Bien le bonjour !

Voici sans plus tarder les réponses aux lecteurs et lectrices :

Akabane D. Yui - Ahah, tes commentaires sont toujours bourrés de fraicheur, ils me font vraiment sourire. En effet, Akira quitte l'île de Dawn pour un long moment ! *vois l'arme à feu longue distance et déglutis*. Hrrrm, je crois qu'il est temps pour moi de me... carapater ! *fuis*

Citation du chapitre : Naviguer à vue c'est retrouver le sel et le sens de la vie (Kheira Chakor)

Bonne lecture ! On se retrouve à la fin pour le traditionnel petit commentaire de l'auteure !


Chapitre vingt-cinq

Naviguer à vue c'est retrouver le sel et le sens de la vie

/

- Un jour viendra où le vent soufflera dans nos voiles et nous emportera vers des aventures inédites !

- Tu sais Sabo, au fond je dois être folle.

- Pourquoi tu dis ça ?

- Parce que j'ai peur que ce jour arrive tout en ayant à la fois très hâte.

- Alors ça signifie que moi aussi je suis fou.

/

Six heures. Peut-être sept. C'est en tout cas ce que me souffle le soleil. Cela fait un moment déjà qu'il a entrepris la seconde partie de son voyage quotidien, à savoir sa déclivité vers l'horizon. Pour tout dire, je n'ai pas été très attentive à sa course. Je n'ai pas été très attentive du tout en fait. Jusqu'à maintenant je me suis laissée guider par la houle et le courant, perdue dans la contemplation de cette étendue d'eau qui a rapidement fini par m'entourer. A présent, où que se pose mon regard je ne vois que du bleu, du bleu, du bleu, du bleu, du bleu. Le frisson d'excitation que j'ai eu en m'éloignant de la rive n'a pas décru. Rien ne m'est familier, je suis aussi égarée que l'est mon embarcation mais est-ce grave ? Ne puis-je pas savourer le moment présent ?

Je ferme les yeux et rejette la tête en arrière, inspirant cet air marin saumâtre mais plaisant, le visage fouetté par les embruns.

Bien sûr que je le peux.

Jamais le terme « liberté » ne m'a paru aussi réel, aussi proche, aussi palpable. Il n'est plus une entité lointaine qui me guide. Non. Il m'entoure, me berce, s'infiltre dans chacun de mes gestes, chacune de mes pensées. Je souris, je ris, les paupières éblouies par l'astre solaire, les poumons gonflés de sel et...

une vague déferle violemment dans le voilier, me trempant jusqu'aux os.

Je tousse, recrachant l'eau qui a inondé ma bouche ouverte. Cela m'a permis de redescendre sur terre...enfin, façon de parler. Cela m'a également permis de me rendre compte de mon erreur. Une erreur de débutante.

J'étais tellement subjuguée par la mer que je n'ai pas prêté suffisamment attention à mon embarcation. Le pont n'est pas stable. Si je me mets debout je suis certaine de passer par dessus bord. La grand-voile accrochée au mât principal n'est pas du tout tendu. Certains cordages et câbles méritent d'être resserrés. Je déglutis. C'est triste à dire mais je ne sais même pas désigner les éléments de mon propre bateau. Où est-elle, la championne en vocabulaire ?

/

Je ne bouge plus. Je ne respire plus. Je suis aussi droite et inanimée que le mât principal de mon voilier. Jamais un dégradé n'a été aussi pur, comme si le terme lui-même avait été crée uniquement pour cet instant. L'indigo fond sans déplaisir sur le magenta et le parme. Les teintes incarnat et saumon s'entrelacent pour ne plus se lâcher. La délimitation entre les deux espaces naturels a explosé dans un orange brûlé tempéré. Enfin, au centre de cette œuvre trône un disque flamboyant et ambré. Mes doigts se tendent vers cette perfection et je peins dans le vide les contours imaginaires d'un cadre. Une certitude me traverse alors :

Le ciel est bien plus vivant que moi.

Une larme glisse sur ma joue.

C'est beau.

/

La nuit a recouvert l'océan de son voile obscur depuis des heures mais je ne parviens toujours pas à dormir. L'excitation est toujours aussi intense. J'ai le sentiment que je ne trouverai plus jamais le sommeil, que je vais enchaîner nuit blanche sur nuit blanche jusqu'à la fin de mes jours. Le vent est tombé, la barque n'avance presque plus. Je n'ai tout de même pas voulu me montrer imprudente et j'ai bloqué fermement le gouvernail pour avancer tout droit. Il manquerait plus que mon embarcation me ramène à l'île de Dawn. Ma fierté ne supporterait pas une telle incompétence. J'ai ressorti ma vieille et fidèle couverture et je me suis allongée sur le pont, le sac me servant d'oreiller. Des nuages ont envahi rapidement le ciel, aucune étoile n'est visible. Pourtant je m'échine sans raison à en apercevoir une. Je n'ai pas envie de ressortir déçue de ma première nuit en mer. Je ferme les yeux. Une mélodie s'infiltre dans ma tête et me ramène des années en arrière. Les brides d'une chanson me reviennent en mémoire :

Brille, scintille, petite étoile,

J'aimerais savoir pourquoi tu te voiles

Comme j'aimerais savoir qui tu es

Lorsque le soleil disparaît !

Comme un diamant dans le ciel

A mille lieues d'être superficielle

Enfin, quand tout est prospère

Tu montres un peu de lumière

Ce sont ta clarté et ta lueur

Qui éclairent le voyageur dans la noirceur

Comment pourrait-il voir sa route

Si tu l'abandonnais à sa déroute ?

Brille, scintille, petite étoile,

Ce monde, il faut que tu me le dévoiles.

Malgré moi je souris de nostalgie. Ce n'est pas n'importe quelle chanson. C'est une berceuse. Une berceuse fredonnée timidement, une murmure qui ne se propage pas plus loin qu'à mon oreille. Je suis dans mon lit moelleux, une couverture épaisse me recouvre jusqu'au menton. Je lutte pour ne pas m'endormir. Je tends une main, on empoigne délicatement mes doigts, des yeux bleus océan me couvent. Maman... Tu ne chantais pas très bien, mais si tu savais comme tes paroles emplissaient mon être d'une douce chaleur. J'ouvre les yeux et contemple la voûte céleste. Les astres ont entendu la prière de ma mère. Certains percent les nuages et brillent de mille feux.

/

Je m'éponge le front avec le dos de ma main. Il n'est même pas midi et je cuits déjà. Le vent ne s'est toujours pas levé. Malheureusement il a entraîné beaucoup de choses avec lui dans son silence. Les vagues sont quasiment inexistantes et les rares goélands ont vogué à d'autres occupations. J'ai toujours le sentiment de faire du surplace et c'est légèrement décourageant. Cela fait plus de deux jours que j'ai quitté Luffy et les autres et je n'ai toujours croisé personne sur l'océan. Je soupire, me lève prudemment et me déplace jusqu'à la poupe. J'ai rangé dans un coin deux rames et un sceau. Je m'assieds et entreprends de vider mon sac. Alors que je suis généralement prudente, je n'ai pris que le stricte minimum. Je ne voulais pas m'encombrer d'ustensiles que je jugeais à leur place uniquement dans mon « pays ». De ce fait, je n'ai emmené que trois objets qui me tiennent vraiment à cœur :

Mon livre de mots.

Le tuyau symbolisant notre fratrie.

La couverture que Magra m'a offerte à notre première rencontre.

Pour le reste, il s'agit d'affaires plus classiques : quelques culottes, deux autres chemises blanches à manches courtes, un alcool désinfectant et des bandages, une gourde, divers fruits et des miches de pain dur.

Je casse la moitié d'une baguette et mords dedans. Bizarrement il est plus mou que ce à quoi je m'attendais. Aurait-il pris l'humidité ? A l'aide de mon pouce je l'ouvre en deux. A certains endroits la mie a bruni. Du moisi. Je grimace : je ne peux pas me permettre de faire du gaspillage. Alors que je mâche consciencieusement ma maigre subsistance, je sens la sueur couler le long de mon visage, de mon dos et de mon entrejambe.

...Mon entrejambe ?!

Qu'est-ce que... Je baisse la tête et aperçois une tache rouge qui souille mon pantalon.

- Évidemment...

Je geins bruyamment. Comment avais-je pu oublié mes saloperies de règles ? En même temps elle ne facilite pas mon organisation étant donné qu'elles ne sont pas du tout régulières. Makino me sermonne à ce sujet et est persuadée que c'est parce que je ne me nourris pas assez. Mais alors que je me redresse dans l'idée de me défouler en arpentant rageusement mon embarcation, celle-ci fait une embardée impressionnante. Je retombe lourdement contre le garde-fou. Des gouttelettes m'arrosent. Quelque chose est sorti de l'eau. Je relève la tête prestement et me retrouve face à un requin qui a bondi au dessus de mon bateau pour m'atteindre.

Il est trop tard.

Je n'ai que le temps de décaler légèrement mon corps. L'une de ses dents se plante profondément dans ma jambe. Je hurle. La douleur me saisit aussitôt. Je me mords la main pour éviter que mon esprit se fasse la malle.

Si je dois agir, c'est maintenant.

Maintenant !

Je propage mon énergie dans ma jambe blessée. La toile du pantalon se déchire en même temps que les muscles du squale se tordent. Je retiens un hoquet de dégoût. Tous les os du poisson qui sont en contact avec la peau de ma jambe sont en train de se briser en mille morceaux. Je peux discerner chaque dislocation. Il remue ses nageoires pectorales compulsivement. Ses prunelles sont braquées sur moi. Que voudrait-il me dire ?

« Je vais te bouffer ma fille ! »

Non... L'espace d'un instant je crois lire dans son regard :

« J'ai mal...tellement mal... »

Je me pince les lèvres. Ce n'est pas le moment d'être sentimentale. J'insère mes phalanges dans ses fentes branchiales et le soulève. Diable, pourquoi ce squale porte-t-il une cravate ?! L'effort décuple la sueur qui ruisselle cette fois le long de mon cou et de ma nuque. J'étouffe un grognement lorsque la dent se retire de ma peau et balance la carcasse du squale derrière moi.

- Oh purée...

L'angoisse me fige sur place. Dire que mon voilier est dangereusement encerclé par une horde de requins serait un euphémisme. Des gouttes m'aspergent. Je reconnais ce signal à présent. Je plonge sur le côté sans attendre une seconde de plus, me cognant au mât central. Un requin vole au dessus du bateau et retombe dans l'océan. Instinctivement je tente de freiner l'hémorragie avec ma main. La douleur me mène à deux conclusions :

Un : je déteste les requins.

Deux : c'est mon sang qui les attire.

Je regarde autour de moi. La situation ne pouvait pas être plus catastrophique. Si c'est réellement le sang qui les envoûte je suis actuellement dans une misère sans nom. Parce que – Nom de Dieu – du sang y en a absolument partout ! Il s'écoule inlassablement de ma blessure, il revêt copieusement le fond de la barque et il ternit même mon pantalon en toile. D'ailleurs si je n'avais pas eu mes règles je ne serai pas dans cette...

Une solution vient de pondre dans mon cerveau.

Je retire sans remord mon pantalon, l'imbibe copieusement du sang qui se déverse de la plaie et le lance à une dizaine de mètres de moi dans l'eau. Aussitôt, les requins se tournent vers leur nouvelle proie et se ruent dessus toutes dents dehors. Si je n'avais pas frôlé la mort en me mesurant à un gigantesque ours lorsque j'avais huit ans, je dirais que ce spectacle est terrifiant. Je cours et trébuche dans la précipitation jusqu'au gouvernail. Je dénoue le cordage qui le retient et le décale pour me situer dans l'axe de vent. Ce dernier est très faible mais au bout de quelques secondes je sens que mon embarcation prend un peu plus de vitesse. Je jette un œil à la horde de carnivores qui n'a laissé aucune trace qui pourrait témoigner de l'existence de mon pantalon. Ni une ni deux je rattache le gouvernail pour bloquer la manœuvre, prend une corde et embraque de toutes mes forces. La barque effectue un petit bond et s'élance. Droit devant moi. Et surtout loin de ces carnassiers.

- A la revoyure ! je m'écrie, hilare.

/

Quand j'estime pouvoir tirer un trait sur cette mésaventure, la nuit est tombée. Je me laisse tomber lourdement près de mon sac dont j'ai ramassé le contenu. Il s'était déversé sur toute la surface du pont. C'est un miracle qu'il ne manque rien. Je passe la main délicatement sur mon bandage. Le sang ne s'écoule plus et j'ai même pu désinfecter la plaie grâce à l'alcool. Évidemment je vais devoir faire attention à mes mouvements dans les jours à venir. Je n'ai pas très envie que la lésion cicatrice mal. J'ai déjà une balafre sur toute la longueur du dos, je me passerai bien d'autres horreurs indélébiles. J'ai déposé également des bandages entassés dans ma culotte qui feront office de tampon contre le sang qui s'écoule. L'agitation dans la voile me fait lever la tête. J'ai l'impression que le temps va tourner dans quelques heures. Jusqu'à maintenant j'ai eu beaucoup de chance. Enfin, si on peut également nommer « chance » le fait de ne croiser aucune âme qui vive hormis une bande de requins aliénés... En contemplant les voiles, je songe au fait que ce serait dramatique si une tempête me prenait entre ses filets. J'ai utilisé la moitié de la seule voile de secours pour arrêter l'hémorragie avant de nettoyer ma blessure. L'autre moitié me sert de paréo étant donné que je n'ai pas pris de bas de rechange. Quand je pense que c'était la première fois depuis de nombreuses années que je portais un pantalon... Quel fiasco. Ce pouvoir n'est vraiment pas pratique : il déchire les habits qui recouvrent la zone où j'expulse l'énergie. Pourrai-je trouver une solution ?

/

Je ne m'étais pas trompée : le temps a tourné. Et pour changer - ah ça ! - il a carrément viré de bord ! Les vagues ont délaissé leur légèreté et ont été contaminées par la virulence du vent. Elles se déchaînent, prennent de l'élan et se fracassent contre mon embarcation. C'est censé être l'aube et pourtant rien ne m'indique que le soleil s'est levé. Il fait aussi sombre qu'en plein milieu de la nuit. Des nuages anthracite ont empoisonné le ciel. La pluie crépite brutalement sur le bateau, des bourrasques tentent par tous les moyens de me séparer du voilier.

Mais je ne céderai pas.

Au moins il n'y a pas d'orage, c'est déjà ça. J'ai fermement noué mon corps au mât principal grâce à une grosse corde qui sert habituellement pour amarrer. Je suis consciente que si je tombe par dessus bord, c'est fini. Tout est fini pour moi. Adieu aventure, adieu futur équipage, adieu mes rêves, adieu les retrouvailles au sommet avec mes frères, adieu Akira. Je suis assise, recroquevillée, affamée, assoiffée, lavée par une pluie torrentielle, gelée par un souffle hystérique.

Mais je ne céderai pas.

/

Un piaillement me réveille. Une discrète bruine dégouline sur mes joues, mes bras et mes jambes nus et la plante de mes pieds. Je frissonne mais je ne peux m'empêcher de trouver cela agréable. J'ouvre la bouche et bois à petites gorgées ce qui s'infiltre sur me langue. Le temps s'est maintenu toute la journée d'hier et ma soif commençait à m'inquiéter.

Huit jours que je vogue sur East Blue ; quatre que je n'ai rien mangé deux que je n'ai rien bu huit jours que mon excitation n'a pas faibli. Je meurs de faim – je pourrai avaler un crocodile cru, je ne bois de l'eau de pluie que lorsqu'elle se manifeste, mes habits ne parviennent pas à sécher convenablement et... je m'en fiche complètement.

Mon embarcation vogue là où les vagues la mènent et toujours aucune île en vue. J'ignorais que cette mer était aussi vaste. Peut-être que j'étais à deux doigts d'apercevoir une péninsule sans le savoir. Néanmoins, hier j'ai pu distinguer au loin un autre cargo. Nous nous sommes ignorés royalement, fin de l'histoire. J'aurais pu lui demander ma route mais à quoi bon ? Le pavillon noir l'aurait certainement effrayé. De même, je n'ai aucune destination en tête. De toute façon je préfère nettement mon indépendance immédiate à une aide extérieure. Pour le moment je suis seule et... je m'en fiche complètement.

Un nouveau piaillement. Quelque chose me chatouille le ventre. J'ouvre un œil et distingue une mouette qui se bat en duel avec l'un des boutons de ma chemise.

- Bonjour, toi.

Elle s'arrête et m'observe craintivement, prête à dégainer ses ailes pour s'écarter de moi. Son plumage argile est tout mouillé. Je n'esquisse aucun geste et me contente de la regarder.

- Comme tu es belle.

Elle caquette et s'ébroue ce qui a pour conséquence de m'asperger copieusement au passage.

- Merci bien... Je vois que tu n'es pas très portée sur les compliments.

Je soupire et souris. J'ai toujours beaucoup apprécié les mouettes. Il y en avait des tas sur l'île de Dawn. A chaque fois que je contemplais l'océan, elles s'inséraient innocemment dans mon champ de vision. Elles volaient toujours par groupe à proximité de la berge. Le large les appelait toujours en solitaire. C'était comme si elles avaient besoin de se retrouver en tête à tête avec la mer. Sur ce point il faut dire je ne peux que les comprendre. Toutefois, c'est lorsqu'il est prononcé à plusieurs que j'affectionne le plus leur pépiement. Pour sur, en fermant les yeux même ici, perdue au milieu de nulle part, je serai capable de rappeler leur piaillerie à ma mémoire.

Un cri strident émit de façon rarement synchronisé.

Un chant perçant que l'on peut percevoir de loin.

Et qui me semble proche à présent.

Très proche.

Trop proche, non ?

J'ouvre les yeux et c'est une véritable tornade qui encercle mon voilier. Pourtant je ne sens aucune bourrasque.

- Mais ce sont...

Des mouettes et des goélands. Une véritable tornade de mouettes et de goélands. Je me redresse aussitôt, leurs ailes à quelques centimètres de mon visage. Mais alors, je dois être...

Un bruit mat se fait entendre. Je suis projetée en avant. Les oiseaux, plus vifs que moi et peu solidaires, se sont écartés pour me laisser tomber lourdement contre le pont en bois. Je ne perds pas une seconde et me relève, prise d'une fièvre incontrôlable.

Et alors je souris, émerveillée.

Spectacle d'une grande beauté qu'une île lorsque l'humain est en perdition.


Le petit commentaire de l'auteure : Quel profond sentiment de liberté, vous ne trouvez pas ? Je me suis lancée le défi d'écrire un chapitre entier sur les premiers jours de navigation d'Akira. Du coup il se passe entièrement sur l'eau. On constate que notre cocotte galère un peu, n'ayant pas de connaissance en navigation. Elle subit quelques péripéties mais parvient à survivre à ces débuts mouvementés. Ce chapitre sert également de transition avec la première île. J'espère que la suite vous plaira ! A bientôt !