note : coucou, voici le nouveau chapitre encore merci aux personnes qui prennent le temps de laisser un commentaire, c'est toujours super de lire ce que vous pensez!

Pour répondre à Lassa, ton analyse est plus cohérente que mon intrigue j'ai l'impression, mais ce chapitre répond à certaines de tes questions, et pour Maxime, voilà la suite, et contrairement aux apparences je ne suis pas une grande fan de Jon et Daenerys non plus, mais attendons la suite xd.

Bonne lecture à tous,

Chapitre 11Tyrion

Tyrion n'eut pas le temps de fuir, tout juste de se recroqueviller à terre non loin de ce qui devait être Jon et Daenerys. S'il n'aimait pas les guerres, il les préférait mille fois aux attentats parce qu'au moins celles-ci était annoncées, bien organisées en quelque sorte et les gens intelligents pouvaient s'en éloigner au plus vite.

Il se sentait pris au piège. Cela lui rappela les quelques batailles auxquelles il avait été contraint de participer et dans lesquelles il avait failli laisser sa peau. On ne pouvait pas espérer être un bon chevalier alors qu'on était nain d'ailleurs Tyrion n'avait jamais été adoubé. Honnêtement, il tremblait de peur, cependant il se rendit bien vite compte que les bruits de flèches avaient cessé, remplacés par un brouhaha de combat et bientôt les chevaliers de Daenerys tenaient prisonnier cinq terroristes.

Tyrion se redressa alors que la foule fuyait en tout sens, Jon et Daenerys se relevaient, pâles, en état de choc.

Pourquoi fallait-il que tous les mariages de nobles se finissent en massacre dans ce pays? Tyrion réalisa alors qu'un des conseillers de la reine était gravement blessé, Samwell Tarly. Jon le rejoignit rapidement et à l'expression de Verre, la sauvageonne avec qui le garçon vivait, Tyrion comprit qu'il était trop tard pour lui.

Il assista impuissant aux sanglots de la jeune femme, aux terribles gargouillis de Sam Tarly qui essayait de rassurer son meilleur ami et Verre, alors même que son coeur était perforé Un mestre s'était approché, avait regardé la blessure et secoué tristement la tête. Pendant ce temps, les hommes qui avaient attaqué se débattaient férocement sous les yeux du peuple de port-Réal. L'un d'eux, pissant le sang par la bouche et le nez s'écria en crachant:

-Ce mariage est une infamie, Jon Snow est le fils de Rhaegar Targaryen! Il n'eut pas le temps d'en dire plus avant d'être bâillonné par un des gardes de Daenerys mais cela suffit à ce qu'un murmure douteux se répande dans la foule.

Trop occupé par l'agonie de son ami, Jon n'avait rien remarqué, il promettait de protéger Verre et son fils au pauvre garçon mourant, Daenerys en revanche avait pâli, Tyrion se dirigea vers elle:

-Gardez votre calme, ils ne doivent pas voir que ce qu'il dit vous affecte conseilla-t-il.

Un autre des terroristes s'écria:

-La preuve, on a jamais vu que des Targaryen capables de commander aux dragons, et il sait le faire. Le tumulte s'intensifiait autour d'eux, les gens semblaient hésiter entre la panique de l'attaque et la suspicion au sujet de cette théorie. Parmi eux aussi Tyrion repéra des silhouettes affaissées blessées ou mortes, il n'eut su le dire d'ici.

-Bran,...ton frère... il sait des choses...faut ... écouter marmottait désormais Sam. Tyrion se sentit horrible de noter l'information froidement, pour pouvoir la réutiliser plus tard. Il partageait l'avis de l'ancien membre de la garde de nuit, le jeune Bran Stark était, sur beaucoup de points plus avisé qu'eux.

-Il faut retourner au palais au plus vite, nous ne sommes pas en sécurité ici ! réalisa alors Daenerys et Tyrion se sentit idiot de ne pas avoir réagi lui-même. Jon se redressa à cet instant, le regard embué, alors que verre s'effondrait sur le corps de celui qu'elle aimait et Tyrion comprit que c'était finis.

Ils mirent le corps sur une civière et tous se dirigèrent vers le donjon rouge. Tyrion s'attarda, il fallait bien que quelqu'un dise quelque chose aux gens amassés là, venus pour assister à un mariage et qui s'étaient retrouvés au milieu d'un attentat.

D'ailleurs, en le voyant rester derrière les gens se précipitaient vers lui, avides de réponses qu'il allait devoir inventer.

-Sire main, qui sont ces individus?

-Sire main, sont-ils tous capturés?

-Sire main, Jon Snow est-il un Targaryen?

Les questions fusaient de toutes part;, et Tyrion ne savait que dire, sa cicatrice au nez s'était rouverte lorsqu'il s'était jeté contre les pavés et l'élançait fortement, il se sentait nauséeux et aurait juste voulu s'enfuir.

-Nous ne savons pas qui sont ces gens fit-il, mais ils seront jugés, je présente mes condoléances au familles des victimes au nom de la reine, nous avons d'ailleurs perdu un jeune conseiller intelligent. Jon Snow a toujours cru être le bâtard d'Eddard Stark, et personne ne peut nier qu'il a leur physique.

Ce n'était qu'un demi-mensonge et pourtant cela ne satisfit personne. Il parlementa avec des habitants, tour à tour effrayés ou agressifs avant de pouvoir rejoindre le palais.

Daenerys était dans la cour avec Drogon et les prisonniers:

-d'où détenez-vous cette information ? demandait-elle quand il la rejoignit.

-On était dans les bois, avant la bataille de port-Réal, et il y avait un groupe de gens, sans doute des nobles qui en discutaient affirma l'homme qui avait dévoilé la dérangeante vérité à la foule.

-Qui était-ce? exigea Daenerys, inflexible et Tyrion sut que la réponse était inéluctable.

-UN groupe de chevaliers, j'ai reconnu le limier, le régicide et celle que tout le monde appelle "Brienne la Beauté" et trois gosses aussi, ça devait être les Stark, le garçon était handicapé, une des filles portait une épée, et l'autre celle qui parlait, avait des cheveux roux. Elle disait que cela n'avait pas besoin de rester un secret entre eux.

-On ne peut pas reprocher aux stark d'avoir eu une conversation personnelle avec leurs gardes, nuança Tyrion, quand il aperçut l'expression de rage sur le visage de Daenerys.

-Sansa Stark vous a également communiqué l'information à vous rappela-t-elle.

-Il aurait bien fallu que je le sache pour vous conseiller sagement répondit-il remarquant avec horreur que les cinq hommes aux hardes déchirés et aux figures tuméfiées trouvaient tout de même l'énergie de rire d'eux.

-et vous, pourquoi avez-vous jugé bon d'attaquer la foule, et moi-même lors de mon mariage aboya Daenerys.

-C'est qu'on était bien payé marmonna l'un d'entre eux.

-Par qui ? questionna-t-elle, dites et vous aurez la vie sauve.

-Des gens d'une secte de la religion du dieu de la lumière, annonça le premier.

-Bien. La reine n'ajouta qu'un seul mot, aux sonorités exotiques et magiques, "drakharys" et le monstrueux Dragon brûla vifs les cinq hommes.

À l'entente de leurs cris de souffrance, Tyrion eut le réflexe puéril de se boucher les oreilles, mais ils continuaient de résonner dans sa tête c'était des cris qu'il avait entendu trop souvent. Il avait pendant un temps craint de les entendre sortir de la bouche de son frère et maintenant, la menace se portait sur Sansa. Tyrion admirait tant les dragons depuis son enfance d'ailleurs, il ne pouvait concevoir qu'ils soient responsables d'une telle douleur.

-Et si on nous demande des comptes à leur sujet? ne put-il s'empêcher de lâcher avec énervement.

-Personne n'a à me demander des comptes, je suis la reine! cria-t-elle, pleine de rage.

-Vous devenez comme votre père, Daenerys, il faut arrêter cela très rapidement, tenta-t-il, il fit un pas dans sa direction, tendit un bras pour lui prendre la main, puis le ramena contre son torse, honteux. Bien sûr, si Daenerys voulait du réconfort elle avait Jon, ou n'importe qui d'autre dans ce royaume qui ne soit pas un nain au visage déformé par une cicatrice. Il n'arrivait pas à demeurer à sa place.

Mais Daenerys était entrain de réduire en cendres toutes les illusions qu'il lui restait. Il ressentait tant de colère, tant de déception, et tant de peur que tout se mélangeait.

Sans prévenir Daenerys murmura alors, en poussant du pied les restes calcinés d'un de leurs assaillants.

-Je suis enceinte de Jon, ce mariage était nécessaire.

-est-il au courant?

-J'essayais de lui expliquer au moment où les flêches sont parties.

-Daenerys, soupira Tyrion, de nouveau gagné par sa dévotion à son égard, on vous gardera en sécurité, vous et votre enfant, personne ne peut vous faire renoncer au trône, aucune armée n'est en état et les citoyens, ont bien laissé Cersei au pouvoir alors que tout le monde savait pour ses relation avec Jaime.

-Je ne suis pas comme Cersei, démentit-elle en serrant ses bras autour d'elle.

"ho si, d'une certaine façon, tu l'es" avait envie de dire Tyrion. Daenerys semblait s'avérer une mère féroce, poussée à des comportements extrêmes par son sentiment d'infériorité et très largement gouverné par ses émotions. Une autre voix lui disait qu'elle était aussi une jeune femme avec un coeur généreux et pur, pleine d'idéaux, et capable de prendre les bonnes décisions. Mais Tout cela disparaissait de plus en plus, sous l'effet de la folie des grandeurs commune à de nombreux Targaryens.

-Arya et Sansa Stark doivent répondre de leurs actes décida-t-elle, pour supprimer toute ambiguïté de l'esprit des gens, elles doivent venir ici et me prêter allégeance, en assurant leur fraternité avec Jon.

-On ne sait pas où est passée Arya répondit Tyrion, et même à lui qui ne s'était jamais particulièrement occupé de la jeune fille, la phrase avait un écho de déjà-vu.

-Il nous faudra nous contenter de sa soeur alors persista Daenerys, elle viendra de gré ou de force.

-Pourquoi accepterait-elle de témoigner en votre faveur:?

-parce qu'elle n'aura pas le choix.

La jeune reine avait l'air féroce avec les cendres qui maculaient sa robe, et posant près de son dernier Dragon mais en tant que main de celle-ci Tyrion devait toujours pouvoir la remettre en question.

-Le Nord a son propre système économique, ils sont presque indépendants de la capitale en terme de provisions et leurs traités avec Haut-jardin, Dorne et le Val ne pourront pas être coupé par un décret royale.

-Si elle ne répond pas à ma convocation écrite que je lui envoie, les choses seront beaucoup plus ... radicales, Drogon et moi iront lui rendre une petite visite assura-t-elle fièrement.

Il fut étonné de pouvoir noter si précisément le point de rupture, ou plutôt que se soit cette menace-là qui le fasse basculer. Extérieurement, rien ne changea dans son allure il y veilla, comme il en avait pris l'habitude à force d'avoir Tywin Lannister comme père et Cersei comme grande soeur. Daenerys était clairement instable mentalement, cette instabilité détruisait tout ce qu'il y avait de bonté en elle, elle n'était pas, plus légitime comme souveraine.

-Je croyais que vous vous donniez pour mission de protéger les innocents dit Tyrion en désespoir de cause.

-Sansa Stark n'est pas une innocente, assura Daenerys avec aplomb, Tyrion ne trouva rien à redire, certes Sansa avait le sens de la justice et de la générosité de ses parents mais ce qu'elle avait vécu et ce qu'elle avait dû faire pour survivre l'avaient définitivement retiré de la catégorie des innocents. Qui d'ailleurs pouvait vraiment prétendre à ce titre? Cela n'empêcha pas qu'il se jura de sortir au plus vite cette idée de la tête de Daenerys.

Tyrion soupira et se mit à faire les cents pas dans la cour, au loin les clameurs de la ville résonnaient, le soleil se couchait tôt même à port-Réal, la lumière blafarde donnait d'ailleurs au jeune homme qui sortait du palais pour se diriger vers eux, un air de spectre ruminant dans l'hiver. Jon avait sixa ans de moins que lui, et malgré sa beauté, on lisait dans ses yeux une lassitude et une souffrance qui aurait pu avoir mille ans.

-De combien de mois es-tu enceinte? demanda-t-il, en s'arrêtant à distance de Daenerys.

-Cela date de Winterfell, environ de quatre mois murmura-t-elle.

-Tu pourrais prendre du thé de lune suggéra-t-il sèchement.

-C'est ton enfant s'indigna la jeune femme en repliant ses bras autour de son ventre pas vraiment rond.

Tyrion se sentit mal à l'aise, il en avait assez de se retrouver dans ce genre de discussions mais dans leur cas, la grossesse de Daenerys était une question politique de laquelle il devait se soucier en tant que main.

Sa jalousie s'était évanouie avec le temps, il admettait désormais sans peine qu'être aimé de Daenerys et l'aimer en retour n'était pas sa place, leurs caractères ne s'ajustaient pas et il en arrivait même à plaindre Jon qui devait toujours être un héros, parce que Daenerys l'exigeait.

-Je t'avais juste demandé une chose, que l'on ne cré pas de monstres s'emporta-t-il.

-Comment peux-tu dire une chose pareil? Et puis c'était déjà fait.

Tyrion se demanda s'il devait les laisser, mais s'il le faisait aucune décision ne serait prise., et il fallait qu'il en soit autrement.

-D'un point de vue politique, la guerre excuse beaucoup de choses, on vous pardonnera d'avoir consommé votre union avant qu'elle soit officielle, avec la peur, le stress et la possibilité de la mort, contribua Tyrion d'un ton faussement joyeux.

-Mais maintenant les gens savent que je suis un Targaryen. Où sont les types qui ont fait ça d'ailleurs?

Seul le silence lui répondit, Tyrion comme Daenerys évitèrent le regard de Jon. Même s'il n'avait pas donné lui-même l'ordre, Tyrion se sentait un brin coupable de ne pas avoir réagi plus activement pour empêcher Daenerys de procéder à des exécutions sommaires.

-Brûlés conclut Jon par lui-même.

Daenerys finit par quitter les lieux, au bord des larmes.

-Pour le commandant de la garde de nuit, tu ressembles quand même vachement à un bourreau des coeurs plaisanta Tyrion à l'adresse de Jon.

-J'aimerai remonter le temps soupira Jon, quand je me battais à l'épée de bois avec Théon et Robb, que je courais dans la neige avec Arya et Fantôme...

-Et que tu étais un ado renfrogné, et solitaire, éloigné de ta famille par ta naissance, et avec pour unique perspective d'avenir le mur et une vie de célibat ? interrogea Tyrion railleur. Il l'avait rencontré ce gosse-là, et il ne lui semblait pas qu'il eut été particulièrement heureux.

-Mon père est mort, et Robb, et Rickon et Igrid et Daenerys est ma tante.

-Vu comme ça en effet c'est plutôt sombre, accepta Tyrion, mais tu as ressucité, tes frères et soeurs ne te tiennent plus à distance, Daenerys s'est mariée avec toi aujourd'hui par amour, tu vas avoir un enfant.

Jon s'esclaffa et approuva

-J'imagine que tout est une question de point de vue.

Alors qu'ils méditaient en silence un corbeau fondit sur Tyrion une lettre à la patte:

Sire main: Nous nous adressons à vous car malgré vos nombreux vices ils sont minimes par rapport à ceux des usurpateurs. Daenerys Targaryen née de l'orage, s'est mariée à son neveu Jon Targaryen, ne vénère pas le dieu de la lumière, et brûle tout sans scrupule. Nous avons pris en otage Brandon Stark et nous ne le relâcherons que lorsque la reine aura abdiqué.

Signé: les défenseurs de la lumière.

Jon avait lu pardessus son épaule, son expression de résignation morose s'était changée en un masque guerrier et déterminé; celui d'un Stark quand l'un des siens est menacé. Ils se précipitèrent ensemble dans le château, et croisèrent rapidement l'écuyer attribué à Bran qui confirma sa disparition. Ils envoyèrent des gens vérifier dans plusieurs parties du donjon rouge mais il semblait que le garçon avait bel et bien était kidnappé.

-Je vais prévenir les chevaliers et Dany fit Jon, en attendant, tu as intérêt à nous trouver un plan lannisterien au plus vite.

Tyrion remarqua avec amusement que malgré sa prétendu colère envers Daenerys il recourait de nouveau à son surnom affectif dans la panique il semblait d'ailleurs ne plus penser très clairement lui non plus.

Il arpenta les couloirs du donjon rouge, à l'étage des appartements des dignitaires du palais en quête de Ser Davos, et fut pris d'une frayeur incontrôlable pendant une seconde quand la porte des anciens appartements de sa soeur s'ouvrirent, mais ce fut pour laisser passer Lady Yara.

Les domestiques avaient dû l'installer là faute de mieux.

-Que se passe-t-il lord Tyrion

-Beaucoup de choses, Bran Stark a été enlevé par une secte religieuse, ceux avec les prêtres rouges, je ccrois, répondit-il en poursuivant sa course dans le couloir.

La ferre-née le suivit.

-Pourquoi?

-Ils accusent Daenerys et Jon d'être incestueux répondit-il sans trop s'avancer sur la véracité de ces propos, ne sachant pas s'il était sage de livrer tant d'informations à une personne en conflit avec Daenerys.

-Encore ? s'exaspéra-t-elle, est-ce donc une obligation sine qua non, pour gouverner? Est-ce pour cela que je n'ai pas le droit à l'indépendance? Parce qu'évidemment vu que mon frère était eunuque je ne risquais pas de coucher avec lui?

Tyrion retint un rire, Lady Yara savait bien parler, et bien se moquer mais il n'en avait pas le temps actuellement.

Ser Davos était introuvable mais dans les escaliers qui menaient à l'extérieur, Il vit qu'en fait Jon et Daenerys l'avaient trouvé avant lui et ils discutaient énergiquement.

-Nous n'avons aucune idées d'où ils le détiennent disait Ser Davos, à un groupe de chevaliers qui les avaient rejoint.

-Nous pourrions faire une fausse abdication proposa Jon, de toute façon, il n'y a personne d'autre pour prendre le pouvoir, et une fois qu'on aura Bran, on fera exécuter ces fanatiques et personne ne nous en voudra.

-S'ils ne voient pas Daenerys quitter port-réal, ils ne nous croiront jamais expliqua Tyrion, un peu paniqué.

Les tous nouveaux membres de la garde royale se tenaient derrière Daenerys, tout jeunes et flambants dans leurs armures reluisantes et pourtant l'air impossiblement pâtauds, partagés entre le ravissement d'être si rapidement entraînés dans l'action et l'incrédulité sans doute à l'informalité de la discussion.

Cinq d'entre eux n'étaient pas issus de la noblesse, lui avait expliqué Ser Davos, c'étaient des homme du commun qui savaient se servir d'une arme et que le vieux chevalier avait choisis pour leur droiture et leur talent.

-On pourrait délocalisé la capital pour un temps, à peyrDragon, proposa Davos, mais cela ne les empêchera pas d'établir leur gouvernement ici en notre absence.

-C'est vraiment dégueulasse que ce gamin meurt à cause de vous, mon frère a péri en le défendant cracha rageusement Lady Yara, à l'adresse de Daenerys, et ses yeux noirs brillaient d'une furi terrible.

-Lady Yara, peu!-être que vous pourriez le sauver à votre tour réalisa Tyrion sous le choc, vous n'aimez pas Daenerys, les gens savent que vous demandez l'indépendance surtout avec la rébellion d'il y a quinze ans.

-Oui, et alors ? demanda-t-elle curieuse.

-Vous pourriez faire mine de vous allier avec eux, suggéra-t-il, et découvrir où ils cachent Bran.

Lady Yara ouvrit de grands yeux:

-C'est vraiment pas stupide ça.

-S'il est ma main c'est qu'il est connu pour n'être vraiment pas stupide, déclara Daenerys fièrement et Tyrion ne sut pas s'il était satisfait ou dégoûté de son attitude.

-Mais quel serait mon intérêt dans tout ça? demanda Yara.

-Négocier la semi indépendance dont on a parlé et qui a été proposé par Bran fit Tyrion, plein d'espoir.

-Une place au conseil restreint serait plus approprié corrigea Daenerys, ce n'est pas parce que vous nous rendez un service que l'on doit tout vous donner.

Lady Yara fit deux pas menaçants vers Daenerys, mais les sept membres de la garde royale firent barrière devant elle.

-Il s'agit de la vie d'un membre de votre famille maintenant que vous êtes marié à Jon rappela-t-elle froidement, et il n'a que quinze ans.

-En plus on ne doit pas oublier que ce n'est pas n'importe quel adolescent, il s'agit de la corneille à trois yeux ajouta tyrion en fixant sa reine, tentant de lui faire passer un message, il a un rôle à jouer.

-Si vous accepter de négocier ces conditions d'indépendance partielle, j'écrirai immédiatement un message à l'adresse de ses "défenseurs de, la lumière" il doivent avoir des moyens de se procurer les messages qui leur son! destinés. Je lui donnerai rendez-vous pour parler de notre cause commune""

-Nous acceptons, on négociera ce que vous voudrez, tant qu'il y a une chance de récupérer Bran, je ne me le pardonnerai jamais s'il lui arrivait quelque chose, Arya et Sansa seraient détruites, tous les trois ont trop souffert déjà, affirma Jon. Daenerys hocha la tête, vaincue, et descendit les marches vers la cour où se trouvait Drogon. C'était un coup dur pour elle aussi.

-Combien avez-vous de chevaliers fers-nés avec vous? demanda Jon en la rejoignant à son niveau de l'escalier.

-Une cinquantaine fit Lady Yara.

-Tenez-les prêts s'il faut se battre je me joindrai à eux fit-il.

-Ho non, du calme le Stark sourit Yara d'un air supérieur, même déguisé on vous reconnaîtrait tout de suite et tout le plan tomberait à l'eau.

-Mais je dois...

-Faire un câlin à Daenerys et surtout l'empêcher de revenir sur sa décision, coupa Yara, souriant de biais.

-Je... balbutia Jon, Merci pour votre aide Lady Yara, conclut-il avec une révérence avant de descendre les escaliers à la recherche de Daenerys.

-Je vais aller me fondre dans la masse des habitants pour prendre la température, savoir si les gens nous font confiance, prévint Davos, Ser Wiliam, si vous voulez me suivre nos irons dans les tavernes de votre choix, cela fait trop longtemps que j'ai quitté cette ville.

Quelques années plus tôt, Tyrion aurait sauté sur l'occasion pour s'enivrer et sans doute passer la nuit en compagnie de quelques filles de taverne, mais il avait un rôle d'adulte à jouer, non pas que Davos n'en avait pas un, on pouvait compter sur lui pour n'accomplir que sa mission et rien de plus. De toute façon, Tyrion n'avait pas le coeur à ce genre de choses, alors qu'encore un nouveau gosse de sa connaissance était la malheureuse victime du jeu des trônes, son coeur n'aspirait plus à ces joies éphémères qui vous laissaient plus amère qu'elles ne vous avaient trouvé.

-Cette secte a déjà fait des victimes à Westeros n'est-ce pas? lui demanda Lady Yara alors que les chevaliers désertaient l'escalier.

-Oui, leurs prêtres rouges sont fanatiques, ils tentent d'imoler vifs des gens comme sacrifice à leur dieu, Stannis Barathéon leur a livré sa propre fille pour être sacrifiée répondit-il. Ils devaient avoir de bonnes intentions au début, mais c'est un groupe de fanatiques qui nient les réalités du monde.

-C'est bon à savoir, observa Lady Yara, en jouant avec une dague entre ses doigts, elle n'avait pas l'air de risquer de s'en servir cependant, elle était calme et sans doute pas disposer à l'attaquer. Du moins Tyrion l'espérait, parce qu'une fois encore sa condition l'empêchait de pouvoir compter sur lui-même pour se défendre. Une vague de honte et de haine à son propre égard le traversa comme souvent dans ses moments-là. Il haïssait la faiblesse de ses jambes et de son dos qui lui faisaient mal quand il marchait trop, le fait de ne pas être capable d'autant que les autres. Il se ressaisit, il n'était pas l'heure de s'apitoyer sur son sort, cela ne sauverait pas Brandon Stark.

-Quand partez-vous ? demanda-t-il à la fer-née.

-D'ici deux heures, le temps qu'ils reçoivent le message et que mes chevaliers soient prêts.

-Je vais essayer de retrouver les papiers de ce pauvre Sam Tarly, pour les droits de douanes avec les îles de fers et on reparlera de votre demande d'otonomisation promit-il.

-J'espère bien, les lannister paient toujours leurs dettes non? termina-t-elle. Il acquiesça sans lui rétorquer que ce n'était pas sa dette mais celle du royaume, et qu'à la limite Jon Snow lui était plus redevable.

Tyrion prit congé de Lady Yara, alla vérifier aux cuisines que la livraison d'aliments s'était déroulée normalement malgré les troubles au dehors, fit signer un décret à Daenerys au sujet de la tolérance religieuse général pour la prémunir juridiquement des futurs attaque de "la secte rouge", mangea un morceau avec elle et Jon, et enfin regagna ses appartements.

On lui avait de nouveau attribué ceux qu'il occupait avec Sansa avant son emprisonnement pour le meurtre de Joffrey.

La lettre de sansa à son frère à laquelle on lui avait confié de répondre pesait lourd dans son esprit, surtout depuis que Daenerys avait décidé de la convoquer ici, cependant les propos tenaient-ils toujours avec les récents événements? Peu importait au fond, il fallait lui dire que Jon s'était marié, que cela lui plaise ou non et pour l'enlèvement de Bran. Il se lamenta intérieurement sur le fait qu'il devait toujours être associé avec les mauvaises nouvelles pour la jeune fille, comme les noces pourpres par exemple. Du fait de sa famille.

Il avait froid, il s'installa près de la cheminée qui projetait son halo chaleureux sur la pièce. Il prit du parchemin et de l'encre et écrivit:

Lady Sansa,

Je vous écris parce que votre frère m'en a chargé n'ayant pas les informations nécessaires pour le faire lui-même. Je dois vous annoncer que votre frère s'est marié à Daenerys, s'il vous plaît ne nous envoyez pas une armée pour exiger l'annulation, la reine est enceinte et les gens manifestaient. Je dois aussi vous dire que Bran a été kidnappé par un groupe de fanatiques religieux priant le Dieu de la lumière ou je ne sais trop qui. Avec l'aide de lady Yara, qui fera semblant d'être avec lui, nous espérons libérer votre frère. Je ne peux rien vous promettre toutefois. Cette lettre doit être décidément désagréable à lire, mais il semble qu'aucun Stark ne puisse venir dans cette ville sans être touché par une catastrophe quelconque. Non pas que le mariage de Jon soit une catastrophe en soi, mais il y a eut un attentat coûtant la vie à Samwell Tarly, et où a été dévoilé l'origine Targaryenne de Jon. Nous sommes dans une situation tendue.

J'ai parlé à des agents de la banque de fers, ils connaissent quelques personnes qui pourraient être susceptibles d'être intéressées par des projets d'investissements dans le nord. Je sais que vous organisez un grand marché à Winterfell dans un mois et je vous y enverrez autant de marchands que possible. Quant au verre dont vous avez besoin pour les Jardins intérieurs du château et le dôme de la ville d'hiver, nous avons du verre solide et en quantité dans l'ouest, ma tante Genna est à Castral Rock, je vais lui demander d'en envoyer des stocks à Winterfell, c'est le moins que l'on puisse faire pour vous.

Daenerys a parcontre appris, à la suite de l'attentat lors de son mariage que vous divulguiez son secret, les terroristes l'auraient entendu de vous lorsque vous parliez avec vos compagnons de voyage pour la capitale. La reine vous demande de venir démentir ces propos et lui jurer allégeance. Il vous faudrait le faire Sansa, j'ai peur que notre reine soit très ébranlée par les récentes circonstances et elle pourrait agir sous l'effet de la colère.

Je suis désolé que l'on vous demande ce voyage et j'ai bien peur que vous ne le fassiez pas. Daenerys, bien que cela remonte d'avant la capture de Bran menaçait de venir vous chercher avec Drogon. Je vous informerai quoi qu'il arrive.

À défaut d'aller bien après ces nouvelles et tout ce que la guerre vous a enlevé, je suis convaincu que vous restez la gardienne dont le nord a besoin.

Tyrion

Tyrion relut et relut la lettre à la lueur déclinante des flammes. Elle était maladroite, horriblement brusque, il s'y était repris à deux fois pour écrire la dernière phrase. Il avait l'impression d'avoir dit trop et trop peu à la fois.

En tant que main de Daenerys, il n'aurait pas dû se permettre certaines remarques, en tant qu'ami de Sansa, ce qu'il croyait être plus ou moins, il aurait dû montrer plus de soutien.

Il y avait quelque chose chez Sansa, ces derniers temps, quelque chose qui le faisait réfléchir et qui le faisait souffrir aussi, il ne savait quoi mais il préférait ne pas s'y attarder.

Il finit par apposer le Sceau des Lannister pour s'interdire d'ajouter quoi que se soit, posa la lettre sur la table en attendant d'avoir un corbeau, pris un livre de comptes du royaumes, jetant parfois des coups d''oeil nerveux aux parchemin, comme autrefois à Sansa Stark qui s'asseyait à l'autre bout de cette même pièce, cousant ou lisant, s'imperméabilisant contre sa présence, dissimulant des torrents de chagrin derrière une armure de formules bienséantes dont les mailles n'étaient plus soudées entre elles par les espoirs naïfs de l'enfance.

Il fut tenté de sortir en cachette et de suivre Lady Yara, pour se sentir utile, faire quelque chose pour Bran. Cela ressemblait trop cependant au comportement d'un adolescent avide d'aventure ou d'attention et il y renonça. Il eut l'idée saugrenue et habituelle chez lui que si Jaime avait été là avec son épée d'acier Valyrian il aurait récupéré Bran, mais c'était faux, il les aurait juste fait repérer c'était juste que Tyrion ne pouvait pas s'empêcher de désirer voir son grand frère. Finalement, il se mit à siroter du vin, tout en examinant les différents dossiers en cours pour le royaume et s'endormit sur le canapé, assommé par les soucis, comme en d'autres temps.

note: N'hésitez pas à me dire ce que vous pensez et ce que vous immaginez pour la suite.

À bientôt,