Charognard
disclaimer: je ne possède pas l'univers de "how to train your dragon" basée sur une série de livres de Cressida Cowell.
tous les personnages n'appartenant pas à cet univers sont issus de mon imagination et m'appartiennent.
toute reproduction, même partielle effectuée sans mon consentement sera considérée comme du plagiat et susceptible d'entraîner des poursuites judiciaires.
L'histoire se situe à la fin de la saison 1 de "Défenseurs de Beurk", juste avant que les Exilés ne capturent Dagur. Tous les événements de Cavaliers de beurk et Défenseurs de beurk sont réputés survenus sans intervention extérieure.
Chapitre 18 : Chasse et explorations
C'est ce moment que Marie choisit pour s'éclipser en prévision de sa longue nuit. Elle rentra dans sa chambre mais ne se déshabilla pas : elle avait une idée derrière la tête. Elle plongea dans l'ombre et imagina la petite île désolée près de la passe de l'enfer qui lui apparu immédiatement dans le prisme. Ensuite, elle explora les prismes avoisinants pour voir ce qui se passait dans la tempête rugissante du lieu maudit. Après quelques recherches, elle tomba sur un prisme qui semblait aboutir dans une cale de bateau transpercée par un aiguillon rocheux. La jeune femme s'y aventura prudemment en testant l'équilibre de la structure mais le vaisseau semblait fermement solidarisé à son piédestal. Dans la cale restaient quelques reliefs de la cargaison rongés par l'eau salée en suspension dans l'air : des objets en fer tellement rouillés qu'ils étaient méconnaissables, des tissus moisis qui tombaient en poussière dès qu'on les effleurait et des caisses de bois pourries qui s'éventraient sous leur propre poids en laissant s'échapper une bouillie noirâtre écœurante. Puisque l'épave était stable elle explora plus avant en allant visiter les quartiers de l'équipage ou des effets personnels non identifiés étaient répandus pèle même sur le sol tandis que quelques hamacs pourrissants tendaient encore leurs cordes moisies. Enfin il lui restait la cabine du capitaine à explorer. Elle du tirer de toutes ses forces pour ouvrir la porte gonflée d'humidité mais ce furent les charnières rouillées qui lâchèrent et elle n'eut que le temps de reculer avant que la porte ne s'affale au sol dans un grincement sinistre. À l'intérieur elle ne trouva que des vieux meubles vermoulus et le tas d'os de ce qui fut le capitaine éparpillés sur et autour de la chaise du bureau ou des cartes gorgées de liquide se laissaient lentement aller en fibres détrempées. Elle ouvrit toutes les portes et tous les tiroirs mais aucun ne révéla quelque chose d'intéressant.
Elle retourna dans l'ombre et explora de nouveaux les portes avoisinantes jusqu'à tomber à nouveau sur ce qui lui semblait être une partie de bateau. Elle émergea et se retrouva sur le pont d'un navire imposant qu'elle identifia comme un bateau à balancier. L'équilibre de cette épave était bien plus précaire avec son balancier plongé dans le vide et rien que son poids fit gémir le géant de bois abandonné. Elle se déplaça prudemment jusqu'à la trappe de cale et descendit dans les entrailles déchirées pour découvrir plusieurs rangées de fers et de menottes enserrant encore pour certains un morceau de squelette encore articulé mais la plupart surplombaient des tas d'os disloqués. Un transport d'esclaves... où ce qui restait d'équipage en vie avait laissé ses prisonniers voués à une mort certaine, lente et douloureuse... brr ! Ça lui faisait froid dans le dos ! Elle émit une petite prière pour les âmes sacrifiées à la barbarie humaine avant de continuer son exploration vers les quartiers de l'équipage. Outre leur taille plus vaste, ceux ci étaient en tous points semblables à l'autre navire. Elle s'en détourna rapidement, certaine qu'il n'y aurait rien d'intéressant. Elle finit son tour par la cabine du capitaine qui, elle, était bien plus luxueuse que l'autre : on voyait aux murs les restes effilochés de tapisseries, des rangements et des meubles en bois exotique et précieux ne semblaient pas avoir soufferts de l'humidité pourtant déperlante sur leur surface. Elle fouilla aussi méthodiquement mais le contenu des meubles avaient beaucoup moins bien résisté que leur trouva ces meubles fort à son goût et se dit qu'ils iraient très bien dans sa chambre...elle vida les meubles de leur contenu dégradé et elle tenta de faire bouger le bureau mais, comme tout meuble dans un bateau, il était rivé au plancher pour ne pas bouger en cas de grain et donc ne s'ébranla pas d'un pouce. Elle regarda les fixations qui, elles, avaient été durement éprouvées par les conditions et étaient maintenant impossibles à déserrer. Qu'à cela ne tienne... elle voulait ces meubles et elle les aurait !
De l'ombre elle retourna dans sa chambre et en ouvrit la porte pour appeler son mystérieux ami. Celui ci entra à son invitation en se demandant sûrement ce qu'elle lui voulait...
M: « Mount, mon ami, j'ai besoin de toi et de ta force... mais ce que tu vas voir te paraîtra sans doute étrange : saches juste que tu ne risques rien ! » dit elle en lui prenant la main pour l'entraîner dans les ténèbres. Une fois dans le monde d'apesanteur elle visualisa la cabine du capitaine et sortit exactement là où elle le voulait. Son grand ami eut une légère réaction de surprise en regardant autour de lui avec les sourcils levés mais sa réaction s'arrêta là.
M: « je voudrais avoir ces meubles mais ils sont solidement rivés au sol... penses tu pouvoir faire quelque chose ? »
Le guerrier se pencha pour évaluer la situation en tournant autour du bureau avant d'esquisser un signe de tête positif. Il s'empara du bord du meuble et le souleva avec une force maîtrisée en un effort moindre mais constant. Le bois geignit mais les attaches furent tendues à l'extrême et grincèrent longuement avant de céder. Il réitéra l'opération de l'autre côté du bureau et le meuble fut enfin libre d'entraves. Ils le transportèrent via le pouvoir de l'ombre jusque dans la chambre où elle désigna l'emplacement où elle voulait l'installer. La garde robe suivit le même chemin. Malheureusement pour elle, la couchette apparemment prometteuse se disloqua dès qu'elle la toucha : sous son petit matelas de velours pourri elle n'était pas faite dans le même bois que le reste du mobilier. Mount fit un sort aux armoires aux marqueteries fines et se mit à les installer tandis que Marie retournait une dernière fois dans la cabine grinçante et maintenant en plein désordre. Elle avait repéré une ''anomalie'' et souhaitait en savoir plus : sur la paroi en bois sous la grande fenêtre à croisillon il y avait une grande coulure de rouille qui s'échappait entre deux planches... qu'est ce que de la rouille allait faire là ? Elle observa avec attention et perçut que l'espacement entre cette planche et les autres était plus grand laissant entrevoir ce qui fut une charnière : un compartiment caché ! Elle tira vigoureusement jusqu'à ce que le clapet cède et trouva un compartiment pas très haut mais assez profond qui contenait des cartes (que la jeune femme déplia doucement pour s'apercevoir qu'il s'agissait juste des cartes montrant où se fournir en esclaves... et qu'elle jeta bien vite sur le côté), des instruments de navigation un peu oxydés mais encore utilisables ainsi qu'une petite bourse de velours qui s'éventra quand elle tenta de la soulever répandant son contenu dans le petit espace : quelques pièces d'or et pierres précieuses (la rançon de la cruauté). Bah ça ferait bien son affaire pour acheter quelques produits de première nécessité. Enfin, après un dernier coup d'œil autour d'elle et une dernière pensée pour les esclaves qui avaient péri si misérablement, elle rentra dans sa chambre en emportant la chaise du bureau en bois richement gravé et mouluré.
M: « merci mon ami, maintenant tâches de te reposer un peu avant demain »
Mount sortit dans le couloir et reprit sa place de gardien vigilent. Enfin Marie fit un feu dans l'âtre, se lava, se changea et se glissa sous la fourrure pour une nouvelle (courte) nuit.
C'était comme fait exprès... tous les oiseaux de l'île devaient se réunir pour criailler à sa fenêtre. Plus que rude, le réveil fut maussade :
M: *aujourd'hui, sauf si c'est Ragnarök (l'apocalypse), je fais une sieste !* pensa t-elle.
Elle se rendit à la salle commune pour déjeuner et constata qu'elle était dans les derniers... il serait temps qu'elle lève le pied sinon il y avait des risques qu'on la prenne pour une fainéante. Ce soir c'était décidé au dodo tôt pour récupérer. Elle s'attabla à sa place et émit un colossal bâillement difficilement caché derrière sa main menue.
August : « houlà... t'as une sale tête ce matin »
M: « gardes tes commentaires pour toi »
A: « ohlàlà grincheuse... je dis juste que tu trouvais plus de motivation pour te lever tôt quand c'était pour faire mumuse avec Dagur... »
M: « qu'est ce que tu sous entends ? » dit elle avec les yeux qui lançaient des éclairs et le ton glacial
A: « rien rien... c'était juste une constatation... » répondit l'ado en se disant que si ses yeux avaient été des revolvers il serait mort à l'heure qu'il est.
Le déjeuner se passa dans une ambiance tendue tandis que chacun (même ses amis copies) se disait qu'il valait mieux ne pas l'asticoter aujourd'hui. Après que tout le monde ait fini de manger la cheffe réclama le silence qui ne tarda pas à se faire pour éviter d'éventuelles représailles.
M: « aujourd'hui je réquisitionne toutes les copies sauf Silver et Nisha qui continueront leurs missions habituelles »
Pierre : « on va faire quoi encore... aller à la chasse au troll ? »
Le serpent de cuir claqua sèchement en s'enroulant autour du cou de l'adolescent et une traction plus tard s'écrasait le nez contre le rebord de la table avec le craquement sec de l'os du nez qui se casse.
M: « fais encore une seule remarques dans ce genre là et c'est toi qui devra vivre comme un troll car je te ferais abandonner sur une île déserte... au moins là tu n'embêterais personne »
P: « ça va ça va j'ai compris »
M: « définitivement j'espère... »
P: « ouais je vais pas te laisser m'abîmer comme ça trop souvent... »
M: « bien alors les copies désignées avec moi allez en cuisine demander des bols et prenez en un pour moi. Après allez à la sortie vers le port a et attendez moi »
Collégialement : « oui cheffe »
La jeune femme s'éclipsa rapidement vers son appartement où elle prit le livre sur les plantes médicinales et chercha la page exacte tandis qu'elle se rendait vers la sortie.
M: « tout le monde à un bol ? »
en cœur : « oui cheffe »
M: « alors venez près de moi »
Le petit groupe se serra près d'elle non sans une certaine appréhension de ce qui allait suivre.
M: « voilà, aujourd'hui on va chercher une espèce d'algue bien particulière : les queues de sirènes. Regardez bien l'illustration du livre ! »
P: « quoi on va ramasser des algues ? Pour quoi faire ? »
M: « les manger »
P: « manger des algues beurk ça c'est le comble de la déchéance »
M: « vous en avez déjà mangé pourtant »
Groupe : « hein ? »
M: « le jour de la potée marine... c'était des algues ! Ça économise les légumes et c'est très bon pour la santé mais je vous somme de garder cette infos pour vous... les charognards ne doivent pas savoir ça car ils risqueraient de mal le prendre »
P: « un peu... même MOI je le prends mal ! Quelle plaie d'être coincé ici à bouffer des trucs chelous ! »
M: « bon c'est pas tout ça mais on a du boulot : ne prenez que les algues dont vous êtes sûrs de l'espèce. Je sifflerais quand on aura fini»
Cœur : « oki » et ils se dispersèrent sur les ''plages'' de l'île pour chercher.
Pendant ce temps, caché dans l'embrasure de la porte, Zog ne perdait pas une miette de l'échange.
Après deux bonnes heures de recherches le puissant sifflement retentit dans la brise marine. Le petit groupe se réunit mais les ramasseurs avaient une mine défaite.
August : « j'ai à peine pu remplir le bol... »
les siamoises : « nous aussi »
Pierre : « je crois que c'est tout le monde... c'est un peu rageant de chercher tout ce temps pour ça ! »
M: « au moins on aura essayé ! »
A: « c'était pourquoi au fait ? »
M: « j'ai ramené des œufs hier : on va manger une omelette au soir. Le bateau à ramené du lard et on voulait des champignons aussi mais pas moyen... hors dans le livre il est mis que cette algue à le goût de cèpes »
Lola : « une omelette, chouette ! T'en fais pas même sans champignons ce sera bon... je ne pensais pas possible d'avoir de bons œufs ici »
M: « ne te réjouis pas trop vite ce ne sont pas des œufs de poules mais des œufs d'oiseaux marins... ça a sûrement un goût différent comme les œufs de cailles ou de cannes »
Zoé : « même comme ça c'est un exploit je pense...on a mangé quelque chose de différent chaque jour alors que les charognards mangeaient la même chose depuis un mois sur la carcasse du dragon...ça doit les changer ! »
M: « mouais mais cette fois ci c'est raté ! »
Gus : « peut être... mais ils sont pas obligés de le savoir » dit il avec une expression entendue
M: « bon amenons tout ça en cuisine, peut être que ça pourra quand même servir un jour » soupira la jeune cheffe découragée. La fine équipe retourna à la cuisine avec un air défait.
Nisha : « alors l'opération ''queues de sirènes'' »
M: « échec total... on a peine pu remplir les bols »
N: « oh c'est pas grave... on fera sans. J'ai quand même hâte de goûter ça »
M: « vas y... fais toi plaisir !
La jeune cuisinière hacha un petit morceau d'algue avant d'y ajouter un petit œuf battu et de cuire le tout rapidement.
N: « regardes... ça devient des petits bouts bruns vraiment comme des champignons ! Voyons le goût... »
Elle se prit une petite bouchée hors de l'omelette avant que son visage se crispe et que son nez se retrousse
N: « aheu aheu... quand ils disent un FORT goût de cèpes c'est VRAIMENT fort ! »
M: « je peux ? »
N: « vas y mais prépares toi à un choc »
La cheffe se prit elle aussi un petit morceau et son nez se retroussa un peu
M : « ouais ça arrache... les œufs sont bons : ils ont pas un goût trop bizarre par rapport aux œufs de poules mais les algues il faudrait en mettre beaucoup, beaucoup moins ! »
N: « ouais je pense qu'on aura nettement assez avec ce que vous avez récolté... peut être même trop ! »
M: « bon... la chance est de notre côté : ce n'est pas un échec total finalement »
Lorelai et Gus : « ouais on assure ! » avec un hight five.
