Charognard
disclaimer: je ne possède pas l'univers de "how to train your dragon" basée sur une série de livres de Cressida Cowell.
tous les personnages n'appartenant pas à cet univers sont issus de mon imagination et m'appartiennent.
toute reproduction, même partielle effectuée sans mon consentement sera considérée comme du plagiat et susceptible d'entraîner des poursuites judiciaires.
L'histoire se situe à la fin de la saison 1 de "Défenseurs de Beurk", juste avant que les Exilés ne capturent Dagur. Tous les événements de Cavaliers de beurk et Défenseurs de beurk sont réputés survenus sans intervention extérieure.
Chapitre 11 : la vie domestique
L'heure du souper sonna et, comme le jour avant, deux plats distincts furent servis pour ménager certaines susceptibilités. Cette fois se furent d'épais steaks de mer pour les copies et des côtelettes de dragon grillées pour le reste de la salle. À la fin du repas, Marie prit une feuille de papier et un crayon, elle passa auprès de chaque personne pour relever son nom et le noter sur un petit bout de papier... et les plaça tous dans une petite corbeille. Elle mélangea soigneusement et tira 4 noms pour aider à la vaisselle : cela tomba plutôt bien avec son nom à elle, le chef parenvrille et deux charognards. Au moins comme ça le ''peuple'' verrait bien que les chefs ne se sentaient pas au dessus d'eux. Bien sûr les hommes désignés traînèrent la patte en maugréant. Dagur fut posté au lavage à côté d'elle (qui ne pouvait mouiller sa plaie au poignet) et n'était pas ravi de devoir effectuer des tâches ménagères (ce qu'il considérait comme relevant du rôle des femmes). Les charognardes elles étaient ravies de ce nouvel ordre des choses. Au cours de la vaisselle, conséquente pour un tel nombre de personnes, le chef parenvrille eut plusieurs fois l'occasion de frôler les mains de son ancien double et fut à chaque fois étonné de leur petitesse et leur délicatesse... de vraies mains de jeune fille. Il peinait à croire que ce frêle petit être ait pu faire montre d'une telle détermination et férocité... bien qu'il ait bien en mémoire les grognements dont elle était capable.
Une fois les tâches en cuisine terminées, ils retournèrent dans la grand salle peuplée de ses habituelles conversations, murmures et éclats de voix. Marie tira sa chaise près du feu et imposa à Thux une nouvelle session de questions :
M: « dis moi Thux... que sais tu à propos de cette grotte au niveau intérieur qui communique avec la mer ? »
T: « oh rien que ce que j'en ai entendu dire »
M: « c'est à dire ? »
T: « bein on dit que c'est la première grotte de l'île à avoir hébergé des charognards, ils amarraient les bateaux dans la grotte même afin que leurs ennemis ne découvrent pas leur base »
M: « elle est donc sous eau tout le temps que ce soit à marée haute comme à marée basse ? »
T: « probablement sinon les bateaux se seraient échoués »
M: « intéressant » dit elle alors que son esprit fertile élaborait déjà des projets avec ces nouvelles données.
Ce soir encore, elle ne s'attarda pas et alla dans sa chambre en emportant un seau d'eau de mer, un vieux chaudron cabossé et une petite bassine pour faire un semblant de toilette... 3 jours sans se laver ce n'était pas envisageable. Elle fit du feu avec les morceaux de lit et mit le chaudron rempli d'eau à chauffer pour préparer sa petite toilette. Quand l'eau eu atteint la température voulue, elle la versa dans sa bassine et se lava consciencieusement avec un peu du savon trouvé dans la malle. Elle se sentit un peu mal de pouvoir se laver alors que ces ami(e)s n'en avaient pas la possibilité... il faudrait urgemment qu'elle se charge du problème. Enfin elle se glissa sous la fourrure pour lire un nouveau chapitre du livre si utile qui était limpide pour une fois : la lévitation. Elle maîtrisa la technique en quelques heures seulement et pu aller dormir à une heure raisonnable.
Le matin vint assez tôt et elle s'éveilla au rythme des cris stridents des oiseaux marins qui commençaient leur journée. Elle se changea devant le feu moribond avant de ranger précautionneusement son grimoire. Elle pensa en elle même qu'il était étonnant que ce livre soit resté à portée de tous et que pourtant personne ne s'y était intéressé et acquit ses étranges pouvoirs. Elle se fit aussi la réflexion que, maintenant qu'elle avait commencé à s'approprier sa puissance ainsi que la présence sur l'île de plus de personnes sachant lire, il serait judicieux de lui trouver une cachette plus discrète et le pouvoir de l'ombre allait l'y aider : demain soir, après sa lecture, elle chercherait un coin d'ombre isolé et inconnu pour dissimuler son trésor.
Elle se rendit à la grand salle où quelques personnes déjà éveillées attendaient le déjeuner en discutant à voix basse. Elle se rendit en cuisine et trouva les femmes en train d'enfourner les boules de pain levées pour la cuisson. Nisha quitta son poste et vint près de sa chef « est ce que je peux te parler... en privé ?»
M: « bien sûr, viens allons dans mes quartiers » répondit la cheffe en se dirigeant vers son appartement.
Une fois toutes les deux entrées, Marie referma la porte ayant toute confiance en son ''cerbère'' pour empêcher qu'elles soient espionnées ou dérangées.
M: « alors Nisha, de quoi veux tu me parler ?»
N: « hey bien c'est délicat... je ne sais pas si... »
M: « allons ne fais pas ta timide, je peux tout entendre »
N : « je m'inquiète pour la nourriture... la viande ça va encore mais les légumes, les patates et la farine on va tomber à court : il ne reste que pour deux jours peut être trois au plus »
M: « je comprends... je vais essayer de trouver une solution »
N: « je comprends que ta position n'est pas facile à tenir... je ne sais pas comment je ferais moi avec tous ces problèmes sur le dos »
M: « mouais c'est vrai que c'est pas le boulot le plus facile du monde... je me demande pourquoi ils sont venus s'enterrer si loin de tout ! »
N: « je tenais à te dire quand même... que je trouve que tu t'en sors très bien : tu as la carrure d'un chef »
M: « merci, mais seul l'avenir nous dira si ton opinion concorde avec la réalité »
Nisha quitta l'intimité du logement du chef pour retourner à son occupation.
Marie resta dans son appartement : elle se rappelait avoir vu dans les rayonnages de livres un ouvrage sur les plantes comestibles et médicinales. Enfin, après dix minutes de recherches parmi les couvertures en cuir qui se ressemblent toutes, elle trouva le volume recherché. Elle emporta sa lecture dans la grand salle pour feuilleter rapidement l'ouvrage. Comme elle le pensait, il y avait tout un chapitre sur les algues comestibles et elle le lut avec attention. Le déjeuner fut servi mais elle mangea distraitement, absorbée par sa lecture. Cette fois, personne n'essaya de la tuer. Après le repas, elle alla demander aux fouilleurs qui reprenaient leur tâche si l'un d'eux aurait vu un grand sac ou une nasse spacieuse... un charognard lui indiqua un tas où il n'avait trouvé que des choses inutiles provenant sûrement d'un bateau de pêche. Marie s'y rendit avec un enthousiasme à peine contenu : du matériel de pêche... ça ferait bien son affaire ! Il ne lui fallut que quelques minutes pour trouver une très grande nasse de rotin tressé. Elle prit un petit moment supplémentaire pour fouiller plus avant ce matériel : elle dut se méfier des harpons et autres hameçons qui dépassaient pèle mêle du tas. Enfin elle trouva autre chose d'intéressant : un filet circulaire à jeter sur ses proies. Elle l'embarqua aussi avec elle en quittant le complexe vers la grève ou elle s'intéressa aux tas d'algues rejetés par la marée : avec l'aide des illustrations du livre, elle répara une espèce comestible rejetée en masse par les flots. Elle se mit à ramasser ces algues en prenant bien soin de n'avoir que cette espèce et pas d'autre mélangée... elle ne voulait pas risquer un empoisonnement. L'imposante nasse fut bientôt bien pleine et très lourdes des végétaux détrempés. Mount ne se fit pas prier pour se charger d'emporter le précieux matériel. De retour à la cuisine, les femmes firent des yeux ronds en voyant ce que leur chef ramenait : c'est vraiment comestible ça ? La cheffe montra à Nisha la page du livre qui expliquait que cette espèce était comestible et cela parut la rassurer.
Nisha : « c'est bien beau de savoir que ça se mange... mais comment je prépare ça moi ? »
M: « bah je sais pas... essayes une sorte de potée non ? Au moins ils ne se rendront pas compte de ce qu'ils mangent... »
N: « ouais c'est une bonne idée ! On va faire ça ! »
Une fois Marie éclipsée, les charognardes demandèrent : « tu es sûre que ça se mange ? Tu as su lire dans le livre ? »
N: « bien sûr que je sais lire... pas vous ? »
Les autochtones lui firent non de la tête... et la jeune femme comprit alors la position bien précaire de cette tribu.
