Notes : coucou, merci pour vos reviews ! C'est super motivant !

Pour Judy et Emmie qui sont guests, merci pour votre soutien à Joy, c'est un semi-OC alors je suis trop contente que vou l'aimiez !

Bonne lecture !

Chapitre 24: Sansa

À Lady Sansa Stark de Winterfell et à Son conseil Restreint,

Notre stratégie a échoué. Lord Gendry Barathéon a été attiré dans un piège par Mélissandre, nous n'avons retrouvé de lui que son épée. Si vous possédez de nouvelles informations, veuillez nous les faire parvenir au plus vite. Je vous avoue que nous ne savons pas du tout quoi faire. Nous espérons que de votre côté, vous n'avez pas à déplorer de pertes. Les esprits ont disparu des sept royaumes, Mélissandre semble les rassembler..

Lord Davos Mervaut et lady Genna Lannister,

Lorsqu'Arya eut prit connaissance de la lettre, son visage se décomposa, elle fut saisit d'un unique tremblement mais ne prononça pas un mot alors qu'elle chevauchait près de sa soeur:

-Arya, je suis terriblement désolée ! offrit timidement Sansa, qui ne savait que dire, Arya et Gendry avaient une relation dont Sansa ne savait exactement de quoi il s'agissait.

-Les gens meurent Sansa, c'est comme ça, et cela arrive encore plus rapidement aux abrutis, fit Arya d'une voix cassante.

-Oui, mais Gendry et Toi vous... retenta-t-elle, désemparée.

-Écoutes, je te propose d'appliquer la même technique que celle dont tu uses pour toi-même, n'en parlons pas, répondit-elle sèchement, n'en parlons pas, faisons comme si de rien était, ne parlons pas des parents, de Robb et Rickon, ne parlons pas de Théon !

Arya criait désormais, ses yeux lançant des éclairs à sa grande soeur:

-Je ne t'en parle pas pour ne pas te faire de mal, se défendit Sansa, je sais que tu n'aimes pas te confier à propos de tes émotions...

-Laisses tomber Sansa ! Avoue qu'il y a des choses que tu préfères ignorer !

Arya partit au galop pour s'éloigner du groupe.

Elle n'eut pas le temps de reprendre ses esprits qu'Edmund Faérie, Tyrion et elle étaient rejoint par un jeune seigneur, futur lord de la maison Manderly.

-Lady Sansa, je vous en prie, laissez les affaires politiques et cheminez avec moi, nous arriverons demain à Winterfell et j'ai une proposition à vous faire.

-Je suis désolée, Ser, mais nous avons des questions urgentes à régler, répondit-elle.

-Pourquoi Lord Tyrion lannister fait-il parti de vos plus proches conseillers, ils vous on détruit vous et votre famille ; ces satannés lions.

Alors c'était ainsi qu'ils la voyaient tous? Comme une fille détruite ? La Lady brisée de Winterfell qu'on devait aider parce qu'elle était devenue si fragile qu'elle pourrait se dissoudre en mille éclats de glace au moindre choc ?

-Lord Tyrion est un allié stratégique, il nous a promis un soutien financier et logistique de premier ordre, j'ai besoin de lui, clarifia Sansa, ce n'était pas la raison pour laquelle il était là bien sûr, mais cela ne concernait pas ce seigneur présomptueux.

Tyrion lui lança un regard étrange qu'elle ne sut déchiffrer, mais il y avait décidément quelque chose qui n'allait pas.

-Je peux rejoindre le maître d'armes de Winterfell pour un moment, il a besoin d'aide pour organiser la sécurité de la ville d'hiver à notre retour, proposa Tyrion d'une voix éteinte, cela vous permettra de profiter d'une compagnie plus jeune et distrayante.

Complètement perdue, elle se mit à balbutier mais ser Manderly prit la parole à sa place:

-Très bonne idée, il n'est pas sein qu'une si jeune personne passe son temps à débattre de morts et de stratégie.

Avant qu'elle n'ait pu protester, Tyrion remontait la colonne de cavaliers vers l'arrière. Faérie lui lança un regard consterné:

-Surtout continuait le jeune lord Manderly, que si vous voulez que le Nord reste entre de bonnes mains quoi qu'il advienne, vous devez vous préoccuper d'autres choses...

-Lesquelles ? s'enquit Sansa, du ton le plus glacial possible.

-Votre mariage qui doit absolument arriver vite, bien entendu, sachez que je suis le candidat pour la maison Manderly, mon père est trop vieux.

Sansa n'était presque pas surprise, simplement elle avait espéré que les familles de nordiens comprendraient qu'il était hors de question pour elle de se laisser marier au premier inconnu volontaire, mais le jeune homme en parlait comme s'il s'agissait du prix d'un tournoi:

-Je ne suis pas à la recherche d'un époux, lord Manderly, informa-t-elle, et j'apprécierai qu'à l'avenir vous et les autres ne discutiez pas de moi en mon absence.

Sur ce, épuisée, faisant signe à Ser Edmund et à Faérie de la suivre, elle abandonna le jeune lord la bouche grande ouverte sur son cheval au milieu du chemin.

-Comment tout a-t-il pu dégénérer en l'espace de quelques minutes ? demanda Faérie, l'air presque compatissant.

-Les nordiens ne me considèrent pas comme une vraie dirigeante, Arya me déteste, et tyrion je.. ne comprend pas ce qu'il a.

-Ces familles ont besoin de savoir que les Stark sont vraiment de retour, défendit ser Edmund. Si vous vous mariez, ils peuvent espérer des descendants.

-Je comprends cela, mais...

-Si vous aviez été honnête dès le départ sur le fait que vous et Lord Tyrion comptiez vous remarier interrompit Faérie.

-La situation ne s'y prêtait pas lança Sansa, je préférais attendre un moment plus calme.

-Aucun moment ne se prêtera jamais pour avouer aux Nordiens que vous aimez un Lannister, dont la famille a décimé la vôtre et les nôtres, qui ne vous a protégé contre rien, qui... explosa Edmund, c'était normalement un jeune homme calme et rationnel, mais il semblait que ce problème le touchait personnellement.

-Ho Ed, ta gueule, ce n'est pas le moment de nous faire le coup de l'amoureux éconduit au désespoir, soupira Faérie, on sait tous ce qu'il en est depuis le début.

-On le sait tous mais on en parle pas, fit Edmund, parce que comme l'a dit Arya, on ne parle pas ici, pas de ce qui n'est pas clair, pas de ce qui pourrait rendre les choses plus difficiles pour Sansa. Et j'étais d'accord, je... voulais, je croyais que je pouvais le faire... pour vous mais... Sansa expliquez-vous, enfin !

Edmund avait les yeux brillants de ce qu'elle pensait être des larmes, ce qui la choqua beaucoup.

-Je croyais que vous vous en remettriez que ce n'était qu'un jeu, qu'une passade...

Edmund ne répondit rien et fit volte-face pour rejoindre le groupe, oubliant qu'il mettait sa sécurité en jeu, car il était supposé être son bouclier juré. Pourquoi lui avait-elle donné ce poste d'ailleurs ? Cela les mettaient dans une position si inconfortable!

-Tu crois que je suis vraiment comme ils le disent ? intérogea-t-elle.

-Pour Edmund, c'est vrai qu'on l'a mal géré, fit Faérie, et l'emploi du "on" mit un baume au coeur de Sansa, mais on avait pas assez de personne de confiance pour se permettre de se passer de lui, et honnêtement moi aussi je pensais que ce n'était pas bien profond, sa fixation sur toi. Je crois que c'est par fierté mal placée qu'il persiste, lui non plus ne comprend pas que tu lui préfères Tyrion.

-Et toi ?

-Moi ? À cent pour cent, ne serai-ce que parce que votre histoire n'est pas conventionnelle et puis... il est plutôt drôle on a le même humour, je sais qu'on ne s'ennuira pas à Winterfell tant qu'il sera là.

Faérie n'avait jamais des arguments d'une profondeur inouïe mais elle était là, cela suffisait,

-Tu sais ce qui lui a pris ?

-Je crois qu'il a peur que tu l'abandonnes pour le jeune et grand lord Manderly, gloussa Faérie, par les sept, ta vie est tellement catastrophique !

-Merci ! s'insurgea-t-elle.

-De rien ! nargua l'autre jeune fille, avec son sourire mutin, désormais familier.

-J'ai plutôt l'impression qu'il regrette son choix, qu'il aurait préféré rester à Port-Réal, il doit en avoir assez de m'attendre et...

-Ho Sansa par pitié ! C'est ridicule, gardes tes insécurités pour toi, on se bat pour obtenir tes faveurs, tout le monde ne peut pas en dire autant.

-Faérie, tu n'est pas bien placé pour dire ça, sourit Sansa, mais il faut qu'on parle d'autre chose, j'aimerai que Meera soit avec nous mais je vais devoir trouver des solutions toute seule.

-Écoutes Sansa nous sommes à une journée de Winterfell, on peut éviter les garçons et ta soeur d'ici là, proposa Faérie, jusqu'à ce qu'on soit tous reposés, qu'on est pu prendre de bons bains chaud et que...

-Merci Faérie, sourit Sansa, mais je vais devoir mettre de toute façon les choses au claires rapidement si je veux que les Nordiens me fassent confiance.

Sansa et Faérie arrivèrent donc à l'endroit où ils avaient prévu de s'arrêter pour la nuit avant tout le monde et montèrent la tante qu'elles partageaient depuis le début du voyage pour se mettre à l'abri du froid.

Faérie avait à la main une dague, pour faire croire à leurs potentiels agresseurs qu'elle était capable de les défendre toutes les deux, et malgré sa férocité qui leur gagnerait sans doute quelques secondes, elle savait à peine mieux s'en servir que Sansa elle-même, ce qui en disait long.

-Je ne t'en ai jamais parlé directement Faérie, tous les autres savent tout ce qu'i savoir, et j'imagine que tu as connaissance de l'essentiel mais... ces reproches, cela me fait réfléchir.

Faérie tournicota sa dague dans sa main:

-Je sais que tu avais l'air aussi malheureuse que moi quand j'étais une orpheline de port-réal et toi une grande lady de la cour devenue otage que tu étais très naïve, et que tu est devenue presque cynique mais qu'au fond c'est une armure, je sais que tu me permets d'avoir une place dans ce monde même si c'est une place pourrie dans un endroit gelé à faire un boulot éreintant.

Sansa sourit, ne dit rien, ne sachant comment exprimer sa gratitude à son amie.

À cet instant, le tonnerre de centaines de sabots approchant au grand trot se fit entendre.

Tyrion fut le premier à glisser sa tête à l'intérieur de la tente mais quand il se fut aperçu que les deux jeunes filles étaient seines et sauves il ressortit aussi rapidement.

Faérie et Sansa rejoignirent le groupe du conseil restreint dans une atmosphère de gêne intense.

-Quelqu'un veut vous parler, Lady Stark, informa Edmund, le visage fermé, les yeux baissés.

Sansa releva la tête surprise qu'Edmund aille jusqu'à encourager les jeunes lords à venir l'importuner, mais ce n'était pas un jeune Lord qu'Arya escortait, imperturbable, aiguille pointée dans son dos.

Il était grand et svelte, avait environ son âge peut-être un peu plus, et il souriait paisiblement alors que sa petite soeur le menaçait clairement de son épée.

-Bonjour, Lady Sansa, je m'appelle Ilirian, si vous ne vous souvenez pas de quel grande maison je viens, ne vous blâmez pas, je suis l'enfant d'une humble fermière et d'un sinistre inconnu, s'introduisit-il en faisant une révérence, qui racontait une autre histoire que ses propos. Pourtant, Sansa le crut, ses vêtements n'étaient pas doublés de fourrures comme ceux des autres nobles et il ne portait pour tout arme qu'un luth.

-Bonjour, répondit-elle, puis-je connaître le motif de votre visite?

-La chose est difficile à croire pour un Stark ces derniers temps, mais je suis ici pour vous aider, assura-t-il en descendant de son cheval, ce qui rendait la conversation plus aisée.

-Avez-vous rencontré les esprits de la prêtresse rouge ? demanda Faérie.

-Oui, sur mon trajet pour vous rejoindre, je me suis aperçu qu'ils avaient gagné en pouvoir de nuire, répondit-il, sans un mot il releva la manche de sa tunique de toile grossière et exposa un bras zébré d'une fente longue et profonde encore sanguinolente

Alors que Sansa sentait déjà la nausée monter à l'idée que les fantômes soient capables de faire cela Arya aboya:

-Il peut très bien s'être fait cela tout seul.

-Qu'y aurais-je gagné lady Arya ?

-Une place dans un château confortable, ma soeur a le coeur trop tendre.

"et toi, songea tristement Sansa, tu as le coeur trop brisé," elle pensait cela à cause de la mort de Gendry bien sûr, bien qu'elle crut qu'Arya n'avait pas réellement été amoureuse de Gendry, elle avait perdu trop de gens comme tous les Stark, et cela avait causé des dommages quasiment irréparables.

-Cela pourrait être le cas, intervint Sansa, si Ilirian n'avait pas précisé qu'il était déjà en chemin pour venir discuter avec nous.

Le jeune homme eut l'air soulagé et lança un regard à Arya qui affirma:

-Cela ne prouve rien du tout.

-Comme ma mère avant moi et un grand nombre de mes ancêtres, je suis au service du Nord et de la maison Stark, j'ai des rêves qui me donnent des indications sur le futur, expliqua-t-il.

-Nous avons déjà quelqu'un pour occuper le poste du garçon aux pouvoirs magiques improbables, merci lâcha Faérie.

-Je ne pense pas pouvoir vous croire sur parole, admit Sansa, le plus diplomatiquement qu'elle pût, mais comme vous devez le savoir, mon frère ne sera peut-être plus une corneille d'ici peu, quelque soit la manière dont nous arrivons à ce résultat.

-Lui et Joy Hill m'ont rendu visite hier, sourit-il, deux gamins hors du commun, ces deux-là, surtout quand on les voit collaborer et ils auront pas mal de choses à vous raconter quand vous reviendrez, mais c'est à eux de le faire, pour vous prouver ma bonne foi je peux vous dire qu'ils ont trouvé quelque chose d'exceptionnel dans les bois et qu'ils ont perdu leurs chevaux à des hommes que votre conseil restreint a pu retrouver et emprisonner dans la ville d'hiver.

-Vont-ils bien ? Sansa et Tyrion avaient parlé en coeur et elle eu envie de sourire bêtement mais se souvint qu'apriori Tyrion avait un problème avec elle.

-Ils sont un peu éprouvés, mais n'ont aucune blessure physique ou mentale profonde, rassura Ilirian, de ce que j'ai vu en tout cas.

-Comme c'est pratique ! grogna Arya.

Sansa avait envie de présenter des excuses au nom de sa soeur, dire qu'elle venait d'apprendre une terrible nouvelle mais elle savait pertinemment que si elle le faisait Arya lui en voudrait et elles reprendraient leur dispute.

-Je connais votre théorie sur la destruction de la magie, poursuivit Ilirian, et bien que je comprenne, je pense que la meilleur solution serait plutôt de rétablir l'équilibre des forces, si la corneille à trois yeux disparaît, les fantômes aussi.

-C'était une de nos idées, admit Tyrion.

-Sauf que nous n'avons aucune idée de comment la mettre en oeuvre, rappela Sansa.

-Il est en train de se poser les bonnes questions je pense, il ne lui manquera qu'un léger coup de pouce, s'il est forcé à agir dans le monde physique, fit Ilirian.

-Quel est notre rôle dans tout ceLa? interrogea Sansa.

-J'ai bien peur que vous ne puissiez faire grand chose de plus que soutenir votre petit frère, Lady Sansa, apprit doucement Ilirian, quelque chose comme de la compassion brillait dans ses yeux, comme s'il savait ce que cela faisait de se sentir inutile et impuissant.

-Accompagnez-nous, décida-t-elle, vous logez près de Winterfell de toute façon, et on verra bien ce qu'il adviendra.

-Merci.

-Ne la remerciez pas trop vite, prévint Arya, je vous surveillerai de près.

Ilirian ne sembla pas plus dérangé que cela par la perspective de se retrouver la cible de la méfiance de la jeune Stark, ce qui parut enrager Arya davantage.

Sansa dénicha de quoi soigner le bras du jeune homme et demanda au vieux Gary Sleigh de s'en occuper pendant qu'elle s'entretenait avec ses principaux bannerais mécontents de retourner si tôt à Winterfell alors qu'ils s'étaient préparés à mener une guerre de longue durée au-delà du mur.

Tous pensaient que Sansa, qui n'était à leurs yeuxs qu'une impressionnable jeune fille, avait été effrayée par la prêtresse rouge et revenait sur sa décision, ce n'était pas du tout le cas, elle avait récolté les informations nécessaires auprès de la fanatique, et ces informations indiquaient clairement Winterfell comme lieu d'action.

Ils arrivèrent à destination le lendemain dans l'après-midi sans que Sansa n'ai adressé la parole à Edmund, Arya ou Tyrion et que semblait-il ils l'avaient tous ignorés.

Complètement désarmée, elle descendit dans les cryptes, lieu dans lequel elle n'avait pas pénétré depuis la bataille de Winterfell et cette longue veille qu'elle y avait passé.

Agenouillée devant la statue de pierre de son père, elle contempla les traits sévères de celle-ci en se disant qu'elle ne ressemblait pas du tout à Eddard Stark. Du moins pas au souvenir que sa fille en gardait.

Un frisson de désespoir et de malaise la parcourut, entourée de tous ses ancêtres de pierre, Sansa avait l'impression de sentir leur regard peser sur elle. Petite, elle avait toujours détesté descendre ici, un jour Robb, Jon et Théon, toujours inséparables avant que leur rang ne les sépare, avaient voulu faire peur aux plus jeunes et les avaient conduit dans les cryptes en prétendant qu'elles étaient hantées par des esprits, Rickon n'était qu'un nourrisson mais Bran et Arya avaient couru en avant; défiant les monstres de leur hurlements aigus. Sansa les avait suivi plus doucement, et au premier "hou!" pathétique émis par un Jon de douze ans recouvert d'un drap blanc, elle s'était enfuie en larmes se promettant à elle-même qu'elle n'y remettrait plus jamais les pieds alors que son frère et sa soeur cadets plannifiaient déjà une nouvelle expédition pour aller affronter leur peur.

Cela avait toujours été l'un de ses plus gros défauts, Sansa l'avouait, elle préférait ignorer les choses qui la dérangeaient plutôt que de les affronter en face, son expérience ses dernières années lui avaient conféré un certain courage, celui d'agir quand cela était nécessaire pour des besoins bien claires et vitaux, mais il y avait toujours toutes ces choses qu'elle tentait d'écarter d'elle pour ne plus y penser. Ce qui, croyait-elle, ne lui faisait du mal qu'à elle-même, n'avait pas besoin d'être détruit dans l'immédiat, pas comme l'armée de spectres de Mélissandre, sauf qu'apparamant, ce qui n'était censé ne la toucher qu'elle avait fait souffrir Arya et lui avait attiré des reproches mérités. C'était qu'il y avait tant de choses à oublier, la porte des cryptes qui se dressait sur son chemin tous les jours depuis son retour, la liste d'Arya et sa vengeance qui ne la guérissait pas, la clarification de ses relations avec Tyrion qu'elle repoussait parce qu'elle avait peur qu'il revienne sur son choix, les dernières traces des lacérations infligées par Ramsay Bolton sur son corps qu'elle évitait soigneusement de regarder depuis presque deux ans.

Cela, comprit-elle, c'était des choses, que pour certaines Arya et Jon auraient peut-être eu besoin de savoir, tout comme elle aurait clairement dû dissuader Ser Edmund et non pas attendre qu'il comprenne de lui-même, tout comme elle aurait dû parler honnêtement avec Tyrion...

À cette pensée, elle sentit son morale s'affaisser encore plus si toutefois c'était possible, elle ne savait pas pourquoi il s'était éloigné l'air si froid et l'avait ignoré depuis cette entrevue avec Lord Menderly. Avait-il pris peur à l'idée de devenir Lord de Winterfell ? D'être un Stark ? Ou s'était-il aperçu qu'il n'avait pas de réels sentiments pour elle ?

Comment pouvait-elle faire le poids face aux myriades de jeunes femmes que Tyrion avait fréquenté dans sa vie... Tysha et son histoire tragique... Shae...bon peut-être pas Shae convint-elle, mais Daenerys...? était-ce vrai ce que l'on disait à leur sujet ?

Horrifiée, sansa se recroquevilla sur le sol, à cet instant des pas raisonnèrent, ceux d'Arya, et sa soeur s'affala contre elle.

-Ils me manquent, constata inutilement l'aînée, et les autres... ceux avec lesquels j'ai grandi contre mon gré, j'ai l'impression de mieux m'en souvenir que de notre famille, c'est pour ça que... je ne t'en parle pas trop... j'ai honte, la voix de Cersei est plus distincte la plupart du temps dans mon esprit que celle de mère.

-Je ne me souviens plus de Rickon ! lâcha Arya, presque pas je veux dire, j'ai une vague image mais... j'avais onze ans la dernière fois que je l'ai vu et lui seulement sept ! Et ça me rend dingue de ne presque pas savoir de qui je dois faire le deuil.

-Je ne me rappelle pas si Robb était en rébellion contre nos parents, s'il avait un passe-temps autre que les combats à l'épée... et je me demande si père et mère auraient fait les mêmes choix que moi, admit Sansa d'une toute petite voix.

-Non, ils n'auraient pas fait les mêmes, déclara Arya, tout le monde essaie de nous identifier à l'un d'entre eux depuis leurs morts, et ce n'est pas bon. Je crois... je crois que père et mère étaient des personnes formidables, mais nos décisions nous appartiennent comme elles nous auraient appartenu s'ils étaient toujours en vie.

-Alors on peut juste essayer de prendre les bonnes décisions selon nous, fit Sansa avec un sourire, et se tromper du moment qu'on le fait de tout notre coeur, je crois que cela ne suffit pas pour être gardienne du nord.

Arya opina en se blottissant contre sa soeur:

-On peut se tromper et être cruelle, et briser le coeur d'un garçon qui est mort par notre faute !

Arya éclata en sanglots alors que Sansa retenait les siens.

-Arya cela n'a rien avoir avec toi, Gendry et toi n'étiez peut-être pas faits pour être ensemble, tu as le droit de changer d'avis.

-Sauf qu'il est mort, balbutia la benjamine.

-Si c'est sa mort qui te donne envie de changer d'avis, c'est compréhensible mais ce n'est pas une bonne raison.

-Alors pourquoi laisses-tu croire à Tyrion que tu comtes épouser Lord Manderly ou un autre de ces types, si c'est lui que tu veux pour rejoindre notre famille ? intérogea Arya.

Sansa n'en revenait pas:

-Parce que tu crois que c'est ce qu'il croit?

-Il en est sûr, assura Arya d'un ton lugubre.

-Comme dirait Faérie, c'est un véritable massacre, mimica Sansa.

Les deux soeurs restèrent ensuite un moment qui sembla s'étirer hors du temps en silence, au pied d'une statue qui n'évoquait à leurs yeux qu'une pâle et morbide copie de leur père, leur deux silhouettes se fondant dans la pénombre ambiante en un bloc compact de tristesse et de nouvelle détermination.

Ce soir-là au banquet qui fêtait leur retour le jeune lord Manderly, ainsi que le fils du lord Reynard, et lord Hardstock, lui demandèrent successivement sa main, en une démonstration d'ardeur et de grandiloquence qui aurait peut-être pu lui paraître comique s'ils ne s'adressaient pas à elle, elle prit une inspiration et se leva ce qui établit le silence dans la salle:

-Pour que les choses soient dites clairement messires, je suis honorée de vos propositions mais je ne vais pas épouser l'un d'entre vous. Ne le prenez pas comme une insulte à vos maisons, j'estime simplement qu'il est temps pour le Nord d'accepter que le mariage n'est pas qu'une alliance politique... ne devrait pas l'être en tout cas.

J'ai conscience que c'est le cas souvent, et je conçois même qu'en tant que gardienne du nord, j'ai le devoir de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour que le Nord prospère. Cependant, comme chacun d'entre vous, j'ai le droit au libre arbitre. Vos fils, vos enfants, vous-même, ne devriez pas être obligé de m'épouser, moi ou quiconque pour le soi-disant prestige de votre famille... si vous voulez le faire entre vous, je ne peux vous en empêcher pour l'heure,, mais ce n'est plus pour moi.

Sansa s'arrêta un bref instant pour reprendre son souffle, alors qu'une foule majoritairement constituée d'hommes la scrutait, certains l'air franchement couroucés, d'autre attentifs, et quelques-uns lui souriaient chaleureusement.

-Mes parents ont été unis dans un mariage arrangé et en est né un amour incroyable, poursuivit-elle avec difficulté car c'était là que cela se corsait, pour moi... les choses ont été... assez différentes, et pendant un temps, je me suis dit que je n'étais tout simplement pas destinée à cela. Aujourd'hui, je... j'éprouve des sentiments pour une personne. Cette personne est Lord Tyrion de Castral Rock, et cela fait maintenant plusieurs semaines que nous attendions un moment propice pour vous l'annoncer. J'ai compris qu'il n'y en aura pas, alors si, si il ne retire pas sa demande...

La gorge nouée, elle jeta un rapide coup d'oeil anxieux vers Tyrion, espérant de tout son coeur qu'elle ne venait pas de commettre une terrible erreur devant cinq cent personnes, mais il se leva, une joie incandescente semblait irradier de toute sa personne, et il prit sa main, affrontant avec elle le torrent d'invective qui s'écrasa sur eux comme autrefois sous les quolibets de Joffrey et de sa coure, et très différemment aussi.

-Vous étiez autrefois marié de force ! s'écria un des jeunes hommes qui la courtisait plus tôt.

-C'est vrai, et cela était contraire à nos volontés à tout deux, j'étais très jeune, quoi qu'on considère que c'est un âge pour se marier et j'étais une otage, ce mariage n'était qu'une grotesque farce orchestrée par Tywin Lannister pour s'emparer du nord, mais ce mariage est resté blanc, et bien que cela ne vous regarde pas Lord Hardstock, nous nous connaissons véritablement et...

-Le nord ne sera pas dirigé par des lannister, le nord se souvient ! crièrent plusieurs voix alors que d'autres s'élevaient pour leur imposer le silence.

-Ho mais le Nord sera toujours aux Stark, répondit calmement Sansa en sentant un sourire en coin victorieux s'afficher sur son visage, Lord Tyrion a également demandé à prendre mon nom, parce qu'il estimait que cela était plus correct envers vous tous et envers moi.

Le choc se peignit sur tous les visages et Sansa conclut:

-Les Stark se souviennent, Le Nord se souvient, il y a des choses que nous ne pouvons et ne devons pas oublier, mais le Nord a aussi besoin d'imaginer, le nord peut espérer en plus de se souvenir !

Les applaudissement naquirent juste à côté d'elle, initié par Tyrion, Faérie, Meera, Arya, Ser Gary Sleigh et Edmund Thorne, Bran et Joy pour se répandre comme du feu grégeois un peu partout dans la salle en une joyeuse cacophonie. Tyrion et Sansa purent enfin se rassoir et les conversations reprirent puis les bannerais, les chevaliers et écuyers et les quelques ladies prirent congé et il ne resta bientôt plus que le conseil restreint et Joy, Robin avait suivit le plateau à dessert vers les cuisines au grand soulagement de tous.

-J'ai quelque chose à vous dire, déclara Joy, lorsqu'elle vit qu'on s'apprêtait à la congédier gentiment.

-Tu peux rester Joy, répondit Sansa en souriant à la jeune fille, je voulais m'excuser auprès de vous tous pour mes erreurs ces derniers temps.

Sansa n'avait jamais été particulièrement prompte à admettre ses torts, mais elle sentait que cela était nécessaire pour rétablir l'harmonie avec ses proches.

-Je n'ai pas appris la transparence dans le passé, mais je suis prête à faire des efforts. Je ne vais pas pouvoir déballer ici toute ma vie pour que vous compreniez mieux, mais je vais essayer de me montrer plus ouverte. Je vous le promet.

-Sansa, ce n'est pas la peine... je... c'est vrai c'est la mort de Gendry qui m'affecte, dit Arya gênée.

-Je suis désolé Sansa, poursuivit Edmund Thorne, l'air un peu triste mais surtout honteux.

-Si cela vous rendait les choses moins pénibles, se hasarda Sansa à l'adresse d'Edmund, vous pourriez arrêter d'être mon bouclier juré:.. je pourrai... nommer une autre personne.

-Non, ça ne sera pas nécessaire, assura-t-il, ce n'était que de l'orgueil blessé; je veux demeurer votre bouclier juré et votre ami si c'est possible.

Faérie décocha une bourrade amicale à Edmund, annonçant d'un ton nonchalant:

-On accepte, c'est bon, tu t'es comporté comme un idiot, mais c'est dans ta nature.

-Ce "on" vous désigne-t-il toutes les deux ? interrogea Malicieusement Tyrion.

-Elle..moi... peu importe, si je ne suis sans doute pas son bouclier, ou son fiancé, je suis sa répartie, assura Faérie.

-Il est certain que personne ne me croira si je disais que tu es ma conseillère en modestie.

Sansa avait répondu sur le ton de la plaisanterie, les autres laissant échapper quelques rires et moqueries enjouées, mais en réalité, c'était bien ce que l'autre jeune fille avait tenté de faire la veille dans la forêt et c'était sa façon à elle de la remercier discrètement, car Faérie n'aimait pas beaucoup l'étalage de grands sentiments.

-Et Je suis atrocement désolé de t'avoir laisser avec lord Menderly et de t'avoir ignoré, souffla Tyrion, alors que les autres n'écoutaient pas, j'ai cru que tu envisageais réellement de l'épouser alors que tu te montrais juste une fois encore, plus intelligente que nous tous.

Sansa eut un bref sourire timide, elle avait du mal à croire que Tyrion ait pu se faire une telle idée, alors qu'elle s'était elle-même imaginé qu'il ne voulait plus d'elle.

-Heu, parcontre j'avais vraiment quelque chose à vous dire !

C'était Joy dont la petite voix flûtée s'éleva courageusement au-dessus du brouhaha. Sansa se concentra sur elle, étonnée, elle avait cru que la fillette cherchait simplement à ne pas être écartée du groupe ce dont elle ne la blâmait pas.

-En fait, interrompit Bran, nous avons quelque chose à dire.

Ilirian, qui avait obtenu l'autorisation de rester adressa un regard amusé aux deux adolescents:

-C'est le moment que j'attendais, vous savez ce que je vous ai dit; que Lord Bran et lady Joy devraient nous annoncer eux-même.

-Cela a l'air de grandement vous distraire, fit Arya, suspicieuse.

-Cela distraira tout le monde, lui répondit Meera mystérieusement.

-Lorsque Bran et moi sommes allés consulter Ilirian, commença Joy, nous sommes partis à cheval et sur le chemin du retour Danseuse et Whisper ont été kidnappés heureusement, les bandits n'ont pas eu le temps de partir bien loin avant d'être rattrapés et ils attendent désormais leur jugement dans la prison, mais il se trouve que Bran étant par terre, nous avons essayer de le déplacer dans un fourré le temps que j'aille chercher de l'aide, sauf que je suis tombée dans la neige et voici ce que nous avons trouvé.

Elle avait sorti de sa poche une drôle de pierre, qui avait une forme d'oeuf. Tout le monde à part ceux qui étaient déjà à Winterfell au moment de la découverte s'approcha pour mieux voir.

Tyrion avait une expression étrange, il fut plus rapide qu'aucun d'entre eux pour soulever délicatement l'objet.

-Il est presque brûlant, souffla-t-il, Bran, est-ce... est-ce...

Bran acquiesça imperturbable.

Sansa posa ses doigts sur l'étrange pierre... l'étrange oeuf, et en effet une chaleur à la limite de la brûlure s'en dégageait.

-C'est un dragon, murmurèrent Tyrion, Joy, Bran et Ilirian d'une même voix. Faérie Edmund, le vieux Ser Gary et Arya insistèrent pour toucher l'oeuf, pour l'examiner, mais Mestre Nathan confirma que cela ressemblait exactement aux illustrations et aux connaissances qu'il possédait sur ces créatures.

Sansa observa un long moment Tyrion, qui était fasciné par l'œuf qu'il avait réussi à subtiliser des mains d'Arya, pour sa part, elle le trouvait plus extraordinaire que tous les dragons du monde.

Elle aurait pu combattre un marcheur blanc à main nu pour qu'il garde à tout jamais cet émerveillement juvénile, que la souffrance n'avait encore pas pu effacer de son âme. Tout en étant complètement différent de cette image; Tyrion avait quelque chose de celui auquel elle rêvait autrefois aussi stupide que cela ait été. Il comprenait ce qu'il pouvait y avoir de magnifique et de mortel dans un mot, dans une main tendue, dans un oeuf de dragon.

-Si nous l'avons trouvé... il doit y avoir une raison, tentait pendant ce temps-là de se convaincre Joy, bien que je ne vois pas laquelle, mais je vous promets Lady Sansa que je ne le ferai pas éclore, pas maintenant en tout cas, et pas sans l'accord de vous, de Bran et de mes cousins je crois que nous saurons quand le moment sera venu.

-Merci Joy, dit Simplement Sansa, je sais que la personne qui a l'honneur de trouver un oeuf de Dragon ne se demande pas toujours ce qu'en pensent les autres, mais j'ai le même avis que toi. Je ferai tout ce que je pourrai pour t'aider à le protéger et peut-être qu'un jour, il sera temps.

Sansa superposa un instant dans son esprit au visage encore rond de son interlocutrice l'image qu'elle se faisait d'une Daenerys à peine plus âgée qu'elle avec ses oeufs offerts à son mariage, il fallait avouer que la comparaison n'était à première vue guère flatteuse pour la benjamine, Daenerys et ses cheveux argentés, sa silhouette de sylphide allait dans l'imaginaire collectif mieux avec la créature mystique que la petite Joy aux gestes brusques et dont le front était orné de quelques boutons d'acné. Mais sur ce coup là en revanche, la vie lui avait appris que Joy quoique plus banale en apparence serait capable de beaucoup plus de raison, de prudence et de sens pratique.

-Écoute Sansa, j'ai été un crétin, admit Tyrion, alors qu'ils s'asseyaient sur une banquette dans la chambre de sansa après avoir quitté les autres, et je ne sais pas comment t'expliquer à quel point j'ai été soulagé en comprenant que tu n'avais pas l'intention de me quitter.

Estimant que son orgueil avait suffisamant été mis à l'épreuve pour la journée, Sansa décida de répondre avec légèreté:

-Je suis d'accord, as-tu quelque chose à ajouter ?

Il y eut un pétillement de malice dans les yeux verts de Tyrion, en même temps qu'une expression grave se dessinait sur son visage, et alors que Sansa se disait que cela formait un charmant mélange, il murmura:

-Je... en fait, pour que les choses soient totalement claires entre nous, je... j'ai une petite chose à ajouter. Je... je t'aime, Sansa.

sansa ressentit un picotement presque douloureux au niveau de son coeur, les mots s'y inscrivirent en talisman éternel. Elle n'était pas réellement surprise, d'abord parce que Sansa Stark avait passé la première partie de son existence à rêver d'un moment comme celui-ci, et la seconde à entendre des mensonges à ce sujet, et ensuite parce qu'elle attendait de pouvoir prononcer ses mots devant Tyrion depuis plusieurs mois déjà.

-Je t'aime, Tyrion, déclara-t-elle, en ayant l'impression que ces mots qu'elle avait toujours voulu entendre étaient trop simples, trop réducteurs pour exprimer l'étendue de ce qu'elle ressentait pour lui, ils n'exigeaient pas de réponse, et ils les donnaient toutes.

Comme à chaque fois que les choses devenaient un peu trop lourdes émotionellemant pour lui, Tyrion tenta sans succès de cacher sa joie débordante derrière une remarque insolente.

-Tu n'as pas dit "aussi" ? N'est-ce pas la réponse que les septas apprennent aux jeunes ladies ?

Serrant une de ses mains dans la sienne elle répliqua:

-Étant donné que la lady en question avait déjà avoué ses sentiments plusieurs mois auparavant sans que le Lord ne daigne la comprendre, elle est alors en droit d'estimer qu'elle n'a pas à prendre le mauvais rôle en répétant ce terne "je t'aime aussi" qui détruit tout l'effet de ces mots dans leur forme la plus pur.

Tyrion la regarda un instant éberlué:

-Tu viens de tenter de me répondre de manière structuré à une plaisanterie dans un moment pareil ?

-J'ai peut-être des réponses moins structurées... mais elles ne seraient pas dignes d'une Lady, fit-elle alors qu'il la prenait dans ses bras, rougissante, n'osant croire qu'elle se comportait de la sorte.

Sansa aurait été tout à fait satisfaite de son existence, si elle avait pu vivre éternellement dans une boucle temporel qui rejouerait cet instant précis, la joue rêche et tendre de Tyrion sous ses doigts, ses doigts à lui effleurant sa peau le long de sa gorge, de sa clavicule, le bruit de sa respiration légèrement rauque raisonnant dans ses oreilles, et l'odeur de vieux livres et d'extérieur qui imprégnait sa tunique, mais hélas un coup violent se fit entendre contre la porte.

-Cela peut sans doute attendre demain matin Lady Faérie, lança Tyrion à voix haute, nous sommes...

Sansa couvrit sa bouche de sa main, mortifiée:

-tais-toi !

-Je n'allais pas en dire plus ! se récria-t-il, je n'ai peut-être pas d'honneur mais je tiens à préserver le tien.

-Ce n'est pas Faérie, c'est Joy, et c'est assez urgent !

Sansa alla immédiatement ouvrir la porte pour laisser entrer la jeune fille:

-Qu'y-a -t-il ?

Joy était essoufflée, ses cheveux blonds qui rappelaient ceux des Lannister ne se courbaient pas en boucles comme ceux de Cersei mais tombaient en un amas désordonné dont Sansa l'avait déjà entendu se plaindre mais qui selon elle, lui donnait un air adorable de lionceau effarouché.

-Mon oeuf de dragon... j'étais avec Robin dans la forêt, il m'avait lancé un défi stupide, et un fantôme me l'a pris.

-Je commence à croire qu'une malédiction est contre nous.

Tyrion lança un regard triste à Sansa, qui ne savait pas au juste, s'il regrettait la perte du dragon ou de leur soirée seul à seule.

Note : Je sais, les gens ne se disputent pas très longtemps ici, mais ils ont de vrais ennemis à combattre

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