Notes : coucou, Merci à ceux qui laissent des reviews, c'est super d'avoir un retour aussi positif sur cette histoire !

Réponses aux guests :

Judy : Merci, et on les reverra plus tard ne t'inquiète pas

Emmie : Oui, je voulais vraiment parler de thèmes sérieux tout en gardant une atmosphère supportable.

Bonne lecture,

Chapitre 22: Gendry

Gendry se cachait. Il se cachait comme un mioche dans les cuisines du donjon rouge. Le tourbillon de sons et de couleurs qui y virevoltait l'aidait à ne pas trop penser. Gendry n'avait jamais auparavant eu un tel problème, non pas qu'il se considérât comme particulièrement stupide, simplement, ses pensées n'avaient jamais été du genre à l'empêcher d'agir. Il commençait d'ailleurs par cela d'ordinaire, ensuite il réfléchissait. Ce qui l'avait mené dans cette situation. Au delà de cela, Gendry se sentait plus à sa place ici, au milieu des gens de basse naissance qui pouvaient se permettre de rire, et de parler fort, d'insulter qui bon leur semblait et de cogner sur le premier qui ne leur foutait pas la paix.

C'était là-dedans qu'il avait grandi, être le fils d'un roi, il n'y croyait toujours pas tout à fait. D'ailleurs de ce qu'on lui avait rapporté de son père, Robert Barathon, l'ivrogne impulsif, il se demandait s'il pouvait véritablement être qualifié de la sorte. Les domestiques avaient fini par avoir vent de son histoire; la vraie mais aussi celle mise au point par Davos sur cette stupide prophétie, et le laissaient traîner là, en faisant mine de ne pas le remarquer.

Il était assis près de l'âtre où plusieurs poulets rôtissaient pour le dîner de la cour, alors qu'à la grande table de bois grossier trois femmes et deux jeunes garçons épluchaient énergiquement une énorme quantité de légumes. Avant de travailler chez l'armurier, Gendry conservait de vagues souvenirs d'une enfance passée dans la cuisine d'une auberge qui ressemblait fort à cet endroit. Alors que Gendry se demandait si les domestiques le laisseraient manger ici où s'ils lui rappelleraient qu'il devait rejoindre la table d'honneur, la porte des cuisines s'ouvrit, une bourrasque d'air gelé s'invita avec les deux nouveaux arrivants dans l'atmosphère presque étouffante de la pièce. Gendry constata avec surprise qu'il s'agissait, de Willas Tyrell et de Yara GreyJoy. Bien qu'il donnât à ces deux-là environ son âge, leur différence avec lui était frappante. Malgré sa férocité et sa débrouillardise qui la rendaient plus accessibles au peuple, Yara des îles de fers avait une façon de marcher, de parler et de regarder qui criaient sa noblesse à quiconque croisait sa route. Quant à Willas, avec ses cheveux blonds impeccablement peignés, ses mains blanches qui témoignaient que même les activités d'armes ne l'avaient pas occupé, et sa tenue d'apparat le faisait apparaître grotesque dans cette pièce au sol jonché d'épluchures et de cendres mal balayées.

-Lord Gendry, nous vous cherchions, fit Willas Tyrell, que faites-vous ici ?

-Il nous fuit idiot, répondit Lady Yara à sa place.

-Je ne...

-Ne gaspillez pas votre salive Gendry, rétorqua Yara, je sais bien que notre compagnie ne vous ai pas aussi agréable que celle des gens du peuple, ce que je peux comprendre, nous sommes toujours à parler de guerre, de fantômes, de prophéties, et pire que tout, de finance et de politique.

Gendry sourit sincèrement à Yara, à part Davos, c'était celle qui faisait le plus d'efforts pour le comprendre. Lorsqu'on l'avait envoyé dans l'est pour gérer le domaine des barathéon, personne ne s'était donné cette peine.

-Je ne suis simplement pas encore bien habitué à ça, convint-il.

-En même temps, vous n'avez pas de quoi vous plaindre, intervint Willas, tout le peuple vous acclame depuis que nous répendons la rumeur que vous êtes l'élu des dieux.

-Cela ne m'intéresse pas, s'agaça-t-il, il avait envie de donner un coup de poing dans la figure de Willas pour voir si cela ne pourrait pas lui vivifier la cervelle.

-Tout ce que Gendry voudrait, c'est l'attention de la mystérieuse Arya Stark, plaisanta Yara, à moitié sérieuse.

Gendry tenta de ne pas laisser paraître la douleur que lui causait la simple évocation de ce nom. ARYA. Il s'était répété ces quatre minuscules lettres pendant de si longues années, de diverses manières: avec l'exaspération d'un jeune homme sauvé par une petite fille beaucoup plus jeune, avec l'amertume et la nostalgie que donnent les souvenirs et les souhaits inassouvis, avec passion aussi...

-Je n'ai pas envie de parler d'Arya, prévint-il, il n'y a rien à dire à ce sujet.

C'était vrai dans un sens, Arya avait été parfaitement claire, elle ne voulait pas vivre auprès de lui, elle ne lui avait laissé aucun choix. Il ne lui en voulait même pas totalement, c'était le pire. Une des raisons pour lesquelles il admirait Arya était pour sa liberté, depuis toujours elle avait semblé arpenter le monde, passant dans sa vie en coup de vent, et laissant tout sans-dessus dessous derrière elle. Pour sa part, il ne savait même pas s'il aurait été bon pour lui de rester avec Arya. Sans doute pas, ce qu'ils avaient partagé n'était que l'accomplissement, la sublimation d'une émotion d'enfants perdus. Arya n'était plus égarée, et quant à lui, peu importait au monde s'il avait l'impression de s'être perdu en chemin. Il devait faire son devoir et il ne savait au juste de quoi il s'agissait.

-Le roi vous a-t-il ordonné de venir me chercher ?

-Non, il nous a simplement fait comprendre que cela vous ferez sans doute du bien d'avoir un peu de compagnie de votre âge, l'informa Willas, en ce qu'il pensait sans doute être un ton complice.

-Je vois, fit-il, je vous remercie mais je n'ai pas besoin de votre pitié.

-En fait, je me demandai si vous pourriez nous accorder une faveur, interrompit Yara Greyjoy.

-Laquelle

?

-J'aimerai voir l'arme que vous êtes en train de concevoir, expliqua-t-elle, les yeux brillants de curiosité.

-L'armurerie est en dehors du donjon rouge, rappela-t-il.

-Je le sais bien, fit-elle, mais après tout nous ne sommes pas des prisonniers, bien armés, nous ne courrons aucun danger ou presque.

Gendry soupira, les quelques jours qu'il avait passé ici à côtoyer la fer-née lui donnaient assez d'expérience pour savoir qu'il était plus simple d'accéder à sa demande, sans quoi elle déploirait des montagnes d'énergie pour avoir gain de cause. Il allait leur épargner cette peine.

Gendry traversa les rues de la capitale à pieds pour être plus discret avec ses deux compagnons. Seule Yara paraissait se réjouir sincèrement de l'excursion alors que Willas surveillait anxieusement les passants et que Gendry la suivait docilement mais sans aucun bonheur.

Ce quartier où se situait l'armurerie où il avait fait forger son arme, lui rappelait sa vie d'avant.

Son vieux maître, l'armurier royale, leur ouvrit avec un sourire las, creusant les rides sur son visage buriné.

-Te voilà, mon garçon, je me demandai quand tu repasserais.

Willas eut un air scandalisé alors que Yara l'incitait au silence du regard.

-Oui, Lady Yara Greyjoy et lord Willas Tyrell voulaient voir ma nouvelle arme.

-Hmmm... ne te vexes pas gamin, je trouve ça bien que tu renoues avec ça, mais je ne crois pas que tu sois la réincarnation d'Azor Ahai.

Gendry ne s'en formalisa pas le moins du monde, c'était une des seules personnes qui semblait ne pas se soucier de sa naissance, et de la nouvelle soit-disant noblesse de son sang.

Autour de lui les apprentis s'affairaient, il se fraya un chemin entre les établis, entraînant dans son sillage les deux membres du conseil restreint du roi, à l'étonnement général.

Il s'arrêta devant une table:

-C'est juste cette épée, expliqua-t-il, la lame brillait d'un éclat surnaturel dans l'entrepôt faiblement éclairé.

Comme hypnotisée, Yara tendit une main vers la lame, Gendry attrapa vivement son bras pour l'en éloigner.

-Vous ne pouvez pas la toucher, Lady Yara ! s'écria-t-il, le métal de cette épée a été fondue à la flamme d'un feu Grégeois, ce qui la fait briller de la sorte et même si elle n'est pas enflammée, sa brûlure se répandra dans tout votre corps si elle entre en contact avec votre peau.

-Mais comment est-ce possible ?s'écria Willas Tyrell.

L'admiration commençait à poindre dans les yeux de Yara et Willas.

-Ce n'était pas vraiment mon idée, précisa-t-il d'un ton neutre, c'est Davos qui a suggéré d'utiliser le feu Grégeois.

Gendry n'avait jamais eu l'intelligence pour avoir ce genre d'idées qui faisait gagner une guerre, simplement comme on lui avait enseigné la fabrication des armes, il était venu ici, avec du feu grégeois et avait proposé son projet à son ancien maître, qui l'avait trouvé fou mais qui avait tout de même accepter d'essayer, en premier lieu, -Gendry ne se faisait pas d'illusions- pour le prix que la couronne était prête à lui payer.

Gendry saisit l'épée par son pommeau, la glissa dans son fourreau et après avoir salué le vieil armurier, quitta la boutique.

Plus tard, dans la nuit, alors qu'il dormait dans sa chambre du palais ; un fantôme s'assit sur le rebord de son lit, alors qu'il allumait une lampe, il vit avec horreur que la silhouette avait les traits d'Arya. C'était un des fantômes de Mélissandre, il le savait, mais elle était petite et mince, avait les cheveux sombres et les yeux d'un gris d'orage.

Il se redressa précipitamment:

-Arya, c'est toi ? Que s'est-il passé, tu ne peux pas... tu ne peux pas être morte ?

Une sueur froide perla sur son front, il réprima un frisson de terreur, Arya, ou ce qui ressemblait à Arya, garda le silence et lui fit signe de le suivre. Comme étourdi, Gendry s'extirpa de ses couvertures, enfila au hasard des vêtements chauds pardessus sa tunique, et prit sa nouvelle épée.

-Réponds-moi, que se passe-t-il qui es-tu ?

-Suis-moi, chuchota-t-elle, en ouvrant la porte.

Gendry la suivit sans faire d'histoires, quoi qu'il en dise, Arya avait eu de l'importance pour lui, et il ne s'était pas encore remis de l'avoir perdu, il avait besoin de réponses.

-Où allons-nous ?

-En dehors de la ville, murmura-t-elle, dépêches-toi.

Il y avait quelque chose d'étrange chez ce fantôme, au-delà du fait qu'il en était un, sa voix, bien que très proche de celle d'Arya n'était pas exactement la sienne, alors que la jeune fille avait un ton imperturbable et claire, la voix qu'il entendait vibrait de souffrance. C'était donc cela, l'effet que cela faisait d'être mort ? Gendry n'était pas pressé de l'être, aussi inepte que puisse être son existence. Il repoussa cette idée, Arya, n'était pas morte, un point c'est tout.

Gendry suivit l'apparition dans ce qui devaient être les fameux passages secrets qui avaient permis au régicide, au limier et à Arya de se faufiler dans la capitale à l'apothéose de la guerre.

-Arya, es-tu retournée à Winterfell ? Es-tu bien Arya ? Ne me dis pas que...

-Je ne retournerai jamais à Winterfell ! Et je ne suis pas celle que tu crois.

-Pourtant tu as l'apparence d'Arya, rétorqua-t-il, perplexe, je ne te comprends pas.

-Avances, se contenta-t-elle de houspiller.

La lueur de sa lampe était bien faible pour descendre les échelles obscures au barreaux manquants, puis pour sortir de la ville fortifiée sans être vu, entre les gardes assoupis.

Gendry tenta de scruter les traits du fantôme mais ils étaient vagues, translucides et de cette manière, il ne pouvait y voir que la mine déterminée d'Arya.

En débouchant sur la route royale, Gendry qui commençait à perdre patience aperçut un énorme brasier auprès duquel se tenait Mélissandre. Il s'était donc jeter droit dans la gueule du loup, comme un abruti, mais en un sens ne devait-il pas rencontrer la grande prêtresse de toute manière ? Pour la convaincre qu'il était la réincarnation d'Azhor ahai.

-Merci Lyanna, je savais que tu me le ramènerais, fit Mélissandre à l'intention du fantôme qui l'accompagnait.

-Que... pourquoi l'appelez-vous Lyanna, c'est Arya n'est-ce pas ? Lui est-il arrivé quelque chose ? Lui avez-vous fait du mal ? Ou alors ce n'est pas un vrai fantôme mais une illusion.

Gendry allait dégainer son épée, tremblant de rage et d'incompréhension.

-Il ne s'agit pas d'Arya, Gendry, susura Mélissandre d'une voix envoûtante, mais je savais que leur ressemblance te pousserais à la suivre. Il s'agit de Lyanna Stark, secrètement mariée au prince Rahegar Targaryen juste avant sa mort et la naissance de Jon Snow.

Gendry se figea, contemplant le visage qu'il avait confondu avec celui qu'il croyait connaître le mieux en ce monde. Il voyait bien que c'était vrai, ce n'était pas la plus jeune des filles Stark de cette génération, il y avait quelque chose en elle qui ne lui était pas familier, qui n'était pas Arya. Cependant, il peinait à croire que cette fille puisse être la mère de Jon Targaryen.

-La ressemblance est saisissante, n'est-il pas vrai ? chuchota Mélissandre en le regardant intensément, cette ressemblance qu'il peut y avoir entre les morts et les vivants...

-Cette gamine n'a aucun point communs avec moi ! hurla le fantôme de Lyanna, elle ne sait pas ce que c'est que d'aimer, elle n'a aucune idée de ce que c'est que de souffrir !

-Ho... très chère Lady Lyanna, fit Mélissandre d'un voix faussement navrée, je crains que vous ne deviez vous éclipser à présent, je n'ai plus besoin de vous pour l'instant et vous comme le reste de mon armée tendez bien trop vers la théâtralité pour pouvoir avoir une conversation sérieuse.

Alors qu'elle achevait de s'exprimer, la silhouette fantomatique s'évapora sans laisser de traces.

-Je sais que ce n'était pas très gentil de ma part de te manipuler ainsi, nouvel Azor Ahai, ronronna Mélissandre.

-Pas très gentil ? demanda-t-il, sidéré, vous ramenez des morts en ne leur autorisant que la haine et le désespoir comme émotions humaines.

-Ce ne sont pas de véritables personnes, dit-elle, ils ne sont pas là de leur plein gré et aussitôt que je le désirerai, ils disparaîtront totalement.

-Pourquoi faites-vous cela au juste ?

-Tu le sais très bien, j'ai besoin d'Azor Ahai sur le trône de fer, je pourrais alors promouvoir la foi de Ralhor.

Mélissandre était belle dans sa folie, s'aperçut Gendry, d'une façon très différente de qui que se soit, très différente d'Arya. Mais quelque chose chez cette femme le poussait à vouloir s'approcher plus près, à toucher sa peau que le feu ne pouvait consumer.

Gendry dégaina son épée phosphorescente dans la nuit noire, et fixa Mélissandre:

-Je suis celui que vous cherchez.

C'était le moment, selon le plan préparé par Davos pour lorsqu'il la rencontrerait, où il devait la faire prisonnière et la ramener au donjon rouge pour qu'elle subisse un procès publique. Il ne put se résoudre à le faire, pas sur le champ, et Mélissandre saisit sa chance.

-Je pourrais te croire Gendry, je crois... je crois que tu pourrais être notre prince.

Elle lui souriait avec de la subjugation sur ses traits auxquels il ne pouvait donner d'âge et qui pourtant le poussaient à se rapprocher d'elle et du brasier.

-Comme Azor Ahai, j'ai forgé mon arme moi-même, j'ai utilisé du feu Grégeois pour la rendre invincible et non le sang et le sacrifice d'un être cher.

-Parce que tu n'as pas d'être cher devina-t-elle, en repoussant une mèche de ses cheveux de ses doigts brûlants.

C'était vrai, Gendry n'avait pas de famille, pendant des années il s'était sottement accroché aux quelques mots d'une enfant brisée qui lui avait timidement proposer: "Je pourrais être ta famille."

Mais Arya avait changé, beaucoup plus qu'il n'en serait jamais capable, elle s'était totalement perdue et retrouvée elle-même plusieurs fois. Mais malgré tout ce qu'elle avait pu promettre, Arya avait une famille, plus que cela elle avait une meute, un grand frère qu'elle idolâtrait quelques soient ses erreurs, une soeur qu'elle aimait profondément au-delà de leur différences, et un petit frère pour lequel elle donnerait sa vie, elle avait le nord entier, et le monde, parce qu'elle était capable de le saisir. Gendry n'avait rien, si ce n'est un foutu titre de lord, dont il ne savait que faire, un faux statut de héros et des questions sans réponses.

Il était fatigué de tenter de se comporter comme s'il n'avait pas grandi dans la misère et l'annonymat, comme si sa place n'aurait pas dû être ailleurs, quoi qu'il ne sut où.

-Je sais que toi même tu n'y crois pas, lui murmura Mélissandre dans le creux de l'oreille, mais je peux y croire pour deux, mon prince, viens avec moi, et tu auras le pouvoir et... l'amour, enfin... disons, la passion.

Elle éclata d'un rire qui remontait des tréfonds de la terre, profond et rauque qui l'empêchait de réfléchir. Il comprenait ce qu'elle venait de dire, elle lui proposait... elle lui proposait l'oubli de tout, du devoir, du bien et du mal. Qu'il ne croit pas en son Dieu et en sa destinée ne changeait rien.

Gendry avait oublié qu'elle avait essayé de le tuer alors qu'il ne lui avait rien fait, que sa loyauté allait à Lord Davos, qui lui l'avait toujours soutenu, il avait tout oublié, parce que les pouvoirs d'enchanteresse de Mélissandre le soumettaient à sa volonté.

-Je ne veux pas qu'il arrive du mal à ces gens... bafouilla-t-il vaguement, qui règnera ?

-Tu règneras sous le pouvoir du dieu de la lumière, répondit-elle en l'attirant dans ses bras, Gendry aurait dû s'étonner d'accueillir joyeusement cette étreinte avec une femme trop âgée, mais plus rien ne l'étonnait.

-Si tu me rejoins la vérité triomphera.

Gendry n'avait aucune idée de ce qu'elle voulait dire par là, mais honnêtement il n'en avait plus rien à faire. Mélissandre l'embrassait et, pris d'une fièvre incontrolable qui l'empêchait de réfléchir, il poussait et déchirait sans en avoir conscience les tissus qui la recouvraient. Mélissandre se laissa faire sans protester puis elle sembla murmurer dans son esprit:

-Acceptes-tu de rejoindre mon armée ?

-Oui... fit-il, mais accordez -moi...

-Biensûr, biensûr, s'esclaffa-t-elle, décidément, tu tiens de ton oncle après tout. Dommage que les nordiens ne puissent être ralliés si facilement.

Alors les bras de la prêtresse rouge se refermèrent en un étau d'acier autour du corps du jeune homme fébrile, elle posa un instant une main sur sa poitrine, au niveau de son coeur qui battait à tout rompre et pénétra dans le brasier ; l'entraînant avec elle.

Un hurlement inhumain s'échappa de sa gorge, alors qu'une douleur insoutenable le transperçait de part en part.

-Désolée, mon garçon, mais Ralhor dit qu'azor Ahai doit faire partie de mon armée d'ombres, avoir été sacrifié à sa gloire.

Ce furent les derniers mots que Gendry Barathéon put comprendre avant de périr sous le regard d'une créature qui elle, ne craignait pas les flammes.

Notes : Merci d'avoir lu ! Bon, désolée pour ceux qui étaient attachés à lui … mais vous savez ce qu'on dita : « Quand on joue au jeu des trônes, on gagne, ou on meurt » …..

N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez par review et à la semaine prochaine !