notes

notes:

Lassa: Merci beaucoup ! Oui, il ´faut que j'essaie de rendre Bran plus attachant, surtout qu'il a un rôle à joué... On est débarassé de Dany pour un amoment je crois! Et tyrion et Sansa, j'étais anxieuse à propos de cela mais je crois vraiment qu'ils ont de l'avenir!

-Maxime: Merci beaucoup ! Oui Tyrion et Sansa auront encore des épreuves à traverser mais ils DOIVENT finir ensemble! Pour les noms des enfants de Daenerys, j'ai essayer de les faire sonner comme des prénoms Targaryens, Aeron ressemble à Aegon et pour Rahelina, j'ai pensé à Rahenis et Rahella Targaryen, voilà.

Bonne lecture à tous,

Chapitre 17: Sansa

-Enlèves cette phrase, elle est trop niaise, conseilla Faérie, en pointant une ligne sur le papier que Sansa tentait désespérément d'apprendre par coeur.

-Et enlèves celle où tu dis que beaucoup mourront pendant l'hiver, c'est trop dur, proposa Meera en arrangeant ses cheveux en une coiffure élaborée.

-Mais Faérie m'a dit que ça me donnait l'air honnête, se plaignit Sansa, et Meera pense qu'il faut que j'ai l'air jeune et accessible. Je crois que je vais faire ce que Ser Edmund m'a dit, et choisir mon image en fonction de la réaction de la foule.

Les trois jeunes filles étaient au donjon rouge, dans ce qu'il en restait en tout cas. L'host de Winterfell était arrivé quelques jours auparavant, ils avaient été précédé dans la capitale par les Tyrell et une dizaine de leurs banneraies, les barathéon, un groupe de Lannister du rock, d'autres étaient encore sur la route.

Dans deux heures, aurait lieu le couronnement de Davos, et la grande réunion qui devait s'en suivre. Sansa avait passé tout le voyage à préparer ce qu'elle dirait pour défendre l'idée qu'elle présentait. Elle avait été étonnée à leur arrivée de constater que le donjon rouge continuait de fonctionner comme s'il ne venait pas de voir tomber deux reines. Les domestiques préparaient des repas et se mettaient au service des personnes qui occupaient le palais. Sansa avait compris qu'ils n'avaient certainement nulle part ailleurs où aller, leur vie était dédié au royaume tout comme les leurs. Malgré cela, sa gorge se nouait rien qu'à l'idée d'être dans cette ville, dans laquelle elle avait perdu son père puis, sa mère et son frère.

Elle n'aurait pas eu la force d'affronter cela seule, mais elle n'était plus seule, désormais, elle ne se souciait plus qu'on la nomme la lady de l'hiver, parce que c'était vrai et parce que c'était faux. Parce qu'elle était une Stark et qu'une nouvelle flamme brûlait dans son coeur.

-Faérie, tu vas vraiment porter cela? demanda Sansa, éberluée . Ce n'était pas qu'elle n'était pas jolie. D'un blanc de neige, avec un loup Stark sur l'épaule,elle ressemblait à une vraie nordienne. Mais à une nordienne qui allait à des noces, plus qu'à un courronnement, Une rangée de perles entouraient son cou, et les talons de ses chaussures étaient plus adaptées à denser dans une salle de bal qu'à traverser une ville dévastée.

-Contrairement à toi, je n'ai pas passé mon enfance à parader dans des vêtements de la sorte, se moqua-t-elle gentiment, et je veux en profiter.

-Comme tu veux, abdiqua Sansa, se triturant les doigts nerveusement.

-je suis sûre que tout se passera bien, rassura Meera.

Sansa lui sourit avec grattitude. Puis elle ajusta sa robe, elle avait choisis un vert foncé, avec le loup de sa maison argenté qui recouvrait une partie de l'avant de la robe, mais elle reprenait la structure en armure de ces tenus de la longue nuit.

Elle entreprit de tresser ses cheveux sur le côté malgré le tremblement de ses mains. Elle aurait voulut voir Tyrion. Vraiment. Ils avaient pu parler un peu, sur la route mais depuis leur arrivée à Port-Réal, la foule était partout et la seule fois où ils avaient réussis à se parler en privé la veille, un serviteur les avait croisé dans les jardins et après un regard appuyé, s'était précipité vers l'aile du château où se trouvaient les derniers Tyrell.

Sansa aurait tout donné pour ne serai-ce que pouvoir lui parler. La seule chose qui lui permettait de supporter le stress de cette journée était le souvenir de ce moment où son monde avait basculé, dans la bibliotèque même où autrefois, elle avait construit toutes les illusions qui lui avaient fait tant de tort.

Elle avait agi, pour une fois, cela n'avait pas était aisé, elle était quasiment certaine que Tyrion allait la rejeter et il aurait eu tant de raisons de le faire mais cela n'avait pas été le cas. Pour la première fois depuis des années, elle s'était sentie en sécurité dans les bras de quelqu'un.

C'était stupide, lorsque leur relation, bien que leurs sentiments se développent depuis un moment n'était que très récente et que Tyrion n'aurait su la protéger d'aucun danger physique en tout cas. Elle ne s'en souciait pas, si ce n'est pour la souffrance que sa condition lui causait à lui.

Au souvenir de ces instants volés, elle se mordit la lèvre pour tenter de réfréner un sourire trop large.

-Vous devriez lire cette lettre maintenant, fit Meera en lui tendant une nouvelle fois la missive que Sansa avait refusé de lire plus tôt, par peur d'y apprendre quelque mauvaise nouvelle. Le sceau Stark la scellait, c'était donc l'un des siens. Elle soupira puis décacheta l'enveloppe.

Sansa,

Tout va bien pour moi, j'ai découvert des tas de choses, j'ai commandé un équipage et me suis entraîné à des techniques de combats formidables. Là où je suis, l'hiver est encore loin, je sais qu'à Westeros il doit commencer à être rude. Je te fais confiance pour le Nord, mais pas pour ton bonheur.

Je sais que c'est fou venant de moi, mais parfois quand tu connais vraiment bien une personne il peut être bien de baisser la garde et d'être toi. Je ne serai jamais une lady, une stratège, comme toi, et tu ne seras jamais une guerrière (quelque soit mes efforts et ceux de Brienne), ni une intrépide comme moi. Depuis la longue nuit et depuis que j'ai pris du recul par rapport à tout cela je sais que ce n'est pas grave.

Nous sommes des louves, chacune à notre manière, fortes, têtues, et honnorables, nous sommes des Stark. Je compte revenir d'ici peu de temps, et, si tu le permets, ouvrir une sorte d'école de combats près de Winterfell.

À l'ouest de Westeros, il y a des merveilles, je vous raconterai mais je veux m'installer quelque part où je pourrai veiller sur vous tous. J'ai entendu parler de problèmes avec Daenerys, de nouveaux jumeaux de sang royal et d'autres rumeurs encore plus bizarres.

Faire ce voyage m'a permis de réfléchir et de réévaluer mes priorités. Maintenant que je n'ai plus la vengeance pour me porter, je dois avouer que je ne suis pas très sûre de moi. J'ai besoin de trouver de nouveaux sens, de nouvelles manières d'être une Stark.

À bientôt

Arya,

À la fin de sa lecture, Sansa était bouleversée, elle était si fière de sa petite soeur, de la petite fille qui avait survécu dans les bois, de l'adolescente consummée par la rage qui avait vengé leurs parents et robb: et de la jeune femme qu'elle allait bientôt devenir. Elle suivrait ses conseils, après tout, Arya avait souvent été la plus raisonnable entre elles deux.

La foule était immense et étrangement silencieuse, on expliqua à Sansa que les gens n'avaient pu accéder à une place dans les tribunes qu'à condition de garder le silence pour que les personnes qui allaient s'exprimer puissent être entendu. Déjà, une bonne centaines d'individus batailleurs ou insultants avaient été expulsé. Une partie du peuple de port-réal était donc là, seulement des adultes dont on s'était assuré qu'ils n'avaient jamais eu de démêlés avec la justice, et également, les représentant des plus grandes familles du royaume.

Davos serait le premier à s'exprimer, et il attendait sur l'estrade, l'air déterminé quoique las. Non loin d'elle, Sansa repéra près de l'estrade un regroupement de têtes blondes qui semblait avoir une discussion animé.

-Bonjour à tous ! débuta Davos d'une voix forte, pleine d'énergie. Vous le savez sûrement Daenerys Targaryen a abdiqué pour prendre soin de sa famille et à cause des troubles dont ont souffert cette ville en particulier et les sept couronnes en général. Notre pays est en ruine, je ne peux pas vous dire que cela va tout de suite s'arranger, nous allons devoir tous faire des efforts. L'hiver commence à peine, il sera mordant.

Je me propose de reprendre la couronne et de faire de mon mieux avec toutes les autres bonnes volontés disponibles pour réoorganiser ce pays. Ce ne sera que pour un temps.

À ces mots tout ceux qui n'étaient pas au courant du projet mis en place par Sansa, Tyrion, Bran et Davos murmurèrent des interrogations à leurs voisins:

-Le système politique de Westeros va changer, informa Davos, je vais laisser la parole à d'autres pour présenter la suite. Il fit signe à Sansa de monter sur l'estrade et de prendre sa place. Sansa crut que ses jambes ne pourraient pas la porter, Tyrion lui sourit avec confiance et elle commença à avancer, escortée par un groupe de chevaliers nordiens qui pensaient qu'elle pouvait être attaqué à chaque pas. Elle ne les en blâmait pas avec le sort de son père.

-Désormais, tous les quatre ans le trône sera remis en jeu affirma-t-elle, en théorie elle, Ser Davos, ou qui que se soit aujourd'hui n'était pas en position légale de prendre de telles mesures. Mais qui les en empêcherait?

-Pour se présenter il faudra avoir un titre, que se soit celui de Mestre, de lord, de lady ou de chevalier, mais ceux-ci pourront s'obtenir par l'étude, la bravoure, et les services rendus à l'État, à l'inverse des personnes pourront perdre leur titre familiaux de noblesse s'ils n'ont pas une attitude appropriée. Vous, les habitants des sept couronnes aurez un pouvoir de décision, pour pouvoir se présenter à l'élection qui aura lieu par vote de tous les possesseurs d'un titre le candidat devra obtenir le soutien d'une majorité de la population de sa région. Nous ne pouvons faire cela tout de suite en raison de la confusion généralisée qui règne sur les tenants des titres. Les lois du royaume seront approuvées par une assemblée de représentants indépendants vis-à-vis du gouvernement et de même pour le tribunal qui disposera de juge formés dans des écoles spécifiques et de jurés populaires tirés au sort. Voilà ce que nous proposons, les Stark et le Nord soutiennent la candidature de Lord Davos Mervaut.

Une salve d'applaudissement explosa bientôt et Sansa descendit de l'estrade, rose de gêne et de plaisir. Personne ne semblait s'opposer à son choix, la population écoutait avec attention et paraissait intriguée, quelques seigneurs rigides protestèrent faiblement mais dans l'ensemble l'idée fut saluée.

Un homme sélectionné au hasard dans la foule couronna Davos avec les paroles corolaires de cette cérémonie millénaire, légèrement modifiées pour s'adapter au nouveau régime.

-Il est temps de nommer la main du roi ! s'écrièrent ensuite des gens un peu partout. Sansa reporta son attention sur lord Davos, cela serait son choix à lui et à sa connaissance personne ne s'était permis de lui offrir son avis sur la question. La main d'un roi devait être avant tout quelqu'un que celui-ci estimait personnellement, à qui il faisait entièrement confiance et le fait que leur roi ne le serait sans doute pas à vie ne changeait pas cela, au contraire.

-J'ai choisis des personnes assez variées pour le conseil restreint, venant de tous horizons, la reine Daenerys a peut-être fait de mauvais choix, mais l'un de ceux que je ne puis remettre en question est d'avoir choisis Lord Tyrion Lannister en tant que Main.

Sous le choc, Sansa chercha Tyrion du regard dans la foule, avec sa taille ce n'était pas aisé, elle finit par le trouver, dans le groupe des Lannister, l'air effaré, lui non plus n'était donc pas au courant. Sansa repoussa toute émotion, les enfermant dans un tréfond obscur de son esprit, il serait toujours temps de se lamenter toute seule, pour le moment, elle devait se montrer réaliste. La destinée du royaume était plus importante que les risibles sentiments d'une fille de dix-neuf ans à peine.

Elle lui sourit sans doute très faiblement et articula en silence les mots "Vas-y" il dû comprendre, car il se dirigea vers l'estrade la foule s'écartant sur son passage.

C'est une excellente nouvelle pour le royaume se répétait en boucle la jeune fille et elle y croyait vraiment, c'était une marque de reconnaissance innestimable et la joie l'habitait sincèrement pour cette revanche sur les années de déconsidération que Tyrion avait vécu sous la coupe de son père.

Il salua Lord Davos:

-Je suis très touché que vous ayez pensé à moi, alors que nous avons souvent appartenu à des armées ennemies mais je refuse.

Un étrange silence passa sur l'assemblée, un silence de choc, un silence d'outrage, Sansa elle-même fut stupéfaite:

-Hé oui, je crois que c'est la première fois que cela arrive. Sans doute mon cher père dirait-il que c'est l'ultime preuve de ma monstruosité. Je vais enfin me montrer digne de la réputation qui me suit depuis des années et être égoïste, je soutiens de tout coeur Lord Davos et notre nouveau système, mais j'ai tout donné au royaume depuis mon retour dans cette ville il y a six ans de cela. La raison de mon refus vient de me demander d'accepter, parce qu'elle est forte, intelligente, et honorable et c'est pour cela qu'elle est ma raison de renoncer à ce poste.

-Je comprends, mon vieil ami, soupira Davos avec un sourire de père bienveillant.

-Pas aussi vieux que vous si je puis me permettre votre grace, ne put s'empêcher de lâcher Tyrion, en parfait Lannister.

Sansa s'imaginait que tout le monde la scrutait autour d'elle, et en effet, beaucoup de gens lui lançaient des regards curieux. La fillette trahie par Joffrey puis par Littlefinger sommeillant en elle avait envie de s'élancer à pleine vitesse vers l'estrade, pour se jeter dans les bras de Tyrion, la responsable politique en revanche était mortifiée. Tout le monde allait comprendre quand il la suivrait dans le nord, s'ils n'avaient pas déjà compris, qu'elle était la cause de l'absence d'un conseiller qualifié auprès du roi. Faérie et Meera, une fois n'est pas coutume sur la même longueur d'onde, souriaient de toutes leurs dents, tandis que Ser Edmund et quelques autres chevaliers de son escorte proche affichaient des mines légèrement sinistres et résignées.

Cependant alors que Sansa tentait de disparaître dans le groupe des nordiens quelqu'un s'était précipitée vers le roi et Tyrion.

Lady Genna Frey, née Lannister et redevenue Lannister récemment suite à la mort de son mari, avait tout du digne membre de la famille des lions qui avaient causé la ruine des Stark, à part la silhouette. C'était une femme à qui on donnait une bonne cinquantaine d'années et la petite soeur de Tywin lannister, ses yeux verts brillaient d'astuce et de ténacité au milieu d'un casque de cheveux blonds grisonnants.

-Votre altesse, mes neveux ont tout deux été touchés par un étrange mal depuis la longue nuit, ce satané nord avec tous ces mythes et ces secrets nous les a égaré, je ne crains. L'un veut devenir seigneur de l'ouest et se marier alors qu'il aurait autrefois préféré s'empaler sur son épée que d'obéir à cet ordre venant de son père, et celui-ci, qui était désanchanté de naissance et passait plus de temps ivre que sobre, se met en tête de se comporter comme un chevalier de chansons.

Heureusement, notre famille paie toujours ses dettes à la couronne et je me propose d'être votre main.

Davos regarda Lady Genna avec le même ahurissement que celui qu'éprouvait Sansa:

-Vous voulez être ma main? s'assura-t-il, confus.

-Voyons je croyais que les femmes prenaient le pouvoir ces derniers temps, morigéna-t-elle, alors tout le monde est ravi quand elles sont jeunes et belles, mais le droit s'étend aussi aux vieilles carnes.

Définitivement Lady Genna avait quelque chose de Tywin Lannister dans sa façon de s'imposer et quelque chose d'intrinsèquement différent, d'honnête et de bienveillant malgré une certaine rudesse.

-Je connais le royaume et ces habitants. Je gère les terres de l'ouest depuis la mort de mon frère. Chez nous, j'ai instauré un système d'éducation primaire, la monnaie n'y fluctue pas au gré des caprices de quelques seigneurs ou marchands comme dans d'autres parts des sept royaumes, je parle la langue commune, le haut Valyrien, la langue de Myr, et un peu de Dotraki, j'ai vécu à Dorne dans ma jeunesse, et à Hautjardin, je pense que je peux aider pour les quatre années sur lesquelles on s'engage.

Déconcerté, mais réfléchissant activement, Davos finit par lui tendre l'insigne.

La cérémonie finit par se clore sous les hourras d'une foule qui avait sans doute trouver les scènes auxquelles elle avait assisté dignes des meilleurs racontards de tavernes sur la vie des courtisans. Encore une fois, les fonctions politiques s'étaient un peu données par hasard, hasard heureux, mais Sansa espérait qu'avec leur réforme, le système produirait des souverains de plus en plus légitimes.

Plus tard, Sansa assista au banquet de couronnement. Pour un banquet de la capitale les plats étaient bien maigres et pourtant il se déroulait dans un grand bâtiment ou des représentants de toutes les classes sociales avaient eu le droit de cité. Il n'y eut qu'un seul plat composé de viandes et d'un assortiment de légumes très simple, Au grand soulagement de Sansa qui luttait pour ne pas se souvenir du soir des noces de Joffrey.

Des groupes de musiciens et de chanteurs populaires se succédaient pour animer la soirée. Pour éviter les conflits on leur avait recommandé de s'asceoir par famille, étant la seule Stark elle était assise avec les nordiens en général.

Sansa qui jetait de fréquents coups d'oeils à la table des Lannister en partie pour Tyrion, en partie parce que Jaime et Brienne ne cessaient de se chamailler à leur manière si adorable selon elle, s'apperçut que la petite Joy Hill ou Lannister elle ne savait trop où ils en étaient, s'était levée pour discuter avec un groupe de musiciens et finit par les accompagner lorsque ce fut leur tour de jouer.

Les instruments débutèrent une mélodie indéfinissable, à la fois solennelle et entraînante et ils se mirent à scander:

C'est une chanson de feu et de glace,

De rançons, de preux, et de menaces,

C'est une chanson de feu et de glace,

Chaque maison, pleine d'ambition cherche une place,

L'hiver vient, du nord, où marchent les morts,

Du sud, viennent les dragons et leur feu qui brûle au-delà de toute raison,

Tous, rois, paysans, nobles et sauvageons,

Meurent pour rien, presque tirés au sort,

C'est une chanson de feu et de glace,

Celle de jeunes loups féroces qui hanteront l'hiver,

Celle de lions cruels, qui prennent de mauvais repères,

Celle Des cerfs, des truites, des roses, des squelettes, des dragons,

Celle aussi de tous ceux qui n'ont pas de blason,

Tout n'y est que calcul, meurtre et trahison,

Torture et poisons y sont des règles du jeu,

Des chevaliers y sont lâches, des bandits courageux,

Où chaque famille complote avec passion,

On y brûle des fillettes pour faire fondre la neige,

Tout cela, pour le privilège de s'asceoir sur un siège,

C'est une chanson de feu et de glace,

Où pour survivre, ces deux forces s'enlassent,

Les gens de là-bas ont dans le coeur,

Une volonté de fer et une pointe de fureur,

La rage de vaincre, et parfois, un rayon de douceur,

C'est une chanson de glace et de feu,

Elle sourit aux justes et écrase les malchanceux,

C'est une chanson de glace et de feu,

Qui fige les veines et fait briller les yeux,

C'est une chanson de glace et de feu,

On y raconte des légendes,

On y erre dans les landes,

On y fait des serments,

Que l'on ne tient pas tout le temps,

On y fait de mauvais choix.

Les héros de cette chanson,

Sont des pires et des meilleurs,

Il y a des mère fortes ou Cruelles prêtes à tout pour défendre leurs oisillons,

Il y a de troubles pères trop confiant, trop fiers,

Une aïeule pas aussi bienveillante qu'on pourrait le croire,

et de forgerons de ceux qui forge les autres en leur donnant espoir,

Il y a surtout des guerriers,

Qu'ils soient des géants au grand coeur ou des jeunes femmes entêtées,

Il y a des étrangers, cela sont ceux qui tentent de se faire accepter,

Il y a des jeunes filles dont toutes grandiront dans les cendres de rêves brisés,

C'est une chanson de feu et de glace,

C'est une chanson d'amour, une chanson d'audace,

C'est une chanson de glace et de feu,

Dont on peine à penser qu'il sortira un victorieux.

Sansa alla voir la jeune compositrice:

-Bravo Lady joy! c'était splendide, la félicita-t-elle.

-Merci! rayonna la petite sautillant sur place, Lady Sansa, vous savez que je veux voyager autour des sept couronnes pour étudier les coutumes, connaître les histoires, devenir une sorte de diplomate? Croyez-vous que je pourrais commencer par venir avec vous et mon cousin Tyrion dans le nord?

Joy n'était pas à proprement parler belle, si tant est qu'on puisse juger de la beauté, d'autant plus d'un être aussi jeune, mais tous les jeunes garçons de l'assistance lui jetaient des oeillades fascinées parce qu'elle iradiait d'une énergie pétillante, d'une aura d'espoir, son nom lui seyait à la perfection.

-Volontiers, vous pourriez être une bonne influence sur mon cousin Robin, répondit-elle, même sur Bran en fait.

Joy était sur le point de la remercier lorsque Tyrion les rejoignis:

-Lady Sansa, vous avez rencontré Joy Hill Lannister ? Comme tous les membres de ma famille, elle peut être très agaçante.

-Tu peux la tutoyer devant moi, tu sais je ne suis pas aussi idiote que Lady Genna, se moqua Joy.

Tyrion soupira d'un air défait:

-Tu es censé lui dire qu'on ne parle pas de la main du roi ainsi, remémora Sansa.

-Bon veuillez m'excuser Lady Sansa, Tyrion, nous nous verrons bien assez à Winterfell, pour l'heure, Lord Gendry Barathéon semble solitaire et triste, je vais aller lui parler.

En tout cas songea Sansa, si les Lannister avaient tous un trait commun de personnalité c'était leur absence totale de timidité.

-J'aimerai simplement être sûre que tu ne vas pas regretter ta décision lâcha-t-el de but en blanc.

-Je ne le regretterai pas. D'ailleurs ce n'est même pas comme si j'abandonnai la politique, il y en aura largement assez à faire dans le Nord.

*´*** Un mois et demi plus tard à Winterfell:

Sansa contemplait avec fascination le dôme tout neuf et scintillant des jardins couverts de Winterfell, recréer ce cocon de verdure qu'elle avait connue enfant, avait nécessité beaucoup de travail mais grâce à la coopération de Tyrion cela avait était possible.

-C'est magnifique, commenta-t-elle alors qu'ils entraient à l'intérieur, pas exactement comme autrefois, mais plus adapté au climat.

En effet, la serre abritait désormais surtout un potager pour faire face à l'hiver mais des parterres de fleurs et des arbres fruitier en occupaient encore une partie:

-Quand Arya doit-elle arriver? demanda Tyrion avec anxiété. -Dan,répondà -D'un jour à l'autre, répondit-elle joyeuse, il n'y a pas de raison d'être nerveux, elle ne te fera pas de mal.

-Je n'en suis pas aussi sûr, gromela-t-il.

-Elle sait pour nous, je lui ai expliqué, rappela-t-elle pour la énième fois, elle m'a dit qu'elle n'était pas certaine de comprendre mais qu'elle devait voir ça de ses propres yeux pour se faire son avis. Ce qui m'inquiète davantage se sont les gens qui parlent à notre sujet. Des banneraies me demandent quel est ton statut... il trouve ça ambiguë.

-Et ça l'est,rit-il puis reprit son sérieux en voyant son expression embarrassée et exaspéré, Ils peuvent parler de moi tant que ça leur plaît, mais pas de toi, certains t'appellent la "princesse", quand tu ne les entend pas, ils pensent que dans trois ans édemi tu porteras ta candidature au trône de fer.

Sansa lui sourit, ses yeux verts fixés sur elle tentaient de déceler ses intentions qu'elle ne connaissait pas elle-même.

-Je ne crois pas quitter le nord si vite, et puis c'est dans une éternité lâcha-t-elle.

-Oui, je...Sansa, balbutia-t-il l'air gêné, la décision est tienne, mais je me disais, pour faire taire les rumeurs sur nous deux, le mieux serait.à long terme , d'ici quelques mois... de se marier.

-Tu me demandes en mariage là? demanda-t-elle, amusée, ce n'est pas la chose la plus romantique que j'ai entendu, mais c'est une solution et j'ai eu le temps de réfléchir, et je ne compte pas te laisser partir alors autant en informer le monde entier.

-J'ai une autre demande poursuivit-il, gêné, ma famille a fait trop de mal à la tienne, je ne veux pas que tu aies à porter mon nom, en revanche j'aimerai bien devenir un Stark, ne serai-ce que pour voir la tête de ta soeur.

-ça,...ça serait formidable, réussit-elle à articuler avant de fondre en larmes.

Elle s'agenouilla sur l'herbe fraîche de la serre pour être à sa hauteur et le prit dans ses bras avec la conviction qu'elle ne pourrait jamais plus le lâcher malgré tout le temps qu'elle avait passé à s'assurer de mémoriser de lui chaque sourires, chaque traits, chaque cicatrices, chaque sensations. L'hiver venait, était là, pourrait venir, toujours.

Il n'était pour l'heure plus possible de s'éloigner du château de par les tempêtes de neige, les doléances pleuvaient sur elle, la nourriture n'était ni variée ni abondante, mais ils travaillaient ensemble, ils vivaient ensemble

-Je serai honorée que tu sois un Stark, c'est un symbole magnifique et un merveilleux cadeau, murmura-t-elle. Ses bras étaient courts mais l'étreignaient avec ferveur, il avait toujours une idée intelligente pour l'aider dans son travail de modernisation du nord ou tout simplement pour l'aider à lutter contre tous mauvais souvenirs qui la faisaient se réveiller en sursaut au milieu de la nuit.

Leurs battements de coeur s'accélérèrent à l'unisson:

-Nous devrions rentrer...proposa Tyrion.

-Bonne idée et de préférence allez dans un endroit isolé, interrompit une voix familière.

Faérie les avait rejoint, son signe de première conseillère fièrement épinglé sur sa tenue, les cheveux encombrés de petites paillettes de neige, comme du frazhil d'au-delà du mur.

-Et dire que j'ai encouragé ça poursuivit-elle, vous êtes écoeurants de mièvrerie. Sansa, Je te cherchais pour te dire que Robin et Joy se sont encore battus, juste sous les yeux de ton petit frère qui m'a dit qu'il devait en être ainsi. Et Des villageois ont demandé une audience avec toi.

-Très bien demande à Mestre Nathan de les garder occuper avec des leçons, recommanda Sansa, je vais recevoir ces villageois en espérant qu'ils n'aient rien à me jeter à la figure comme l'autre jour.

Tout comme la chanson de la petite Joy, celle du jeu des trônes ne faisait que débuter. Sansa Stark avait elle-même oeuvré pour qu'elle se poursuive, seule l'avenir dirait si elle avait fait le bon choix.

notes: Je précise que pour le bien de l'histoire, pour pouvoir développer des relations plus équilibrées entre les personnages, j'ai "harmoniser " les âges en me rapprochant pour certains de ceux donnés dans les livres et d'autres dans la série, en vieillissant un peu les plus jeunes (les Stark ont du plus jeune au plus âgé environ 16, 18, 20 et 22 ans) Tyrion et Brienne n'ont pas encore la trentaine et Jaime garde un écart de huit ans avec son petit frère.

J'espère que cette histoire vous plaît toujours ! Il y a un moment où j'ai cru que ce chapitre serait la fin de cette histoire, mais ce n'est pas le cas, j'ai plusieurs chapitres d'avance et la semaine prochaine on entrera dans une nouvelle phase pour cette fic.

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