Charognard
disclaimer: je ne possède pas l'univers de "how to train your dragon" basée sur une série de livres de Cressida Cowell.
tous les personnages n'appartenant pas à cet univers sont issus de mon imagination et m'appartiennent.
toute reproduction, même partielle effectuée sans mon consentement sera considérée comme du plagiat et susceptible d'entraîner des poursuites judiciaires.
L'histoire se situe à la fin de la saison 1 de "Défenseurs de Beurk", juste avant que les Exilés ne capturent Dagur. Tous les événements de Cavaliers de beurk et Défenseurs de beurk sont réputés survenus sans intervention extérieure.
Chapitre 6 : dans les cavernes.
Satisfaite de ses trouvailles, Marie rejoignit l'entrée de la salle en passant devant un tas qu'était en train de fouiller sans ménagement Pierre (copie de Rustik). Il tomba sur un étui le secoua pour estimer ce qui pouvait bien être contenu puis, insatisfait, jeta l'objet au pied du tas.
M: « hey Pierre, soit plus délicat c'est un instrument de musique c'est fragile »
Pierre : « et en quoi ça nous servirait un instrument de musique ici ?»
M: « de un : j'ai dit fouiller pas dégrader ! Ensuite ça vaut de l'argent à cette époque ! »
Marie ouvrit l'étui pour y trouver un violon et son archet qui ne semblaient pas avoir subit de dommage à cause de l'indélicatesse du fouilleur. Elle l'épaula et commença à jouer un concerto.
Pierre : « RRRRonn ! Tu m'endors avec ta musique de mémé »
M: « il est scientifiquement prouvé qu'un quart d'heure de musique classique par jour rend plus intelligent mais cherches pas tu peux pas comprendre » persifla t-elle.
Elle reprit un examen minutieux de l'instrument : « c'est pas un stradivarius mais c'est un honnête petit instrument... faudrait juste changer les cordes qui n'ont pas été graissées depuis longtemps »
Zoé : « faudrait déjà en trouver des cordes, tu sais ou en avoir ?»
M: « non mais je sais comment en fabriquer : traditionnellement les cordes sont faites en boyau de chat »
Lola : « EURK »
M: « on verra plus tard, mettons déjà ça de côté, ça devrait trouver preneur... avez vous trouvé de quoi vous couvrir ?»
Lorelaï et Gus : « ouais couvertures OK »
Les siamoises : « fourrures de ''je sais pas quoi'' OK »
Archie : « OK pour moi aussi »
Silver : « couverture ridicule mais bien chaude trouvée » dit il en regardant perplexe la pièce de laine cardée rose bonbon qu'il avait dégottée.
M: « crapaud ? »
M: « j'espère qu'il s'est pas fait enterrer sous un éboulement de bordel... ce serait bien son style » dit elle en partant en exploration pour retrouver son jeune compagnon. Elle suivit la tâche de lumière d'une torche et trouva August tranquillement assis sur un coffre en train de lire.
M: « crapaud... et ta couverture tu as trouvé ? »
August décrocha enfin de sa lecture et se rendit compte qu'on lui parlait « euh oui j'ai trouvé »
M: « tu pourrais répondre quand on t'appelle »
A: « excuses, j'ai juste trouvé ce livre passionnant sur des contes de dragons »
Soudain un brouhaha se fit entendre comme une avalanche d'objets en métal. Ils se précipitèrent à l'origine du bruit pour trouver Pierre coincé sous l'effondrement de son tas « restez pas là à regarder... aidez moi ! »
Marie s'avisa d'une coupe en étain complètement aplatie dans la chute, visiblement ce garçon abîmait plus les objets que les repérer. Elle demanda encore à son très fort ami de dégager l'imprudent pilleur ce qu'il fit en deux en trois mouvements.
Pierre : « là j'ai trouvé une fourrure bien chaude, j'ai tiré et tout est tombé ! C'est pas de ma faute ! »
M: « si c'est de ta faute...un bon fouilleur joue au mikado pour ne rien abîmer »
Pierre : « bein je m'en fous j'ai trouvé une super couverture...le reste je m'en balance »
M: « bien au moins ça m'aura permis de voir qu'on ne peut pas te faire confiance pour fouiller... demain tu te mettras avec les effectifs qui partiront avec moi... ce sera une tâche...un peu plus dans tes capacités... »
Pierre : « ah bon on va faire quoi ? Tu fais tout un mystère d'une simple mission je parie... »
M: « vois le comme tu veux mais demain tu en seras... debout à la première heure »
Le petit groupe sortit de son entrepôt et la cheffe se dirigea vers l'emplacement en face ou les parenvrilles et les exilés étaient en train de se chercher des couvertures.
M: « et ici, tout le monde de quoi dormir ? »
Dagur : « les parenvrilles oui ! »
M: « et les exilés ? »
M: « oh hey les exilés, vous avez trouvé des couvertures ? »
Marie émit un grognement sourd qui désarçonna un peu les parenvrilles présents : « grrr ! Ils ont intérêt à être morts ou proches de l'être pour se permettre de m'ignorer... »
Elle déposa son fardeau à l'entrée et s'engagea dans l'immense pièce suivie de près par son ombre. Comme précédemment, elle suivit les tâches de lumières des torches des fouilleurs et retrouva le petit groupe au pied d'un tas d'armes diverses et variées toutes neuves. « alors, vous avez des couvertures ? »
Alvin : « on a mieux que ça » dit il en pointant une hache à double tranchant vers la jeune femme « celui qui tue le chef, deviens le chef... n'est ce pas ? »
M: « donc vous espérez me tuer ? C'est amusant... quoique : je me suis montrée très fair play avec vous... j'ai accepté de puiser dans nos ressources très limitées pour que vous puissiez repartir et c'est comme ça que vous me remerciez ? »
Alvin : « Alvin le traître ça ne t'évoque rien ? »
Sur ce, il se précipita sur elle arme levée. Au dernier moment elle cambra son dos pour finir par toucher le sol avec ses mains en un pont parfait avant de relever ses jambes en visant le nez avec son pied : le choc se répercuta dans le crâne du traître tandis que son nez se brisait et saignait abondamment. « et à part faire le singe, tu sais faire quoi ? » dit il en se ruant une seconde fois sur sa cible tandis que ses hommes encerclaient la ''proie''. Son puissant ami entreprit de se charger de la demi douzaine d'exilés qui souhaitant faire pencher la balance en leur faveur. À partir de là, le combat fit rage : le menu fretin découvrit douloureusement la puissance surhumaine de la silencieuse copie tandis que la cheffe entreprit de régler son compte au chef rebelle avec force de grognements.
Dagur : « vous entendez ça ? Des grognements... il doit y avoir un dragon qui a réussit à rentrer ! »
August : « non, c'est pas un dragon... ils se battent ! » dit il tout en lâchant son chargement pour se précipiter, suivi de toutes les copies , vers la source du bruit. Les parenvrilles ne savaient pas très bien comment se comporter mais Dagur décida qu'il devait voir ça et se lança à leur suite. Le reste de son équipe, totalement larguée, se contenta de rester sur place. Sur le chemin vers le champs de bataille, ils croisèrent deux exilés en sang qui tentaient de s'échapper : Zoé et Lola profitèrent de leurs imposantes statures pour les maîtriser fermement. Le reste des copies continua sa route pour débouler sur le petit espace libre ou les combats faisaient rage. Le surhomme malmenait sérieusement ses adversaires même s'ils tentaient de s'y prendre à plusieurs simultanément. À chaque fois que le grand gaillard excluait un assaillant, des copies se précipitaient dessus pour le maîtriser. Entre les chefs, le combat était plus serré. Alvin tentait d'user de sa supériorité physique mais elle lui glissait entre les doigts comme une anguille avec parfois des acrobaties impressionnantes. Enfin, à la faveur d'un déséquilibre de son adversaire, la jeune femme put se reculer assez pour user de son fouet. Le son claqua comme une sentence et la longue tresse de cuir se reposa sur l'épaule du traître « tu m'as raté ! » « vraiment ? ». Marie tira un coup sec sur son instrument qui avait docilement agrippé le manche d'une massue dans le tas pour ramener vers elle la dangereuse arme. En passant, elle percuta Alvin à l'arrière du crâne, l'assommant avant que la jeune femme ne réceptionne souplement l'instrument de sa victoire dans sa main libre.
Enfin, les combats cessèrent faute de combattants en état du côté exilés. Le corps inanimé du Traître fut pris en charge par le guerrier muet qui le mit sur son épaule comme un baluchon léger. Les copies se munirent d'armes dans le tas (principalement des épées) et rassemblèrent leurs ennemis pour s'enquerrir de la suite des événements auprès de leur cheffe : « allez, on va mettre tout ça au frais dans un cachot... et dans le noir : ça leur permettra de réfléchir à leurs actes ! Demain on les charge sur leur rafiot, on les conduit à la limite de nos eaux et après qu'ils se débrouillent ! Ceux qui n'ont pas de prisonnier en charge, pourriez vous vous charger de ramener ce qu'on a trouvé ?» « oui, on s'en charge ». La petite troupe hétéroclite prit le chemin de la grand salle. Nisha avait fini sa mission du jour et était assise près du feu quand elle vit revenir le drôle d'équipage : « qu'est ce qui s'est passé ? »
August : « ils s'en sont pris à nous : ils voulaient tuer Marie ! »
Nisha : « eh bien, ça n'aura pas tardé les tentatives de coup d'état... c'était à prévoir »
M: « THUX ! »
T: « oui chef ? »
M: « conduis nous aux cachots, qu'on mette cette petite bande pathétique sous clef »
T: « bien chef, avec plaisir chef »
Le vieil homme conduisit les prisonniers et leurs gardiens vers la prison ou les ordres de la cheffe furent suivis à la lettre. Puis il ramena tout le monde à la grand salle où chacun reprit dans le tas d'articles ses propres trouvailles.
Voyant ses compagnons se saisir de leurs couvertures, Nisha eut une vague angoisse : avec sa mission à la cuisine, elle ne s'était pas procuré de couverture... allait elle devoir dormir avec une des leurs puante et repoussante ? Mais Marie s'approcha d'elle avec un sourire engageant : « tiens, je t'ai pris une fourrure pour que tu puisses dormir au chaud toi aussi. Merci pour ton travail en cuisine » lui dit elle en lui tendant une peau d'ours. Voyant cela, les autres copies se dirent que le hasard faisait bien les choses : elle avait l'étoffe d'un bon chef, à la fois vaillante, intelligente et attentionnée avec les autres.
M: « Thux, comment ça se passe pour dormir chez vous ? »
T: « ah bein y a les dortoirs : un pour les hommes et un pour les femmes »
Lola : « et nous... on est quand même des femmes dans des corps d'hommes...on va dormir où ? »
M: « à fortiori... chez les femmes. Enfin c'est ce que moi je ferais... vous les femmes charognards, qu'est ce que vous en pensez ? »
une femme : « nous ? Ce que nous on en pense ?... on ne nous a jamais demandé ce qu'on pensait »
M: « bein moi je le demande »
Femme : « bein ça nous dérange pas de vous avoir avec nous... il n'y a pas de danger si vous êtes réellement des femmes à l'intérieur... non ? »
Zoé : « ah ça c'est sûr que vous risquez rien avec nous »
M: « c'est entendu donc »
