Notes : Coucou, désolée pour l'attente, eT merci pour les reviews ! c'est une rentrée très studieuse pour moi, alors je suis super contente d'avoir cette fic pour décomprésser et j'espère qu'elle vous intéresse toujours,
Bonne lecture,
Chapitre 34 : Tyrion
-Vas-tu demander à Arya de l'exécuter ? interrogea Tyrion, lorsque Sansa lui eut raconté les événements de la soirée et la trahison de Gary Sleigh. Il sentit une colère disproportionnée s'installer dans tout son être, certes il savait que tout le monde espionnait tout le monde dans les sphères aristocratiques de Westeros, sauf les Stark si ce n'était par leurs pouvoirs surnaturels, mais le type avait clairement trahi leur confiance, et aurait pu causer des dommages permanents à la santé de Sansa. Il n'avait qu'une envie, l'empoisonner lui-même et le savoir mort et incapable de ne serai-ce que poser son regard sur la jeune femme. C'était excessif, il le savait mais il ne parvenait pas à se maîtriser. Il était déjà anxieux avec toutes les autres choses qui se déroulaient à Winterfell. Sansa avait enfilé des vêtements de nuit et avait entrouvert la fenêtre, respirant profondément l'air nocturne et glacé. Il frissonna, il venait d'un endroit au climat beaucoup plus clément que le Nord, et ne ressentait pas du tout d'effets apaisants à la morsure rude du froid. Sansa aperçut son tremblement et referma la fenêtre avec un sourire d'excuse.
-Je l'enverrai au mur, si le reste du conseil approuve, je pense que c'est la meilleur solution, mon père l'aurait exécuté, n'importe lequel des rois et des reines l'auraient exécuté mais j'ai le sentiment que ce n'est pas ainsi que je peux établir ma légitimité.
Elle avait parlé calmement, avec une nouvelle détermination dans la voix.
-Tu es sûre que ça va ? s'enquit-il avec hésitation. Il était surpris par son impassibilité à elle, et par sa colère à lui. Ce n'était pas ainsi qu'il en allait d'ordinaire.
-Oui, rassura-t-elle, non pas que je m'attendais particulièrement à trouver un espion parmi nous, je m'en veux de ne pas l'avoir compris plus tôt. Mais Gary Sleigh n'était rien pour moi, je n'éprouvais aucun sentiments forts envers lui et par conséquent, je ne suis pas personnellement atteinte. Par contre cela montre qu'il faut que je commence à agir pour que tout le monde sache que je suis une Stark de Winterfell et pas une jeune fille sensible qu'ils pourront manipuler à leur gré.
-Personne ne peut croire cela... tenta de faire entendre Tyrion, tu es...
Sansa sourit, rosit légèrement, et s'agenouilla pour passer doucement ses bras autour de ses épaules.
-Tu as intérêt à ne pas penser comme eux, et c'est pour ça que tu es ici et pas eux, fit-elle avec un sourire espiègle, mais ma vie privée et ma fonction politique sont deux choses différentes et il est temps qu'ils le comprennent. Et que je le comprenne.
Tyrion préféra garder le silence d'abord parce qu'elle était dans ses bras et qu'il ne parvenait pas à formuler une réflexion cohérente et ensuite parce qu'il savait que lorsque Sansa était d'humeur décidée et solennelle il fallait l'écouter et la conseiller mais qu'elle était sur le point de prendre la bonne décision.
-J'ai parlé avec Joy cette après-midi, lâcha-t-elle soudain sans que Tyrion puisse savoir d'où cela venait, elle m'a fait réfléchir à certaines choses.
-Cette gamine parle à tort et à travers, observa Tyrion, je l'adore, mais ce n'est peut-être pas une bonne idée de t'inspirer trop de ce qu'elle dit.
-Laisses-moi finir de t'expliquer ou tu le regretteras prévint-elle en posant un doigt sur ses lèvres.
Tyrion obéit, se replongeant dans une fascination rêveuse pour son interlocutrice.
-Elle m'a fait comprendre que je te faisais souffrir, continua Sansa, et même si ce n'est pas intentionnelle, je ne veux pas cela. Je t'ai déjà fait trop de mal dans le passé. Et puis, honnêtement, Joy a quatorze ans et elle fait preuve de plus d'initiative et de courage que moi. Les jeunes Lords Nordiens n'auront rien à dire à cela et puis, s'il y a une révolte, nous nous enfuirons ensemble...
-Tu...
-Je... Sansa s'éclaircit la gorge, c'est ridicule Tyrion, que je ne puisse avoir le courage de ne faire cela que maintenant, mais... voilà, tu es mon Hivernale ; quand les temps étaient les plus rudes, quand je devais subir les comportements ambiguës et malsains de Littlefinger, ou la violence sadique de Ramsay Bolton, quand j'étais seule au monde, je me souvenais de toi, je me souvenais qu'au milieu du nid de vipères qu'était Port-Réal, il y avait eut quelqu'un de courageux, de doux et de fort comme mon père l'avait promis à la tendre enfant d'été que j'étais alors. Mais je n'avais pas compris à l'époque et mon père non plus au fond, du moins, il n'aurait pas pu imaginé que se serait toi. Je me suis souvenue que quelqu'un m'avait tendu une main pour me relever lorsque j'avais était battue par ces chevaliers de la garde, sous ordre du roi. Je me suis souvenue que quelqu'un s'était assuré que je mange quelque chose chaque jour, lorsque la mort de ma famille m'avait fait perdre l'envie de vivre, que quelqu'un avait instinctivement et sans arrière-pensée serrer ma main dans la sienne lorsque l'on ridiculisait mon grand frère avec une farce insultante.
Et parce que tu avais fait tout cela, j'ai eu la force de survivre seule dans l'hiver, parce que quelqu'un, hors de ma meute, avait un jour trouvé qu'il valait la peine de me maintenir en vie, même si j'étais une gêne, même si je n'étais qu'une fillette et que tu ne m'aimais pas. Je n'étais pas une véritable Stark avant de t'avoir connu, avant de t'avoir compris. Tu es mon hivernale, Tyrion Lannister, et je ne reculerais pas.
Tyrion sentit confusément que des larmes coulaient sur ses joues, mais il n'avait même plus la force de les empêcher de tomber. Il n'y avait pas de mots, pas de mots, pour ce qu'il ressentait en cet instant.
Il abandonna de formuler une réponse cohérente et murmura simplement son nom comme une prière, un secret, une formule magique, avec plus de déférence qu'il n'en avait jamais accordé à aucune des Sept divinités, alors qu'il embrassait ses lèvres, son front, ses joues, son nez. Sansa se mit à rire et essuya ses larmes de ses doigts gelés par le vent frais du dehors.
-Tu ne m'as pas laissé finir ce que j'avais à dire, souffla-t-elle, une fête sera organisée pour les Hivernales, et si... si tu n'as pas changé d'avis, on pourrait, on devrait se marier ce jour-là. Je me fiche de ce qu'ils en diront, s'ils ne peuvent même pas accepter cela, alors j'abandonnerai ma place à Bran. Ce qu'on a... ce que je crois qu'on a, j'ai fini par décider que c'était plus important.
Tyrion connaissait le concept d'Hivernale, il avait beaucoup lu étant enfant, et s'était dit à l'époque que c'était la plus belle tradition de Westeros, puis en grandissant que c'était une chose irréelle, un divertissement populaire qui ne comportait aucune once de vérité. Et maintenant, il savait que le bonheur du restant de sa vie débuterait par cette tradition. Parce que la plus incroyable des jeune Nordiennes croyait encore un peu aux hivernales, et parce qu'elle avait décidé de croire en lui.
Alors qu'ils s'embrassaient toujours, un bruit très étrange se fit entendre depuis l'extérieur. C'était comme un grondement étouffé, un souffle doux et fort à la fois, qui semblait déplacer des paquets de neige les faisant cogner en s'émiettant sur les carreaux. Sansa avait saisi sa main et l'entraînait vers la fenêtre, par laquelle il vit qu'une tempête de neige se levait doucement. Le monde entier semblait blanc et brumeux, et les amas de neige étincelants qui tourbillonnaient dans le ciel d'un noir d'encre ressemblaient à des étoiles filantes.
-Ça fait le même bruit qu'un feu de cheminée, remarqua-t-elle rêveusement, c'est le début du blizzard, c'est magnifique, j'aimerai être un loup pour voir ce que cela fait d'être dehors à un moment pareil.
-Ça a l'air quand même un petit peu plus froid qu'un feu de cheminée, balbutia Tyrion, mais il était trop ébloui par la tempête et par Sansa pour trouver une remarque vraiment sarcastique à faire.
-Peut-être, concéda-t-elle, mais tant qu'elle durera j'ai l'impression que rien ne pourra nous atteindre.
Tyrion eu la brusque et étrange suspicion que Sansa avait réveillé le blizzard par sa déclaration, ou plutôt que le blizzard avait attendu que Sansa soit prête pour se lancer. Qu'ils s'étaient lancés ensemble. C'était parfaitement impossible, il y croyait parfaitement.
-L'hiver attendait ton accord pour entamer son dernier mouvement murmura-t-il.
Elle soupira:
-Tu sais, ce n'est plus nécessaire de me raconter des histoires désormais, je peux affronter la réalité.
-Ce ne sont pas des histoires, à moins que je ne t'ai inventé moi-même et que je dorme depuis plusieurs années.
Leurs respirations raisonnaient décidément bien fort dans la chambre, émettant un son continue assez proche de celui de la tempête de neige au dehors, du moins, aux oreilles de Tyrion. Son cœur semblait déterminer cette fois à fendre sa poitrine en deux pour s'extirper de ce trop petit corps et aller s'offrir à celui de la jeune femme. Ils n'avaient fait presque que parler et pourtant, Tyrion sentit le sang battre à ses tampes, d'une manière presque inquiétante. Il se demandait vaguement s'il n'allait pas juste s'évanouir, lorsqu'il s'aperçut qu'il était torse nu et que les mains de Sansa étaient timidement posées sur ses épaules. Sa chemise et son doublée gisaient sur le sol, et il regarda Sansa, un peu sonné.
-Ho... je.. heu... je ne... balbutia-t-elle, désolée, c'était un peu... je ne savais pas que j'allais faire ça.
Elle se mordillait la lèvre, apparemment perdue sur ce qu'il convenait de faire à présent. Il ne la méritait pas, mais la vie ne lui avait jamais donné ce qu'il méritait.
Tyrion se sentit brusquement mal à l'aise, il n'avait pas le physique le plus impressionnant du monde, peut-être qu'elle était dégoûtée. Fermant les yeux pour regagner son calme, il sentit que ses mains quittaient ses épaules, et traçaient tendrement, infiniment délicatement les contours de la cicatrice qui lui barrait les côtes.
-Je ne te fais pas mal ? demanda-t-elle d'une voix altérée.
-Non, pas du tout, assura-t-il, en déposant un baiser dans le creux de sa gorge, elle frissonna, comme il l'avait remarqué sous le coup du mal-aise cinq ans plus tôt, son cou était étonnamment long, et gracieux. Tyrion effleura son épaule et le haut du lassage de sa chemise de nuit:
-est-ce que je peux...?
Sansa acquiesça, Tyrion n'avait pas défaits de nœufs aussi complexes que cela depuis longtemps, sans doute jamais. Ou peut-être était-ce à cause de ses mains tremblantes, de son empreissement qu'il tentait de réfréner ou de l'importance que ce moment devait avoir pour Sansa.
Lorsque les premiers centimètres de peau pâle apparurent il s'arrêta pour les effleurer des doigts puis des lèvres.
Alors que le blizzard redoublait d'intensité, au dehors ils reculèrent jusqu'au lit.
Elle avait désormais une main enfouie dans ses boucles et l'autre continuait de parcourir avidement son torse, il frissonna à son tour et le froid n'y était pour rien pour une fois. Elle se glissa dans les couvertures pudiquement mais retira sa chemise de nuit. Il y avait quelque chose d'infiniment jeune dans le geste, et aussi quelque chose de fort comme l'acier Valyrien, et cela ne semblait même pas contradictoire à Tyrion dans l'état d'enivrement passionnel où il se trouvait. Puis, d'un geste décidée elle laissa un peu glisser le drap qui la recouvrait. Désormais nue au-dessus de la taille, elle rougit violemment et tenta de se couvrir de ses bras.
Tyrion trouvait le réflexe adorable quoi que totalement non nécessaire. Elle était belle, et en même temps, ce mot ne convenait pas, parce qu'il l'avait employé pour décrire trop d'autres femmes. Et que ce n'était pas exactement tout ce qu'il voyait. Bien sûr, exception faite de sa cicatrice, sa peau était douce, et il discernait clairement en dessous, les deux ailes formées par ses clavicules, le tracé saillant de ses côtes, et la courbe de ses hanches. Mais ce furent des détails étranges surtout qui lui firent battre le coeur, le même grain de beauté sur un de ses seins que sur sa joue, l'écho de son rire sanglotant trop plein d'émotion lorsqu'il embrassa son nombril. Ensuite, il releva la tête et l'attira près de lui. Elle dégageait une odeur floral et citronné à la fois, quelque chose de tendre et de pénétrant, et c'était Sansa et il souhaita dans un éclat de passion que cette odeur ne le quitte plus. Allongés sur le côté, en face d'elle, Tyrion recommença à l'embrasser fiévreusement. Embrasser Sansa n'était pas comme embrasser qui que se soit d'autres. Bon, peut-être que physiologiquement, ce n'était pas si différent, mais il sentait que toute son attention, toute son énergie, tous ses sentiments courraient dans son système nerveux par ses lèvres. Sur le moment, il ne se demanda pas du tout où cela les mènerait. Sansa savait qu'il la désirait de tout son être, le reste était son choix. Elle ne montrait pas de signes d'angoisse ou de peur. Ce n'était pas la jeune fille terrifiée et dégoûtée qui lui avait fait face dans des circonstances très différentes et assez similaires à la fois autrefois. Il avait eu si peur, si mal pour elle, et il l'avait toujours admirée. Le monde l'avait blessée, cassée peut-être, mais elle s'était construite à partir de ces éclats de porcelaine brisées, un cœur d'acier qui battait à l'unisson du sien. C'était Sansa, elle le voyait tel qu'il était et elle voulait être dans ses bras. C'était complètement improbable, mais ce stade était déjà passé, les Lannister n'étaient pas connus pour leur abnégation, et il respectait assez Sansa pour ne pas remettre en question ses choix.
Il arrêterait au premier signes d'inquiétude ou d'inconfort qu'il percevrait de sa part.
-J'aime tes cheveux, murmura-t-elle, soudain, ils sentent le sapin, la cheminée et….. l'encre, comme toi...et je... je… t'aimes.
Sansa n'hésitait pas; sa voix devenait saccadée, frémissante, de ce qui devait bien être du désir, du désir pour lui ?
Alors que Tyrion envisageait une réponse moins innocente, à la fois en acte et en parole, un cri les fit sursauter:
-Sansa, on a besoin de toi ! C'était la voix d'Arya.
-Non ! protesta Tyrion dans un grognement presque félin, est-ce que c'est réel ?
Il se blottit contre Sansa de peur qu'elle ne s'évapore dans les brumes du réveil. Sansa, elle, s'était redressée d'un coup, les joues rouges, les cheveux en désordre, tentant de retrouver sa chemise de nuit tout en s'extirpant du lit, partagée entre agacement et inquiétude,- tu vas bien Arya ?
-Moi oui mais des fermiers ont perdu leur enfant dans le blizzard, ils supplient qu'on leur vienne en aide immédiatement. Tyrion et toi avez intérêt à être vite présentables.
Sansa ne chercha pas à nier sa présence, tout au plus incita-t-elle sa sœur à se taire.
Sansa alla chercher des vêtements chauds et les enfila en silence, Tyrion se retourna pour ne pas la gêner, et fixa avec résignation le mur. L'instant était passé, il sentait qu'elle reconsstruisait son mur de glace autour d'elle, quitte à s'enfonçer des épines glacées dans le cœur.
Lorsqu'il se retourna, elle jetait un châle sur ses épaules, prenait sa cape de fourrure sur le bras.
-Tu peux rester ici si tu veux, chuchota-t-elle, l'air franchement désolée pour lui.
-Sansa... malgré mon absence totale d'envie d'aller expliquer à des fermiers que l'on ne peut rien pour eux, je n'ai pas l'intention de rester ici, si tu n'y est pas. Il se rhabilla donc et ils sortirent de la pièce.
Arya les attendait, et arqua un sourcil moqueur en apercevant les cheveux encore lâchés de Sansa, et l'air sonné de Tyrion.
Tyrion aimait bien Arya, même si elle était terrifiante, elle tentait de lui apprendre à se battre et provoquer des conflits avec elle était toujours distrayant. À cet instant cependant, il aurait aimer pouvoir la faire disparaître, elle et les ennuis qu'elle apportait, d'un simple clignement des yeux.
-Tu n'as pas trouvé de personnes plus appropriéeS à déranger au milieu de la nuit pour risquer leur vies dans une tempête,, lui demanda-t-il.
-non, rétorqua-t-elle, les Stark règlent leurs problèmes et ceux des gens qui demandent leur aide par eux-mêmes, ils ne sont pas lâches et n'envoient pas des subalternes affronter le danger à leur place.
-Tout le monde comprendra si je ne pars pas à la guerre ou à la chasse, rappela Sansa à sa petite sœur, le bon sens veut qu'il y est des choses pour lesquelles chaque personne soit plus adaptée. En revanche, poursuivit-elle en se tournant vers lui, dans ma situation actuelle, c'est important que les gens voient que je suis impliquée, sinon je ne serai jamais légitime. Merci Arya de m'avoir prévenu.
-Ils sont dans les cuisines, expliqua Arya, je leur ai fait servir un peu de soupe, ils font partie de ces nouveaux arrivants d'au-delà du mur et occupent une des ferme que tu as mis à leur disposition.
Lorsqu'ils arrivèrent dans la grande salle surchauffée, l'homme et la femme se tenaient raides comme des piquets, leurs bols de soupe intactes sur la table, assurant qu'ils seraient plus utile à leur enfant quand on l'aurait retrouvé. Tyrion ne voyait pas comment on pourrait retrouver quoi que se soit dans la tempête.
Quand ils aperçurent Sansa, les deux fermiers exécutèrent de profondes révérences et commencèrent à parler en même temps.
-Notre garçon ... faisait l'homme, on l'a envoyé porter notre contribution aux provisions du château, avant que le blizzard ne se lève, on habite dans le parc, à juste cinq minutes d'ici, on voulait le faire ce soir parce qu'on savait que le temps se gâterait, mais cinq minutes après son départ, la tempête a commencé et cinq minutes après il n'était pas là.
-Lyra, avez-vous vu un petit garçon apportant quelque chose ici ? demanda Sansa à la cuisinière.
-Oui, j'ai dit à ces pauvres gens que oui d'ailleurs, son panier est juste là fit-elle en montrant la table du doigt. J'aurai dû le retenir, mais il m'a dit qu'il n'habitait pas loin.
-Bon, je pense qu'il ne faut pas discuter et juste les chercher, il ne devrait pas être loin, décida Sansa, on va faire un premier tour des environs, Lyra pourriez-vous prévenir Ser Edmund qu'il a en charge les chevaliers et qu'ils doivent descendre.
Lyra acquiesça et s'esquiva.
-Le brouillard n'est pas encore trop épais, on pourra peut-être voir quelque chose si nos lampes de s'éteignent pas, constata Arya.
Tyrion ressentait de la peine pour le gamin égaré, mais il ne pouvait supporter l'idée que Sansa pourrait être engloutie sous la neige elle aussi. C'était absurde, le gosse n'aurait pas dû pouvoir se perdre sur une si faible distance. Sansa ne risquait rien, mais peut-être que quelque chose hantait la tempête.
Fantômes ou Marcheurs blancs, il savait désormais que le Nord trouvait toujours un moyen de vous surprendre, en bien ou en mal.
Ils partirent donc tous les cinq: les deux fermiers criaient désespérément le nom de leur enfant, tandis qu'Arya les guidait dans la direction des potentielles crevasses où le petit aurait pu tomber. Tyrion et Sansa tenaient simplement leurs lampes, éclairant le chemins et les coins obscurs, ils échangèrent un regard, leur utilité demeurait très limitée. Cependant, lorsque d'autres groupes de recherches eurent été constitué par les hommes du château, et que des appels retentirent un peu partout, ils reprirent courage.
Tyrion promenait le faisceau de sa lampe autour de lui, ne sachant trop ce qu'il pouvait bien repérer dans ce tourbillon blanc, mais il participa si activement à l'effort collectif qu'il oublia que ses jambes ne présentaient pas la même solidité que celles des adultes normaux.
Il trébucha dans un tas de neige qu'il n'avait pas vu, sauf qu'au lieu de se rééquilibrer facilement, ou de tomber comme une masse sur le sol, il sentit que celui-ci se dérobait sous ses pieds. Bientôt, il avait de la neige jusqu'au sommet du crâne et il chuta, certes pas de très haut, dans une crevasse. Elle avait été dissimulée par le paquet de neige qui en recouvrait l'entrée.
Recrachant de la neige, il entendit Sansa crier et se dépêcha de signaler sa situation. Puis il se retourna dans la cavité, et eut un sursaut de surprise. Une créature encore plus petite et piteuse que lui était recroquevillé par terre, se tenant une cheville. C'était un petit garçon de sept ou huit ans, sans aucun doute celui qu'il était censé secourir.
Tyrion lui adressa un sourire rassurant, et s'écria aussi fort qu'il put pour couvrir le bruit de la tempête:
-Le garçon qu'on cherche est avec moi, je crois.
Puis se retournant vers l'enfant :
-Tu t'ais fait mal au pied ?
-Il est cassé, assura l'enfant, Tyrion n'aurait su confirmer le diagnostique, mais il était évident que s'il avait été capable de s'extirper de la crevasse par lui-même, il l'aurait fait.
Une personne de taille normale n'aurait jamais pu descendre dans la cavité, peut-être qu'Arya y serait parvenue, mais puisqu'il était là, ce serait à lui de ramener l'enfant à la surface.
-On va dégager la neige, prévint la voix de Sansa, tremblante dans le blizzard, ce son, cela ressemblait à un vieux cauchemar. Son cauchemar le plus récurent depuis des années, Sansa trop loin, trop haut, dans le vent de l'hiver.
Il y eut une succession de bruits confus et précipités à la surface, et une petite avalanche de substance glaciale s'écrasa sur eux. Tyrion en conclut que dégager la neige, ne signifiait pas forcément l'enlever de leur chemin. L'enfant se tenait sur un pied:
-Tes parents sont en haut, promit-il, je vais essayer de te faire remonter.
Tyrion n'était pas du tout certain de pouvoir le faire mais il se hissa sur la Pante glissante puis tandis les bras à l'enfant et le hissa étape par étape le long de la paroi, heureusement, pas totalement raide de la crevasse.
Puis il rassembla ses forces pour la dernière étape qui nécessitait de soulever l'enfant jusqu'à l'entrée du trou où son père le réceptionna. Il y parvint, claquant des dents, trempé et glacé jusqu'aux os, maudissant le Nord, et les tempêtes de neige.
Les deux fermiers le remercièrent bourument, n'ayant pas vu sa chute, ils croyaient qu'il avait simplement entendu les appels de leur fils et s'était héroïquement jeté à sa rescousse. C'était sans doute ce qu'il aurait fait à y réfléchir, parce que Arya et Sansa étaient là, et qu'il voulait être accepté parmi les Stark. Ce n'était peut-être pas la meilleur raison pour avoir un comportement noble, mais c'était la sienne.
Arya d'ailleurs éclata de rire à sa sortie du trou tandis que Sansa se retenait d'exprimer pleinement son soulagement devant des témoins. Une habitude de dissimulation si encré en elle qu'elle ne disparaîtrait sans doute jamais. Elle murmura simplement:
-Tu ne t'ais pas fait trop mal en tombant ?
-Alors ce n'est pas la peine que je prétende que j'ai bravement sauté dans cette crevasse, répartit-il, mi-désabusé, mi-soulagé.
Elle secoua la tête avec son demi-sourire qu'il aimait tant.
Les groupes de recherches furent rappelés et la famille fut raccompagné au château pour voir le Mestre et prendre un repas chaud.
-Merci Lady Arya, Lady Sansa, lord Tyrion, fit la femme pleine de reconnaissance, le peuple libre semble pouvoir vivre en paix avec Westeros, si nos interlocuteurs à Winterfell nous p^rennent en considération de la sorte.
Enfin, il sembla que tout le monde était disposé à aller se coucher. Le fils Menderly, qui avait participé aux recherches pour le petit fermier, tint à marcher avec Sansa jusqu'à ses appartements, forçant Tyrion à se retirer de son côté.
Le lendemain matin, le blizzard avait redoublé d'intensité, empêchant toutes excursions hors des murs de Winterfell. Le procès de Gary Sleigh ne se déroulerait donc pas dans l'embryon de tribunal inauguré dans la ville d'hiver depuis seulement quelques semaines. Tyrion suggéra que pour cette fois, on élise des juges pour se débarrasser du problème au plus vite. Ce fut la solution adoptée. On ne les tira pas au sort. Une ombre de remords passa dans les yeux clairs de Sansa lorsque Faérie lui fit remarquer que choisir arbitrairement des juges était presque comme se déclarer juge elle-même.
-J'en suis consciente, affirma-t-elle, mais certains d'entre nous ont plus d'expérience avec la justice que d'autres. En plus fit-elle dune voix beaucoup plus basse en s'adressant à Faérie de sorte que les murmures des autres occupants de la pièce couvrent ses paroles: certaines personnes ont besoin de sentir que je leur fait confiance.
Faérie approuva pensivement.
Le vieux Lord Menderly fut positivement ravi d'être nommé au côté d'Edmund Thorn, et dE Meera Reed, rayonnant de sa propre importance, allant même jusqu'à discuter plaisamment avec Tyrion, lui assurant qu'il savait qu'au fond lui aussi, servirait le Nord, et qu'ils avaient été un peu injuste.
Tyrion avait hâte que les lords Nordiens retournent chez eux. Cela n'arriverait pas avant la fin des tempêtes, peut-être même pas avant les hivernales, mais il était lassé de leurs querelles pathétiques, des tourments qu'ils causaient à Sansa et des manipulations que cela l'obligeait à faire. Il souhaitait que Winterfell redevienne le foyer des Stark, qu'il ne soit peuplé que d'amis et pas d'alliés ou de rivaux. Il voulait aider Sansa à en faire le royaume le pluS prospère, le plus paisible et le plus unis de Westeros, jusqu'à tant que tout le monde réclame Sansa comme Reine. Et si cela n'arrivait jamais, cela lui serait égal, au contraire, il serait égoïstement content de l'avoir plus proche de lui, avec plus de temps pour sa meute que pour les troupeaux indisciplinés. Tyrion réprima un sourire, c'était une réflexion très lannistérienne, très méprisante, très dédaigneuse, il s'en fichait.
Tyrion avait totalement décroché de la discussion, il avait même fermé les yeux un instant. Gêné, il se redressa furtivement et fut un peu perdu de voir que Lord Manderly s'était levé pour donner une lettre à Sansa.
-Lady Sansa, je vous prie de pardonner le temps qu'il m'a fallu pour vous en parler, mais j'ai reçu cette lettre, soi-disant de Jon. Je suis maintenant persuadé qu'elle vient de Daenerys et qu'elle a été écrit pour semer la dissensions dans nos rangs.
Le visage du vieil homme devenait rubicond alors qu'il s'exprimait, celui de Sansa restait de marbre Pendant qu'elle parcourait la lettre.
-Jon n'aurait jamais demandé à Daenerys de rédiger une lettre à mon sujet, assura-t-elle, puis parcourant les visage autour d'elle, il semblerait que Lady Targaryen ait décidé de jouer sur les idées conservatrices et paternalistes du Nord pour nous atteindre. Il est indiqué dans cette lettre que je pourrais être facilement corrompu, ou que Lord Tyrion pourrait profiter de ma naïveté. Y-a-t-il quelqu'un ici qui croit sincèrement en cela ?
Les plus proches conseillers de Sansa firent non de la tête avec des sourires amusés, tandis que beaucoup de jeunes Lords Nordiens baissaient leurs yeux gênés, murmurant leur accord avec elle. La question est réglée, je me marierai aux célébrations des Hivernales, et nous pourrons définitivement abandonner ces débats stériles. S'il s'avère que je ne peux plus avoir d'enfants, ce qui est une possibilité étant donné les quantités de thé de lune que j'ai avaler lorsque j'étais mariée à Bolton, je nommerai quelqu'un, sans doute mon petit frère pour prendre ma place si cela devenait nécessaire.
Personne ne trouva rien à ajouter. Comment auraient-ils pu ? Les mots de Sansa avaient été prononcés avec calme et clareté, et Tyrion reconnut, dans l'expression des plus jeunes une admiration qu'il n'avait vu dirigé que vers des reines. Et les plus vieux échangeaient des chuchotements dans lesquels il put entendre, "C'est le ton d'Eddard... ressemble à Catelyn.
Il espéra que Sansa ne les entendait pas, car même si elle aurait pu être heureuse de savoir qu'elle leur ressemblait, il n'était pas sain pour elle qu'elle doive porter sur les épaules toutes les attentes qu'on avait pu avoir pour ses parents.
Tyrion et Sansa assistèrent ensuite au procès de Gary Sleigh, avec tout le château de Winterfell. Sansa, Arya Ilirian et Mestre Nathan témoignèrent contre lui, alors que quelques chevaliers essayèrent vainement de le défendre. Mais les trois juges le déclarèrent coupables et décidèrent que sa peine serait de partir pour le mur pour une période de cinq ans, étant donné son âge. Lord Gary tenta d'attendrir Sansa, lui rappelant qu'il était un ami de son père, lui demandant de revenir sur la décision du juge, mais bien entendu, elle n'en fit rien.
Plus tard dans l'après-midi, le conseil restreint, lequel s'était vu emputé d'un membre se retrouva pour une réunion. Mestre Nathan apparut avec deux étranges schémas qu'il semblait avoir fait lui-même.
-Ceci, expliqua-t-il est le dessin des marques que présentent Bran et Joy. Avec leur accord, j'ai tenté de reproduire ces symboles pour voir s'il serait possible de les comprendre. Ce ne sont peut être pas les problèmes les plus importants du royaume, mais ces deux jeunes gens souffrent réellement, Joy est sujette à de fréquentes insomnies, Bran et trop fier pour en parler mais je ne suis pas certain qu'il s'en tire beaucoup mieux.
Tyrion avait remarqué les mines défaites des deux gamins, et la façon dont Bran évitait Joy.
Les deux images furent passÉes de mains en main, Faérie marmonna que cela n'avait aucun sens, Ilirian et Meera tentant maladroitement de les refaire sur des coins de leurs papiers, Edmund sembla ne pas savoir quoi en faire et les passa à Sansa.
-Les deux ne sont pas les mêmes, constata Meera, alors que Tyrion se penchait pour observer les dites marques.
De minuscules petites boucles noires s'entrelaçaient sur environ cinq centimètres de largeur, Tyrion supposa que c'était la taille réelle des cicatrices.
-Ça pourrait faire penser à des lettres, indiqua le Mestre sans conviction.
En effet, réalisa Tyrion, une fois cette réflexion faites, il ne voyait pas ce que ces symboles auraient pu être d'autres, sauf qu'ils étaient si emmêlés, et que les mots qu'ils formaient n'appartenait clairement pas à leur langue.
Comparant les deux avec attention, il s'exclama:
-Les deux marques semblent se compléter, cela confirme la théorie qu'une connexion a été créé entre les deux.
-Tu crois que l'œuf de dragon aurait pu établir cette connexion lorsqu'il les a sauvé de l'hypothermie ? demanda Sansa, l'angoisse et la fascination se disputant la place dans son ton.
-Cela signifierait que l'organisme à l'intérieur de cet œuf aurait une conscience, ou du moins une capacité d'agir, fit Meera en observant son dessein.
-Joy m'a dit qu'il arrivait que l'œuf produise de la chaleur ou qu'il palpite... se rappela Tyrion. Une idée effroyable et fantastique à la fois était entrain de naître dans son esprit.
-C'est comme si l'œuf puisait son énergie de leur proximité, poursuivit-il, comme si...
Il regarda autour de lui, certains, comme Faérie et Edmund ne l'écoutaient qu'à demi, relisant d'autres documents s'étant à moitié désintéressé des marques de part leur cripticité, mais Meera et Ilirian l'observaient curieusement, comme s'ils avaient compris que quelque chose de grave allait être dis.
Mestre Nathan secoua la tête, murmurant:
-Par les sept non !
Il échangea un regard avec Sansa, une lueur de panique animait son regard. Il attrapa sa main crispée sur le rebord de la table, essayant de la réconforter.
Faérie leva sa tête blonde du parchemin qu'elle lisait vaguement et jeta:
-Bon sang, exprimez-vous clairement si vous avez développé une capacité de communication par la pensée, ce n'est pas juste pour nous.
-Joy et Bran pourraient avoir déclenché un processus de gestation du dragon qui vit dans cet oeuf, déclara-t-il calmement.
-Ah... balbutia Faérie, apparemment à cours de mots, ah, répéta-t-elle une deuxième fois, hé bien, ça serait pas mal d'avoir un dragon, ça serait un excellent moyen de transport.
-Il faut à tout prix l'empêcher d'éclore, expliqua Sansa, se ne sont pas des créatures faites pour vivre dans notre monde, ils ne sont pas contrôlables, je ne mettrais pas les vies des nordiens en danger comme ça. Bran et Joy ont déjà eu assez d'ennuis, il faut trouver comment stopper ce processus.
Tout le monde approuva gravement. Bien sûr, Tyrion ne pouvait s'empêcher de regretter le fait de ne pas pouvoir voir naître ce dragon. Mais il avait déjà une fois céder à son penchant pour ces créatures, il ne referait pas les mêmes erreurs.
-D'abord, continua Mestre Nathan, je pense que nous devons nous mettre d'accord sur le fait que cette information ne doit pas être divulgué, sinon à Bran et à Joy, et à Arya parce qu'elle est une Stark. Moins de personne seront au courant, moins d'ennuis nous aurons.
-Je chercherai dans les bouquins de vieux mythes s'il est question d'une chose pareille.
-Et si nous détruisions simplement cet oeuf ? proposa Edmund.
-Il y aurait des chances pour que cela cause des dommages aux enfants, protesta Nathan.
-Bien alors, qu'est-ce qu'on attend pour prévenir les futurs parents plaisanta Faérie, puis réalisant sans doute que c'était trop rude elle ajouta doucement : désolée, j'essayais l'ironie mais ça ne rend pas les choses plus supportables dans ce cas. Bran est un gentil garçon, et la pauvre petite Joy...
Un silence prit le groupe, un silence trop las, trop résigné pour leur âge, trop résigné pour le bonheur que ressentait Tyrion juste quelques instants plus tôt, qu'il ressentait toujours, s'il se concentrait assez, mais il y avait aussi cela. Ils auraient dû être heureux, si ce n'était pas la deuxième fois qu'une chose pareille arrivait ces dernières années sans doute l'auraient-ils été. De plus, tous se rendaient plus ou moins compte que Joy allait devoir être séparé de l'œuf ou de Bran, et cela serait une tragédie. On allait dire à la fillette de renoncer à tous ses rêves, déjà qu'elle devait être entrain d'essayer d'accepter que Bran ne lui était pas destiné. Tyrion pouvait parfaitement s'imaginer ce que ressentait sa petite cousine. Son oncle Gerion Lannister, le père de Joy, avait été un explorateur, l'oncle préféré de Tyrion et Jaime, parfaitement le genre qui aurait été ravi d'apprendre que sa fille avait sauté dans un lac gelé pour sauver un garçon à moitié divin et en était revenue avec un Dragon.
-Puis-je y aller ? s'enquit poliment Lady Meera Reed, je dois aller vérifier aux cuisines que nos stocks sont en mesure d'assumer la tempête de neige.
Sansa acquiesça et la jeune fille aux yeux encore plus tristes que d'ordinaire s'esquiva distraitement.
-Bon Arya m'attend dans la grande salle pour ma leçon, il neige trop dehors s'excusa à son tour lady Faérie. Arya avait pris l'habitude de donner des cours de maniements des armes à tout ceux qui en exprimaient la volonté.
-Je croyais qu'Arya devait m'entraîner moi aujourd'hui, protesta faiblement Tyrion, honnêtement, pour l'heure il n'avait pas la moindre envie de subir ce que Arya considérait comme un entraînement" mais qui ressemblait souvent plus aux yeux de Tyrion, à une épreuve perpétuel pour lui expliquer à quel point il n'était pas digne de sa soeur.
-Elle m'a dit que tu n'étais pas en état aujourd'hui, argua Faérie avant de s'esquiver.
La salle du conseil se vida à l'exception de Sansa et Tyrion.
Ils répondirent à une trentaine de lettres qu'ils ne pouvaient pas envoyer à cause de la tempête, puis Tyrion parvint à la convaincre que c'était assez de travail pour aujourd'hui.
-Je dois aller discuter avec Bran et Joy, se rappela-t-elle un peu plus tard alors qu'ils traversaient les couloirs vers ses appartements.
-Je peux t'accompagner si tu veux, tu vas les effrayer, sourit-il.
-Pourquoi est-ce que je serai plus effrayante que toi ? s'enquit-elle avec hauteur.
-Parce que tu peux être agressive quand tu as peur, se justifia-t-il, et tu as définitivement peur des dragons.
-Il semble que cela soit totalement compréhensible ce chère Drogon et sa maman ont failli me brûler vive ! se récria-t-elle, agacée.
-Ça aurait été comme dans les chansons que tu aimais tant, plaisanta-t-il, sauf qu'il n'y avait pas de prince pour te sauver. Mais ne t'en fais pas, Bran et Joy ne laisseraient jamais leur dragon te dévorer.
-Ce n'est pas pour moi que je m'inquiète, c'est juste... je ne veux pas que tout recommence.
Tyrion comprenait ce qu'elle voulait dire. Une fois de plus, il souhaita être grand et fort, pouvoir se pencher pour effleurer sa joue de ses lèvres, pouvoir lui donner une illusion de sécurité dans ses bras. Il se reprit, il ne voulait pas donner d'illusions à Sansa, seulement des certitudes.
Notes: Voilà, j'Espère que ça vous a plu, mes études ne sont pas faciles tous les jours, j'avais besoin d'écrire un truc comme ça. S'il y a trop de références au vent et à la tempête pendant la scène entre Tyrion et Sansa, je rejette entièrement la faute sur Les Hauts de Hurlevent, ma fascination pour ce livre m'a donné une conception étrange du romantisme je crois XD.
À bientôt !
