Hello-o !

On attaque enfin l'action avec ce chapitre ! \o/ Bonne lecture et merci pour les reviews !


Chapitre 6 : Doomsday

Le Docteur fit des présentations rapides tout en expliquant confusément qui était River Song. Très confusément.

- Donc, récapitula Dean en enfilant un t-shirt et ses deux chemises en flanelle. River s'appelle en réalité Melody et c'est la fille d'Amy et de ce type… pardon, de Rory. No offense, mec.

Le Docteur acquiesça avec enthousiasme avant d'ajouter avec un sourire gêné :

- Et c'est ma femme, aussi !

- Comment une femme telle que vous a pu tomber amoureuse d'un nerd tel que lui ? demanda Sam à voix haute sans se soucier du fait qu'il devenait insultant.

River le dévisagea curieusement, puis serra la main de John et de Sherlock. Rory, plus réservé, adressa un salut de la main à tout le monde tout en restant scotché à sa femme, qui souriait à présent de façon incontrôlable.

- Bref, reprit le Docteur. Sam et Dean sont frères et Sherlock et John ne sont pas gays, mais colocataires. Oooooh, et River ! C'est Sherlock Holmes !

- Le pauvre homme qui est devenu le héros d'une série policière contre son gré et sans que tu lui demandes son avis ? s'enquit River avec un sourire désarmant.

- Heu… oui. Et les Winchester ont déjà sauvé le monde une fois, ajouta l'alien pour changer de sujet, l'air de dire "petits joueurs".

Dean le fusilla du regard et Sam lui renvoya sa célèbre bitchface.

- Parfait, on va avoir besoin d'eux, décréta River en faisant les gros yeux à son mari. Chéri, si on n'intervient pas très vite, l'univers est foutu.

- Vous pourriez être plus claire ? demanda John en fronçant les sourcils. Est-ce que ça a un rapport avec l'invasion des robots tueurs ?

- Je l'ignore, répondit River. Mais le cours de l'Histoire vient de changer, et personne ne sait pourquoi. Quelque chose d'horrible va bientôt arriver, et ça aura des retombées sur l'Univers tout entier.

- Mais on vient de deux ans dans le futur et tout allait bien, répliqua Rory avec inquiétude. Le simple fait qu'on ait vécu cet avenir le fige dans l'Histoire, non ?

- Pas si quelqu'un est intervenu pour changer l'avenir, répondit le Docteur en se passant une main fébrile dans les cheveux.

- Mais c'est impossible, j'ai déjà été dans le passé et je n'ai rien pu faire pour modifier le cours du temps ! intervint Dean.

- Il s'agissait sans doute d'un Point fixe, supposa le Docteur. Il fallait absolument qu'il se passe, c'est pourquoi tu n'as pas pu le modifier.

Face à l'incompréhension du reste du groupe, le Seigneur du Temps se racla bruyamment la gorge, puis reprit :

- Le Temps est modulable, on peut le modifier à petites doses, mais il y a des événements - des Points fixes - qui ne peuvent pas être évités. L'éruption du Vésuve par exemple. Je connais même un homme nommé Jack Harkness qui est devenu un Point fixe, donc presque immortel.

- Et si on les modifie, qu'est-ce qui se passe ? demanda Sherlock, qui faisait mine de ne pas être intéressé par la conversation.

Ce qui ne l'empêchait pas de tendre l'oreille malgré tout.

Le Docteur échangea un regard sombre avec River et ses beaux-parents avant de répondre :

- Le Temps se désintègre.

Un lourd silence s'abattit sur la chambre, et Sherlock se demanda sérieusement si la chose s'était déjà produite pour que le Docteur ait une réponse aussi précise à sa question.

- Bref. Quelqu'un a profité d'une absence de Points fixes à cette période et dans cette région pour modifier le cours du temps, reprit River. Si notre théorie est correcte, le futur relativement tranquille de mes parents a été remplacé par… autre chose, sûrement en rapport avec ce que vous êtes en train de combattre. Et de fil en aiguille, ce changement va provoquer un cataclysme à l'échelle de l'Univers. J'ai suivi la trace du Tardis pour te prévenir et je t'ai rejoint avec le Manipulateur de vortex, mon amour, ajouta-t-elle à l'attention du Docteur en montrant le gros brassard noir qu'elle portait au poignet.

L'alien se mordilla la lèvre inférieure, puis les scruta un par un, les sourcils froncés.

- Dean, Sherlock, River, énonça le Docteur. Armez-vous en conséquence, nous allons faire un tour et ça risque d'être dangereux. Quant à vous, ajouta-t-il pour les autres, vous restez ici et vous faites en sorte de trouver l'épicentre du tremblement de terre.

Aussitôt, Sherlock et Dean montèrent sur leurs grands chevaux, et l'Américain réussit à se plaindre en premier :

- Une seconde, pourquoi on devrait vous obéir ?! Je ne monte plus dans ce truc !

- Pourquoi ne pas envoyer Sam à ma place ? renchérit Sherlock. C'est un Américain, laissez-le tirer dans le tas, ça lui fera plaisir.

Le Docteur les fixa tous les deux, blasé.

- Je ne vous demande pas de m'obéir, mais de me faire confiance. Et j'ai besoin de vos yeux, Sherlock, vous pourriez trouver des pistes intéressantes.

Le détective parut s'accommoder du compliment, mais Dean plissait toujours les yeux comme s'ils avait oublié ses lunettes de soleil.

- Ecoutez, heu… Dean, fit Rory en s'interposant. Le Docteur est un expert en ce qui concerne le voyage dans le temps, et il a sauvé ce monde et plein d'autres à plusieurs reprises. Vous pourriez lui faire confiance, au moins pour aujourd'hui ? Je sais qu'il est insupportable, mais faites un effort pour notre avenir à tous. S'il vous plaît.

- Hééééé ! s'insurgea le Docteur, mais tout le monde l'ignora.

Le chasseur zieuta l'infirmier, puis Amy, qui lui adressa un coup d'œil impatient. Il soupira mais finit par acquiescer. Aussitôt, le Docteur et River se hâtèrent de rejoindre le Tardis. Dean vérifia le contenu de son chargeur et Rory prêta son blaster à Sherlock, qui lui jeta un regard suspicieux. Ils entrèrent à leur tour dans la cabine bleue, qui disparut bientôt sans laisser de trace.

Sam et John se penchèrent à nouveau sur l'ordinateur de Sam, et Amy et Rory, embarrassés de ne rien pouvoir faire, décidèrent de faire un tour du quartier pour interroger les gens sur le tremblement de terre.


(Pour l'ambiance, vous pouvez écouter Let's go hunting (de la BO de Supernatural))

Le Tardis les emmena un an dans le futur, toujours dans la maison d'hôte des Winchester. Le petit groupe descendit prudemment au rez-de-chaussée de la maison et Dean appela la propriétaire, en vain.

- Elle fait peut-être des courses, dit-il d'un air peu convaincu.

River prit la tête du groupe, blaster à la main, et sortit de la maison. Il n'y avait personne dans la rue et tout semblait normal, à l'exception des quelques voitures arrêtées en plein milieu de la route. Dean s'éloigna pour inspecter l'intérieur des véhicules, mais tous étaient vides.

- On se croirait en pleine Apocalypse, commenta-t-il en rejoignant les autres.

Lentement, ils se dirigèrent vers le centre de Wick, étonnés de ne croiser personne. Ils finirent par tomber sur une camionnette de livraison sans conducteur, et Sherlock alla inspecter la cargaison pendant que les autres montaient la garde à l'extérieur. Le détective ressortit moins d'une minute plus tard, un peu plus pâle que d'habitude. Il tenait un exemplaire du journal régional décoloré par le temps sur lequel figurait une photo de Cybermen prise par satellite. D'après les quelques mots encore visibles, des robots bizarres avaient été aperçus dans les Highlands et attaquaient les humains à vue.

- Il date de quelques jours après notre départ, précisa le grand brun.

- C'est donc ça qui nous attend ? On va tous être changés en robots flippants ? s'exclama Dean.

- S'il ne leur faut que quelques jours pour s'emparer de l'Ecosse, en un an ils auront la planète entière, Docteur, dit River à voix basse. Et une fois qu'ils auront sept milliards de Cybermen…

- Ils attaqueront les autres planètes, conclut l'alien. Voilà pourquoi l'Univers est en danger.

- Mais comment peuvent-ils convertir autant de gens aussi rapidement ? demanda Sherlock. Ça leur prendrait au moins un mois pour s'emparer de l'Ecosse, sans compter une réaction du gouvernement…

Le Docteur réfléchit, puis son visage s'éclaira.

- L'onde électromagnétique ! Elle a assommé une partie de la population touchée, pas vrai ? Et si les gens ne peuvent pas bouger, ils ne peuvent pas se battre ou se défendre !

- Pour les enlever, ça devient de la tarte, conclut Dean avec une grimace guerrière. Et c'est suffisamment rapide pour que le gouvernement ait le temps de réagir, sans compter qu'il s'agit de civils… Après, en général ils ne se gênent pas pour tirer sur les foules, donc bon.

- Les plans des Cybermen ne sont pas aussi poussés, d'habitude, objecta River alors qu'ils se remettaient en marche.

- Et ils n'auraient eu aucun scrupule à convertir cette sorcière, normalement.

Dean, qui inspectait les rues à chaque croisements depuis un moment, leva subitement la tête avant de pousser les autres derrière une voiture. Moins de deux secondes plus tard, un groupe de Cybermen les dépassa, avançant comme un détachement de militaires. Les humains et le Docteur attendirent encore quelques minutes avant de se redresser pour se remettre en route.

- Ils ont un genre de pistolet laser sur le bras, prévint le Docteur à mi-voix. Rien ne dit qu'ils ne sont pas prêts à tirer sur tout ce qui bouge, maintenant qu'ils ont leur armée.

- Mais s'ils ont fait tout ça pour monter une armée et envahir les autres planètes, pourquoi y a-t-il encore des Cybermen dans ce patelin ? demanda Dean, perplexe.

- Parce que la Terre est leur base de repli, expliqua Sherlock avec impatience. S'ils étaient tous partis, d'autres aliens auraient profité de l'occasion pour envahir la Terre, je me trompe ?

- Non, confirma River. C'est ce que j'aurais fait aussi.

- Bon, on fait quoi ? fit Dean. On retourne en 2010 pour avertir tout le monde, au risque d'être traités de malades ? Ou on continue d'avancer au risque d'être arrêtés, voire tués ? Les deux me conviennent, remarquez.

- Il faut qu'on découvre ce qui s'est passé , déclara River avec aplomb. Si on y arrive, on pourra l'empêcher quand on retournera dans notre présent.

- Mais on ne peut pas vraiment interviewer un Cyberman, si ? plaisanta Dean.

Il déglutit difficilement en voyant changer l'expression des trois espèces de génies qui l'accompagnaient.


- Trouvé ! s'exclama John dans l'après-midi.

Sam, qui revenait de sa douche, lui répondit par une expression curieuse.

- L'épicentre ! Les experts ont établi son emplacement, on va pouvoir aller là-bas et enquêter !

Le géant termina d'enfiler ses chaussures et sortit son téléphone.

- J'appelle Amy, on les prendra en passant.

Quelques minutes plus tard, le petit couple s'entassait à l'arrière de la voiture de location des Winchester et John comptait les balles de son revolver, juste au cas où.

- Où allons-nous ? demanda Amy avec une nonchalance forcée.

- Au Loch Calder, l'informa John. L'onde que le Docteur a trouvée venait de cette zone-là, d'après les médias. Heu, tourne à droite, Sam.

Une demi-heure plus tard, Sam gara la voiture près du Loch et tout le monde en sortit pour examiner les environs. Le soleil commençait déjà à se coucher.

- C'est désert, constata le chasseur d'un ton plat.

Il n'avait pas vraiment tort. Excepté un genre de colline et une petit forêt, les environs étaient… vides. Sauf si vous aimiez les vaches, évidemment.

- Dépêchons-nous de trouver des trucs, il va bientôt faire nuit, les pressa Rory, nerveux.

- Des "trucs", s'esclaffa Amy en lui donnant un coup de coude.

John, qui s'était figé pendant son observation du paysage, finit par interpeler les autres, incertain.

- Dites, on est d'accord que l'origine du tremblement de terre était magnétique ?

- Oui, fit patiemment Sam, pourquoi ?

- Parce qu'il y a un genre de grosse antenne là-bas.

Les autres suivirent son regard et, sans se consulter, partirent à la conquête de la colline.


(Idem pour la musique : Prepared to do anything, de la BO de Sherlock)

Dean haïssait sa grande gueule, parfois. A peine avait-il lâché sa blague que tout le monde l'avait pris au sérieux, sous prétexte qu'un Cyberman pouvait les renseigner sur l'origine de leur invasion accélérée. Si leur intuition était bonne, la sorcière avait dû équiper toutes les armures de sacs de sort et de glyphes, et grâce à ces traces, ils pourraient peut-être découvrir la cachette de la créature dans leur présent et aller lui botter les fesses pour la faire parler.

Mais pour ça, il leur fallait attraper un Cyberman et le désosser.

En général, quand Dean partait en chasse, il savait à quelle créature s'attendre et surtout, comment l'abattre. Là, il était dans le flou total et avait en tout et pour tout des balles normales assorties d'un faible taux d'argent et un blaster dont il ne s'était jamais servi de sa vie et qu'il avait piqué à Sherlock. Et évidemment, River était trop occupée à préparer leur petit piège pour lui expliquer comment on tirait avec ce truc.

Le bruit de course de Sherlock le tira de ses pensées, et l'Américain se concentra sur la situation présente. Le détective s'était servi de son super sixième sens (ou Dieu sait quoi) pour trouver un Cyberman isolé et faire le pitre pour que le robot le suive jusqu'à eux. River, le Docteur et Dean s'étaient cachés derrière les voitures à l'arrêt et attendaient patiemment le Londonien pour pouvoir prendre l'armure maudite en sandwich. Et comme tous les plans d'attaque incluant un Winchester, tout ne se passa pas exactement comme prévu.

Trop occupé à jeter des coups d'œil derrière lui pour vérifier que le Cyberman le suivait, Sherlock ne vit pas la canette de soda vide qui traînait par terre. Il marcha donc dessus, la faisant rouler en avant, et tomba en arrière comme un sac de patates. Dean aurait pu rigoler si la situation avait été différente. Au lieu de ça il jura, éternua et sortit du garage qu'il squattait pour voler à la rescousse du détective. Il fit bien, car le Cyberman n'était plus très loin de Sherlock, qui parlait sans discontinuer pour faire diversion.

Sherlock Holmes n'avait pas pour habitude de céder à la panique, mais l'idée d'être transformé en robot stupide lui était insupportable. Il éprouva l'envie subite de se relever et de continuer à courir vers les autres, mais le Cyberman l'en dissuada.

- Ne bougez plus, fit la voix métallique et monotone du robot.

Il leva un bras surmonté d'un genre de mini-canon vers Sherlock, qui pria très fort pour ne pas être tué aussi bêtement. Tout ça à cause d'une canette, non mais vraiment. Mycroft allait se bidonner pendant au moins dix minutes s'il apprenait ça.

Le Londonien choisit donc sagement de rester tranquille, espérant que ses alliés improbables allaient s'apercevoir du problème et se bouger les fesses pour l'aider. Le Cyberman s'arrêta à moins d'un mètre de lui et resta planté là comme un idiot avec son bras en l'air et ses yeux sans âme.

- Bon, je peux bouger maintenant ? finit par demander l'Anglais irrité.

Le casque se pencha sur la droite dans une posture tout à fait humaine, et la voix du robot s'éleva à nouveau, hésitante.

- Sher… lock ? C'est toi ?

Ahuri, Sherlock ouvrit des yeux grands comme des soucoupes, incrédule.

- …John ?


John avait raison, pour l'antenne. Celle-ci était comme plantée dans un bâtiment circulaire et était flanquée d'une échelle métallique, sûrement pour en faciliter l'entretien. Sam eut vite fait de crocheter la serrure du bâtiment et tâtonna sur le mur pour allumer les néons. Ils découvrirent un genre de panneau de contrôle au fond de la salle ainsi que quelques armoires en bois contenant des manuels, des bottins téléphoniques et des consignes de sécurité. Les quatre humains s'avancèrent pour inspecter le tableau de commande, même s'ils n'y connaissaient rien, et Rory remarqua qu'on y avait ajouté un genre de boîtier high tech qui ne ressemblait pas à du matériel des années 2010.

Il n'eut cependant pas le temps de signaler sa découverte aux autres, car des bruits étranges s'élevèrent au même moment à l'extérieur du bâtiment. Sam leur fit signe de rester dissimulés de part et d'autre de la porte, et ils purent ainsi observer les nouveaux arrivants.

Ils aperçurent un Cyberman flanqué de deux femmes en pleine discussion qui s'approchaient dangereusement de leur cachette, aussi décidèrent-ils de se dissimuler derrière les armoires en priant pour que les nouveaux arrivants n'aient pas l'envie irrépressible d'aller inspecter le tableau de commandes.

- …fini en fin de semaine, disait l'une des femmes d'une voix aiguë et amusée.

- D'accord, mais nous n'aurons jamais le temps de finir d'équiper les autres armures d'ici-là, se plaignit l'autre. Ils vont se rendre compte qu'il se passe quelque chose, ils vont venir et nous tuer !

- Ils n'ont pas les armes nécessaires pour affronter une armée de Cybermen, très chère, soupira l'autre avec nonchalance. Nous n'aurons qu'à admirer la bataille de loin en prenant le thé, je suis sûre que ce sera énorme !

Amy fit le signe universel de la folie et, ce faisant, fit grincer l'armoire contre laquelle elle se trouvait. Aussitôt, un grésillement bizarrement familier s'éleva dans la pièce et la voix aiguë reprit en chantonnant :

- Nous avons des invitéééés ! Montrez-vous, mes chéris, c'est malpoli d'espionner les discussions des autres, vous ne trouvez pas ?

Sam sortit son flingue et le braqua sur la folle, qui se trouvait être une femme d'âge mûr portant une robe ancienne violette et une ombrelle noire. L'autre femme avait une tenue plus actuelle et leva aussitôt un bras dans sa direction. Amy, Rory et John finirent par suivre l'exemple du géant et froncèrent les sourcils devant le style vestimentaire de la folle, trop stupéfaits pour parler.

- Bonjour, gazouilla cette dernière. Je suis Missy, et vous ?

- Un chasseur ! glapit l'autre femme, apeurée, en voyant Sam.

Elle sortit un petit couteau de sa ceinture et se taillada la paume de la main, attirant le canon de l'arme du géant vers elle. Il dut cependant se concentrer à nouveau sur la dénommée Missy, qui s'approchait d'eux l'air de rien, suivie par le Cyberman.

- Grand, fort, le poil brillant… reprit Missy. Tu ne serais pas l'agent du FBI que l'un de mes chéris a enlevé, par hasard ? Oh, et toi aussi, je te reconnais ! s'exclama-t-elle en voyant John. Quant à vous deux, vous m'avez l'air assez dégourdis pour surveiller mon petit garde du corps plutôt que moi, hmmm ?

Amy et Rory s'avancèrent vers elle et le légionnaire sortit son gladius, menaçant.

- Ça ne me pose pas de problème de le passer au fil de mon épée, gronda-t-il, autrement plus impressionnant que lors de son arrivée dans la salle de bain.

- Mais je n'en doute pas ! Pffff, j'aurais bien aimé discuter avec vous plus longtemps, mais j'ai une journée chargée demain, donc je dois aller faire dodo plus tôt !

Missy fit une moue triste et battit en retraite vers la porte. Aussitôt, Sam tira dans sa direction et toucha volontairement le mur en ciment à quelques centimètres d'elle.

- Pas si vite. Dites-nous ce que vous mijotez ou je vous descends.

Missy se tourna à moitié vers lui avec un sourire en coin qui leur fila les chocottes.

- Bonne chance avec ça mon nounours !

Au même moment, l'autre femme plaqua sa main ensanglantée sur le dessin qu'elle venait de tracer avec son sang sur le mur, qui dégagea aussitôt une lueur violette.

- Dearmad ! s'écria-t-elle.

La lumière s'intensifia et engloutit Amy, qui était la plus proche de la porte. Puis le calme revint et la rousse tomba, inconsciente avant d'avoir touché le sol. Sam releva la tête, ébloui, mais les trois créatures avaient disparu. Le silence s'installa dans le bâtiment jusqu'à ce que le hurlement angoissé de Rory s'élève dans la nuit :

- AMY !

À suivre…


Suspeeeense ! \o/

N'oubliez pas de reviewer~

Glossaire :

Manipulateur de vortex : Il s'agit, comme son nom l'indique, d'une machine à voyager dans le temps miniaturisée qui permet de manipuler et de voyager dans le Vortex temporel (l'espèce de tourbillon qu'emprunte le Tardis pour aller d'une époque à l'autre). Il se présente sous la forme d'un gros bracelet noir et ne peut faire voyager qu'un petit groupe de personnes, contrairement au Tardis. Si le Tardis est une limousine de luxe, le Manipulateur de vortex est... une Peugeot ?

River l'a acheté à Dorium Maldovar, un alien marchand de couleur bleue qui a perdu la tête (littéralement) quelque temps après. Le poignet de son précédent propriétaire était toujours dedans.