Charognard
disclaimer: je ne possède pas l'univers de "how to train your dragon" basée sur une série de livres de Cressida Cowell.
tous les personnages n'appartenant pas à cet univers sont issus de mon imagination et m'appartiennent.
toute reproduction, même partielle effectuée sans mon consentement sera considérée comme du plagiat et susceptible d'entraîner des poursuites
judiciaires.
L'histoire se situe à la fin de la saison 1 de "Défenseurs de Beurk", juste avant que les Exilés ne capturent Dagur. Tous les événements de Cavaliers de beurk et Défenseurs de beurk sont réputés survenus sans intervention extérieure.
Chapitre 5 : leçon de direction
Elle retrouva le chemin de la grand salle, ce qui lui parut un exploit vu son sens de l'orientation plus que capricieux. Elle s'installa en bout de table en surveillant attentivement l'état de propreté des ustensiles et de la vaisselle. On lui servit le premier bol dont elle remarqua que les bords autrefois encrassés étaient à présent présentables, pareil pour la cuillère qu'elle fit crisser entre ses doigts pour en vérifier la propreté... on voyait juste les petites rosettes de sel de l'eau utilisée par la laver. Elle attendit que tout le monde soit servi pour commencer, provoquant l'incompréhension chez les autochtones qui n'avaient pas la même éducation. Enfin quand les derniers bols furent servis aux trois scientifiques relevés temporairement de leur mission pour se restaurer, elle prit une cuillère du ragoût et l'enfourna précautionneusement mais le plat était plutôt savoureux. Les autres se mirent à manger de bon cœur : visiblement les efforts et les émotions avaient creusé les appétits. Le double de Varek, un intellectuel du nom d'Archibald (dit Archie) se fit resservir... trouvant le plat très goûteux « c'est de la viande de quoi ? J'ai jamais rien mangé de ressemblant ». La femme brune annonça tout de go « du Gronk ». Un certain nombre de copies s'étrangla, Archie en premier : « du dragon, vous mangez du dragon ? » dit il dégoûté. « bein oui, on est des charognards : tout ce qui se mange, les charognards en ont mangé » rappela Thux. Les copies dégoûtées repoussèrent leurs assiettes et le vieillard persifla : « si vous n'aimez pas ça, ce sera ceinture car il n'y a que ça ». Marie s'en mêla : « bon ok c'est triste de manger des dragons... mais celui ci est mort et ce serait un affront de ne pas manger sa viande... c'est comme s'il était mort pour rien ! À l'avenir on n'en tuera plus ». La salle se mit à bruire : les copies se tâtaient sur la pertinence de la remarque tandis que les charognards marquaient leur désaccord sur la suite des événements. « SILENCE » tonna la jeune femme en claquant le cuir de son fouet. Après quelques secondes, la salle fut finalement silencieuse. Elle se tourna vers ses compagnons d'infortune : « soit vous mangez soit vous laissez votre part aux autres et jeûnez mais des faiblards qui tombent d'inanition ça risque de pas super bien se passer». Ses compagnons la regardèrent avec de grands yeux, une telle dureté qu'ils ne lui connaissaient pas... les charognards eux se frappèrent la poitrine en guise d'approbation. Tout le monde reprit son repas... certains avec plus d'enthousiasme que d'autres.
À la fin des libations, Marie annonça : « vous les charognards, à la vaisselle ! » « bein chef on vient de la faire la vaisselle ! ». À nouveau le bruit caractéristique du cuir qui flagelle sa cible qui couine de douleur « la vaisselle ça se fait après chaque repas ! ». Les charognards se glissèrent vers la vaisselle en faisait des signes de tête positifs mais le fouet claqua encore dans le vide cette fois « j'ai rien entendu » dit elle d'un ton calme. Ses subordonnés se regardaient mutuellement avec effroi : qu'attendait elle d'eux ? « oui chef ! » annonça Thux à haute voix en enjoignant ses camarades à faire de même. Un « oui chef » collectif monta du petit attroupement « bien, c'est mieux... maintenant appliquez vous, je veux que ça soit aussi brillant que le crâne d'un chauve ! ». Les copies laissèrent échapper de petits rires à cette mention. Nisha se leva pour aller superviser la vaisselle mais Marie l'arrêta : « non Nisha, les copies restent avec moi... ça ne sera pas long ». Les copies se regardèrent perplexes, qu'est ce qui leur valait un tel traitement ? Alvin demanda « et nous on part aussi ou on reste ? » « restez, ce que je vais dire ne vous fera pas de mal même si je pense que deux chefs de tribus avaient déjà cerné le problème ». « Et moi ? » Demanda Thux... « t'es un charognard pas vrai ? Il me semble avoir déjà répondu à la question » « bien chef » et le vieil homme s'éclipsa rapidement avant d'avoir à entendre ou, pire, sentir le redoutable fouet.
Une fois entre doubles, Marie demanda à son ''ami'' silencieux « vas dans le couloir surveiller qu'on ne nous espionne pas... et il faudra vraiment qu'on te trouve un nom... ». le surhomme obéi sans la moindre objection. Maintenant sûre qu'on ne l'espionnerait pas, elle souffla de dépit et se laissa tomber sur le banc avec une expression exténuée « vous êtes fiers de vous ? » demanda t-elle aux copies.
August :« fiers de quoi ? »
M: « vous vous rendez bien compte qu'on vient de frôler le soulèvement avec vos états d'âme ? »
Archie : « peut être mais manger du dragon quand même... »
Marie le coupa sèchement : « vous vous croyez où ? Dans un salon de thé peut être... bein non vous êtes au milieu d'une meute de barbares ! Forcément ils agissent et pensent différemment de nous et il vaut mieux ne pas trop bousculer leurs petites habitudes sinon ils pourraient se soulever : une poignée d'entre eux on saurait gérer mais s'ils s'y mettent tous... je crois qu'on regretterait le hachoir ! » La petite troupe s'adressa des regards mutuels interloqués.
M: « je ne vous demande pas de renoncer à vos principes mais... à partir de maintenant quand quelque chose ne vous ira pas vous vous tairez et viendrez m'en parler en privé sinon vous aurez le même châtiment que les autres » dit elle en caressant distraitement le rouleau de cuir tressé posé sur la table « ça ne sera pas facile mais il est impératif que je reste le chef le temps qu'on retrouve une apparence normale... et ça ne se fera pas sans certains sacrifices »
Archie : « en gros tu veux qu'on s'écrase ! »
M: « pour le dire platement...oui, en tous cas en public. N'oubliez pas que vous ne jouez pas que vos apparences sur ce coup là mais vos têtes aussi : vous avez été classés comme bouche inutile, pas de bon guerriers ni rien qui puisse leur être utile... si je perdais ma place ils se feraient un plaisir de tous vous tuer de la façon la plus distrayante qu'ils trouveront. De plus... vous savez que j'ai fait le maximum pour vous tous mais sachez que si l'un d'entre vous mettait ma vie ou ma place en danger... il se verrait offrir une jolie chambre avec barreaux, rats et rations de geôle»
Cette fois ses arguments semblèrent faire réfléchir ses interlocuteurs même les originaux se plièrent à ses explications. Dagur subodorait que cette fille cachait derrière son calme apparent un véritable esprit de stratège... sa curiosité était piquée au vif et il décida de se renseigner comment elle était parvenue à devenir la cheffe de cette bande de sauvages.
M: « ça y est j'ai dit ce que j'avais à dire, quelqu'un veut ajouter quelque chose ? »
Mais tous se contentèrent de regarder piteusement la table.
M: « bien alors : Nisha, si tu veux bien, je te nomme responsable de la cuisine et vas voir comment ils se débrouillent... j'ai pas confiance dans LEUR version de la propreté»
Nisha : « ok, je fais ça »
M: « Archie : en cherchant ma tunique j'ai vu qu'ils ont d'immenses salles pleines de bric à brac... vas fouiller un peu et essaies de trouver ce qui se revendrait le plus facilement en faisait un inventaire au fur et à mesure. On va avoir besoin d'argent pour se fournir en vivres variés et en quantité vu le nombre qu'on est»
Archie : « ça doit être dans mes cordes »
M: « les siamoises (Lola et Zoé) veillez sur nos ''invités'', que les charognards leur fournissent les ressources et la main d'œuvre dont ils ont besoin sans tirer au flanc »
Lola et zoé : « bien reçu »
M: « Silver (double de Sauvage) toi tu es en ''gestion de risque'' : tu es chargé de patrouiller en permanence parmi eux, écouter leurs conversations... et si tu en vois qui n'ont rien à faire trouves leur une activité : moins ils auront de temps pour comploter moins il y aura de complots »
Silver avec un sourire satisfait : « bien chef »
M: « ceux qui n'ont pas reçu d'affectation allez fouiller avec Archie... une chatte ne retrouverait pas ses jeunes là dedans mais je suis sûre qu'i la fois des choses qu'on peut utiliser ici comme des vêtements propres, des couvertures etc mais aussi une source de revenus en vendant ce qu'on utilise pas »
Reste de la troupe : « ok »
M: « bien ce soir on va tous fouiller pour se trouver de quoi passer la nuit : couvertures, fourrures... je vous assure que même si on sait pas d'où ça vient ça sera toujours plus propre que ce dans quoi ils vivent » dit elle en réprimant un grand frisson de dégoût.
Tout le monde « OK »
M: « demain matin il me faudra des hommes en quantité pour un projet personnel, j'ai la priorité ! Vous vous diviserez le reste selon vos missions »
Reste de l'équipe : « euh oui... »
M: « bien la séance est levée mais rappelez vous que suis ouverte à tout... mais en privé ! »
Tout le monde « OK »
Nisha s'en retourna vers son domaine tandis que les copies, les exilés et les parenvrilles s'enfonçaient dans les entrailles de l'île jusqu'aux immenses salles de stockage. Tous furent ahuris de voir tout ce matériel entassé sans plus les intéresser : de vraies cavernes d'Ali Baba.
M: « Lorelaï, Gus (copies de Kogne et Krane) emportez tous ces vêtements jusque la salle du fond qui est vide, pliez les proprement et rangez les... nous auront besoin de vêtements de rechange comme je ne sais pas encore comme ça va se passer pour la lessive »
Lorelaï : « eurk on sait même pas qui les a portés avant nous »
M: « je sais, c'est pas top mais on va tous devoir faire des concessions »
Les jumeaux poignèrent dans le tas pour se charger des vêtements trouvés plus tôt dans la journée. Les autres se dispersèrent dans les allées pour fouiller les monceaux d'objets divers. Marie se dirigea d'emblée vers le tas aux rouleaux de tissus, pensant qu'il pourrait y avoir des trucs intéressants près d'eux. Elle demanda à son imposant ami de déplacer délicatement les lourds rouleaux pour fouiller en dessous. Bien lui en prit car elle trouva presque immédiatement un rouleau de 5 fourrures... d'ours lui semblait-il : un vrai confort dans ces contrées glacées. Elle trouva aussi des peaux de chèvres, trop petites pour faire des couvertures mais qui isolerait quand même du froid du sol ; un gros lot de fourrures de lapins qui, cousues ensemble, ferait une bonne couette toute douce. À part ça, de beaux tissus de laine bouillie pour des tuniques bien chaudes et des galons aux motifs celtiques.
