Charognard
disclaimer: je ne possède pas l'univers de "how to train your dragon" basée sur une série de livres de Cressida Cowell.
tous les personnages n'appartenant pas à cet univers sont issus de mon imagination et m'appartiennent.
toute reproduction, même partielle effectuée sans mon consentement sera considérée comme du plagiat et susceptible d'entraîner des poursuites judiciaires.
L'histoire se situe à la fin de la saison 1 de "Défenseurs de Beurk", juste avant que les Exilés ne capturent Dagur. Tous les événements de Cavaliers de beurk et Défenseurs de beurk sont réputés survenus sans intervention extérieure.
Chapitre 2 : s'adapter.
Marie dit aux autres de se munir des armes des gardes restées sur place, elle en fourra une entre les mains d'August mais l'imposante lance à deux dents semblait trop difficile à manier pour le gringalet qui peinait à en lever la pointe assez haut : « non, pas comme ça... si c'est trop lourd rapproches tes mains de l'avant ». L'ado s'exécuta et la lance trônait maintenant dans ses mains de façon acceptable. « Dans l'idéal, faut viser la tête ou le torse mais comme t'es pas bien costaud vise le bide : ça rentre comme dans du beurre et ça fait mal. N'oublies pas : tu fiches la lance puis tu tournes d'un quart de tour » « c'est ce qu'on appelle retourner le couteau dans la plaie » fit il remarquer. « Ton but est de le rendre incapable de t'attaquer pas de le chatouiller ». Le tout jeune homme acquiesça mais il n'était pas bien sûr de pouvoir simplement faire un pareil geste même si sa vie en dépendait.
Enfin des gardes revinrent, escortant l'étrange surhomme de la cellule. Immédiatement celui ci vint se placer juste derrière ''sa maîtresse''. Les gardes s'arrêtèrent à bonne distance des ''copies'' armées et farouchement décidées à sauver leur peau. Marie passa sa main sur son visage, étalant par là même le sang de l'ennemi qui l'avait éclaboussée : elle arborait maintenant un masque sanglant. « arrêtes de frotter, tu fais pire que mieux » lui dit son jeune compagnon. Le vieil homme revint sur ces entre faits avec trois personnes aisément identifiables comme des scientifiques à leur saros (blouse blanche).
Marie : « alors messieurs, comment est ce qu'on rentre chez nous ? »
Un des scientifiques : « rentrez chez vous ? Mais c'est impossible... vous n'en êtes jamais partis ! »
August : « jamais partis ? je suis juste à 2000 ans de l'invention de la première console de jeux ! »
S: « sauf que vous n'êtes pas qui vous pensez être, vous êtes des clones de données »
A: « comment ça des ''clones de données'' ? »
M: « il veut dire que comme nos corps sont des copies de corps de gens de ce monde, nos âmes, nos esprits, nos essences... enfin ce que vous voulez... est aussi une copie donc on ne pourrait pas rentrer ''chez nous'' car il y a déjà une occurrence de nous même sur place»
Toutes les copies comprirent le paradoxe de la situation et un bruissement d'inquiétude parcouru la troupe.
M: « si vous avez copié nos essences pourquoi ne pas avoir copié nos corps aussi ? »
S: « impossible, cela aurait représenté une trop grosse somme de données, la connexion entre les deux mondes n'est pas très performante »
M: « et il n'y a pas moyen de les changer, les données de nos corps ? »
S: « si bien sûr... » un bruissement d'approbation parcouru la salle « mais ce sera très long ! Il faut qu'on trouve les occurrences géniques de chaque caractéristique pour les modifier »
M: « eh bien si ça doit être long... mettez vous y tout de suite ! et cherchez en priorité comment rendre des corps de femmes aux filles qui sont enfermées dans des corps d'hommes ! »
Les trois scientifiques acquiescèrent et firent demi tour pour retrouver leurs postes de travail, une salle d'ordinateurs installée dans un coin du sous sol à l'atmosphère étouffante : ils étaient pile au dessus du centre de l'île volcanique et leurs machines étaient alimentées en énergie par la géothermie.
M: « et que quelqu'un les surveille en permanence... qu'ils ne prennent pas la poudre d'escampette »
La situation était pour le moins étrange : de prisonnière promise à une mort certaine elle devenait chef de la tribu qui les avait enlevés... elle peinait à y croire et ne baissait pas sa garde. Le vieil homme semblait jouir d'une certaine autorité parmi ces sauvages crasseux et malodorants... aussi fut il le premier à s'approcher d'elle pour lui demander son nom. « Marie » répondit elle à la question. « voici Marie la sanguinaire, chef de la tribu des Charognards par élimination du précédent : Ivan le hideux » tonna t-il avec toute la voix qu'il pouvait encore développer. Dans la tribune des bruissements se firent entendre... visiblement la populace avait un avis mitigé sur ce nouveau chef. La tribune se vida tandis que le vieil homme se présentait « je suis Thux, aîné parmi les charognards ».
Thux emmena la petite troupe pas rassurée jusqu'à une grande salle commune où s'étaient rassemblés l'entièreté de ce qui restait de la tribu : juste quelques hommes et femmes et les gardes... le reste était parti en mer pour ''charogner'' c'est à dire piller les bateaux et bourgades côtières. Puisqu'elle était chef, elle demanda de l'eau et du savon pour se nettoyer le visage du sang qui l'empoissait. Cela sembla étonnement poser problème ... se disant que vu leurs odeurs ils ne savaient pas ce que c'était de se nettoyer. On lui dit qu'il n'y avait tout simplement pas de savon sur l'île. La jeune femme s'étrangla à moitié, elle avait planté ses dents dans un malpropre dont on ne sait même pas quand il s'était lavé pour la dernière fois... EURK !
Le vieil homme s'approcha à nouveau, elle allait tomber dans le grand bain directement : « Chef, qu'est ce qu'on fait pour les autres prisonniers ? »
M:« les autres prisonniers ? Il y en a d'autres ? »
T:« oui il y a... les originaux... enfin ceux qu'on a copiés pour vous mettre dedans »
La jeune femme souffla de dépit « libérez les, qu'ils retournent chez eux...puisque eux le peuvent »
T:« bien chef »
Thux enrôla quelques gardes d'un seul signe de tête et disparu dans le couloir sombre.
M: « eh toi là » dit elle en désignant le colosse qu'elle avait affronté « conduis moi à la cuisine »
De mauvaise grâce celui ci s'exécuta. Le surhomme de la cellule ne la quittait plus d'une semelle et la suivit docilement. Une fois sur place, la jeune femme souhaita de toutes ses forces ne jamais être venue ici : même ici, la crasse et la saleté régnaient en maîtres. Les assiettes et les ustensiles de cuisine étaient encroûtés sous plusieurs couches de nourriture séchée et utilisés tels quels. Elle se fit violence pour entrer dans la pièce dont l'odeur pestilentielle lui dictait de s'en éloigner le plus possible au contraire.
M: « ou est ce que je peux avoir de l'eau ? » demanda t-elle en fouillant le fourbis à la recherche d'un grand contenant.
« là » répondit succinctement le géant en désignant une série de tonneaux au fond de la pièce.
L'un d'eux était ouvert et laissait apercevoir son contenu : de l'eau claire et propre... c'en était presque étonnant. Elle trouva son bonheur dans un tas d'ustensiles négligemment jetés de côté car jugés inutile : un grand plat oblong qui servait à cuisiner un grand poisson entier et propre puisqu'inutilisé. Elle le remplit d'eau et le mit à chauffer sur le feu. Pendant le temps de chauffage, elle prit un petit plat d'eau et entreprit de nettoyer son esquille d'os du sang étranger qui le maculait avec une petite brosse qui devaient servir à la vaisselle... mais qui était elle aussi inutile ici. Une fois le morceau d'os bien blanc, elle le plongea dans l'eau bouillante du plat pour le stériliser. 1/4 heure de ce traitement et elle estima avoir correctement nettoyé le greffon. Elle utilisa l'eau chaude pour se rincer le visage et effacer le masque sanglant qui serait désormais son emblème.
M: « il y a une infirmerie ici ? »
Colosse : « une quoi ? »
M: « un endroit ou on soigne les blessés et les malades »
C: « oh ça oui... mais les gars en blanc l'ont encombrée de tout un tas de trucs bizarres »
M: « montrez moi SVP »
L'homme la conduit dans les couloirs mal éclairés et à travers diverses salles creusée au cœur même de la roche volcanique. Enfin il lui montra une petite salle qui, pour son plus grand bonheur, était encombrée de matériel médical moderne. Elle fouilla un peu pour trouver ce qu'elle cherchait mais repartit de là avec deux grands plateaux de matériel divers pour retourner dans la grande salle.
Pour ceux qui lisent sans être inscrits, vous pouvez m'envoyer un petit mail à marie_yaoifan arobase hotmail point fr (faut feinter car le site n'accepte pas les mails) et je vous enverrais un petit mot quand il y aura du nouveau ;)
