note de chapitre:

Réponses aux reviews:

-Lassa: oui xd j'aimai bien Bran aussi, mais maintenant il est un peu trop étrange pour moi, sinon je suis team Tyrion aussi!

-guest: voilà la suite !

-Maxime: Oui merci, à la base c'était pour eux que j'avais commencé cette fic.

-voilà merci aux reviewers et à ceux qui lisent et bonne lecture,

Chapitre 10: Jon

Cher Jon,

J'espère que tout va au mieux pour toi à Port-Réal. Je t'écris parce que j'aimerai que tu tentes de trouver des marchands de la capitale qui pourraient s'intéresser au marchandises que nous avons à vendre à Winterfell, (tapisseries, pierreries...). Tu trouveras peut-être ma requête étrange, peut-être que tu m'en voudras de vouloir vendre le patrimoine de notre famille. Je sais que cela devrait être à toi de prendre une telle décision, c'est toi le véritable lord de Winterfell, mais il faut agir vite. Pour reconstruire le dôme du marché de la ville d'hiver, le château, et tant d'autres choses. Je ne vais pas t'assommer avec cela, mais nous aurions besoin de ton aide pour les marchands et les matières premières. J'ai réunis un conseil restreint pour m'aider à gouverner le nord, (pour l'instant, un vieux chevalier nordiens de père comme chef de l'armée, ser Edmund Thorne pour la diplomatie et la sécurité lady Meera pour les finances et la comptabilité, et lady Faérie Snow pour les questions social).

Honnêtement, je leur dois beaucoup, sans eux je serai la pire dirigeante que le nord n'ait jamais connu. Bran Arya et toi me manquez, je suis certaine qu'Arya avait besoin de partir, et que Bran a des motivations que nous ne pouvons comprendre et je sais que Daenerys a besoin de toi. Rappelle-toi quand même que tu es aussi un Stark et pour être brusque, nous ne nous marions pas avec des membres de notre famille.

affectueusement,

Sansa,

Jon rejeta la lettre avec un soupir d'agacement, autant contre sa correspondante que contre lui-même. Sansa se mêlait toujours des affaires de tout le monde, depuis sa plus tendre enfance. Elle avait toujours voulu se donner une importance qu'elle n'avait pas, menaçant de dénoncer ces frères et soeurs à la moindre incartade. Mais Jon était injuste, oui Sansa se mêlait des affaires des autres, parce qu'elle se souciait d'eux, il n'avait pas avec elle la même affinité qu'avec Arya, c'était certain mais depuis leur réunion à Winterfell un an édemi auparavant, il avait compris qu'Audelà de leurs différents, ils étaient des Stark avant tout. Trop sérieux pour leur âge, trop honorables pour leur bien, et inconditionnellement attachés les uns aux autres.

Il savait que sa situation avec Daenerys ne pouvait pas durer mais il ne pouvait pas l'abandonner.

Soudain, la porte de la salle du conseil s'ouvrit et l'objet de ses pensées entra. Une fine couronne ceignait son front, mais pour Jon elle aurait tout aussi bien pu être vêtue de haillons elle aurait été sa reine. Il remarqua qu'elle était suivie par une douzaine de personnes, la part la plus instinctive de Jon s'en attrista, il n'aurait le droit à aucune proximité avec Daenerys.

-Je continue à dire qu'utiliser Drogon n'était pas la meilleur solution, disait Tyrion, alors qu'il trottinait derrière la jeune reine pour ne pas se laisser distancer.

-Il n'y a pas eu de morts, et ils n'encombrent plus les rues au moins, répondit Daenerys, en rejoignant Jon.

-Que se passe-t-il? intérogea-t-il.

-Des manifestations fit Ser Davos en s'affalant sur une chaise, quelque chose comme un aliment s'était écrasé sur sa joue dans la cohue, et pour une fois, il paraissait dépassé par les événements. Cela inquiéta Jon, car depuis qu'il l'avait connu, le vieux chevalier avait toujours était de bons conseils. Il faisait penser à Jon au grand-père qu'il n'avait jamais eu.

-Déjà? Que veulent-ils? s'étonna-t-il.

-Le mariage du dragon et du loup ! annonça Tyrion, un sourire ironique plaqué sur son visage déformé par sa cicatrice. On aurait dit, comme Ser Davos, qu'il arrivait au bout de son endurance.

Le reste des personnes étaient des gardes, qui s'étaient allignés près des murs, mais Jon savait qu'ils entendraient parfaitement leurs propos. Daenerys ne pouvait d'ailleurs pas se permettre de leur demander de les laisser, cela augmenterait la suspicion et la sécurité comptait plus que tout et ce ne serait pas un nain railleur, et un vieux contrebandier avec des doigts en moins qui sauveraient la vie de la dernière des Targaryen.

-Qu'as-tu fais avec Drogon? voulut savoir Jon.

-J'ai survolé la foule, cela les a dispersés répondit Daenerys, avec une touche de fierté dans la voix. En cet instant, on lui aurait donné seize ans alors qu'elle en avait près de vingt-cinq, elle se tordait les mains, sa voix rendue aiguë par l'anxiété.

-Ces gens n'ont rien d'autre à faire? se plaignit Daenerys, que leur importe avec qui je me marie?

-Cela leur importe, parce qu'ils aiment Jon, ils le trouvent beau, ils adulent son nom, et ils veulent de l'espoir rétorqua Tyrion, quelque chose d'exténué dans la voix.

-Se sont des idioties ! protesta Jon.

-Non, ils ont raison contredit Daenerys, en serrant sa main dans la sienne, serait-ce si grave si nous accédions à leur demande?

-Techniquement vous êtes des targaryen murmura Davos pour ne pas être entendu de tous, les Targaryen sont accoutumés à ce genre de pratiques.

-Daenerys nous ne pouvons pas, ce n'est pas morale Intervint Jon qui en avait un peu assez que l'on discute de son propre mariage sans le consulter, nos enfants pourraient finir comme ceux de Cersei et Jaime Lannister.

-De ce que Tyrion m'a dit, seul Joffrey était détraqué, et cela pourrait être du hasard soutint Daenerys, ses traits se tordant en une grimace de douleur.

-Vous pourriez épouser une autre personne qui leur plaise autant, hasarda Tyrion, jetant un regard compatissant à Jon. Pour un étrange instant, Jon fut persuadé que Tyrion allait se suggérer lui-même, après tout, il avait parfois eu ce regard pour Dany, ce regard que Jon ne connaissait que trop bien. Mais Tyrion avait aussi eu devant lui des regards encore plus singuliers, ininterprétables pour d'autres, il chassa ces idées de sa tête,. Et Jo'n imagina que contrairement à lui le nain ne cherchait sans doute pas un amour unique et durable parce qu'il s'était toujours vu comme indigne de l'obtenir.

-Gendry Barathéon serait parfait déclara alors le Lannister à la surprise générale.

-Il et plus jeune que moi s'offusqua Daenerys, et à Winterfell, il avait une relation... singulière avec la petite Arya.

Jon songea avec amusement qu'Arya n'aurait pas du tout apprécié d'être appelé de la sorte, puis les cellules de son cerveau reconnectèrent et il eut envie d'aller foutre une bonne raclée au gamin pour la vertue de sa soeur et pour son coeur brisé, cependant la voix de la raison lui disait qu'Arya n'avait que faire de sa vertue et que c'était sans doute Gendry qui avait le coeur brisé.

- Après tout, vous l'avez légitimisé comme seigneur des terres de l'orage, il n'est pas laid, il vous assurera le soutien de cette région et vous procurera des héritiers énonça Tyrion, quant à son lien avec Arya Stark, qu'importe? Elle est partie, et même s'ils continuaient à se voir, on ne vous demande pas de faire un mariage d'amour, mais un mariage politique.

-Me marier avec Jon serait les deux à la fois ! répliqua la reine, entêtée.

-Votre grace, si je puis me permettre vous devriez discuter de cela tous les deux en privé, je dois allé m'occuper du recrutement des nouveaux menteaux d'or s'excusa Ser Davos.

-Allez-y acquiesça Daenerys, Tyrion que devez-vous faire?

-J'ai un rendez-vous avec un représentant de la banque de fer répondit-il, au sujet des dettes du royaume vous étiez censée y assister votre majesté.

-Vous vous débrouillerez sans moi conclut sèchement Daenerys.

Tyrion parut sur le point de rétorquer quelque chose mais l'expression de la reine dû le dissuader parce qu'il s'en alla sans ajouter un mot, la pièce se vida, Daenerys fit signe aux gares d'aller attendre dehors. Jon se sentit mal à l'aise, tout le monde devait être en train de s'imaginer des choses sur leur entrevue", Il essayait de toute ses forces de changer son amour pour Daenerys en dévotion en vers sa reine et sa tante mais c'était très difficile. Surtout quand elle fondit en larmes, toute entière secouée de tremblements.

Jon n'était pas habitué à gérer ce genre de comportements. À la garde de nuit, il n'y avait pas intérêt à laisser voir une émotion négative, seul Sam s'y risquait et il était un paria dans les premiers temps. De plus, il avait grandis chez les Stark, où on avait le droit de ressentir des émotions mais où il fallait les sublimer pour qu'elles deviennent héroïques. Jon ne pouvait pas se souvenir d'avoir vu Catelyn Stark ou Ned son père pleurer, bien sûr, enfants Robb et lui étaient passé par ce stade innévitable, mais ensuite il leur avait fallu devenir dignes et forts pour gagner l'approbation de leur père.

Bran et Arya avaient toujours étaient des enfants silencieux au sujet de leur tristesse. Seule Sansa pouvait se laisser aller aux larmes mais généralement c'était une mise en scène qu'elle préparait pour avoir l'air d'une jeune fille tourmentée avant même d'avoir eu huit ans. Jon l'avait toujours évité dans ces cas-là. Lui-même ne se livrait jamais à une telle faiblesse.

Igrid, non plus, autrefois, honnêtement c'était sans doute pour cela que le gamin qu'il était alors l'avait aimé. Igrid ne pleurait pas, n'avait pas mal, riait fort, courait vite les cheveux au vent, n'avait peur ni des armes ni des mots. Il avait ressenti pour elle une sorte de fascination étourdie, un désir enchanté, une flamme intense mais sans doute instable, seul le temps qu'on leur avait volé aurait pu le dire.

Daenerys était la première personne qui lui faisait cette impression nouvelle d'émotivité. On aurait dit qu'autour d'elle les choses bougeaient plus vite, les sons résonnaient plus forts, les images étaient plus brillantes. Ni ses larmes ni sa colère ne le rebutaient. Instinctivement, il la prit dans ses bras. Si seulement il avait pu croire qu'il ne ressentait qu'un amour filial pour elle!

-Tu ne veux pas de moi ! murmura-t-elle, d'une voix entrecoupée de sanglots, le visage pressé contre son épaule.

-Ce n'est pas... commença-t-il, ne sachant pas lui-même ce qu'il dirait.

-Je ne peux pas dire la vérité sur tes parents se justifia-t-elle, sinon ils ne me laisseront jamais garder le trône.

-Dany, si je n'en veux pas, il te reviendra forcément tenta-t-il.

-Bran et moi devons retourner dans le nord, c'est là que je dois être, marmonna-t-il faiblement, le combat était perdu d'avance.

-Si tu n'est pas à mes côtés Jon, je sens que je ne serais pas en mesure de calmer mes pulsions destructrices, menaça-t-elle, Jon savait que c'était à moitié de la manipulation et que c'était à moitié vrai. Mais lui n'était pas capable de jouer à ce genre de jeux, la manipulation, le mensonge, la dissimulation.

Lui il ne voyait que les faits et les actions qu'ils supposaient.

Il était amoureux de Daenerys, c'était mal et pour le bien du royaume il se devait de rester auprès d'elle.

-Je vais rester Dany, c'est d'accord, rassura-t-il, je n'ai pas la force de faire le bien cette fois, mais nous ne devons surtout pas avoir d'enfants. Il est hors de question de créer un second Joffrey.

-Tu vas le faire pour le royaume intérogea-t-elle déchirée.

-oui, et parce que finalement je n'ai pas la force de te quitter avoua-t-il, et ce n'était pas une déclaration d'amour, pas seulement, c'était surtout un constat d'échec.

Qu'aurait-dit son père? Et son père biologique à le voir avec sa tante?

-Alors tu veux bien m'épouser demanda-t-elle.

-Plus que tout au monde apparamment même plus que mon honneur, abdiqua-t-il. Jon serra Daenerys plus fort contre lui, elle était si frêle qu'il avait toujours cette stupide impression qu'un coup de vent trop fort pourrait l'emporter au loin, malgré sa couronne, sa force de caractère, et ses yeux violets étincelants. Quelques instants plus tard, le jeune homme n'était plus capable d'une seule pensée cohérente, Daenerys l'embrassait ou bien il l'embrassait, il ne savait pas vraiment comment cela avait commencé.

Quand la porte s'ouvrit avec fracas, plusieurs couches de vêtements étaient déjà jetées au sol en plein milieu de la salle du conseil et si les intrus avaient ouvert une minute plus tard la situation aurait été sans équivoque. Une jeune femme légèrement plus âgée que Daenerys, Jon lui aurait donné environ vingt-huit ans,fit irruption dans la pièce armée jusqu'aux dents suivis par ses propres chevaliers et ceux du royaume qui n'avaient apparemment pas pu ou voulu la dissuader d'entrer.

Elle aurait eu l'air parfaitement féroce si un gloussement de jeune fille ne s'était pas échappé de ses lèvres en apercevant Daenerys et Jon.

-Oups ! fit-elle avec autant de malice que de hauteur dans la voix, désolée de vous interrompre votre majesté, jon s'apprêtait à nier tout en bloc, comme c'était la coutume à Westeros, nier même devant l'évidence, mais Daenerys avait passé cinq années à Essos où les choses étaient bien différentes Elle récupéra par terre sa couronne; referma sa robe et sourit à Yara Grey joy, dirigeante des îles de fers.

-Ce n'est rien, pourquoi êtes vous si pressé de me voir Lady Yara s'enquérit-elle.

-Je viens demander l'indépendance des îles de fers ! lâcha-t-elle brutalement.

L'atmosphère de la pièce changea, tous ses occupants se tendirent, plus personne ne s'intéressait à ce qu'avaient bien pus faire la reine et son conssort.

-Pourquoi vous accorderai-je une chose pareille ? demanda Daenerys.

Yara Greatjoy, dans une tentative pour rendre la conversation plus paisible pris place autour de la grande table du conseil, faisant signe à deux de ses conseillers d'en faire autant, Jon trouva qu'il serait sage de les imiter et le fit tout en déplorant l'absence de Tyrion et Davos qui étaient bien meilleurs dans ce genre d'affaires que lui. Daenerys était sur la défensive, elle s'assit près de Jon, mais il sentait qu'elle avait juste envie de renvoyer sa visiteuse de là où elle venait sans même l'écouter.

-Nous avons maîtrisé mon oncle et la partie de la flotte de fer qu'il avait sous ses ordres continua Yara.

-Le Val et le nord ont fait de même dit Jon, sans agressivité, simplement comme une constatation.

-Mais pas Dorne, ni HautJardin, ni les terres de l'ouest contra Yara.

-Ces endroits étaient ruinés ou nos ennemis directes, répondit Jon, au moment où la porte s'ouvrait pour laisser entrer Davos, Tyrion, Sam, et Bran.

-Votre majesté, Lady Yara salua tour à tour Sam, ses compagnons le suivirent.

-Bran nous a averti de votre venu, et du motif de celle-ci expliqua Tyrion, et tous les regards se tournèrent vers Bran. Son petit frère, pensa Jon avec affection, enfin son petit cousin techniquement, les corneilles à trois yeux avaient-elles encore une famille? Il voulait le croire, croire que cet adolescent d'à peine quinze ans qui voyageait dans le temps conservait un lien avec ses soeurs et lui, il en avait besoin.

-Que gagneriez vous par l'indépendance Lady Yara? questionna Tyrion en se hissant sur une des chaises du conseil, un peu trop hautes pour lui.

-La possibilité de gouverner comme je l'entends, de ne pas être obligé de m'impliquer dans les guerres incessantes de Westeros, de respecter les us et les coutumes fers-nés énuméra-t-elle fièrement.

Son aplomb laissa un bref silence même le nain semblait éprouver des difficultés à répondre avec l'acidité coutumière au Lannister.

-Vos coutumes sont brutales et barbares ! s'offusqua Daenerys, en tant que reine, j'exige leur disparition.

Ce n'était pas ce qu'il fallait dire, Jon le sentit immédiatement, bien qu'il ne sache pas ce qu'il aurait fait à sa place, mais rejeter la culture d'une partie de ses sujets n'était pas une bonne stratégie pour garder son royaume unifié. C'était comme si elle avait dit à un nordiens que les arbres coeurs devraient être coupés ou à un citadin de Lannissport que la course annuelle à dos d'humains était déshonorante.

Chacun avait ses traditions étranges, Daenerys avait été khalissi d'une horde de Dothraki, elle le savait mieux que quiconque pourtant.

-Si vous n'aimez pas ce que nous sommes pourquoi nous garder ? fit Yara avec un sourire provocateur.

-Parce que je suis la reine légitime des sept couronnes ! s'emporta Daenerys, se levant presque de sa chaise. Jon posa une main sur son bras pour l'apaiser un instant ses traits s'adoucirent, mais dès qu'elle croisa le regard de la fer-née, elle repoussa sa main.

-Écoutez votre majesté, nous ne voulons pas vous offenser, nous souhaitons rester en bon terme avec votre royaume, simplement nous croyons qu'il est plus aisé de gouverner les fers-nés lorsqu'on en est un, intervint un des conseillers de Yara, assis à sa droite.

-C'est concevable admit Tyrion, Mais Vous réalisez que n'importe qui peut dire cela n'est-ce pas, chacun se sent légitime à se gouverner soi-même et il l'est, mais pour fonder une société viable économiquement et socialement, il est plus avisé de choisir des dirigeants qui connaissent un peu les intérêts de tous.

Nous en parlions avec le jeune Lord Bran ici présent, il me disait que nous devrions pour les territoires excentrés qui le demande, établir un régime intermédiaire. Pas l'indépendance, mais une certaine liberté législative, une gestion des affaires intérieures en laissant le marché libre de douanes et les lois fondamentales en place.

Jon ne comprenait pas exactement toutes les implications de ce que Tyrion venait de suggérer il peinait à croire que c'était Bran qui avait eu une telle idée mais Lady Yara avait les sourcils froncés, réfléchissant à la possibilité.

-Lord Tyrion, je vous prierez de discuter de ce genre de choses avec moi avant de les proposer à des sujets. Je ne sais pas s'il est sage d'écouter un enfant comme Bran sur cela, il est idéaliste et c'est très bien, mais pas pour faire de la politique sermonna Daenerys.

-Parce que vous n'êtes pas idéalistes, votre grâce ? demanda Yara. Jon était tombé amoureux de Daenerys en partie pour cela, parce qu'elle croyait en la possibilité de fabriquer un monde meilleur, qu'elle aspirait à faire le bien. Elle était toujours ainsi, se convainquit Jon, simplement elle traversait une phase difficile et agissait sous l'effet de la colère.

-Que gagneraient les îles de fers à votre solution intermédiaire ? reprit Yara d'un ton neutre, l'un de ses conseillers prenant hâtivement des notes sur un parchemin.

-Vous importez aux îles de fers 50 pourcent des produits alimentaires, 63 pourcent des textiles et 39 pourcent des produits manufacturés, si vous devenez une nation étrangère les tarifs douaniers vous mettrez en difficulté D'autant que vous n'exportez à Westeros que vos hâches de faibles quantités de métaux, du vin et du poisson, ce qui ne représente que 1 pourcent des produits vendus dans les sept couronnes informa factuellement Samuel Tarly, une grosse liasse de paperasse posée devant lui.

Quoi qu'aient pu penser les gars de la garde de nuit, songea Jon, Sam était un type super, et son intelligence leur était d'une grande aide.

-Votre solution aurait était envisageable, mais Daenerys ne l'acceptera pas fit lady Yara, avec un regard déçu vers la concernée.

-Ça n'a jamais fonctionné ainsi, les Targaryen protégeaient et dirigeaient complètement tous leurs sujets, protesta Daenerys donnant malheureusement raison à la fer-née.

Jon comprenait pourquoi elle agissait ainsi, ses plus anciens conseillers et deux de ses dragons avaient étaient tués par sa prise de pouvoir à Westeros, les gens étaient admiratifs de son dragon et même de son physique mais peu d'entre eux l'avaient adopté comme souveraine légitime sans lever un sourcil.

-votre majesté, fit Bran soudain, les fers-nés ont été utiles dans la guerre, et Théon Greyjoy s'est bravement battu contre les marcheurs blancs, il a aidé ma soeur à s'enfuir des griffes de ramsay Bolton et il est mort pour me protéger. Nous devons reconnaissance à sa grande soeur.

-Je ne suis pas une Stark, je ne suis pas tenu par vos engagements rétorqua sèchement Daenerys.

-Pourtant vous comptez en épouser un souffla Bran, à la surprise général, car la décision venait d'être prise en privé par Jon et Daenerys.

Daenerys se tourna vers lui; le visage tourmenté:

-Je suis désolée Jon, je sais que Théon a grandis avec toi mais...

-Avant d'être un héros, Théon nous avait trahi, attaquant Winterfell et forçant mes petits frères à l'exil, raconta Jon, c'était une relation complexe, comme celle que nous avons avec les îles de fers à l'instant.

À la mention de Théon Une expression de douleur passa sur le visage de Yara Greyjoy, ses poings se serrèrent.

-Vous n'êtes pas en position de gagner une guerre contre nous, rappela-t-elle.

-C'est une menace ? gronda Daenerys. Les deux femmes se faisaient face, se fixant férocement, et les conseillers des deux souveraines s'entreregardaient avec anxiété. Jon lui-même percevait qu'on était sur le point de basculer dans la catastrophe diplomatique.

-Je propose qu'on essaie de discuter posément comme des adultes, glissa Tyrion.

-J'ai parlé posément, c'est votre reine qui ne supporte plus la critique renvoya Yara, Quand je vous ai rencontré pour la première fois pourtant, je m'étais dis que vous étiez quelqu'un de bien, avec qui j'aurai pu être amie.

-Le sang des dragons coule dans mes veines martela Daenerys, être quelqu-un de bien signifie ici, vouloir garder notre pays uni pour pouvoir en protéger tous les habitants.

Daenerys avait parlé avec conviction, elle était sincère et c'était horriblement triste songea Jon.

-Lady Yara, nous discuterons davantage demain, en attendant vous serez la bienvenu au donjon rouge, vos hommes également, le ton était froid cependant.

-En gros vous m'emprisonnez s'offusqua la fer-née.

-Vous êtes libre d'aller ou bon vous semble fit Daenerys.

-Du moment que je ne sors pas du palais poursuivit Lady Yara.

-Je vois que sur cela au moins nous nous comprenons, convint la jeune Targaryen.

-Je vois fit Yara, et croyez-vous que les fers-nés vont accepter cela?

-Oui interrompit Bran, de ce que je sais, et en tant que corneille à trois yeux j'ai accès à toute sorte d'informations intéressantes, votre séjour ici ne devrait pas être trop long.

-Tu est le jeune Stark que mon frère avait prétendu avoir tué, toi et le tout petit, et tu est aussi celui pour lequel il est mort ? demanda Yara, mais ce n'était pas une vraie question. Jon comprit que Yara s'était renseignée sur les circonstances de la mort de théon. Il était prêt à se lever pour défendre Bran en cas d'attaque mais Lady Yara se contenta d'adresser un sourire triste au jeune garçon et à lui tendre une main.

-Je ne peux pas dire que je suis heureuse de son choix, mais Théon était un Stark autant qu'un GreyJoy et a fait ce qu'il y avait à faire, je peux enfin être fière de lui, comme il était sans doute fier de toi offrit-elle et un tout petit quelque chose passa sur le visage d'ordinaire impassible de Bran.

-Accompagnez Lady Greatjoy et ses conseillers dans des appartements, leur limite de circulation sont les murs du donjon rouge ordonna Daenerys à un groupe de gardes.

-Ceci n'est pas une déclaration de guerre tenta Samuel, anxieusement, sa majesté est simplement inquiète qu'il vous arrive quelque chose dans les manifestations au dehors.

Ah, ce brave Sam essayait encore de leur sauver la mise mais la situation était tendue.

Lorsque les lourdes portes de la salle du conseil restreint se furent refermées tous les conseillers de Daenerys laissèrent échappé un soupir collectif.

-Peut-être devrions-nous accorder l'indépendance aux îles de fers, nous ne pouvons vraiment pas nous permettre un conflit armée contre eux et ces îles sont très éloignées peu utiles au royaume hasarda Ser Davos.

-Bien que je n'approuve pas la manière dont notre reine a réagi, la question de l'indépendance est préocupante fit Tyrion en regardant Bran.

-La prochaine demande sera celle de votre soeur accusa Daenerys, autant pour Bran que pour Jon.

-Il me semble que Sansa est pour l'heure occupé à tenter de faire fonctionner Winterfell et le nord, expliqua Bran.

-et après ? s'enquit la reine.

-Ce n'est pas à moi de vous dévoiler les intentions de ma soer, que je ne connais d'ailleurs pas exactement j'ai des visions, et non un accès constant à la moindre pensée de chacun d'entre vous, clarifia l'adolescent.

-Cet éclaircissement m'apporte un grand soulagement voulut plaisanter Tyrion mais Jon lui trouva un air très authentique de soulagement sur le visage.

-Cela ne veut pas dire que je ne sais pas certaines choses poursuivit Bran avec un léger sourire.

Jon regarda avec attention son petit frère, s'il ne se trompait pas c'était la première conversation légère presque malicieuse que Jon l'avait vu avoir depuis qu'il était revenu à Winterfell.

L'assertion provoqua quelques mines confuses et Jon qui aurait aimé que la conversation soit plus factuelle laissa échapper:

-J'ai reçu une lettre de Sansa.

-Que voulait-elle demandèrent ensemble Tyrion et Daenerys.

-Rien d'agressif apaisa Jon, elle voulait que je l'aide à trouver des marchands...et je ne sais plus trop... des matériaux pour un dôme. Il essayait de faire passer son désintérêt pour que Daenerys ne demande pas à voir la lettre et lise les propos de sa soeur à son sujet,il avait l'intime conviction que cela ne lui plairait pas du tout.

-Montre-la ordonna aussitôt Daenerys. Ça n'avait pas raté se dit-il.

-Il n'y a vraiment rien d'intéressant dedant dissuada-t-il.

-Jon si nous devons nous marier je dois avoir confiance en toi implora Daenerys avec douceur et Jon sentit qu'il récupérait inexorablement la lettre dans sa poche, incapable de résister à l'expression suppliante de Daenerys.

-Ah vous vous mariez finalement ? intérogea Sam curieux.

Daenerys attrapa le papier et lut son contenu à voix haute.

-J'imagine que de son point de vue, ses arguments sont bons, accorda la reine, mais je ne peux pas être d'accord, parce qu'elle veut me priver de ce qui compte pour moi. Ne peut-elle pas se contenter de ce stupide château de glace qu'on lui a laissé?

Les mots s'entrechoquaient sur les lèvres de Daenerys comme une rafale de flèches qui manqueraient invariablement leur cible.

Ce qui rendaient les choses atroces pour Jon, c'est qu'elle n'était pa seulement en colère, elle était surtout peinée et perdue.

-Si je puis me permettre votre majesté, nous parlons là d'une très jeune personne, à peine sortie de l'enfance, il me semble que tout ce qu'elle souhaite, c'est la présence rassurante d'un grand frère auquel elle abandonnerait volontiers ledit château, déclara Davos rationnellement.

-Peut-être, ce qui me fait prendre une décision, dit Daenerys, nous ne l'inforrmeront pas ni elle ni Arya où qu'elle puisse être de notre mariage, nous le célébrerons rapidement et sans phare pour ne pas qu'il soit empêché, l'un d'entre vous a-t-il quelque chose à dire de mon projet?

-À part l'inceste, ça me semble idéale reconnut sombrement Tyrion, et Jon s'en voulut une toute petite seconde, pour lui, pour Daario Naaris et pour feu ser Jorah Mormont.

-Ce n'est qu'un petit inceste tenta Sam.

-Il est trop tard pour reculer, informa Bran qui avait repris son ton mystérieux et son air absent.

Tyrion se leva et les autres l'imitèrent:

-Tu as répondu à Sansa? demanda Bran à Jon.

-Non, je ne savais pas quoi dire, je ne m'y connais pas en commerce, en marchands, en rénovations, en empreints confia-t-il.

-Il faut qu'on fasse quelque chose fit Bran, Samuel...

-Je suis doué en histoire moi pas en math se récria Sam.

-Je pourrais contacter quelques marchands, et glisser deux mots sur les opportunités du nord à la banque de fer, si vous le permettez, je répondrais à Lady Sansa proposa Tyrion.

-Parfait ! fit Bran, il lui donna la lettre et fit demi-tour dans sa chaise roulante, Tyrion contempla le papier entre ses doigts comme s'il craignait qu'il ne l'attaque mais finit tout de même par suivre Davos vers la sortie.

Trois jours plus tard, La foule ne jetait plus d'aliments, elle acclamait le couple royale. Jon avait toute la journée peut-être même ces trois dernières journées eut l'impression d'être dans une sorte de trans qui l'engourdissait de part en part. Daenerys arborait des vêtements aux couleurs des Targaryen lui à celles des Stark, il avait été mis d'accord étant donné qu'elle était souveraine que c'était lui qui prendrait son nom. Ses cheveux argentés et son sourire lui donnaient une coloration irréelle' ils étaient venus jusqu'au septuaire sur le dos de Drogon et cela n'avait pas aidé à se racrocher dans la réalité.

-Je suis sien et elle est mienne pour ce jour, jusqu'à mon dernier balbutia-t-il en même temps que Daenerys répétait également les paroles rituels. Le soleil éclatant qui se réverbérait sur la fine couche de neige au sol l'éblouissait, les gens, les conseillers de Daenerys, ses demoiselles d'honneur, la foule autour n'était plus qu'une grande masse colorée sur laquelle tranchaient le violet électrique des yeux de Daenerys qui le regardait avec un mélange de joie et de panique qui lui brisait le coeur.

-Je t'aime annonça-t-il sans l'avoir médité, parce qu'elle avait besoin de l'entendre et qu'il avait besoin de le dire avant que le septon leur demande d'échanger leurs capes représentant leurs familles respectives.

-Jon il faut que je te dise... elle avait posé une main sur son ventre, elle hésita et au même moment un cri guerrier retentit dans la foule et une rafale de flèches s'abattit sur eux alors que des hommes portant des épées asssassinnaient les gens au hasard.

Jon vit sam tomber, une tâche rouge s'épanouissant sur la poitrine, il aurait voulu aller l'aider mais une autre volé de flèches arrivée et il eut juste le temps, de plaquer Daenerys au sol faisant barrage de son corps contre les pointacérées avant qu'elles ne les atteignent.

Note: Désolée... à bientôt!