance, personne n'infligerait ça à ses cheveux sans une excellente raison, termina-t-elle moqueuse, en regardant la piteuse tentative de teinte de Brienne et Sansa.

-Comment vous appelez vous? demanda Sansa avec un sourire.

-Faérie, oui mes parents devaient franchement être des gens bizarres pour penser que c'était une bonne idée. Nous récolterons un maximum de personnes possible sur le chemin. J'imagine que vous ferez une diversion? devina-t-elle.

-attendez! Attendez! Je n'ai pas dit oui fit un homme d'une cinquantaine d'année qui devait être le dirigeant de l'orphelinat.

-Désolé Monsieur, mais nous ne pouvons pas attendre expliqua Sansa, le plus délicatement possible, vous voulez le bien de ces enfants?

-Biensûr que oui.

-Alors suivez-nous et il y a des chances pour qu'ils grandissent dans des conditions un peu meilleurs conclut-elle, personne n'osa plus protester. Personne ne prit beaucoup d'affaires car Sansa pressentait que le voyage serait de courte durée, l'important était d'agir vite.

-Nous allons partir juste avant vous pour distraire les gardes, vous devrez compter sur l'effet de surprise et filer, entraînez le plus de personnes possible derrière vous, normalement ils ne seront pas assez nombreux pour essayer de vous tuer, conseilla Brienne aux adultes du groupe.

-Ça a l'air marrant lança Faérie, je veux dire, ça doit être la routine pour vous, mais pour nous, s'enfuir de Port-Réal en pleine nuit, voir un dragon...

-Ce n'est pas non plus habituel pour nous rassura Sansa, pas pour moi en tout cas, Lady Brienne et Ser Edmund sont des chevaliers, mais moi je ne sais pas vraiment me battre.

-Vous avez une arme? questionna Faérie, avec ce ton un peu arrogant mais bienveillant qui semblait la caractériser.

Sansa sortit timidement sa dague, Faérie leva des sourcils sceptiques et sortit un gros couteau aiguisé de sa besace.

-Mon couteau de cuisine est plus impressionnant même s'il est moins joli asséna-t-elle, et c'était la simple vérité.

-Brienne et ma soeur pensent que je risquerais de me blesser moi-même avec quoi que ce soit de plus grand confia-t-elle les joues brûlantes, toutefois elle sentait qu'il fallait faire confiance à Faérie, être honnête, ne pas remettre son masque de Lady distante.

-On fera tout ce qu'on pourra pour fuir au plus vite rassura Faérie, je pourrais même me débrouiller pour que les gosses acclament le dragon et sa propriétaire à son passage.

En quelque mots, Faérie venait de faire comprendre à Sansa qu'elle avait intégré sa stratégie et par conséquent qu'elle pouvait se révéler une alliée précieuse.

-Ça serait... très utile approuva Sansa, merci, à plus tard.

-À plus tard, si tu ne te tue pas avec ta dague plaisanta la jeune fille.

Il ne s'agissait désormais plus d'être discrets mais au contraire de retenir l'attention. Edmund, Brienne et Sansa se hâtèrent à cheval vers les portes de la ville. Du point de vue de la jeune Stark, les choses se corsèrent à partir du moment où il se mit à néger, et où la soi-disant teinture pour cheveux se répandit lentement dans leurs vêtements et dans leur cou. Elle ne savait pas l'étendu des dégâts sur elle-même mais à en juger par Brienne, qui arborait toujours une chevelure boueuse mais de-ci delà, des touches de blonds apparaissaient, le vent collait des mêches gluantes sur le visage de la jeune femme et des plaques noirâtres venaient rivaliser avec ses tâches de rousseur, cela devait être effrayant sur elle aussi. Cette fois, les six gardes placés devant cette porte les attendaient épées dégainnées et attaquèrent sans demander aucune explications. Elle s'étonna un instant qu'ils ne soient pas plus nombreux mais se dit que Cersei devait préférer avoir un maximum de soldat autour du Donjon Rouge. Ils chargèrent donc, Sans doute parce que Brienne brandissait une épée fait d'acier Valyrian et qu'ils n'avaient clairement pas l'air de marchands.

Les deux chevaliers s'étaient placés devant elle, bloquant provisoirement leur assaillants, Sansa quand à elle Agrippa la petite dague donnée par Bran et s'évertua à se rappeler de ce que Brienne lui avait expliqué sur le manimant de cette arme. Son instinct lui dictait de fuir, mais il n'y avait nulle part où aller, et pour rien au monde elle n'abandonnerait Lady Brienne et Ser Edmund, même si elle avait conscience de n'être à cet instant qu'une charge pour eux, du moins se devait-elle de faire tout ce qui serait en son pouvoir pour les aider. Sansa n'y connaissait rien aux combats d'épées, il lui apparut cependant que Brienne s'appuyait sur sa force quand Ser Edmund lui, usait plutôt de l'agilité que lui donnait son jeune âge. Ils essayaient de ne pas tuer aussi les gardes comprit également Sansa, et aussi honorable que cela puisse être la jeune fille qui n'avait pas l'âme d'une guerrière se sentit un peu exaspéré, car ces hommes eux n'avaient aucunes scrupules.

Brienne utilisa le plat de son épée pour en jeter un à terre, elle lui appliqua un second violent coup, et il resta innanimé mais respirant sur le sol. Cela avait tout de même l'air plus violent que ce qu'elle avait fait à Jaime Lannister.

Au bout d'une minute à peine un garde réussit à s'approcher de Sansa elle brandit sa dague, annimée d'une volonté tenace, l'homme lui arracha sans difficultés des mains. Elle se débattit, donnant des coups de pieds et de poings mais il portait une armure, et la déposa par terre, pressant une épée contre sa gorge, lui tirant les cheveux de l'autre main. Sansa se rappela soudain de ce qu'elle avait entendu sur la mort de sa mère, exactement ainsi, et elle se rendit compte qu'il y avait de bonnes chances pour qu'elle partage cette fin. L'aube se levait; le garde observa sa main recouverte de la substance noirâtre puis les cheveux auburn qui apparaissait clairement désormais.

-Je crois que c'est la fille Stark, celle que gardaient prisonnière les Lannister ! s'esclama-t-il à l'adresse de ses trois collègues toujours debouts engagé dans un combat avec Brienne et Edmund. Ils s'étaient peu à peu éloignés des portes par lesquelles s'écoulaient un flot continu de personnes, dont la centaine d'enfants de l'orphelinat leurs éducateurs et une foule de gens que ceux -ci avaient persuadé de les suivre sur leur passage. Un regain d'énergie la saisit au moins, ça de fait, les gardes ne songeaient pas à poursuivre les habitants de la capitale.

-Les gens, Ils partent constata l'un d'eux d'un air idiot, on devrait...

-Ta gueule, couillon, si on capture cette gamine, ont peut gagner gros fit le garde qui pressait une épée contre sa gorge, la reine la fait rechercher depuis la mort de Joffrey ou peut-être que son frère John donnera encore plus, je m'en fous de quel côté ça vient, du moment qu'ils me paient.

Edmund blessa gravement à l'épaule un autre des homme qui s'effondra. Celui qui affrontait Brienne entama un repli vers les portes et s'en fut avec la masse s'évaporant de la ville. Alors que Brienne désarmait et assommait l'avant-dernier garde, celui qui tenait Sansa appuya un peu plus fortement la lame froide au creux de son cou, elle sentit un liquide chaud perler en même temps qu'une douleur aiguë.

-Si vous ne vous rendez pas, je la tue menaça-t-il.

-Si vous ne la lâchez pas, c'est moi qui vous tue répondit Edmund dans le dos du garde, celui-ci tourna la tête et relâcha légèrement sa prise sur ses bras en lui permettant plus de mouvement en général. Elle lança son pied de toutes ses forces vers le garde le coup lui coupa le souffle un instant, il chancela tenta de la rattraper, mais Edmund lui infligea un coup sans doute mortel à l'épaule.

-Ça va aller Sansa? s'inquiéta Brienne en regardant son cou qui saignait abondamment maintenant.

-Oui, je crois coassa-t-elle, Noséeuse. Ser Edmund l'aida à remonter à cheval et tout trois sortirent de la ville. Ils ne leur restait plus qu'à espérer que la rencontre des fugitifs apaiserait les craintes de Daenerys targaryen. En attendant, ils étaient sains et saufs non pas grâce à elle, elle en convenait mais cela n'avait aucune impoortance.