Charognard
disclaimer: je ne possède pas l'univers de "how to train your dragon" basée sur une série de livres de Cressida Cowell.
tous les personnages n'appartenant pas à cet univers sont issus de mon imagination et m'appartiennent.
toute reproduction, même partielle effectuée sans mon consentement sera considérée comme du plagiat et susceptible d'entraîner des poursuites judiciaires.
L'histoire se situe à la fin de la saison 1 de "Défenseurs de Beurk", juste avant que les Exilés ne capturent Dagur. Tous les événements de Cavaliers de beurk et Défenseurs de beurk sont réputés survenus sans intervention extérieure.
Chapitre 20 : à la chasse
Une bonne nuit de sommeil aidant, elle se réveilla tôt et l'aube se levait à peine. Comme d'habitude elle s'habilla devant le feu mourant mais elle ne sortit pas de sa chambre, elle profita de la relative pénombre pour aller explorer les coins d'ombres encore assez sombres pour permettre le passage. Elle savait que pour rentrer il lui suffisait de passer par la bibliothèque sans fenêtre ou n'importe quel endroit du sous sol. Elle se concentra pour trouver les petites îles avoisinantes : elle en faisait virtuellement le tour pour voir si un troupeau de vaches de mer ne s'était pas établit sur l'une d'elle. Elle chercha longtemps, voyant disparaître petit à petit les prismes au fur et à mesure que la lumière envahissait les lieux mais, à la dernière minute avant qu'elle ne renonce, elle vit un prisme donnant dans une grotte naturelle et elle entendit nettement le cri caractéristique des vaches de mer. Elle sortit prudemment des ombres puis de la grotte à pas de loup et grimpa sur le point le plus élevé de l'île. Elle repéra au loin l'île des charognards pour savoir repérer quelle île s'était puis chercha sur le pourtour l'origine des cris entendus. Sur la plage à l'opposé de l'île des charognards se reposaient une petite colonie d'une dizaine d'individus qui commençaient juste à s'éveiller dans la froideur du matin. Forte de cette découverte, elle retourna dans la grotte et se glissa à nouveau dans sa chambre.
L'odeur du pain frais vint lui titiller les narines et elle comprit que l'heure du déjeuner n'allait pas tarder. Elle reprit son livre d'aéronautique et se rendit dans la salle commune où seulement quelques hommes et femmes étaient déjà levés. Elle tira sa chaise près du feu et reprit sa lecture : elle avait déjà parcouru les 2/3 de l'ouvrage sommes toutes très technique. Peu à peu, la salle se peupla et se fit plus bruyante. August entra en réprimant un grand bâillement puis vit sa cheffe déjà sur place et vint près d'elle : « levée tôt aujourd'hui »
M: « oui j'ai passé une meilleure nuit »
A: « il était temps j'ai cru que t'allais (encore) mordre quelqu'un ! »
M: « haha très amusant, t'as mangé du clown avant de venir » lui dit elle tout en lui assénant un petit coup de poing sur le bras
A: « aieuhhh... je vais avoir un bleu »
M: « chochote va ! Remarques j'ai peut être trouvé un boulot sur mesure pour toi »
A: « ah bon, j'espère que ça ne consiste pas à trimballer des trucs lourds comme les débris de la chambre froide car j'ai un peu prouvé que ce n'est pas tellement dans mes cordes... même chose pour creuser »
M: « non, non en fait il faudrait que tu fasses tous les jours ce qu'on à fait hier »
A: « quoi ramasser des algues ? Pourquoi faire ? »
M: « primo : un petit goût de champignon améliorera sans doute pas mal de plats ; deuzio : on pourrait vendre des petits pots de ces algues séchées et réduites en petit morceaux... je suis sûre que les gens seraient ravis d'avoir un condiment goûteux disponible toute l'année sans toutes fois révéler ce que c'est» dit elle avec un clin d'œil entendu.
Nisha avait tout entendu en dressant les tables et vint près de ses deux amis : « c'est une bonne idée mais il y a un problème... »
M: « ah oui... lequel ? »
N: « nos ressources en bois sont trop limitées pour s'amuser à sécher des algues ou de la viande... ça serait très pratique mais ce n'est pas possible dans l'état actuel des choses »
M: « je pense que j'ai une solution à ça aussi... »
N: « ah oui ? Quoi ? » demanda la jeune fille avec de grands yeux étonnés
M: « tu n'es jamais allée au sous sol voir les scientifiques n'est ce pas ? »
N: « euh...non »
M: « eh bien figures toi que leur local est étouffant : une partie des salles en bas sont très proches du cœur magmatique de l'île... il y fait très chaud et très sec. Pour de la viande je suis pas sûre vu l'épaisseur des morceaux mais des petits bouts d'algues je parie qu'ils seront déshydratés en deux / trois jours seulement ! Nous les conditionnerions en petits pots à vendre... ce serait une ressource renouvelable »
N: « présenté comme ça... c'est sûr que c'est plus intéressant mais... ne penses tu pas que les gens connaissent cette algue et ses vertus, utilisent celles de leur île et ne voudront pas acheter la nôtre ?»
M: « c'est comme les plantes médicinales, un certains nombre de gens les connaissent mais il n'est pas forcément dit qu'ils ont le temps ou l'envie de se préoccuper de leur préparation »
A: « c'est pas faux »
M: « et puis... ça ne coûte rien d'essayer ! »
N: « sans oublier que le savoir vient d'un livre et que tout le monde ne sait pas lire dans ce monde »
M: « on verra bien, on essaie si ça ne marche pas tant pis et si ça marche tant mieux »
A: « ok donc à partir d'aujourd'hui je ramasse des queues de sirènes »
M: « pas seulement ramasser : je te nomme responsable de la filière ! Tu ramasses, laves, éminces, mets à sécher et enfin mets en bocal »
A: « ok...donc je fais tout ça tout seul »
M: « ne t'en fais pas je vais pas t'imposer des quotas d'objectifs, tu fais ce que tu peux sur une journée comme nous tous »
A: « ok... au moins ça ça à l'air à ma portée »
M: « donc voilà quelle que chose de réglé »
N: « hum hum... »
M: « je sais Nisha... ça sera réglé dans la journée je te le promets »
La blondinette comprit et fit un signe de tête positif avant de rejoindre la cuisine.
A: « c'était quoi ce dialogue en martien que vous seules savez déchiffrer ? »
M: « mais non elle veut juste attirer mon attention sur ce qui va manquer en cuisine... mais je sais très bien ce qui manque »
A: « ça doit être éreintant d'avoir toujours quelque chose qui va manquer et devoir sans cesse trouver des solutions »
M: « moui... enfin j'ai de la chance : ça me vient assez naturellement »
A: « et c'est quoi le problème cette fois ? »
M: « les protéines... on a plus de viande »
A: « je suppose que ça ne ferait de mal à personne de manger végétarien pendant un ou deux jours »
M: « j'aime autant pas... un certains nombre d'entre eux ''m'attendent au tournant'' comme on dit »
A: « ouais je vois. Tu as une solution alors ? »
M: « je pense que oui. On verra bien »
Les femmes arrivèrent avec le pain et les garnitures pour commencer le petit déjeuner. Marie remit sa chaise en place et s'installa. Le repas du matin se passa calmement et sans encombres. Les conversations tournaient encore toujours autour du combat de la veille... la jeune cheffe comprit que les distractions sur cette île étaient trop rares et qu'ils s'amusaient de peu. Elle prit la décision de chercher des moyens d'augmenter le nombre de divertissements (ce qui par là même augmenterait sa cotte de popularité). Le repas terminé, elle intima le silence (qui se faisait de plus en plus rapidement au fur et à mesure que son peuple s'habituait à sa manière de fonctionner) et annonça la suite des événements :
M: « aujourd'hui, il me faut 14 volontaires pour une mission avec moi . Ceux qui sont volontaires faites un pas en avant ». La dizaine de charognards qui avaient déjà eu affaire avec ce genre de mission et qui n'avaient pas eu la chance de partir avec le bateau firent un pas en avant ; les autres se regardaient perplexes.
M: « bien il y a du progrès, c'est pas parfait mais c'est mieux. Bon... toi, toi, toi et toi vous viendrez aussi » dit elle en pointant des hommes au hasard dans le tas d'indécis.
M: «suivez moi » ajouta t-elle avant de s'éloigner dans le couloir vers la sortie. Elle fit un arrêt à l'armurerie : « prenez des armes de jet , des arcs ou des arbalètes »
Charognard : « euh... cheffe... c'est quoi des ''armes de jet'' ? »
M: « des trucs qu'on peut lancer : haches, couteaux etc »
C: « ah ok »
La petite troupe se mit en recherche de ce qu'on lui avait demandé de se procurer et, une fois tout le monde équipé, ils se dirigèrent vers le port et ses barques. Pendant que tout le monde préparait ses embarcations, la cheffe fit à nouveau le tour de sa petite collection macabre. Elle remarqua qu'elle avait raison quand elle pensait qu'elles se momifieraient.
C: « cheffe... on est prêts » se risqua prudemment un de ses hommes.
M: « bien allons y alors »
Elle se plaça dans sa barque et son puissant ami se mit à ramer. À l'aide de sa longue vue, la jeune femme repéra l'île qui les intéressait et y conduisit directement son drôle d'équipage. Ils accostèrent l'île en face de la grotte par laquelle la cheffe avait débarqué au petit matin donc le troupeau de vaches de mer devait être de l'autre côté.
M: « à partir de maintenant c'est silence absolu ! Quand nous aurons les bêtes en vue je vous ferais ce signal (elle serra le poing et l'abaissa) pour qu'on se dissimule derrière les rochers, vous repérerez une proie et quand je le dirais on sortira de notre cachette pour attaquer. Je vous demande comme une faveur personnelle d'essayer de faire en sorte que les animaux souffrent le moins possible... c'est Ok ? »
Groupe : « oui cheffe »
M: « alors allons y discrètement »
Les chasseurs se déplacèrent sur la pointe des pieds en contournant le centre de l'île pour arriver en vue de la plage opposée. Des barrissements graves et éructations sonores indiquèrent au petit groupe qu'il y avait effectivement des proies à proximité. Ils se glissèrent furtivement derrière des amas rocheux et la cheffe fit signe de s'arrêter et de se cacher. Les hommes silencieux observèrent un peu leurs cibles mais il ne restait sur la plage que 3 vaches de mer... les autres devaient être sorties pêcher (ou brouter... la jeune femme ne savait pas s'ils étaient piscivores ou herbivores). À son signal, le petit groupe sortit de sa cachette et canarda copieusement les cibles de la plage qui se virent blessées si gravement qu'elles ne purent guère résister ni même tenter de s'enfouir. La cheffe enjamba rapidement le rebord rocheux derrière lequel ils s'étaient cachés pour se précipiter vers les victimes et, chacune leur tour, les achever proprement en leur sectionnant la moelle épinière avec son couteau.
Marie chargea les charognards de vider les corps de leur sang tandis qu'elle en profitait pour monter au sommet de l'île et passer un rapide coup d'œil alentour. Elle eut la bonne surprise de voir s'approcher un gigantesque iceberg... d'au moins trois fois la taille du précédent. Il suffisait d'attendre un peu et il se rapprocherait suffisamment pour faciliter les opérations prévues sur celui ci. Enfin, les corps exsangues furent montés sur les barques et l'équipage entreprit le voyage de retour. Après deux bonnes heures d'effort, ils arrivèrent enfin près de leur île et allèrent s'arrimer au ponton. Mount se chargea de décharger et d'emmener les prises à la cuisine où les femmes montrèrent un grand enthousiasme face à cette subite abondance.
M: « dites les filles... qu'est ce que vous faites des têtes des proies ? »
Charognarde : « bein on leur prend la langue et on les fait bouillir pour récupérer le peu de viande qu'il y a dessus »
M: « donc je suppose que ça ne vous dérangerait pas que je les prenne ? »
C: « euh non... mais pourquoi faire ? »
M: « ah ça mystère les filles... je vous en parlerais si ça marche sinon... je préfère garder mes échecs pour moi »
N: « bah au moins grâce à toi on a une solide réserve de viande... on est à l'aise pour au moins deux semaines. Ça va nous faire du bien de ne pas avoir à se tracasser»
M: « oh tiens Nisha tant que j'y pense, j'ai quelque chose pour toi ! Je reviens »
La jeune cheffe se rendit rapidement dans ses quartiers pour s'emparer du livre de recettes avant de retourner à la cuisine. Thux, alerté par l'agitation ambiante, s'était joint aux femmes pour s'extasier devant l'importante réserve de viande.
M: « tiens j'ai trouvé un livre de recettes dans la bibliothèque... il est un peu abîmé mais encore utilisable »
Thux : « Ronan avait un livre de recettes ? J'aurais pas cru qu'un type comme lui s'intéresse à ce genre de choses »
M: « il ne s'y intéressait pas justement : ce livre servait à remplacer un pied de la bibliothèque... quantité négligeable à ses yeux »
T: « ah bon, je préfère ça »
N: « j'espère que ça va nous donner des idées... cuisiner toujours la même chose c'est un peu monotone »
T: « on voit que tu as été élevée dans l'abondance et la facilité... ici rien qu'avoir à manger c'est déjà hautement apprécié »
M: « bon on va pas tergiverser infiniment... on a à manger, de l'eau et bientôt une cargaison de bois de chauffage. Réjouissons nous simplement
que ça n'est pas aujourd'hui que nous mourrons de faim »
T: « oui faisons ça. Moi je suis là car j'ai une bonne nouvelle pour vous cheffe »
M: « vas-y, j'ai beaucoup de chance aujourd'hui »
T: « d'ici à l'heure du souper la creusement de la pièce à glace sera terminée selon vos instructions »
M: « bien bien... justement j'ai vu un énorme iceberg qui s'approche de nous : on pourra faire le plein d'eau et de glace. Reste il assez de bois pour construire une porte ? »
T: « comme le bateau doit être de retour sous peu je pense que oui »
M: « alors fabriquez une porte solide et épaisse pour qu'elle emprisonne le froid à l'intérieur »
T: « bien cheffe » et le vieil homme s'éclipsa pour donner ses ordres.
