Charognard
disclaimer: je ne possède pas l'univers de "how to train your dragon" basée sur une série de livres de Cressida Cowell.
tous les personnages n'appartenant pas à cet univers sont issus de mon imagination et m'appartiennent.
toute reproduction, même partielle effectuée sans mon consentement sera considérée comme du plagiat et susceptible d'entraîner des poursuites judiciaires.
L'histoire se situe à la fin de la saison 1 de "Défenseurs de Beurk", juste avant que les Exilés ne capturent Dagur. Tous les événements de Cavaliers de beurk et Défenseurs de beurk sont réputés survenus sans intervention extérieure.
Chapitre 3 : prise de fonction .
Pendant ce temps, l'aîné délivrait les originaux prisonniers dans une autre partie de l'île qui ressemblait à un labyrinthe avec ses couloirs et ses salles multiples creusées au petit bonheur dans le massif de roches volcaniques qu'était cette île. Il leur expliqua l'étonnant retournement de situation. Il les ramena à la grand salle pour qu'ils fassent connaissance avec leur bienfaitrice. Il arriva dans la salle commune où les copies discutaient à voix basse, s'enquerissant de ce qu'elles allaient devenir et de comment les choses allaient évoluer. D'un côté comme de l'autre la stupeur de rencontrer son ''double'' fit se rapprocher les paires incongrues. Stoick et Alvin se rapprochèrent de leurs copies qui étaient ''habitées'' par deux jeunes filles inséparables : Lola et Zoé. Les originaux demandèrent « et qui est la chef parmi les copies » juste par curiosité. « c'est une...lui » répondit le vieillard en désignant Dagur. Alvin dit « alors, si j'étais vous, je lui ferais pas trop confiance ». Lola et Zoé se regardèrent, interloquées... « pourquoi ? » se résolu à demander Zoé dans la peau d'Alvin. « Dagur le dérangé... qui porte bien son nom ! » répondit le chef des exilés. « ah ça, mouais on peut dire ça comme ça... » mais Lola, dans la peau de Stoick, lui asséna un coup de coude. Son binôme comprit qu'elle ne devait pas s'engager sur cette pente glissante.
Ce fut sur ces entre-faits que Marie revint dans la salle escortée par son guide maugréant et son ''ombre'' muette. À son arrivée, tous les Charognards se turent respectueusement. Thux en profita pour présenter sa cheffe : « et voici notre chef : Marie la sanguinaire ». Harold, qui se tenait à côté de son père « la sanguinaire...bein voyons » en levant les yeux au ciel. August qui était juste à côté de lui perçut le sarcasme de la répartie et prit sa défense : « ouais bon, c'est eux qui l'ont surnommée comme ça... ». Elle s'installa à une table et commença a préparer sur celle ci le matériel ramené de l'infirmerie. Les trois chefs de tribu s'approchèrent pour discuter avec elle des modalités de leur retour.
M: « vous permettez que je travaille en même temps qu'on discute, j'ai quelque chose d'urgent à faire »
Stoick : « faites, faites »
M: « CRAPAUD, j'ai besoin d'une paire de mains »
August : « j'arrive »
Harold : « crapaud ? » mais l'intéressé se contenta de lui décocher un regard triste.
La jeune femme lui fit enfiler des gants chirurgicaux et mettre un masque tandis qu'elle s'affublait du même attirail après s'être débarrassée du bandage compliqué lui enserrant le bras gauche. Après avoir remplit un haricot de désinfectant, elle prépara son avant bras en le stérilisant entièrement. Le petit monde autour d'elle ne comprenait pas très bien ce qu'elle envisageait.
M: « tu es prêt crapaud ? »
A: « euh...oui »
Elle se saisit d'un scalpel et s'ouvrit profondément l'avant bras depuis la plaie de sortie au poignet presque jusqu'au coude. Une incision nette et franche.
M: « écartes les chairs, faut que je voie l'os »
August dégluti avec difficulté avant d'avancer prudemment sa main et se décider enfin à glisser ses doigts dans les chairs humides et tièdes. Il avait l'estomac révulsé mais se fit un devoir de l'aider ... il lui devait bien ça. Marie prit l'esquille d'os bien nettoyé et le remit à sa place contre son autre moitié.
M: « pinces les deux moitiés »
À l'aide d'une petite foreuse elle fit trois petits trous au travers des deux moitiés pour y ficher des visses chirurgicales. Ensuite, s'assurant de la solidité du montage, elle annonça « c'est bon on referme, choppes le bout du fil et quand j'ai fini le point, tu coupes en laissant un petit papillon de surplus » en lui tendant une paire de ciseaux.
Elle se saisit d'une aiguille courbe flanquée de son fil chirurgical et commença à suturer la longue plaie en expliquant comment faire de beaux points. Ses interlocuteurs avaient gardé le silence, abasourdis par sa capacité à se charcuter elle-même.
L'opération terminée, elle annonça : « le morceau de bravoure maintenant, à toi crapaud ». Elle défit les sangles compliquée des spalières, la ceinture parenvrille avant d'enlever la sur-tunique de cuir. Là tous purent constater l'impressionnant épanchement de sang qui rendait la tunique beige quasiment entièrement rouge. La tunique de cuir avait efficacement caché cet état de fait et pas un original n'avait remarqué ses blessures. Elle tenta d'enlever la tunique elle aussi mais elle collait sur les plaies avec le sang coagulé. « crapaud tu peux tirer dessus ? » le jeune homme s'exécuta et tirailla doucement pour décoller le tissus des chairs « tu peux tirer plus fort je ne suis pas en sucre » lui lança t-elle. Avec une déglutition d'appréhension, il tira plus fort et la tunique se désolidarisa des plaies et elle pu l'enlever. Son petit assistant se saisit d'un gros morceau de gaze pour éponger les légers écoulements de sang qui avaient repris à la suite de l'opération. Encore une fois c'était la stupeur chez les originaux face à de telles blessures tandis que les copies détournaient prudemment les yeux comme gênés. Voyant sa tunique dans cet état, Dagur décida de faire le tour pour mieux voir en dépit des signes discrets de Stoick qui lui signalait que c'était malpoli. Voyant l'étendue des dégâts il se sentit légèrement mal « sacrées blessures tout ça, ça a du être un beau combat ». « on va dire ça » répondit son double. August, lui, avait une mine gênée plus que tous les autres : il se disait que c'était de sa faute si elle était dans cet état. Elle se rassit et son assistant lui passa les plaies et, disons le, quasiment tout le dos au désinfectant avant de s'emparer de l'aiguille en tremblant.
Tandis qu'il hésitait, Marie apostropha les charognards : « mes vêtements sont foutus, trouvez moi une tunique propre » l'un d'entre eux hésita « mais on a pas de vêtements... disons...à votre taille » « avec tout le fourbi que vous avez pillé à gauche à droite vous devez bien avoir une tunique taille crevette ! » lui répondit elle vertement. Involontairement, Harold pouffa mais se reprit bien vite devant l'air purement scandalisé de Dagur. Pendant qu'August faisait ses premiers points, la jeune femme s'adressa à ses trois homologues : « il me semblait que vous deviez me parler ? »
Stoick : « euh, nous voudrions rentrer chez nous »
M: « Thux ne vous a pas aiguillés ? »
S: « non, il nous a juste conduis ici »
M: « THUX ! »
Thux : « oui chef » dit le vieillard en s'approchant prudemment
M: « viens plus près, je ne vais pas te mordre. ..si tu ne me donnes pas de raison de le faire »
Le vieil homme déglutit avant de se rapprocher un peu.
M: « vous en premier » dit elle en désignant Stoick
S: « il faudrait nous rendre nos dragons... »
M: « Thux, les dragons ? » à la mention du mot dragon, la plupart des copies s'interrompirent interloqués : des dragons vraiment ?
T: « on les a mis à l'arène...euh chef »
M: « bien que l'un d'entre vous les y conduise et bonne route à vous »
Lola : « on peut aller voir... » « ...les dragons » finit Zoé
M: « bien sûr, allez donc voir ça mais restez prudents et ne vous séparez pas »
Les dragonniers, une bonne partie des copies et nombre de charognards partirent avec leur guide à travers le dédale rocheux.
M: « bien, à vous » déclara Marie en désignant Alvin
Alvin : « nous il nous faut récupérer notre bateau »
Thux alla au devant de la volonté de son chef : « il est au port secondaire mais...il flotte encore mais c'est à peu près tout »
A: « QUOI ? Qu'avez vous fait à mon bateau ? »
D'un regard, la cheffe enjoignit son subordonné à développer.
T: « les joies d'un abordage en règle » dit il en souriant avec sa dentition jaune et éparse.
M: « est il en état de repartir ? »
T: « non, il lui faut de lourdes réparations »
M: « on ne pourrait pas les ramener avec un bateau charognard ? »
T: « on pourrait mais tous les bateaux sont sortis en raid »
M: « et quand rentreront ils ? »
T: « ça... on sait pas, les bateaux rentrent quand leurs cales sont pleines »
M: « bon mettez ce qu'il faut en place pour réparer au moins temporairement»
Le vieillard parut à nouveau gêné « on ne va pas dépenser tout ce bois rien que pour ça ? »
M: « il faut bien qu'ils repartent... » dit elle dans un souffle exaspéré.
T: « ok...chef » et l'aîné désigna un charognard pour leur servir de guide.
M: « bon à vous... » dit elle en reportant son regard calme sur son double.
T: « ah eux ça va être compliqué... leur bateau à coulé ! »
Dagur parut choqué : ils étaient coincés sur ce caillou puant en attendant qu'un de leurs bateaux rentre au port.
Du bruits et de l'agitation arrivèrent depuis le couloir : les copies et les charognards revenaient d'avoir vu le départ des dragonniers et leurs ''montures''. Ils s'égaillèrent dans la vaste salle par petits groupes aux conversations animées. Thux restait près de son chef en attente de pouvoir lui parler discrètement. La copie d'Astrid, Nisha, vint aux renseignements : « alors, August, ça avance ? » demanda t-elle au chirurgien débutant concentré et en sueur « j'en ai fini une» « encore 2 » dit la jeune fille en prenant un linge propre pour lui éponger le front. Dagur et ses subordonnés étaient assis dans un coin, limite boudeurs. Il fallut encore une bonne heure d'effort pour que les sévices de la jeune femme soient proprement suturés. August repassa soigneusement le travail au désinfectant avant d'enlever son attirail d'apprenti savant fou « pfiou, la prochaine fois c'est pas moi qui m'y colle » « la prochaine fois ? » s'étrangla la jeune femme « oups pardon » fit le petit assistant. « Et cette tunique propre elle arrive ? » se demanda la cheffe « allons voir ce qu'ils fabriquent ». Elle se leva et demanda « Thux conduis moi près de ces bons à rien, va falloir que je cherche moi même ». Le vieillard sauta sur l'occasion et emmena sa cheffe flanquée de son ombre vers les salles ou étaient stockés les résultats des raids. Sur le chemin il en profita pour s'ouvrir de ses préoccupations : « dites chef il faudrait que je vous parle... ». Elle souffla de dépit, sentant venir les ennuis « vas y ».
T: « eh bien c'est délicat... vous savez on a pas beaucoup de ressources sur cette île... »
M: « arrêtes de tourner autour du pot et dis ce que tu as à dire »
T: « voilà, avec toutes ces personnes en plus on va manquer d'eau et de nourriture... on avait juste prévu les réserves habituelles pour nous et vous... enfin vous savez la fin qu'on vous réservait »
M: « j'en prends bonne note, je vais y réfléchir »
Ils arrivèrent enfin dans les grandes salles ou on entendait de temps à autre une remarque ou un rire venant des charognards en train de fouiller. Marie entra dans la salle de gauche « alors, vous avez trouvé quelque chose ? » immédiatement le silence se fit et les hommes devinrent sérieux. Un gros tas de vêtements s'élevait au centre de la pièce « on a trouvé des trucs mais pas à proprement parlé de ce qui pourrait vous aller ». En effet, elle fouilla le tas et n'y trouva que des vêtements trop grands pour les vikings mieux bâtis et quelques vêtements de fille plus menues... elle était dans le flou artistique de la mode viking ! « vous en faites pas, on va bien finir par trouver » lui dit un des chercheurs en désignant l'immense salle bondée d'articles divers et variés. Elle se retira pour aller dans la salle de droite ou le même schéma se reproduisit. Elle fouilla le tas pour arriver à la même conclusion. Ces immenses salles de bric à brac l'attiraient irrésistiblement : elle avait toujours adoré fouiller « pourquoi toutes ces richesses dorment elles ici plutôt que les vendre ? » demanda t-elle. Le vieil homme hésita « personne ne veut faire affaire avec les charognards ». « vous savez chez moi on dit ''à coquin, coquin et demi'' » « euh, ce qui veut dire ? » « peu importe à quel point vous êtes filou, il y aura toujours plus filou...en cherchant on devrait pouvoir trouver des gens pour racheter ça...les plus belles pièces en tout cas »
Elle déambula quelques minutes dans les ''allées'' grossières au bord desquelles s'empilaient des tas de trésors patiemment emmagasinés après des années de ''charognages'' divers et variés : ils emportaient simplement tout ce sur quoi ils mettaient la main. Elle repéra un endroit ou plusieurs rouleaux de tissus attendaient pêle-mêle qu'on s'intéresse à eux : au moins elle pourrait se coudre des tuniques de rechange. Une faible odeur de parfum attira son attention, elle suivit son nez et trouva une malle d'où s'échappait cette légère odeur. Elle l'ouvrit pour découvrir un nécessaire de voyage de femme avec un vaporisateur de parfum mais aussi, plus intéressant, tout un nécessaire de toilette (brosse a cheveux, miroir, et le st graal : une boite avec un savon). En désespoir de cause elle vérifia la taille des vêtements et en trouva à peine un peu grands pour elle. Elle dédaigna les pièces un peu trop ''féminines'' n'oubliant qu'elle était présentement un garçon et jeta son dévolu sur une longue tunique bleue avec des manches qu'elle ourla légèrement pour les rendre à sa taille. Elle y prit aussi une longue ceinture garnie d'un fourreau et son couteau. Dans le tas hétéroclite, elle remarqua le manche d'un fouet dépassant d'un tas serré de pièces en cuir qui étaient autrefois des harnais pour chevaux. Elle le dégagea et l'observa avec attention : il était en très bon état. Elle attacha son ''arme'' roulée à sa ceinture. Avant de quitter les lieux, elle releva ses hommes de leur ''mission'' quand Thux lui annonça qu'elle devait voir l'appartement du chef qui lui revenait de droit. Elle demanda d'emporter la précieuse malle à son grand ami silencieux qui la souleva comme un fétu de paille.
Le vieil homme la mena à nouveaux dans les couloirs labyrinthiques jusqu'à une lourde porte qu'il ouvrit sur la ''chambre du chef''. La pièce était spacieuse et munie d'une grande fenêtre de croisillons colorés (la seule pièce avec une fenêtre qu'elle ait vu dans cette antre sombre et mal ventilée) mais c'était là son seul avantage : le mobilier était sommaire, la pièce aussi crasseuse que le reste de complexe et, comble de bonheur, un gros tas de linge sale et malodorant s'amoncelait à coté d'un lit dont la couverture dispensait un fort fumet fauve. « eh bien voilà mon nouveau ''chez moi'' » dit elle dans un souffle de dépit. Elle fit déposer la malle au pied du lit (les tenues trop féminines lui serviraient de vêtements de nuit) avant d'explorer sommairement son nouveau domaine. Une porte intérieure attira sa curiosité : se pourrait il qu'il y ait une salle de bain ? Elle ouvrit et découvrit non pas une salle de bain mais une petite bibliothèque ensevelie sous un monceau de poussières. « tiens je n'aurais pas cru que ce Ivan le Hideux savait lire » annonça t-elle plus pour elle même que pour ses deux compagnons «oh ça c'était pas à Ivan, lui savait pas lire... c'était au chef avant : Ronan. Lui c'était une tête autant que des muscles » la jeune femme rangea ces informations dans un coin de sa tête.
Pour ceux qui lisent sans être inscrits, vous pouvez m'envoyer un petit mail à marie_yaoifan arobase hotmail point fr (faut feinter car le site n'accepte pas les mails) et je vous enverrais un petit mot quand il y aura du nouveau ;)
