Notes : Coucou, encore merci à ceux qui prennent le temps de laisser un mot, c'est vraiment super !

-Judy : oui, comme toi je trouve que Sansa et Tyrion forment une bonne équipe et c'est une bonne base pour un couple ! Ah et voilà "les petits" comme tu les appelles !

Emmie : Whaou, merci beaucoup ! Je ne savais pa qu'il y avait autant de choses dans mon chapitre !

Bonne lecture !

Chapitre 28 : Joy

Joy vit le corps de Bran fendre la surface de la rivière, et la panique la saisit à la gorge. Elle se débarrassa de son manteau et de ses bottes de fourrures, cela risquait de l'encombrer. Mais ce n'était pas une angoisse paralysante, elle sauta sans aucune hésitation. L'œuf avait également disparu dans les flots, mais Joy n'avait aucun doute quant au choix qu'il s'imposait de faire. Bran était vivant, Bran avait une famille, des gens qui tenaient à lui, et d'une étrange manière, elle tenait à lui. Une sensation d'engourdissement gagna immédiatement ses membres, le brusque changement de température la laissa étourdie, mais elle se força à amorcer une brasse dans la direction du garçon balloté par les flots qui se noyait. Joy était une nageuse correcte, une bonne nageuse, si l'on considérait la proportion d'adultes à Westeros qui ne savaient pas en faire autant, mais cela, c'était dans les eaux presque tièdes du lac et de la mer qui bordaient Castral Roc.

Il y avait un léger courant, et bien entendu il lui fallait le remonter pour rejoindre Bran. Depuis la berge Mélissandre s'écria

-Que fais-tu, c'est l'œuf qu'il faut récupérer, pas ce garçon impotent ! Es-tu inconsciente ?

Joy ne lui prêta aucune attention, elle avait lu dans les livres que souvent, une créature diabolique tentait de détourner le héros de sa quête, et qu'il lui fallait lutter pour résister. Le froid l'empêchait peut-être de réfléchir, mais à cet instant il était évident qu'il lui fallait atteindre Bran. En quelques mouvements énergiques, elle parvint jusqu'à lui et passa un bras autour de son torse frêle pour essayer de le maintenir à la surface. À cet instant, alors qu'elle se tordait frénétiquement pour supporter le poids du garçon, pourtant pas bien lourd, Joy prit conscience de plusieurs choses dans un moment de révélation glaçant. Premièrement, Mélissandre l'attendait sur le bord de l'eau, deuxièmement, il leur serait impossible de s'enfuir étant donné l'état de Bran, et troisièmement le courant risquait à tout moment de les emporter vers le bas. Risquant un oeil vers la prêtresse rouge, elle croisa son regard de braise qui la fixait marmonnant des paroles inintelligibles, priant sans doute son dieu pour que les deux adolescents se noient. La peur et surtout le froid déposaient une brume épaisse sur son esprit, une seule idée fixe brillait, sortir de cette eau. La voix de Bran raisonna alors dans son esprit, datant seulement de quelques minutes plus tôt, lorsqu'ils étaient sur leur canot :

-Ici l'eau reste froide, mais plus bas, ce sont les sources chaudes de Winterfell, il y a une deuxième source.

Elle se retourna sur le dos, entraînant Bran dans son sillage et ne bougea plus, le courant la trouva et les emportèrent à vive allure vers le bas de la rivière. Bran ouvrit soudain ses yeux, qui s'étaient fermés au moment où Joy l'avait rejoint :

-Ton œuf de dragon...

-Ce n'est vraiment pas le moment de te soucier des autres, répondit-elle, dis-moi plutôt, les sources chaudes sont-elles très loin ?

Joy avait agi impulsivement, escomptant leur faire descendre le courant jusqu'à ce qu'ils parviennent à ces fameuses sources et aient distancé Mélissandre, mais elle avait la désagréable impression que son plan n'était pas excellent. Ses forces lui manquaient et elle ne sentait plus ses mains et ses pieds, avec horreur, elle constata d'ailleurs que la prêtresse rouge courait sur le rivage à leur suite.

-Beaucoup trop loin pour des gens qui sont dans l'eau gelé, apprit Bran, d'une voix triste, je suis désolé Joy, tu n'aurais pas dû.

Joy secoua rageusement la tête, refusant d'accepter la vérité, malgré la lente paralysie qu'elle sentait venir, bientôt, elle serait incapable de maintenir Bran. Mais Joy avait été élevée par des Lannister, elle n'abandonnerait pas. Et Bran était un Stark, s'il n'y avait eu cette corneille, elle était persuadée qu'il se serait montré plus volontaire. Joy serra convulsivement le corps inerte du garçon, c'était la dernière chose vivante, dans ce monde de glace, c'était la seule chose qui comptait à présent.

Joy considéra vaguement la possibilité de sortir de l'eau, mais il lui faudrait nager avec Bran jusqu'au bord, elle ne le pourrait pas et même si elle y parvenait Mélissandre les attendait et ils n'avaient rien pour se sécher, personne pour leur venir en aide. Terrifiée mais déterminée, elle se concentra pour garder leurs deux visages à l'air libre, et pour bouger ses membres pour ne pas les perdre. Le courant filait à vive allure et bientôt une vague gigantesque les entraîna vers le haut, immergeant leurs têtes dans l'eau froide. Puis, ils ne bougèrent plus. Et l'eau n'était plus froide du tout. Au contraire, de surprise et de douleur, Joy et Bran poussèrent un hurlement commun. C'était un râle presque bestial qui parlait de souffrances insoutenables, de peaux successivement agressées par le chaud et le froid. Le coude de Joy buta contre un rocher et elle s'y cramponna, tenant Bran comme elle pouvait de son autre Bras et soudain, la grosse vague que créait le courant à l'entrée de cette cavité protégée propulsa un objet droit sur le visage de Joy. Un objet dur et ovale.

-C'est l'œuf murmura-t-elle, en le posant sur le rocher.

L'eau était chaude, en face d'elle se dressait une cascade, dont les tourbillons cristallins miroitaient dans le clair de lune, ce qui devait expliquer la vague par l'entrechoquement des deux courants. Sa peau la brûlait terriblement, mais elle pouvait bouger. Sortant sa dague de sa poche elle trancha la corde qui liait les bras du jeune Stark dans son dos. Heureusement la corde céda rapidement, et le jeune garçon saisit l'œuf sur le rocher l'air ébahi.

-Je ne vois plus Mélissandre, constata Bran, mais nous ne pouvons rester dans l'eau, pas avec nos vêtements trempés, Joy nous allons sortir.

-Mais dehors... nous mourrons de froid, sanglotta Joy, qui tremblait.

-Si nous restons ici nous allons perdre connaissance dans l'eau, expliqua-t-il, nous appellerons à l'aide, nous crierons aussi fort que nous pourrons mais tu dois absolument sortir de là.

Joy observa avec incompréhension les yeux marrons de Bran, qui n'étaient plus si froids et distants, il y brillait une énergie incroyable. Sans un mot il lui tendit l'œuf en dehors de l'eau, et Joy sentit que celui-ci était bouillant. Les pieds de joy touchaient le sol terreux du bassin; elle marcha donc jusqu'au bord en emportant sans grand mal Bran et l'œuf avec elle. Bran se hissa hors de l'eau et lui tendit les mains pour l'aider à en faire de même.

Épuisés, sur les rives de l'inconscience ; ils s'écrasèrent en un amas enchevêtré de membres sur le sol.

-Il faut retirer... vêtements.

C'était une constatation simple, atroce dans ce qu'elle impliquait de mouvement, mais presque pas gênante. Joy attrapa les bottes doublés de fourrure de Bran et les tira jusqu'à ce qu'elles s'enlèvent, alors qu'il retirait sa cape et ses braies. Joy avait commencé par l'aider lui parce qu'il était demeuré immobile depuis le début, et que son hypothermie devait être plus sérieuse. De plus, lorsqu'elle avait sauté dans l'eau elle s'était débarrassé de son manteau et de ses chaussures. Au bout d'un moment, il ne resta qu'une fine couche de vêtements sur leurs deux corps tremblants et Joy sentit ses forces la quitter alors qu'elle tentait d'arracher sa chemise de laine qui collait à sa peau. Elle vacilla et tomba sur Bran, incapable de faire un geste de plus. Quelque chose lui rentra violemment dans les côtes, quelque chose de bouillant, et au même moment, Bran laissa échapper un souffle saccadé.

Entre eux, se nichait l'œuf de dragon, émettant une chaleur, si impérieusement nécessaire qu'ils ne songèrent plus à se dégager, où même à se déplacer pour que l'objet dure cesse d'entailler leurs côtes ; au contraire. Leur instinct de survie était plus fort que tout le reste. Contre leurs deux cœurs aux battements erratiques la source de chaleur croissait rapidement. Joy sentit que peut-être son sang recommençait à circuler dans ses veines, que la sensibilité lui reviendrait peut-être un jour. Le clair de lune donnait au visage de Bran un éclat mystérieux, toute son expression exprimant un soulagement au-delà de tous les mots.

Ivre de la chaleur qui l'étreignait, cherchant à la sentir plus fortement encore, Joy roula sur le côté et serra ses bras autour de Bran et de l'œuf, le garçon en fit autant, la pressant peut-être trop brusquement contre la source de chaleur. Parce que leur vie en dépendait. Joy ne savait pas ce qu'il faudrait faire après, ce qu'il adviendrait d'eux.

Elle savait que le monde était glacial et brûlant, que l'hiver était venu pour elle, et que seul cette petite pierre de feu entre leurs deux corps moribonds pouvait les sauver. La chaleur se répandit ensuite en une vapeur presque palpable qui vint former une sorte de cocon autour des deux adolescents, comme s'ils étaient à l'intérieur même de la source de chaleur, à l'intérieur de l'œuf. Joy n'avait aucune idée de ce qui était en train de se passer et, la fatigue et la souffrance l'empêchaient d'y réfléchir. Envahie par un sentiment de bien-être incomparable, elle souhaita se fondre, s'incorporer, dans cette matière, dans cette étreinte étrange.

Elle ne se souvenait pas non plus s'ils étaient entièrement dévêtus ou si quelques vêtements collaient encore à leurs peaux, sans doute n'aurait-elle jamais osé tout enlever dans son état normal. La Joy de tous les jours aurait été déjà assez paniquée de se retrouver dans une telle situation. Elle ne se sentait pourtant pas nue, même lorsque ses côtes endolories s'écrasaient contre le torse de Bran, cela ne ressemblait pas du tout à ce qu'elle avait pu imaginer que cela ferait d'être nue devant un garçon. Cela n'avait aucune importance d'ailleurs, car Bran semblait encore moins conscient qu'elle, et Joy ne se sentait pas du tout comme la fillette qui avait avidement cherché le passage secret juste une heure plus tôt. Elle avait l'impression de faire partie d'un organisme ancestral, immémorial et en même temps, d'être sur le point de naître. Ne sachant pas si c'était le plus médicalement sage, elle ferma les yeux, submergée par l'épuisement.

-Réveilles-toi, Joy, réveilles-toi. Quelqu'un la secouait violemment, soulevant avec difficulté les paupières elle vit que c'était Bran. Et elle comprit aussi que Mélissandre avait reparu, elle s'activait autour d'eux. La chaleur, elle, s'était éteinte, et Joy vit que l'œuf n'était plus contre sa poitrine.

Mélissandre le tenait dans sa main, le faisant rouler le long de ses doigts sinueux, puis elle s'approcha d'eux.

-Je suis déçue Joy, fit-elle, j'attendais mieux de la part d'une Lannister, tu n'as pas protégé ton dragon mais ce garçon qui se prend pour une divinité et qui ne peut pas rester en vie, Rhalor ne doit pas avoir de concurrents.

-À quoi vous servirait-il de le tuer ? cria Joy, essayant de se lever, mais une douleur terrible lui transperça les côtes et le froid l'empêchait de maîtriser pleinement ses jambes.

-Rhalor aime les sacrifices, marmonna-t-elle, plus pour elle-même que pour eux apparemment, vous serez deux excellentes victimes, quand je lui ai offert Shyreen Barabthéon, il s'est montré particulièrement favorable...

-est-ce là votre conception du bien ? De la justice ?

Joy savait qu'il ne servait à rien 'd'essayer de raisonner une fanatique comme celle-ci, mais elle tentait simplement de leur faire gagner du temps, du temps pour faire quoi ? Elle ne le savait au juste. Mais tout sursis était préférable au sort qui les attendait.

-Ceci est la justice pour les spectres qui m'obéissent et me soutiennent, venez mes chers amis, lança-t-elle d'ailleurs dans le vide.

Sauf que seule quelques malheureuses silhouettes plus translucides que jamais se manifestèrent, Mélissandre ouvrit une bouche bée :

-Où sont les autres ? Pourquoi êtes-vous si faibles ?

Une voix presque inaudible répondit :

-Nous sommes allé à Winterfell, la plupart d'entre nous ont été anéantis par la magie du sang des Stark qui a activé le processus, nous autres n'avons plus de raison de nous battre, la haine a quitté nos cœurs

La femme rouge fut prise d'un hurlement de rage, les maigres silhouettes s'évaporèrent en fumée et elle fondit sur eux.

Joy ; puisant dans les forces qu'ils lui restaient de son contact avec la chaleur surnaturelle, s'assit puis se dressa sur des genoux flagellant, elle tâtonna dans le noir sur le sol glacial et par chance, elle tomba sur sa fiole de poison égaré dans un tas de tissu, seule arme qu'il lui restait alors que bien qu'elle soit sèche elle grelotait toujours, le corps partiellement recouvert d'une tunique qui lui arrivait aux genoux et était largement déchirée sur le devant.

-Sois raisonnable petite, conseilla la prêtresse rouge d'un ton presque doux, si vous ne mourrez pas par les flammes, Bran et toi périrez sous peu de froid, après de tels chocs thermiques.

C'était en effet ce que dictait la logique, l'examen objectif des faits, c'était ce que disaient les bras déjà bleus de Bran, et ses propres tremblements, mais ce n'était pas ce que Joy voulait croire. À côté d'elle, Bran suivait les événements avec impuissance, le regard qu'ils partagèrent lui glassa le sang. À la surface, il n'y avait que la calme indifférence de la corneille, qui subissait les événement sans agir, témoin silencieux de l'histoire dont le cours ne devait être interrompu. Mais quelque part, plus si loin, puisqu'ils s'étaient débarrassés de temps de vêtements, le cœur d'un garçon de la maison Stark s'affolait à la perspective de mourir, de mourir pour de bon cette fois.

Joy sut, comme si elle aussi avait des pouvoirs surnaturels, qu'elle ne pourrait abandonner ce garçon-là et cette jeune fille aussi, qui allaient immanquablement être livrés aux flammes au milieu de la neige.

Alors que la femme rouge la saisissait par les épaules et qu'elle était trop faible pour se dégager, transie de froid et de fièvre, elle marmonna :

-Nous pourrions négocier, à Winterfell, des gens seraient prêts à beaucoup pour récupérer Bran.

-Et aussi pour te récupérer toi et ton dragon j'en suis sûre, rétorqua Mélissandre, en la déposant délicatement sur un empilement bancal de morceaux de bois qu'elle avait visiblement construit elle-même, mais je ne veux pas leur donner cette chance, je n'ai besoin d'aucune arme, d'aucune richesse de ce monde, seulement le soutien de mon dieu, et si mon premier Azor ahai s'est dissout, il m'en enverra un autre.

À cours d'idée, Joy roula à terre, pour faire perdre du temps à son ennemie, la chute n'était pas bien haute, mais lui arracha tout de même un gémissement de douleur, quelque chose n'allait décidément pas avec sa cage thoracique :

-Mon enfant, si tu te laisses faire, Rhalor t'accordera sans doute une autre existence un de ces jours, gronda-t-elle en se penchant pour la ramasser comme un petit animal sans défense dont elle aurait aimé apaisé les ultimes souffrances.

-Pourquoi ne créez-vous pas un brasier directement par terre ? vous en êtes capable non ? provoqua Joy, avec insolence alors que Mélissandre liait ses bras au haut de la pile de bois.

-Bien entendu, répondit la femme avec fierté c'est ainsi que je suis revenue à la vie après la Longue Nuit, en renaissant des flammes, et en m'appuyant sur le déséquilibre qui régnait dans le monde, la corneille était vivante, mais elle n'avait plus d'adversaire, j'ai donc pris cette place. Mais vois-tu, pour faire un sacrifice, il faut faire des efforts, prouver à Rhalor que l'on est prêt à se salir les mains pour lui.

Tandis que la folle discourait Joy et Bran tentèrent de communiquer par signes. Mais que pouvaient-ils faire ? Aucun d'eux deux n'étaient en mesure de se déplacer. Joy tenta de ravaler son désespoir, de se concentrer pour lutter de toutes ses forces. Mélissandre souleva Bran, et l'emporta sur le second tas de bûches à un bras de distance seulement de la jeune fille.

-Le dieu de la lumière adorera se repaître de vos vies ! se réjouit Mélissandre, Joy ne voyait pas grand-chose dans la noirceur de l'aube, mais il lui sembla que ce n'était pas une joie sadique qui l'animait, plutôt une foie déconcertante et destructrice.

Joy rua contre ses liens, comme elle avait vu faire tant de chevaux fougueux, cela ne fit que les resserrer. Des larmes de désespoir coulèrent sur ses joues, elle se tourna vers Bran, parce que son indifférence était toujours moins pénible à contempler que la folie meurtrière de Mélissandre, et fut abasourdi de voir, au moment où lui aussi se concentrait sur elle, son masque de froideur fondre et il murmura :

-Je suis tellement désolé, je suis inutile et tu ne mérites pas ça,... Joy, pardonnes-moi.

Elle eut encore cette impression curieuse d'avoir atteint un autre être prisonnier au fond de la corneille, celui que pleuraient les filles Stark et Lady Meera Reed, quand elles pensaient qu'on ne les voyait pas.

-Rhalor, mon seigneur, je vous offre la chair et le sang de ces deux enfants, celui de Joy Hill, qui te défie en réveillant la magie des dragons, et celui de Brandon Stark dont les pouvoirs sont une aberration, une atteinte à ta suprématie que j'élimine en cette nuit.

Joy frottait désormais ses poignets contre le bois, essayant de ronger la corde, le froid l'empêchant presque de sentir les échardes s'enfonçant dans sa peau.

-D'abord toi, souffla-t-elle en s'approchant de Joy.

En un éclair elle revit les visages de ceux qui avaient cru en elle et qu'elle allait décevoir: Genna et sa fiole de poison de cristal abandonnée à deux pas de là, Mestre Nathan qui assurait qu'un jour, Joy aurait un rôle à jouer à Westeros, ses cousins Jaime et Tyrion qui l'avaient traité comme si elle appartenait réellement à leur famille, Lady Sansa, qui lui avait confié son frère et créer un blason, et le garçon à côté d'elle, qui avait saisi sa main pour se jeter dans un passage secret.

Un crépitement se fit alors entendre sous elle et les premiers morceaux de bois de la pile commencèrent à brûler. Joy ne voulait pas montrer à cette femme qu'elle avait peur, il lui fut toutefois impossible de retenir les sanglots qui la secouèrent aussi violemment que les remous de la rivière l'avaient fait plutôt

-NON !

Le cri qui avait jaillit du corps de Bran, ne pouvait raisonnablement être celui de la corneille de par ses intonations même, c'était un son humain, épouvantablement humain, que Joy ne pouvait décrire que comme le son qu'aurait pu émettre une âme en se brisant, si cela avait été possible. Ensuite, la jeune fille se dit qu'elle devait avoir perdu connaissance, parce que ce qu'elle vit n'avait aucun sens.

D'un mouvement des bras, Bran se débarrassa de la corde qui le retenait attaché à son bûcher, et se dressa en un instant debout sur ses jambes qui n'avaient pas servies depuis près de sept ans. Mélissandre poussa un cri terrible alors que Bran bondissait jusqu'à elle. En état de choc, Joy chercha à comprendre pourquoi il ne s'était pas effondré sur elle, et s'aperçut que dans son dos s'étiraient deux grandes ailes noires satinées qui se perdaient dans l'air nocturne. Comme si c'était là la chose la plus naturelle au monde, il se pencha sur Joy, dénoua ses liens et l'arracha aux flammes qui léchaient déjà les bûches sur lesquelles elle reposait.

Mélissandre se précipita sur eux, mais les bras vigoureux qui soutenaient Joy ne fléchirent pas, pas plus que les ailes de velours qui battaient dans son dos. Cela dépassait tout ce que Joy avait pu imaginer et pourtant, elle avait passé une bonne partie de sa vie à s'imaginer des choses. Dans sa position, elle ne pouvait distinguer l'expression du garçon ailé, elle n'avait aucun moyen de savoir si elle devait remercier la corneille ou le jeune loup pour ce sauvetage de haut vol, si elle pouvait se permettre le jeu de mots.

-nous devons-nous débarrasser d'elle une bonne fois pour toutes, affirma-t-il. Puis la déposant à une bonne distance de la prêtresse rouge, à l'emplacement où ils avaient abandonné leur vêtement, il reprit son envol après avoir ramassé quelque chose qu'elle ne put distinguer sous ses yeux écarquillés.

-La corneille n'est pas autorisée à intervenir dans les affaires humaines, cria Mélissandre au désespoir, alors qu'il se précipitait vers elle, semblable à un oiseau de chasse, ayant repéré un rat dans l'obscurité.

-La corneille joue sa dernière partie cette nuit, annonça la voix désincarnée que Joy y associait, je suis surtout et de plus en plus Bran Stark, la corneille me dicte simplement ce que je dois faire pour mettre fin à toute cette magie qui entache le Nord.

-C'est stupide, veux-tu vraiment perdre tes pouvoirs ?

-La corneille m'a indiqué que c'était là son dernier acte, et je ne pouvais pas supporter l'idée que vous brûliez vive une énième innocente, je ne peux pas tolérer que vous touchiez à Joy, elle est liée à la seule forme de magie qui en vaille la peine dans ce monde: celle de la vie elle-même.

Bran attrapa alors Mélissandre et la déposa sur le brasier destiné à Joy qui flambait toujours, sauf que pour l'empêcher de fuir et de pouvoir disparaître comme elle l'avait déjà fait, Bran semblait obligé de la garder entre ses ailes détentrices de cette force magique opposée qui établissait l'équilibre des forces.

Flottant à plat dos à quelques centimètres de la fournaise, ses ailes, elles brûlaient alors que Mélissandre restait indemne.

-Bran, elle ne peut pas mourir ainsi ! hurla Joy, affolée.

Elle remarqua alors que dans sa main était un flacon, un flacon de cristal qui scintilla lorsqu'il en déboucha le couvercle dans la nuit noire ; se contorsionnant il en jeta le contenu sur le visage de la prêtresse rouge.

-"le poison fonctionne par inhalation" se souvint Joy et en effet, la femme se mit à étouffer, et le reste du liquide qui s'était répandu autour d'elle contamina le feu, qui prit une couleur bleu inquiétante. Ce n'était plus un feu ordinaire mais quelque chose de pire qui rongeait le corps de la femme qui ne pouvait pas brûler alors qu'elle s'étouffait. Bran n'avait pas émis un son mais ses ailes pareilles à celles d'un papillon, avaient commencé à s'effriter sous la chaleur et il s'écarta précipitamment dès qu'elle cessa de se débattre. Horrifiée, Joy le vit dégringoler dans la neige et s'en recouvrir rapidement pour éteindre les braises qui risquaient de le transformer en torche vivante.

Il parvint vite près d'elle, et elle vit avec un soulagement infini qu'à la place de la petite fiole se tenait dans sa main l'œuf de dragon qui leur avait sauvé la vie.

Ensemble, pelotonnés l'un contre l'autre, à bout de souffle, de force, de toute capacité d'agir, ils observèrent incrédules le corps se dissoudre et les flammes s'éteindre ne laissant que des cendres sur la neige, alors qu'un éclat rose chatouillait le velours de la nuit, annonciateur d'un nouveau jour.

À cet instant, des appels résonnèrent dans le lointain et alors que Bran y répondait, Joy sentit sa tête basculer mais ne garda pas le souvenir d'avoir rencontré le sol.

Joy ne revint complètement à elle que longtemps plus tard. Avec effort, elle se tira des limbes de l'inconscience pour réaliser qu'elle était entourée de couvertures chaudes et moelleuses et que sans doute, on lui avait donné du lait de pavot, à en juger par le goût pâteux dans sa bouche et la lourdeur de sa tête. Mais elle était vivante, délicieusement, indubitablement vivante, et c'était exaltant.

Alors qu'elle examinait silencieusement son environnement, l'infirmerie de Winterfell, elle comprit que Bran et elle avaient dû être secourus.

-Bran... fut le premier son qui s'échappa de ses lèvres.

-Joy !

C'était trois voix qui s'étaient exclamées en cœur. Mestre Nathan, Tyrion et Lady Sansa. Cette dernière posa une main fraîche sur son front testant sa fièvre, en souriant avec soulagement. Joy vit que Bran était dans le lit d'à côté, toujours immobile.

-Ses ailes ?... il avait des ailes, chuchota-t-elle, en guise de question, la jeune Lady de Winterfell l'observa avec une inquiétude redoublée.

-tout va bien maintenant, Bran et toi êtes sains et saufs et nous avons dispersés les cendres de Mélissandre... quand tu iras mieux et que Bran aura repris connaissance, vous nous raconterez ce qui s'est passé.

-Je peux parler tout de suite, je me sens bien, mentit la jeune fille.

-La première question que je me pose, Joy, sourit Tyrion, même si je suis très fier de toi, c'est pourquoi Brandon et toi étiez à moitié nus dans la neige ?

Joy sentit ses joues s'embraser de honte, signe que les choses étaient bel et bien revenues à la banalité du réel, car cette nuit, elle n'avait ressenti aucune gêne à cette idée.

-Je ne pense pas que ce soit la priorité, objecta Sansa, une expression faussement sévère sur le visage alors qu'elle se tournait vers Tyrion avec un sourire réprimé, je suis certaine qu'ils ont des explications bien plus légitimes à nous fournir que toutes celles que tu ne pourras jamais trouver pour justifier d'une telle situation te concernant.

Tyrion ouvrit la bouche pour se défendre, mi-contrit mi-amusé, mais Lady Sansa qui elle aussi s'était empourprée, ne lui en laissa pas le temps.

-D'ailleurs, mestre Nathan dit qu'ils souffrent d'hypothermie et qu'ils sont probablement tombés dans la rivière, poursuivit-elle.

-Mélissandre y a jeté Bran, souffla Joy, je devais le récupérer et puis après les sources chaudes... nous avions l'œuf qui nous réchauffait, et nous savions que cela serait plus efficace avec moins de vêtements, puis Mélissandre nous a retrouvé, elle voulait nous sacrifier à Rhalor, et puis Bran s'est envolé et a empoisonné Mélissandre et...

Les trois adultes échangèrent un regard éloquent, ils pensaient sans doute que le lait de pavot confondait son esprit. Mais soudain une autre voix raisonna, celle de Bran :

-En définitive, Joy nous a sauvé la vie au moins trois fois cette nuit.

La porte s'ouvrit alors sur Ilirian et Arya qui devaient avoir entendu du bruit et être entré.

-Pourquoi ne pas reprendre cette histoire depuis le début et plus calmement ? proposa Sansa en rebordant son petit frère.

Joy et Bran racontèrent laborieusement leur histoire, peinant à y croire eux-même alors que les cinq autres les écoutaient avec une attention parfaite. C'était une des choses formidables à Winterfell, songea distraitement Joy alors que Bran poursuivait le récit, tous ici étaient habitués à ce que des choses inexplicables et magiques se produisent autour d'eux, à tel point qu'ils ne vous riaient pas au nez lorsque vous leur racontiez ce genre de choses. Au roc, les grandes personnes avaient eu l'esprit si étroit qu'il avait fallu que le dragon soit à leur porte pour qu'ils croient en son existence. Ici, et bien les détenteurs de l'autorité étaient encore jeunes, malgré tout ce qu'ils avaient vécu et étaient presque prêts à la croire sur parole quand elle admit qu'elle pensait qu'un œuf de dragon leur avait volontairement sauvé la vie.

-Si je comprends bien Bran tu n'est plus une corneille à trois yeux ? interrogea Arya, un peu perplexe tout de même.

-Oui, Je suis juste Bran Stark, murmura-t-il, d'une voix hésitante.

Arya et Sansa le contemplaient avec soulagement, comme si rien qu'à entendre le son de sa voix elle pouvait sentir la différence, et maintenant que les brumes de pavot se dissipaient dans son esprit, Joy crut la sentir aussi, le timbre était plus chaleureux, plus juvénile, plus celui d'un garçon de presque dix-sept ans que d'une entité sans âge, quoiqu'un garçon qui avait vécu beaucoup de choses.

-Je suis content, fit-il timidement, je suis content de sentir plutôt que de savoir que j'ai retrouvé ma famille.

Les deux filles Stark voulurent étreindre leur petit frère au même moment, et celui-ci leur tendit les bras comme il avait dû le faire jadis, alors qu'ils n'étaient tous que des enfants n'ayant connu que les joies de l'été.

Les trois Stark émirent un son étrange, entre le sanglot et l'éclat de rire, qui se rapprochait décidément plus du second et Joy détourna la tête, ne se sentant pas le droit de s'immiscer dans un moment pareil. Se dégageait de la fratrie une joie telle qu'elle se communiquait à toute la pièce. Mestre Nathan, fixant obstinément un onguent qu'il tenait à la main, Ilirian, debout dans un coin comme un petit puni, et Tyrion au chevet de Joy avaient le même air attendri que celui qu'elle devait afficher elle-même.

-Il faudra prévenir Jon, souffla Arya.

-Tu as été incroyable, murmura Sansa, tu as été plus fort que la corneille.

-Seulement parce que celle-ci le voulait bien, marmona-t-il, visiblement gêné par l'exagération de sa sœur, elle savait que c'était nécessaire, il fallait éradiquer cette magie, Mélissandre y prenait son énergie et maintenant qu'il n'y a plus de déséquilibre elle ne pourra pas revivre. La corneille existait pour lutter contre le Roi de la Nuit, maintenant qu'Arya l'a tué elle n'a plus de raison d'être.

-avez-vous récupérer l'œuf ? demanda Joy.

Tyrion lui indiqua une étagère entre les deux lits, où trônait l'objet qui de cette manière, ressemblait à une pierre laissée là par un drôle de collectionneur.

-Je suis quand même déçu que mes ailes aient brûlé, fit Bran, avec une moue boudeuse que Joy ne lui avait jamais vu, je croyais que la Corneille m'accordait ce cadeau pour services rendus, peut-être que j'étais juste voué à les détruire de cette manière...

-Un loup n'a pas d'ailes, tensa Arya, ça serait ridicule !

-J'aurai bien voulu voir ça ! soupira Tyrion, en adressant un sourire complice à Joy, pendant ce temps nous nous amusions beaucoup moins, quelques fantômes nous ont rendu visite et nous avons eu de petites altercations bien qu'elles ne puissent absolument pas rivaliser avec les vôtres.

Joy remarqua alors qu'Ilirian avait plusieurs bandages, et un hématome sur la joue et que Lady Sansa avait une posture plus raide et qu'elle bougeait assez lentement.

-Tout le monde va bien ? demanda Bran sans doute parvenu aux mêmes conclusions qu'elle, Sansa, tu est blessée ?

-Tout va bien, mestre Nathan l'a recousue, et c'était une vieille cicatrice, rassura-t-elle avec un sourire las, en revanche, on ne peut pas exactement en dire autant de vous, savez-vous que c'est l'aube ? Cela fait vingt-quatre heures que vous dormez et nous avons eu peur que...

Sa voix chevrota et elle ne finit pas sa phrase. Mais Joy n'était pas stupide, une baignade dans de l'eau glacial, plus la transition avec l'eau chaude et le froid du dehors, cette douleur dans ses côtes dont elle ne savait ce qui l'avait causé... C'était tout bonnement un miracle qu'ils soient tous les deux toujours en vie..

-L'hypothermie était très grave, expliqua Mestre Nathan, on a dû vous frictionner pendant plusieurs heures en vous faisant avaler des tisanes, j'imagine que les brûlures de Bran venaient donc des ailes, nous nous questionnions justement à leur sujet... et puis, Joy tu as deux côtes déplacées que j'ai pu remettre, mais tu ne pourras pas marcher correctement avant plusieurs jours, Bran aussi, tu étais marqué au torse quoi que moins gravement que Joy.

Joy réalisa alors ce qui avait dû se produire :

-C'est ... l'œuf émettait de la chaleur, il était entre nous deux, et je voulais m'en rapprocher le plus possible ... il faisait si froid... expliqua-t-elle, penaude.

L'œuf avait dû s'enfoncer dans ses côtes et celles de Bran, sans qu'ils ne puissent le comprendre dans l'état de frigorification où ils se trouvaient.

-Cela justifierait ces étranges marques, marmona le Mestre.

Joy redouta un instant d'avoir une atroce cicatrice mais elle se sermona rapidement, elle n'était pas aussi superficielle que cela, non ?

-Ce n'est rien de trop voyant, préféra préciser Sansa, ayant perçu l'anxiété de la jeune fille, juste, c'est comme si le dragon à l'intérieur de cet œuf avait voulu... laisser son empreinte, se sont exactement les mêmes.

-Et bran...? Joy hésita, ne sachant trop comment aborder la question.

-Tes jambes... elles...enfin je veux dire tu marchais et... j'imagine que c'était juste la corneille, avant de quitter ton corps.

-Je suppose, répondit-il avec calme.

-Lord Bran, se permit poliment Ilirian qui était demeuré en retrait depuis son arrivée, et si vous essayez de vous assoir ?

Bran obtempéra docilement, puis :

-Je... j'ai des fourmillements...

Le mestre se précipita vers lui, les yeux brillants d'enthousiasme et de curiosité, lentement, infiniment lentement, au goût de Joy qui avait hâte de voir la suite, Bran déplaça une jambe puis l'autre de sorte qu'elles pendent sur le côté du lit.

Il posa ensuite ses pieds sur le sol, et avec mille fois plus de difficulté que sur son bûcher il se mit debout.

Des exclamations de surprise étouffées parcoururent la pièce.

Cependant, l'adolescent chancela, ses jambes, bien qu'elles aient grandi en même temps que lui, étaient douloureusement grêles et pas assez fortes pour réellement supporter le poids de son corps. Ilirian et le Mestre se placèrent chacun d'un côté pour le soutenir et ainsi il parvint à faire quelques pas.

-Depuis quand es-tu paralysé, ? voulut savoir le mestre.

-Cela fera sept ans dans un mois.

-C'est incroyable,...

-La corneille a finalement voulu te laisser un petit cadeau avant de partir, sourit Ilirian, simplement, elle n'a pas spécifié que comme le précédent, il te faudrait un sacré bout de temps avant de le maîtriser.

Joy savait qu'Ilirian avait des prémonitions et que c'était pourquoi il était là, et elle ne pouvait que l'apprécier. Bien-sûr il était beaucoup trop âgé pour s'intéresser à sa personne, mais cela n'empêchait pas Joy d'avoir quatorze ans et de trouver que sa voix douce, ses longs cils presque féminins, ses pommettes hautes et sa silhouette svelte et dessinée le rendaient très séduisant. S'il n'avait été si craintif et peu doué à l'épée, il aurait pu tout aussi bien être un de ces princes de conte de fées sur lesquels elle s'était secrètement écrit des histoires dans la bibliothèque, ce qui lui semblait être une éternité plus tôt. Sauf qu'un autre visage vint se superposer au premier dans sa rêverie et elle se força à se concentrer sur la réalité.

Bran fit encore quelques pas, avec émotion puis mestre Nathan et Ilirian le ramenèrent dans sa chambre en chaise portée ; en lui promettant qu'ils feraient des exercices tous les jours pour recouvrer sa mobilité.

-Le mestre passera vérifier tes blessures plus tard, assura Sansa à Joy, mais veux-tu retourner dans ta propre chambre ? Tu t'y sentiras plus à l'aise qu'ici j'imagine.

Joy s'empressa d'approuver et Arya, Sansa et Tyrion la soutinrent du mieux qu'ils purent pour la faire traverser les couloirs.

-Merci pour Bran, murmura Sansa, alors qu'elle rabattait les couvertures sur Joy, je n'oublierai jamais cela, tu fais partie de notre meute maintenant.

Joy se dit que venant d'une Stark, c'étaient là les plus belles paroles qu'on pouvait entendre, et la petite fille solitaire qu'elle n'avait pas tout à fait cessé d'être imagina que c'était sa propre grande soeur qui lui parlait. Une seconde, elle envisagea de feindre une peur des cauchemars pour pousser Sansa ou Tyrion à rester près d'elle pour chasser les ombres. Mais elle se reprit, quand on survivait aux rivières gelées et aux bûchers, on était pas un bébé, non ? Au lieu de quoi, elle lança:

-Je n'ai rien fait d'extraordinaire mais qu'allez-vous raconter à... tout le monde à propos de cette nuit ?

-Cela, c'est notre problème, assura la gardienne du Nord, nous nous débrouillerons pour que l'attention ne soit pas attirée sur vous deux et votre... dragon.

Tyrion déposa le dit oeuf sur sa table de chevet, et tout trois quittèrent la chambre, laissant Joy rejoindre le royaume des rêves.

Notes : Merci d'avoir lu, j'ai adoré écrire ce chapitre, je sais que ça reste sans doute un peu confus et incohérent mais c'est la fin d'un arc pour lequel je ne m'attendait pas à une conclusion comme ça ! Comme je l'ai expliqué la semaine dernière, je n'ai pas une minute pour écrire en ce moment avec mes concours scolaires, j'ai un peu d'avance mais je préférerai en avoir plus pour continuer à poster pour ne pas ruiner cette fic. D'ici une semaine je pourrai y consacrer plus de temps et donc poster la suite d'ici 2 semaines si tout va bien. Voilà, à bientôt !