Charognard

disclaimer: je ne possède pas l'univers de "how to train your dragon" basée sur une série de livres de Cressida Cowell.
tous les personnages n'appartenant pas à cet univers sont issus de mon imagination et m'appartiennent.
toute reproduction, même partielle effectuée sans mon consentement sera considérée comme du plagiat et susceptible d'entraîner des poursuites judiciaires.
L'histoire se situe à la fin de la saison 1 de "Défenseurs de Beurk", juste avant que les Exilés ne capturent Dagur. Tous les événements de Cavaliers de beurk et Défenseurs de beurk sont réputés survenus sans intervention extérieure.

Chapitre 12: jeux de dupes

Maintenant temporairement libre de ses mouvements, la cheffe descendit d'un niveau pour reprendre ses explorations du sous sol abandonné. Dagur rangeait justement une de ses trouvailles dans l'entrepôt du fond quand il la vit passer avec son ombre muette. Il décida de s'éclipser discrètement pour la suivre. Arrivé au pied de l'escalier menant en bas, il fut néanmoins gêné de trouver le guerrier impassible qui montait la garde. Il feinta en lançant un petit cailloux pour qu'il se tourne puis se glissa furtivement derrière lui pour disparaître dans la pénombre du couloir. Une fois hors de vue, il alluma une torche et s'enfonça dans les entrailles de l'île. Marie commença par aller revisiter la grotte de la mer et constata qu'elle était toujours sous eau... c'était essentiel pour son petit plan. Une fois sa constatation faite, elle continua son exploration. Depuis le monde de l'ombre, elle espionna un peu les scientifiques pour s'assurer qu'ils ne tiraient pas au flanc. Ainsi elle surprit une conversation très intéressante tandis que les charognards changeaient la garde :
Boris Ivanof : « hey Evrard tu en es où ? »
E.H : « on s'approche, doucement mais sûrement »
B. I : « ne penses tu pas qu'on devrait cacher l'avancement de nos recherches ? Que se passera t-il pour nous quand ils auront retrouvé leurs apparences... nous deviendrons inutiles... et tu sais ce qui arrive aux inutiles ! »
John Shadow : « ne vous montez pas la tête comme ça : elle vient de notre monde et elle a été élevée dans la tolérance et la douceur d'un pays en paix... elle ne laissera sans doute rien nous arriver une fois que nous aurons fini ce qu'ils demandent »
E.H : « si j'étais toi je ne parierais pas ma tête là dessus... ses actes ont prouvé qu'elle est bien plus forte et impitoyable qu'on pourrait le penser. Ça ne m'étonnerait que ce soit une psychopathe »
B.I : « moi je suis pour traîner dans les résultats, ça nous laissera plus de temps pour trouver une solution » John acquiesça tandis que Evrard fut bien obligé de se rendre à l'avis de la majorité.
La jeune femme jura intérieurement, elle ne laisserait pas passer ça !

Une fois son espionnage mené à bien, elle entreprit de baliser le chemin des sous sols de l'escalier jusqu'à la grotte sous eau : elle avait besoin qu'on puisse s'y rendre sans utiliser le pouvoir des ténèbres. Elle remonta calmement les couloirs déserts et silencieux en marquant son chemin à la craie. Dagur lui s'enfonçait au hasard en espérant trouver une trace de son passage. Enfin, il vit au loin une tache de lumière au détour d'un couloir. Il moucha sa torche et s'approcha furtivement. Il s'approcha du détour du couloir plaqué contre la paroi et aussi silencieux que possible mais quand il jeta un coup d'œil dans le couloir éclairé il ne vit qu'une torche fichée dans un des supports du mur. Intrigué, il s'avança hors de sa cachette pour investiguer. Il s'approcha de la torche, espérant trouver un indice du chemin qu'elle avait pris mais, au lieu de ça, il fut surpris de sentir une lame se positionner contre sa gorge tandis que l'ennemi le maîtrisait par derrière. L'espace d'un instant il paniqua : si c'était un charognard décidé à s'amuser avec lui ?
M: « allons bon, qui voilà... Silver m'avait prévenue que vous aviez tendance à fourrer votre nez partout »
Dagur fut soulagé en entendant la voix familière de son double « j'ai vu de la lumière alors je suis venu voir ce que c'était »
M: « ah oui, de la lumière... et que faisais tu au sous sol ? »
D: « comme toi je suppose... j'explorais »
M: « quel intérêt pour toi d'explorer ici alors que, j'espère, tu repartiras bientôt ? »
D: « il faut bien occuper ses journées... c'est plutôt mort par ici »
M: « humpf... puisque tu es là je te propose un petit jeu... essaies de m'attraper si tu l'oses »

La lame quitta la gorge du jeune chef et la contention se relâcha totalement tandis qu'un petit rire cristallin résonnait entre les vieilles pierres. Il se retourna pour voir ou elle se dirigeait mais il ne put percer les ombres épaisses du couloir. Il dégaina son épée, prit la torche allumée et s'avança dans le long boyau sombre. Depuis les ténèbres, la jeune femme suivait son opposant. Il tourna au détour du couloir avec un luxe de précautions pour ne pas se laisser surprendre mais il aboutit dans un couloir ténébreux exactement pareil à celui qu'il venait de quitter. La jeune femme émergea de l'ombre aussi près que possible, s'approcha furtivement dans son dos et tira un petit coup sur sa tresse avant de reculer vivement pour disparaître avec un éclat de rire. Dagur était décontenancé, comment avait elle réussit à se glisser derrière lui ? Marie trouvait ça très distrayant, elle émergea de l'ombre à plusieurs endroits de façon très rapprochée en émettant un petit rire à chaque fois pour qu'il semble à son compagnon de jeu qu'elle était partout à la fois. Dagur ne savait à quel saint se vouer et commençait à avoir la chair de poule... il revint prudemment sur ses pas à reculons pour ne pas se perdre. La jeune femme avait saisit son intention et s'était plantée au milieu du couloir derrière lui sans bouger, attendant qu'il s'avance tout seul vers elle. Une fois à portée elle lui déroba son casque avant de disparaître à nouveau. Là le jeune homme était vexé... comment osait elle jouer avec lui de cette façon !... il ficha la torche sur un support et s'éloigna dans les ombres de plus en plus épaisses dans la direction où il pensait la trouver mais rien n'y fit, il ne sentait même pas pas sa présence. Une fois dans le noir, elle était loisible de le taquiner comme bon lui semblait : elle émergea à moitié à côté de lui et lui colla un petit bisous sur sa joue nue sans son casque. Le jeune chef mit un peu de temps à réagir... jamais personne n'avait osé ça ! Il balança son épée dans tous les sens espérant la toucher par hasard mais à part les murs dans une gerbe d'étincelles il ne rencontra que le vide. En désespoir de cause il retourna prudemment dans le halo de la torche ou trônait son casque posé au sol. Il subodorait un piège... aussi tourna t-il avec précaution autour de l'appât, espérant repérer un signe de vie infime : une respiration, le bruissement de tissu ... mais rien que le silence. Soudain, il vit le cordon de cuir tressé du fouet passer devant ses yeux avant de se serrer autour de son cou tandis qu'elle l'étranglait avec son arme fétiche. Pris de panique, il lâcha son épée et tenta de dé-serrer la prise avec ses doigts mais la poigne de son adversaire était trop forte pour lui permettre cette manœuvre. Déjà, il se sentait faiblir... mais la pression se relâcha aussi vite qu'elle était venue. Il s'éloigna en titubant en essayant de reprendre son souffle.
M: « alors... tu as aimé ? » demanda t-elle
D: « aimer, comment est ce qu'on pourrait aimer ça ! »
M: « la bouche dit non mais une autre partie de toi dit oui » dit elle avec un petit sourire satisfait.
*pourquoi elle dit ça ?* pensa t-il en s'examinant... avant de se rendre compte qu'il avait une érection du tonnerre de dieu. De honte il joignit les genoux et se courba un peu pour cacher la bosse dérangeante, ressemblant à un enfant obligé de se retenir.
D: « c'est...involontaire ! »
M: « je sais... c'est un réflexe ! Mais j'aime bien jouer avec les gens » dit elle en lui tirant la langue d'un air mutin. Dagur sentit un sentiment nouveau émerger... une sorte d'admiration matinée de respect... elle était très douée pour obtenir ce qu'elle voulait et il respectait ça. Il s'approcha d'elle doucement, l'enserrant par la taille avant de lui coller un baiser sur la bouche, d'abord raide elle finit par se laisser aller à ce langoureux baiser...juste avant qu'il ne se recule vivement avec le fouet et le couteau en main « j'ai tes armes, je suis gagnant ! » « vraiment ?» dit elle sortant ses mains cachées derrière son dos : elle tenait entre chacun de ses doigts une de ses huit lames de couteau qu'il aimait à avoir sur lui... ils s'étaient fait mutuellement les poches durant le baiser. Il y eu un moment suspendu où chacun réfléchit à sa situation ...puis ils éclatèrent de rire en même temps.

Pendant ce temps, au niveau supérieur, les cors d'annonce retentirent. Silver, se sachant en charge de la tribu quand la cheffe n'était pas là, se précipita au port où il vit des dragonniers approcher. Ils atterrirent sur le ponton tandis que l'information circulait autour d'eux. Varek laissa s'échapper un petit cri en s'avisant des deux têtes fichées sur leurs piques qui semblaient le fixer.
Silver : « déclinez votre identité et la raison de votre visite »
Harold fut décontenancé par ces questions :
H: « euh nous sommes les dragonniers de beurk... nous venons pour discuter d'un traité de paix avec les charognards et leur nouveau chef »
Silver prit sur lui d'accepter le supposât qu'ils disaient vrai et les conduisit au cœur de l'île sachant qu'elle était descendue au niveau inférieur. Ils furent néanmoins surpris de trouver le guerrier muet faisant obstacle à leurs intentions. August eut soudain une idée, il rejoint le convoi jusqu'au sous sol en pensant qu'il pourrait aider :
A: « Mount sois sympa c'est urgent ; on a besoin d'elle ! »
M: « ... » le guerrier muet ne se laissa pas convaincre par l'argument. Varek prit sur lui d'ignorer l'avertissement et appela à l'aide d'un grand cri tandis que Harold et Auguste se glissaient derrière le gardien ainsi distrait. Dans le sous sol la jeune fille entendit la demande et souffla : « le devoir m'appelle » en baissant ses armes. Dagur comprit ses préoccupations et baissa ses armes malgré lui . Ils suivirent l'origine du cri mais ne tombèrent que sur des échos se répercutant à travers le labyrinthe des couloirs. La jeune femme se rapprocha de son ''double'' : « fermes les yeux » dit elle en caressant doucement le bord de la mâchoire du jeune chef : ils se laissa aller avant d'atterrir dans le noir total...il sentait juste la main amie qui l'entraînait à travers les dédales sombres ; enfin il perçut le halo d'une torche et se plia pour en voir l'origine : deux « Harold » marchant côte à côte dans les ténèbres à peine moins épaisses que la noirceur environnante .

Ils sortirent des ombres pour arriver en vue de la lumière des escaliers... percevant ainsi la présence d'un grand nombre de personnes. La jeune femme fut la première à reprendre ses esprits , débouchant sur une zone d'ombre derrière les deux intrus. Elle fit signe à son ami dans la pénombre de se cacher et se taire... ce qu'il fit sans la moindre hésitation. Ils étaient tous les deux en position de la ''tenaille'' en encerclant ''l'ennemi''. Pendant que les deux jeunes garçons se demandaient quel chemin prendre, elle fit un décompte à son ''ami'' avec ses doigts : « 4, 3, 2, 1... Bouh ! ». Les ''Harold'' sursautèrent en hurlant de peur tandis que les ''Dagur'' éclataient de rire. Le ''public'' massé devant Mount vigilant entendirent les cris et les rires diaboliques et se prirent à sursauter avec la chair de poule.
Varek : « c'est effrayant ces cris non ? »
Astrid : « mais non, je parie qu'elle s'amuse à leur faire peur »
Varek : « ... bein ils on réussit » dit il en tremblant.

Les deux ''Dagur'' et les deux ''Harold'' firent le reste du chemin les ramenant à l'escalier ensemble. Harold avait prit ça à la blague mais August était vexé de ce mauvais tour et boudait. Ils arrivèrent enfin en vue de l'escalier et sa petite troupe de curieux.
Silver : « alors on s'est fait peur dans le noir ? »
August : « haha haha... ils ont juste essayé de nous coller une crise cardiaque ! »
Marie l'attrapa et le coinça en dessous de son bras tandis qu'elle frottait énergiquement sa tête : « allez, boudes pas crapaud c'était pour rire » dit elle en le lâchant tout hirsute d'électricité statique.
A: « bein y a que vous que ça fait rire ... ça ne se fait pas de sauter sur les gens dans un dongeon sombre et sinistre» répondit sa victime en essayant de rectifier sa coiffure.
M: « oh pauvre chou... tu veux que je te couse un doudou pour ne plus avoir peur dans le noir ? »
A: « hahaha ! Très drôle... au moins maintenant je sais ce qu'il y a de pire qu'un psychopathe... deux psychopathes ! »
M: « bon c'était distrayant mais je suppose que vous ne m'avez pas appelée sans une bonne raison... »
Harold : « nous venons de Beurk pour proposer le premier traité de paix entre nos tribus »
M: « venez, allons discuter dans la grand salle »