Charognard

disclaimer: je ne possède pas l'univers de "how to train your dragon" basée sur une série de livres de Cressida Cowell.
tous les personnages n'appartenant pas à cet univers sont issus de mon imagination et m'appartiennent.
toute reproduction, même partielle effectuée sans mon consentement sera considérée comme du plagiat et susceptible d'entraîner des poursuites judiciaires.
L'histoire se situe à la fin de la saison 1 de "Défenseurs de Beurk", juste avant que les Exilés ne capturent Dagur. Tous les événements de Cavaliers de beurk et Défenseurs de beurk sont réputés survenus sans intervention extérieure.

Chapitre 19 : dans l'arène

Marie se rendit dans la salle commune pour vérifier une dernière fois ses calculs mais, lors de ses vérifications, ses yeux se mirent à la piquer cruellement.
M: « THUX... si on me cherche je suis dans mes quartiers »
Thux : « bien cheffe »
Elle s'éclipsa vers sa chambre dans laquelle elle prit à peine la peine d'enlever ses bottes avant de se glisser dans sa couche et de s'endormir comme une masse. Mais comme d'habitude son sommeil ne dura pas bien longtemps et elle s'éveilla sur le coup de 4h mais au moins elle se sentait plus reposée... et d'humeur moins massacrante. Elle se décida à se lever et alla ranger le livre sur les plantes à sa place. En remisant proprement l'ouvrage elle fit légèrement bouger l'étagère et une petite conque décorative s'écrasa au sol avant de rouler sous le meuble.
M: *mince j'espère que je ne l'ai pas cassée*
Elle se mit à genoux pour passer sa main sous l'étagère mais le coquillage avait roulé jusqu'au fond. Elle s'aplatit donc sur le sol pour essayer de voir où la coquine s'était glissée. Elle vit la conque contre le mur mais, plus étonnant, elle constata que le pied arrière de la bibliothèque était cassé et remplacé par deux ouvrages écrasés sous le poids de leurs compatriotes mieux aimés.
M: *comment peut on faire ça à des livres quand on aime lire* se demanda la jeune femme.
Elle calcula la hauteur qu'il fallait pour soutenir l'étagère et regarda dans son tas de bois pour trouver un morceau très approchant. Elle sortit demander, une fois de plus, l'aide de son gardien costaud :
M: « tu peux soulever un peu la bibliothèque ? »

Le surhomme s'exécuta sans sourciller et elle en profita pour retirer les livres compressés et les remplacer par le bout de bois. L'étagère retrouva sa place et son équilibre était satisfaisant avec le morceaux de bois. Elle tourna donc son attention sur les livres ainsi martyrisés : l'un était un recueil de contes viking et l'autre un livre de recettes basées exclusivement sur la viande d'animaux marins : oiseaux (sternes, mouettes, albatros), mammifères (vaches de mer, dauphins et même baleines) et des poissons (thons, espadons, requins). À part un léger renfoncement là ou l'étagère appuyait ils semblaient encore en relativement bon état. Les recettes ne l'intéressaient pas tellement mais elle prit le parti de lire les contes... après tout cela faisait partie du folklore local et elle se devait de pouvoir comprendre les références qu'on glisserait éventuellement à son intention.

Elle sortit pour se rendre dans la grand salle où elle s'installa à sa place habituelle près du feu. Elle lut un premier texte semblable au ''garçon qui crie au loup'' mais avec un cauchemar monstrueux en guise de prédateur+,. Elle entama le second qui parlait d'un grand et jeune chef qui partit à la guerre avec une autre tribu en laissant sa bien aimée sur son île ; pendant qu'il était absent un dragon vipère attaqua le village où il ne restait que les femmes, les enfants et les vieillards et tua la jeune fiancée dans son assaut. À son retour, le jeune chef fut anéanti par la nouvelle et décida de chasser seul le responsable de la mort de sa bien aimée ; ne prenant même pas la peine de se dévêtir de son armure de combat. Il retrouva le dragon et le tua vaillamment d'un seul coup de sa puissante hache. Une page du livre était illustrée d'une gravure représentant le jeune homme en armure terrassant le dragon. Soudain Marie sursauta de peur en voyant la main de Mount passer à côté d'elle pour poser son index sur l'illustration. Elle ne s'attendait franchement pas à ce genre de manifestation... mais il voulait clairement exprimer quelque chose.
M: « Tu veux dire quelque chose ? C'est... c'est un homme en armure... »
Le guerrier tapota plus précisément la représentation de l'armure complète.
M: « hum l'armure ? C'est l'armure qui t'intéresse ? »
Il fit un discret acquiescement comme à son habitude.
M: « tu voudrais avoir une armure c'est ça ? »
Le guerrier retira son doigt en faisant ''oui'' de la tête.
M: « bah je vais voir ce que je peux faire... »

Les hommes commencèrent à arriver pour le souper tandis que les femmes commençaient à dresser les tables. Marie termina le troisième chapitre qui était un poème sur deux amoureux séparés par l'inimité de leurs tribus... un Roméo et Juliette à la sauce viking. Puis elle s'installa à sa place officielle. Tout le monde finit par arriver, couverts de poussière et de sueur sans que cela les dérange le moins du monde. La jeune cheffe avait des frissons de dégoût... il lui tardait de pouvoir rejoindre Dagur et vivre sa vie au milieu de gens propres et bien élevés. Une fois tout le monde installé le service des assiettes garnies de leur omelette au lard et aux ''champignons'' provoqua un vif enthousiasme : « ça fait une éternité qu'on a pas eu des œufs », « une omelette au lard comme la faisait ma grand mère » et autres manifestations de joie émaillèrent la distribution. Malheureusement, Zog profita de ce qu'il avait appris lors de son petit espionnage pour tenter une rébellion.
Zog : « vous pouvez vous la garder votre omelette aux déchets... j'en veux pas ! »
Les charognards s'arrêtèrent dans leur élan, intrigué par ce discours sibyllin.
Z: « ben oui messieurs votre ''cheffe'' vous fait bouffer des algues rejetées sur la plage par la marée... appétissant non ? »
Des murmures interrogateurs emplirent la salle.
Z: « osez dire que ce n'est pas vrai ! »
Nisha posa sur sa cheffe un regard plein de désespoir alors qu'on sentait la tension palpable dans l'air et que toutes les copies craignaient pour leur vie en cas de mouvement d'humeur.
M: « mes amis... c'est tout à fait vrai ! Vous vous rendez bien compte qu'il était impossible de nous procurer des champignons actuellement alors nous avons suppléer ce manque par des algues particulières qui ont le goût de champignon : les petits bouts bruns sont des morceaux d'algues »
Z: « vous voyez... elle n'est même pas capable de nous procurer de la nourriture convenable : comment voulez vous qu'elle soit un bon chef ? »
Thux : « des algues et alors quoi ? Les charognards on déjà eu à manger moins noble que ça, moins frais que ça, moins goûteux que ça... tout ce qui se mange les charognards ont déjà mangé dit on : c'est l'occasion de prouver l'adage ! »
Charognard : « moi je m'en fous de ce que c'est tant que c'est bon » en enfournant avec délectation une bouchée d'omelette.
« ouais moi aussi : on a de l'eau, on a de la bouffe... les chefs avant ne faisaient pas aussi bien alors je dis que s'il faut manger des algues pour bien manger ça m'est égal ! »
La salle bruissa de murmures tandis que les hommes enfournaient leur repas ou goûtaient précautionneusement selon leur avis sur la question. Mais une fois la première bouchée prise, tous se régalèrent de leur portion ; convaincus par le goût plutôt que par l'origine.
M: « bien Zog, si tu ne veux pas manger ta part je suis sûre que les autres seront ravis de t'en débarrasser »
Z: « ça suffit, j'en ai assez ! Je te défie Marie.. . Euh Marie chef des charognards : toi et moi dans l'arène. Deux rentrent, un seul sort ! »
M: « mon nom complet est Marie la sanguinaire, et j'accepte ton défi. Néanmoins... »
Z: « ''néanmoins'' quoi tu renonces déjà ? »
Le fouet cingla l'air d'un puissant claquement qui frappa l'insolent en plein sur son œil meurtri provoquant un cri de douleur étouffé.
M: « on ne coupe pas la parole à son chef, malpoli... je voulais dire qu'on ferait ça après le repas, sinon ça va être froid»

L'ex second se sentit bouillir de colère qu'elle ose le rabrouer de la sorte : lui, un guerrier qui avait affronté mille fois des adversaires déterminés, mille fois la colère de la mer en furie, mille fois des charognards prêts à lui disputer sa place... rabroué par une gamine dont il pensait que le peu de victoires à son actif relevaient plus de la chance que du talent... il allait lui montrer de quoi était capable un homme, un vrai. Étonnement, sa portion d'omelette lui parut nettement plus appétissante puisqu'il l'engloutit rapidement se disant qu'il fallait des forces pour le combat. Marie elle mangea comme à son habitude, lentement en savourant son repas... ce qui eut le don d'énerver encore plus le renégat.

Une fois le repas fini, les deux adversaires se dirigèrent vers la sortie pour prendre part à leur combat pour la place de chef. En passant devant l'armurerie, Zog lança un dédaigneux : « n'oublies pas de prendre des armes »

M: « j'ai ce qu'il me faut merci » répondit la jeune femme en passant son chemin sans un regard pour les monceaux d'armes diverses. L'homme lui se fournit copieusement pour être armé jusqu'aux dents. Ils se rendirent dans l'arène pour un combat singulier à gros enjeux... rien de moins que leurs vies respectives. Toute la tribu ainsi que les copies se massèrent sur le bord de l'arène pour assister au spectacle. Les charognards semblaient particulièrement enthousiastes et prenaient même des paris sur le vainqueur bien entendu mais aussi sur quelle arme ferait couler le premier sang ou achèverait le vaincu. Les deux combattants se mirent en position à dix pas de distance et attendirent que Thux (privilège de l'aîné) donne le départ de la joute. Le vieil homme annonça « rappelez vous... tous les coups sont permis » et donna enfin le signal du départ. Immédiatement, le charognard envoya une hache en direction de la tête de son adversaire. La jeune femme ne se déplaça que légèrement de côté pour éviter de prendre l'arme en pleine tête et, quand celle ci l'effleura, elle fit pivoter le manche sur son poignet pour la renvoyer à l'envoyeur en se servant de la force que son adversaire avait employé pour le lancer. L'arme se retourna donc contre son maître qui n'eut que le temps de l'esquiver avant qu'elle ne se plante dans le mur d'enceinte. Entre temps, la cheffe se rapprocha autant que possible pendant qu'il était distrait mais ça ne suffit pas à l'amener à sa portée. Elle choisit alors de lancer son couteau qu'il rattrapa au vol mais, cette fois, il s'attendait à ce qu'elle lui lance autre chose comme lors du précédent combat et ne se laissa pas distraire : il prit de suite son épée. Mais, au lieu de ça, elle fonça vers lui et glissa sur les genoux juste à côté de lui... mais il était rapide le bougre et tenta de l'arrêter avec son épée mais il ne fit que lui entailler légèrement la joue tandis qu'elle se trouvait enfin derrière lui. Les spectateurs explosèrent en cris de fureur scandant ''premier sang, premier sang''. Comprenant qu'elle allait encore l'attaquer par derrière, il plaça son arme devant sa gorge pour couper un éventuel lien venu l'étrangler. Sauf que cette fois elle ne comptait pas l'étrangler... elle lui sauta sur le dos, repoussa violemment sa tête sur le côté pour le mordre cruellement au cou. Le viking l'attrapa par le bord de sa tunique et la désarçonna en l'envoyant au loin mais elle se retourna en vol et atterrit à 4 pattes comme les chats. Elle cracha le morceau de chair arrachée avec un sourire sadique assorti de grognements sourds dans l'arrière gorge. Le sang de son ennemi maculait son menton, elle l'essuya d'une main avant de l'étaler sur ses yeux à la façon d'un masque... son emblème. L'excitation dans les tribunes augmenta encore d'un cran : les femmes en particulier débordaient d'enthousiasme en encourageant la leur au combat.
Z: « c'est ça ta stratégie ? Mordre comme un animal ? Ce n'est pas une ridicule morsure qui va m'arrêter... »

Il se précipita sur elle épée en avant mais au dernier moment, elle se laissa tomber à genoux pour esquiver la lame et en profita pour lui saisir la jambe et le mordre jusqu'à arracher le morceau avant de s'éloigner d'une série de roulades pour se mettre hors de sa portée. Le combat continua ainsi, à chaque attaque elle esquivait habilement et dès que l'occasion se présentait elle le mordait : au bras, la cheville, à l'oreille... isolément ces blessures ne représentaient aucun danger mais toutes ensemble... la perte de sang était quand même importante et il se sentit progressivement faiblir. Sa vue se brouilla et il vacilla. À cette vue, Marie qui jusqu'ici avait eu l'allure d'un animal sauvage ramassé sur lui même se détendit. Elle se redressa, croisa les mains derrière le dos et se mit à déambuler tranquillement autour de son adversaire instable.
M: « ah Zog, tu me déçois... je te pensais plus malin que ça. Mais au combat tu sous estimes trop ton adversaire »
Z: « arrêtes de jacasser femme, vient te battre ! »
M: « oh mais c'est que je fais... vois tu : une seule morsure n'est rien, à peine une douleur passagère et une belle cicatrice. Mais multipliées ça provoque une grosse perte de sang et à la fin la mort... tu as déjà un pied dans la tombe actuellement ; je n'ai qu'à attendre que tu t'effondres »
Z: « vile méthode, indigne d'un guerrier ! »
M: « pourtant les règles des charognards sont claires... ''aucune règle'' »
Le charognard n'eut pas le temps de répondre : le monde se mit à tourner et il s'effondra face contre terre avec une respiration haletante et une grande faiblesse. Les spectateurs massés au bord devinrent enragés entre les cris de joie féroce, les tambourinements de poitrine et un « à mort, à mort » qui résonnait entre les murs de pierres et les pentes escarpées de l'île.
M: « et voilà il est temps de nous dire adieu... pas que j'ai particulièrement apprécié de te connaître : c'était même plutôt le contraire » dit elle en claquant du fouet pour ramener à elle la hache fichée dans le mur. Mais, plutôt que de l'achever de suite , elle s'agenouilla près de lui et se pencha pour lui dire à l'oreille : « je dois te remercier... grâce à toi tout le monde verra qu'il ne faut pas se frotter à moi. En essayant de précariser ma position tu n'auras fait que la renforcer... j'espère que ça te met un peu de baume au cœur avant de partir ! Bye bye ! ». Elle se redressa, leva l'instrument au dessus de sa tête et l'abattit d'un coup sec. La tête détachée roula quelques fois avant de s'immobiliser. Marie saisit le relief macabre par les cheveux et le leva à bout de bras en frappant sa poitrine de l'autre main. La petite foule était en liesse, les cris étaient assourdissants et le sol tremblait sous le piétinement et les sauts de joie. Les copies, elles, avaient gardé un silence religieux pendant le combat (sachant très bien que leurs têtes se jouaient aussi dans l'arène) mais affichaient maintenant une expression choquée par la violence et la barbarie de ces gestes. Immobiles ils attendaient la suite des événements. La jeune cheffe sortit de l'arène sous les vivas de son peuple accompagnée de Thux.
M: « SILVER »
Silver : « oui...cheffe... »
M: « occupes toi de ça : tu sais ce qu'il faut faire... » dit elle en pointant négligemment les restes mortels du doigt.
S: « oui cheffe »

Elle se dirigea vers la salle commune suivie de presque tout le monde (sauf Silver et deux charognards qu'il avait désignés pour la sale besogne). La tribu enthousiaste poussait devant elle les copies beaucoup plus réservées. Les conversations étaient très animées quand ils se retrouvèrent enfin à l'abri du froid mordant du soir dans la salle chauffée. Comme tous les soirs, la cheffe tira au sort les noms des ''corvées vaisselle'' avant de s'éclipser quelques minutes dans ses quartiers avec un seau d'eau pour effacer les traces de la sanglante rencontre. Elle en profita pour changer de lecture au profit du livre sur l'aéronautique et revint se mettre au coin du feu. Elle lut pendant une heure ou deux durant lesquelles elle laissa traîner ses oreilles dans les conversations alentour... malgré la barbarie et la sauvagerie de la rencontre, les charognards semblaient beaucoup apprécier ce genre de spectacle... peut être une piste pour s'attirer plus de sympathie avec des divertissements réguliers. Enfin, conformément à sa promesse plus tôt dans la journée, elle se retira pour essayer d'avoir une bonne nuit de sommeil.

Enfin isolée chez elle, elle fit du feu au dessus duquel elle fit chauffer l'eau de sa toilette avant de se retirer dans les ombres pour vérifier que la mission du bateau se déroulait bien. Elle regarda dans le prisme de la chambre de Dagur mais rien ne bougeait. Puis elle regarda dans la cale du bateau où, justement, les hommes se mettaient au lit. Elle vit Vorg et Sauvage mais pas Dagur... mais elle surprit une conversation intéressante :
Vorg : « dis tu trouves pas que le chef est bizarre depuis qu'on à quitté l'île des charognards ? »
Sauvage : « tu veux dire ''plus bizarre que d'habitude'' ? »
V: « commences pas avec ça... on dirait qu'il était pas content de quitter cet infâme endroit »
S: « si tu veux mon avis c'est pas l'endroit qu'il ne voulait pas quitter... »
V: « développes ! »
S: « si t'as rien vu c'est que t'es aveugle... et c'est pas moi qui vais te le dire »
V: « fais pas ton rat avec moi... sinon j'en parles au chef et tu verras la raclée que tu te prendras »
S: « ça va, t'énerves pas... je dis juste qu'il a rencontré quelqu'un d'aussi cinglé que lui voilà... »

Vorg fronça les sourcils en réfléchissant au sens de ses paroles mais les sous-entendus c'était pas son fort : il aimait qu'on parle franchement. Sauvage le regarda en secouant la tête légèrement de dépit. Intérieurement il trouvait les parenvrilles pas très fut-fut... déjà rien que suivre de leur plein gré un gamin taré comme Dagur lui semblait inconcevable. Lassé, il se résolu à expliquer :
S: « la fille qui lui ressemble ! Ils avaient l'air de bien s'entendre tu ne trouves pas... »
V: « bah ils se ressemblent c'est pour ça qu'ils passaient du temps ensemble c'est tout »
S: « mais oui, surtout que c'est le style de Dagur de faire des petits jeux bon-enfant... »
Tilt...V: « attends tu ne prétends pas que lui et la cheffe des charognards sont...ensemble ? »
S: « je ne prétends rien du tout : je constate ! »
V: « tu te fais des idées... les filles c'est pas son truc. Je ne lui connais pas une seule fois où il se serait intéressé à une fille »
S: « il faut une première fois à tout... faut dire qu'une fille aussi tarée que ça ça courre pas les rues »
V: « pourquoi tu la trouves tarée ? »
S: « nom de nom... tu es désespérant ! Tu trouves ça normal de se casser un bras pour tuer un adversaire ou de grogner comme un animal sauvage en se battant »
V: « c'était ça ou la mort... je trouve qu'elle avait pas trop le choix »
S: « justement : en situation critique, combien de personnes que tu connais en seraient arrivées à cette extrémité ? Deux je pense : Dagur et l'autre folle»

Dagur mit fin à la conversation en déboulant dans le quartier de l'équipage avec un air renfrogné qui n'augurait rien de bon pour quiconque se mettrait en travers de son chemin. Ses deux subalternes cessèrent immédiatement leur conversation et firent comme si de rien n'était. Le jeune chef se saisit de sa fourrure dans le tas, se débarrassa de son casque et de ses bottes qu'il laissa en vrac à côté de sa couche avant de se coucher et de s'emmitoufler sans piper un mot à qui que ce soit c'était un ''foutez moi la paix'' magistral. Marie sourit de cette attitude revêche car elle savait que la séparation d'avec elle en était la cause... elle voyait ça comme un gage d'amour. *ne t'en fais pas mon amour, dès demain vous serez rentrés chez vous et je viendrais te voir*. Elle quitta le monde de l'ombre pour revenir dans sa chambre, se laver à l'eau bien chaude et se glisser sous la fourrure avec délectation. Elle s'endormit presque aussitôt avec la tête pleine de rêves de bonheur à deux.