Bonsoir à tous !

C'est bien tata Mylush qui vous parle, voui voui ! J'étais là, à vaquer à mes occupations du jour (dormir & manger), et je me suis dis que ça serait bien cool de vous offrir un p'tit chapitre pour la nouvelle année. Ah que c'est pas gentil ça ? Si si, je le sais, je suis une sainte.

Pour ceux qui commençaient à se ronger les ongles, et puis la peau, et puis les nerfs, parce que l'action n'arrivait pas.. hé bien, continuez à vous bouffer les pieds ! Non, je rigole, frappez pas. En voilà ;)


Petite précision importante : Ma bêta -qui est formidable- a commencé ce fastidieux travail qu'est la correction et la relecture. J'ai remis à jour le chap 1, et les autres suivront bientôt ! Finis les grosses fautes immondes !


Disclaimer : A la base, J.K Rowling faisait partie intégrante des Men In Black, puis elle a voulu changer de job, paske elle en avait marre qu'on l'ignore dans le monde courant. Elle s'est reconverti en écrivaine, et vu qu'elle avait côtoyé plein de trucs chelou (genre des chats porteurs de galaxie. J'espère que je spoile personne là. Love) , ben elle a inventé plein de trucs chelou, du type des centaures, des horcruxes et des mandragores en pot. Donc Harry Potter. Est. A. MOI. Pardon. À Elle.


La suite en bas.

Enjoy.


Chapitre 7 : Le Temps d'une révélation

La soirée venait d'être entamée, et la nuit était déjà bien installée. Tout Poudlard était rassemblé dans la Grande Salle pour pouvoir dîner. Harry, assis derrière la table des professeurs, conversait avec Lily Evans, assise à sa droite, fraîchement revenue de St-Mangouste. A sa gauche, se trouvait un Viktor passablement blasé, qui promenait des yeux vides d'expressions sur la nourriture abondante devant lui. Dexumria était posée sur son épaule, sous sa forme de grenouille, et contrairement à son habitude, elle ne dormait pas. Et c'était peut-être à cause du comportement inhabituel de l'elfe, ou le froid glacial qui régnait dans les couloirs du château, mais Harry était mal à l'aise. Il peinait à suivre la conversation qu'il avait entamé avec Lily. Celle-ci dû s'en apercevoir car elle s'arrêta de parler, et attendit qu'Harry s'en rende compte. Ce dernier cligna des yeux une demie-douzaine de fois avant de porter son attention sur la jeune rousse qui le regardait paisiblement, bien qu'avec une once d'inquiétude dans son regard. Il s'excusa brièvement et se tourna vers Viktor, qui jouait maintenant avec un bout de citrouille cuite. Le vampire se concentra tout de suite sur son ami quand celui-ci posa une main ferme sur son bras. Le ténébreux planta ses yeux noirs dans ceux vert eau d'Harry et lui posa une question muette. Le Survivant se pencha vers son ami et murmura :

- Je suis sur le qui-vive.

Le vampire se figea brusquement et grogna :

- C'est mauvais signe. Je sors avec Dexumria, nous allons vérifier si tout va bien. Va voir Dumbledore. Dis-lui. Si ton instinct te chuchote que quelque chose ne va pas, alors c'est qu'il en va ainsi. Vas-y maintenant.

Et sur ces mots, le vampire se leva souplement, rajustant la petite grenouille sur son épaule avec un geste d'habitude, et s'en fut rapidement hors de la salle, sous les yeux intrigués des élèves, ainsi que des professeurs. Harry se leva à son tour, offrit un regard circulaire rapide sur la salle, et s'approcha du directeur. Ce dernier se pencha légèrement vers l'arrière pour permettre au jeune professeur de lui parler avec plus de facilité. Harry murmura lentement :

- Il se passe quelque chose. Je ne sais pas quoi, ni quand, mais quelque chose va arriver. Et ce ne sera pas positif. Je vous en prie, croyez-moi, et prenez les mesures qu'il faut, le temps que nous trouvions de quoi il en retourne.

Dumbledore fronça les sourcils et répondit sur le même ton, après quelques secondes de réflexion :

- Je vous crois. Faîtes ce qu'il doit être fait. De mon côté, je vais avertir les enseignants, et les faire se poster dans toute la salle. Les élèves ne sortiront pas d'ici tant que vous ne serez pas revenu.

Harry s'inclina légèrement et le remercia du bout des lèvres, tandis qu'il s'élançait à son tour vers la sortie. Dumbledore le fixa un instant, et murmura :

- C'est moi qui vous remercie. Faîtes attention à vous.

Et sur ces paroles, il chuchota des mots à l'oreille de McGonagall, qui sursauta et se leva brusquement, sous certains regards étonnés des élèves.

Harry, quant à lui, marchait à vive allure à la recherche de Viktor et Dexumria. Il se maudissait d'avoir laissé sa carte du Maraudeur dans sa chambre, sous une cloche magique de protection que lui seul pouvait désintégrer. L'inconvénient de cette protection était qu'il ne pouvait ainsi pas conjurer la carte et l'amener à lui à l'aide d'un accio. Et il n'avait pas le temps de repasser à ses appartements pour la récupérer. Soufflant un bon coup et vérifiant qu'aucun élève n'était présent (bien que tous les élèves étaient supposés être dans la Grande Salle, certains avaient peut-être séché le repas de la soirée, Merlin les en préserve), il se transforma en sa forme animagi, qui allait lui procurer un certain avantage pour retrouver ses compagnons. Un petit faucon pèlerin volait donc à grande vitesse dans les couloirs glacés du château. Les yeux perçants du rapace balayaient les couloirs de long en large, dans l'espoir de retrouver ses amis. Et ce fut au détour d'un couloir qu'il tomba nez-à-nez avec un Viktor qui paraissait un peu affolé -ce qui pour un vampire revient à afficher un masque de calme grandiose- . Celui-ci s'arrêta brusquement à la vision du faucon et d'un geste vif l'attrapa par l'aile. Bird-Harry émit un couinement indigné, mais se calma lorsque la voix tendue de Viktor résonna dans le couloir :

- On les a trouvés. Dex' les tiens en retrait pour l'instant, mais on a besoin de toi. Ils sont beaucoup trop. Reste en faucon, je vais bien plus vite que toi et tes malheureuses petites jambes.

Bird-Harry poussa un cri que Viktor interpréta comme une question, car il lui répondit l'instant d'après :

- Des détraqueurs. Par centaine. Comme s'ils avaient tous déserté Askaban. Et quelques mangemorts. Des sous-fifres, ils n'ont pas de masques, et je ne les reconnais pas. Ils ont du mourir avant ton époque, mais ça ne m'étonne pas... ils n'ont pas l'air de savoir se battre. J'imagine que Voldy nous les a envoyé pour voir qui réagirais. Ils ont donc vu Dex'. J'ai été trop rapide pour qu'il me voient, et tu peux peut-être te métamorphoser pour qu'ils ne fassent pas le lien entre toi et Kane Ushen.

Il venait de finir ces mots lorsqu'ils arrivèrent devant la porte principale du château. Viktor lâcha Bird-Harry et celui-ci se transforma en humain. D'une voix ennuyée, il répondit :

- Dire que j'ai volé dans tout le château dans l'espoir de vous trouver, alors que c'était dehors que vous étiez partis. Quant à ma métamorphose, il n'en n'est pas question. Voldy doit comprendre que je suis contre lui. Il faut donc qu'il me voit, ou du moins par l'intermédiaire de ses sbires. Je vais par contre faire attention à ne pas mettre toute ma puissance dans mes coups, il faut qu'il continue à me sous-estimer. Vitkor, j'aurais besoin que tu appelles Minerva, pour qu'elle vienne m'aider. Si j'arrive à battre ces détraqueur tout seul, Voldy se posera tout de même des questions. Mais avoir à mes côtés une sorcières dont les métamorphoses frisent l'impossible.. oui.. Je pense que ça pourrait le tromper encore un peu plus longtemps quant à ma puissance et à mon implication dans cette guerre.

Viktor pencha la tête sur le côté doucement, puis disparut. Quelques secondes plus tard, il se tenait à la même place, un beignet à la carotte dans les doigts, qu'il regardait d'un air menaçant. Il le tendit vers Harry qui le prit avec une grimace de dégoût. Le vampire siffla :

- Je t'ordonne de manger ce.. cet.. cette chose ! Tu n'as pas avalé un grain de riz tout à l'heure, et ton dernier repas conséquent en date remonte à hier midi.

Harry, devant le regard menaçant du brun, prit le temps d'engouffrer lentement le beignet dans sa bouche, et d'émettre un soufflement agacé devant l'attitude mère-poule de Viktor. Celui-ci haussa les épaules et expliqua :

- Si je ne le fais pas, tu t'évanouiras pendant le combat à cause d'une carence de sucre, et Dexumria m'en voudra à mort.

Harry émit un petit rire et finit d'avaler son beignet. Puis, il murmura, comme pour lui même, mais Viktor entendit ses mots parfaitement :

- S'il pense m'intimider avec quatre pauvres tentes volantes, et des imbéciles qui ne savent pas marquer leur nom, c'est raté. Comme si Remus ne m'avait pas enseigné le patronus depuis l'âge de treize ans...

Viktor gloussa devant l'air ennuyé qu'affichait son ami, puis passa la porte qui menait au dehors. Là s'offrit à leurs yeux un tableau des plus comiques : Dexumria, les bras croisés et ses cheveux blancs attachés en une queue-de-cheval négligée, tapait du pied tandis qu'elle se récurait les ongles d'un air distrait. Derrière elle s'était formé un bouclier d'un doré pâle qui couvrait vraisemblablement tout le château. De l'autre côté du bouclier, se tenaient quelques centaines de détraqueurs à l'allure sinistre, ainsi qu'une demie-douzaine de mangemorts. Ceux-ci lançaient maladroitement des sortilèges en direction du bouclier, que Harry savait être quasiment indestructible, dans l'espoir de le détruire. En entendant les portes du château s'ouvrir, Dexumria avait braqué ses yeux sur les deux arrivant, et leur envoyait maintenant un regard réprobateur. D'une voix agacé, elle leur annonça :

- Je ne souhaite pas savoir le motif de votre retard, mais il n'est guère dans les usages de faire attendre une femme.

Viktor leva les yeux au ciel, et murmura un commentaire pour lequel Harry n'entendit que des bribes de mots, tels que « femme », « Dex' », « m'étonnerait ». L'elfe, quant à elle, avait tout bien entendu, mais ne parut pas vouloir faire de commentaires. Elle se tourna vers son bouclier, et murmura, de sorte qu'Harry puisse l'entendre :

- Mon bouclier, bien qu'indestructible -Harry toussota-, n'est pas éternel. Je vais le retirer pour te laisser lancer l'offensive.

Harry la regarda un instant puis acquiesça, tandis qu'il resserrait sa prise autour de sa baguette. Le patronus qu'il allait produire pour repousser la centaine de détraqueur représentait un certain un défi pour lui. Dans son monde, il aurait pu jeter ce sort sans aucune difficulté... quelques mois avant la mort de Voldemort. Mais ici, dans cette dimension, il doutait d'arriver à rassembler assez de puissance magique, et surtout assez de souvenirs heureux pour produire un patronus assez puissant. Il se savait entouré de Viktor et Dexumria, et ces derniers n'hésiteraient pas à repousser les créatures de l'ombre à sa place, s'il venait à s'évanouir. Si cette optique-là se produisait, alors il faudrait qu'il s'entraîne, encore et encore, qu'il verrouille dans une part de son esprit la mort de ses amis, de Ginny.

Derrière lui, il entendit les portes du château s'ouvrir, et devina que Minerva devait l'avoir rejoins. Aux souffles qui se faisaient entendre dans son dos, Harry se retourna : Minerva n'était pas seule. Venait à sa suite un Filius Flitwick à l'air déterminé. Le brun fut un instant soulagé que Lily et James ne soient pas là pour le voir se battre. Il était devenu un maître dans l'art du combat mais, à son époque, il n'était vraisemblablement pas le seul. Chaque élève à partir de la troisième année à Poudlard savait se battre. Et non pas à coup de Levicorpus, mais bel et bien à l'aide d'endoloris et d'Avada Kedavra. Le temps n'était plus à l'hésitation, et chacun frappait pour tuer. Harry déplorait le fait que des jeunes de treize ans aient dû apprendre des sortilèges qui auraient dû être oubliés à jamais mais il se consolait en se disant que cela aurait pu leur permettre d'être sains et saufs. Le Survivant était devenu plus qu'une icône, il était devenu un combattant hors pair, un meneur. Et c'était bien pour cela qu'il se devait de rétreindre ses capacités physiques et magiques : Les révélations, c'était bien, mais à petite dose. Et ce soir, il n'avait pas envie de répondre à des dizaines de questions.

Le brun se tourna vers les arrivants et expliqua rapidement :

- Il y a environ une centaine de détraqueurs. Six mangemorts. Je vous demanderais, avec l'aide de Viktor et Dexumria, de bien vouloir neutraliser ces derniers. Ils sont faibles, et n'ont pas de grandes connaissances magiques. A vrai dire, je ne les connais même pas et Voldemort n'a pas montré l'intérêt de leur donner des masques, ce qui montre à quel point ils sont des sous-fifres. Quant à moi, je m'occuperais des tentes volantes.

Minerva hocha la tête, tandis qu'elle regardait le garçon avec une lueur étrange dans le regard. Harry ne s'en préoccupa pas et se tourna vers les assaillants lorsque Flitwick marqua à son tour son accord.

Le brun respira à fond, et s'ébroua, tandis qu'il faisait signe à Dexumria de baisser son bouclier, et aux autres de se préparer. Le barrière de protection se rétracta doucement, enlevant avec elle la lueur dorée qui en émanait. Harry murmura lentement, à l'attention de ses alliés :

- Laissez-les venir, laissez-les venir. Et à vos baguettes... La portée est de cent mètres. Un instant encore. Dans dix secondes, ils seront dans votre champ de magie.

Viktor avait remonté ses mains le long du corps, et Dexumria avait fait de même. Le petit professeur, quant à lui, avait brandi sa baguette en avant, dans un geste similaire à McGonagal. Harry tendit une main en avant la paume tendue vers le ciel, et après un instant, sa baguette y apparut dans un éclair. Il referma sa main dessus et la pointa sur le nuage grouillant de promesses sombres qui avançait vivement vers eux. Il cria, tandis que des images de Ginny, Ron et Hermione affluaient dans son esprit :

- Maintenant ! Spero Patronum !

De sa baguette jaillit une forme bleutée qui, avec grâce, se mit et debout et tourna sa tête à demi vers Harry. Se tenait devant le brun un grand jeune homme, d'une beauté terrible, presque glacée, et qui offrait à son enchanteur un sourire carnassier. Harry lui désigna les détraqueurs qui glissaient sur le sol, leurs mains croûteuses tendues en avant comme dans l'espoir de pouvoir capturer une âme innocente et s'en repaître en paix. L'hologramme du jeune homme s'en fut en courant, répandant autour de lui des effluves bleutées qui s'entrechoquaient contre les détraqueurs. Bientôt, le nombre de créatures de l'ombre diminua de moitié. De leur côté, les quatre alliés s'étaient acquittés de leur tache, et six mangemorts gisaient à terre, entortillés dans des filets, assommés. Huit paires d'yeux étaient posés sur Harry et l'homme qu'il avait invoqué. En quelques secondes, la grande prairie devant le château était vide, et les animaux nocturnes qui, jusque là, s'étaient tus, recommencèrent doucement à émettre leurs sons rassurant. La silhouette du jeune homme revint vers Harry et s'arrêta devant lui. Il dépassait le brun d'une tête et posa deux doigts sur le front du Survivant. D'une voix grave, il murmura, mais chacun put entendre les mots prononcés à la perfection :

- Cela recommence, n'est-ce-pas ? Je croyais ne plus jamais avoir à faire la course aux jupons charbonnés. Ce n'est pas si mal, tu ne m'oublies pas, ainsi.

Sur ces mots, la silhouette se désintégra dans les airs, et Harry tendit la main vers le ciel, essayant d'attraper en vain les restes du patronus. Dans un souffle, il prononça des mots à la nuit :

- A travers le brouillard, la pluie et le vent, à travers les dunes et les montagnes, tandis que le temps passe en courant, un homme se tient debout, et emmène avec lui mon souvenir.

Et sans un regard pour ses compagnons, il s'en fut rapidement vers l'orée de la forêt et s'y engouffra sans émettre un seul moment d'hésitation.

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Après le départ d'Harry, pour lequel Flitwick avait essayé le de retenir avant de s'arrêter lorsque Viktor lui avait posé une main sur le bras, les quatre combattants se dirigèrent à pas lourds vers le château, les mangemorts ligotés flottant paresseusement à leur côté. Sans un regard pour la grande salle, ils se dirigèrent vers le bureau directorial, dans lequel Dumbledore s'était déplacé et avait appelé quelques Aurors -de confiance, cela allait sans dire-, pour qu'ils viennent s'occuper des prisonniers.

Lorsque les quatre compagnons arrivèrent dans le bureau, ils purent y découvrir Dorcas Meadowes (1) et les jumeaux Prewett, Gideon et Fabian (2). Viktor et Dexumria, qui n'avaient connu aucun d'entre eux de leur vivant, durent se référer aux albums de photos des Weasley que Ginny leur avait montré pour comprendre quelle était l'identité des deux châtains (Car ceux-ci, contrairement à leur sœur, n'étaient pas roux.). De plus, Harry leur avait montré l'ordre et il reconnut le visage rond de la jeune femme. Viktor fit léviter les mangemorts à l'intérieur de la pièce, et les installa près de la cheminée. De cette dernière jailli brusquement une sorcière aux cheveux gris qui s'écria, à peine eut-elle mis un pied sur le tapis de Dumbledore :

- Où sont ces six trompettes de la mort, qu'on en finisse ? J'ai une marmite sur le feu, et Calimera ne peut pas surveiller les petits.

Viktor avisa la dame à l'âge mur qui lui semblait familière, mais ne put se souvenir de son nom. Il était du moins sûr d'une chose : dans son époque, elle était morte. Dumbledore, qui était assis devant son bureau, mit fin aux questionnements du vampire :

- Viktor, Dexumria, je vous présente Dorcas Meadowes, Gideon et Fabian Prewett et Marlène McKinnon.(3)

Viktor et Dexumria inclinèrent la tête tandis que le vampire expliquait :

- Je suis Viktor DèGeneres (4) et voiçi Dexumria Legola. Nous sommes tous deux non sorciers, même si cela est très difficile à deviner, de par notre excellence à le cacher.

Marlène laissa échapper un aboiement que Viktor prit pour un rire, tandis que Fabian demandait :

- Et vous êtes ici pour... ?

Dexumria inspecta le jeune homme des pieds à la tête, et laissa échapper une moue appréciatrice qui coupa Viktor en deux. Même s'il ne l'avouerait pas sous la torture, savoir que Dexumria trouvait un humain passablement correct lui donnait des envies de meurtres. Et un certain jeune homme semblait être actuellement la cible toute désignée. Le vampire se craqua les doigts et tourna son cou de gauche à droite, attirant le regard de Dexumria qui esquissa un sourire discret. L'elfe répondit à la question de Prewett d'un ton neutre :

- Rembourser notre dette de vie. Accompagner notre ami. L'aider dans ses quêtes. Le seconder dans l'apprentissage aux novices.

Elle laissa passer un ange et termina sa réponse d'un ton dur :

- Notre ultime but est le suivant : écraser consciencieusement le mégalomane chauve.

Gideon Prewett tapa dans ses mains fortement et s'exclama bruyamment :

- Hé bien, tout ça est parfait ! Si l'on ajoute à nos rangs une elfe et un.. euh.. ?

Viktor glissa, sur le ton de la conversation :

- Vampire, mon ami.

- Suuuper, et donc si l'on ajoute à nos rangs une elfe et un 'vampire mon ami', Voldy sera fichtrement embêté !

Minerva, qui était restée silencieuse depuis le début de la conversation, rajouta :

- Et n'oubliez pas Kane Ushen. Leur ami. Il est bien plus puissant que n'importe quel d'entre nous. Et sa rage envers Voldemort est infinie. Il n'abandonnera jamais, quitte à tout donner.

Dorcas prit la parole de sa voix aigüe, et demanda pourquoi Kane n'était pas là avec eux. Flitwick expliqua méthodiquement ce qu'il venait de se passer, sans omettre de parler du patronus peu commun de Kane, et enfin de sa virée dans la forêt interdite. Lors de la mention de son départ, toutes les têtes se tournèrent vers Dexumria et Viktor, dans l'espoir de comprendre la réaction du jeune homme. Tandis que Dexumria restait silencieuse, Viktor secouait la tête. Mais il finit par prendre la parole, voyant que personne n'était satisfait de cette non-réponse :

- Tout ce que je peux vous dire, c'est qu'il n'est pas bien en ce moment. On le laisse un peu seul, il va se calmer au bout de quelques heures. Actuellement, il casse tout ce qui tombe sous sa main, donc je suggère de ne pas aller le chercher.

Il y eut un silence que chacun respecta, tous se demandant en secret ce qui avait pu provoquer une telle réaction chez le jeune homme. Puis le sujet changea, et ils parlèrent maintenant du sort qu'allaient subir les six mangemorts capturés. Marlène proposa de les envoyer au Quartier Général des Aurors, où ils seraient jugés par la cour Auroriale et non pas à la cour du ministère anglais. Les Prewett râlèrent un peu, car aucun d'eux, au grand étonnement de Dexumria et Viktor, n'étaient Aurors, ce qui signifiait qu'ils n'auraient aucun pouvoir dans la décision finale. Mais la proposition de Marlène fut acceptée et rapidement, Meadowes emmena les mangemorts au QG des Aurors, à l'aide des Prewett, par cheminée. Marlène attendit que chacun d'eux soient partis avant de se tourner vers les derniers restant dans la pièce -à savoir Dexumria, Viktor et les trois professeurs- et les salua bien gentiment, s'excusant de ne pouvoir rester, expliquant une seconde fois que Calimera n'était pas présente à la maison. Dans un grand bruit de cape, elle s'en fut vers l'âtre de la cheminée et disparut dans un tourbillon de flammes vertes.

Il y eut un instant de flottement, puis Viktor fit apparaître une chaise dans laquelle il se laissa tomber avec contentement, et la grâce qui allait avec. Dumbledore, qui était resté spectateur pendant la discussion sur les mangemorts, demanda doucement :

- Quand va-t-il revenir ?

Le vampire fit un grand geste de la main, signifiant clairement qu'il ne savait pas, et qu'Harry pouvait aussi bien revenir dans huit que dans vingt secondes. Dumbledore acquiesça, puis se leva et sortit un gros dossier d'une des armoires qui s'appuyait contre le mur. Non loin de là, un vieil oiseau à l'aspect miteux paraissait atteindre les limites de la vieillesse, et ses paupières violettes étaient fermées. Viktor en déduit que Fumseck allait bientôt renaître. Le directeur se rassit à sa table et tendit le dossier à Dexumria, qui se pencha pour l'attraper. A l'intérieur se trouvaient la totalité des fiches profils des élèves à Poudlard. Ces fiches contenaient les noms, leur maison, leur âge, et tout ce qui se rapportait à leur environnement familial et qui était connu de Dumbledore ainsi que des quatre chefs des maisons. Lentement, l'elfe commença à tourner les pages du dossier pour s'arrêter sur une fiche en particulier : celle de Anja Oulous. Elle la retira du dossier et la passa à Viktor, puis continua ses recherches. Elle stoppa ses mouvements lorsqu'elle tomba sur une deuxième fiche, et encore une fois, la retira du dossier. Elle ferma ce dernier et fit apparaître à son tour une chaise, sur laquelle elle s'assit tranquillement. La fiche qu'elle venait de prendre parlait de Lucian Waters. Plongés dans leur lecture, ils ne virent pas les regards inquisiteur que Flitwick envoyait à Dumbledore. Celui-ci le rassura d'un sourire et l'invita à prendre une chaise à son tour. Plusieurs minutes passèrent, et brusquement, Viktor et Dexumria s'arrachèrent à leur lecture pour braquer leur regard sur la porte en bois qui masquait l'escalier en colimaçon. Dumbledore fronça les sourcils. Il devinait bien, au vu des réactions des deux non-sorciers, qu'Harry approchait. Le problème était qu'il ne ressentait pas la moindre effluve de magie émanant du jeune homme. Il se promit de lui demander comment il avait apprit à dissimuler aussi bien sa signature magique. Effectivement, Harry pénétra dans le bureau professoral quelques dizaines de secondes plus tard. Ses amis le sondèrent du regard longuement, s'assurant ainsi qu'il ne s'était fait aucune blessure pendant sa promenade nocturne. Le brun invoqua une chaise et s'assit lourdement, tandis qu'il appelait un elfe de maison pour lui demander d'apporter un verre d'eau. L'elfe s'inclina longuement et revint quelques instants plus tard avec le breuvage demandé. Sous les yeux attentifs des cinq personnes présentes dans la pièce, Harry se désaltéra lentement, amusés des questions muettes visibles dans les expressions de Mcgonagal et Flitwick. Faisant disparaître son verre, il demanda à Dumbledore :

- Le professeur Flitwick... ?

Le directeur répondit d'une voix douce :

- A tout ma confiance et je le juge digne de savoir de quoi tout cela retourne.

Harry haussa les épaules tandis qu'il répondait :

- J'ai autant confiance en lui qu'en vous, là n'était pas le problème. Mais dès lors qu'il sera dans la confidence, il sera en danger.

Le petit professeur émit un toussotement, signifiant clairement qu'il n'aimait pas qu'on parle de lui comme s'il n'était pas là. Harry s'excusa en souriant et demanda au professeur d'enchantement :

- Voulez-vous savoir qui je suis ? Qui nous sommes ?

Filius réfléchit un instant puis répondit à l'affirmative. Harry s'empressa alors de tout raconter, n'omettant ni la potion, ni le voyage d'une dimension à l'autre, ni son identité, et enfin son but final. Le petit professeur, à la fin du discours, était chamboulé. De sa petite voix aiguë, il lui jura que rien ne sortirait de ce bureau. Harry acquiesça et relança la conversation :

- Voulez-vous savoir autre chose ?

Minerva hocha la tête et demanda lentement :

- Votre réaction à la fin du combat.. Pourquoi être parti aussi brusquement ? Et votre patronus... C'est un patronus corporel, ce qui est déjà en soi un exploit, mais qui plus est, il est de forme humaine. Je n'ai jamais vu ça dans toutes mes années d'apprentissage !

Harry sourit faiblement et expliqua :

- Ma réaction est justement liée à ce patronus. Pendant ma scolarité, ma troisième année, plus précisemment, j'ai été confronté à des détraqueurs, qui cherchaient.. euh...enfin bref, qui étaient postés devant Poudlard. De par ce que j'ai vécu, ces grosses tentes m'affectaient plus qu'à un autre. Remus Lupin, alors professeur de Défense Contre les Forces du Mal actuel, m'a proposé d'apprendre le patronus. En six mois, je le maîtrisais. Corporel, je veux dire. Il prenait la forme d'un cerf.. ce qui me rappelait mon père.

Harry s'interrompit pour aviser les réactions des trois professeurs : Alors que Minerva et Filius affichaient un air interrogateur, Dumbledore, quant à lui, avaient les yeux qui pétillaient et un sourire bien prononcé. Les derniers doutes d'Harry s'effacèrent : Dumbledore savait, et avait toujours su pour les conditions animagi de James, Sirius et Peter. Contrairement à ce que pensait les Maraudeurs, Dumbledore les avait laissé faire. Le brun eut un sourir nostalgique et continua :

- Mais après ma dernière année à Poudlard, les choses ont commencé à vraiment accélérer. J'ai dû subir un entraînement aussi rapide que douloureux. J'ai rencontré des gens, des amis, des ennemis parfois. Un jour, j'ai rencontré Erno Ushen. Cet homme pensait différemment de moi. Il avait été élevé selon les principes des sang-purs, et les idéaux de Voldemort ne le dérangeaient pas outre mesure. Nous étions, de par nos appartenances à nos camps opposés, ennemis. Mais nous éprouvions l'un pour l'autre un respect immense. Le pourquoi de ce respect ne peut être expliqué aujourd'hui. Mais sachez qu'un soir, il est venu me trouver. Il m'a fait comprendre qu'on ne pourrait dorénavant plus se voir comme avant. Nos discussions enflammées ne pouvaient être acceptées, car il aurait été trop dangereux pour lui de continuer à me considérer comme un ami alors qu'il servait Voldemort. Ce soir-là, je croyais ne plus jamais le revoir, ou du moins je l'espérais. Car si l'on se revoyait, nous serions alors obligés d'essayer de tuer l'autre. Pendant plusieurs mois je n'ai plus entendu parler de lui. J'en étais heureux, et j'espérais qu'il avait fui le régime de Voldemort pour aller se cacher. Lors d'une énième bataille, un matin de février, nous nous sommes retrouvés face à face. Les sorts autour de nous pleuvaient, et la bataille faisait rage. Aucun de nous deux n'a bougé. Aucun de nous deux ne voulait avoir à tuer l'autre, ni de faire le premier geste. Et puis il a sourit, et a murmuré cette phrase, qui reste gravée à jamais dans ma mémoire : « A travers le brouillard, la pluie et le vent, à travers les dunes et les montagnes, tandis que le temps passe en courant, un homme se tient debout, et emmène avec lui mon souvenir. » Et après avoir prononcé ces mots, il a retourné sa baguette contre lui et s'est tué.

Harry respira un long coup, tandis que McGonagal avait porté sa main à sa bouche, son visage figé d'horreur. Le brun continua :

- Il s'est tué pour ne pas que j'ai à le faire. Depuis ce jour là, mon patronus à changé. Mon patronus est maintenant Erno Ushen. Et comme Erno Ushen était un homme dont les discours étaient captivants, il peut parler pendant de longues minutes, là où un patronus basique ne peut que transmettre de courts messages.

Il se tut puis reprit brusquement :

- Voilà pourquoi je suis parti dans la forêt. Je ne m'étais pas servi de mon patronus depuis plusieurs mois les détraqueurs avaient été exterminés dans mon monde. Revoir le visage d'Erno m'a beaucoup affecté. Il est, à mes yeux, mon meilleur ennemi.

Et sur cette dernière phrase, Harry Potter se tu, et invoqua d'une main adroite le patronus d'Erno Ushen dont la silhouette bleutée, éclaira faiblement le bureau du directeur. Et à ce moment précis, Fumseck s'enflamma.


(1) : Membre de l'Ordre du Pheonix durant la première guerre. Tuée par Voldemort pendant la première guerre.

(2) : Membre de l'Ordre du Pheonix durant la première guerre. Petits Frères de Molly Weasley (anciennement Prewett). Tués par 5 mangemorts pendant la première guerre.

(3) : Membre de l'Ordre du Pheonix durant la première guerre. Tuée, ainsi que toute sa famille, par des mangemorts.

(4) : Alors voici la grande précision du chapitre. Après de nombreuses (ok, seulement une dizaine, mais c'est déjà beaucoup!) remarques, je me dois de bien préciser : Viktor DèGeneres N'EST PAS Viktor Krum. Lorsque j'ai commencé cette histoire et inventé le personnage de Viktor... J'ai totalement oublié qu'un Viktor était déjà présent dans la saga. (Pardonnez-moi ô fans de Krum).. Désolée à ceux à qui cela a créé des nœuds au cerveau, ce n'était pas (ou peut-être que si, venant de mon inconscient) mon intention.


Une RAR assez conséquante – à croire que personne n'a de compte enregistré sur ff x) - :

Caliste : Merci, je suis vraiment contente que ça te plaise, et voici la suite ;)

Lila12 : encore et toujours merci pour tes reviews. Heureuse que la réaction te plaise, et j'espère que tu aimeras cette suite.

Yumin : Merci ma p'tite bêta (sale flemmarde, même pas la force de te connecter pour me laisser une review?, bravo l'amitié va!). Ne me frappe pas devant les montagnes de pages à lire... j'aurais du te les envoyer avant, oui oui je sais !

Guest : Heureuse que ça te plaise ! Pour la question d'un bébé Harry... la réponse arrivera bientôt.. mais certains indices sont déjà là et devraient te mettre des réponses sous le nez.

Zess : Ahhh, merci Zessounette d'avoir laissé des reviews à chaque chapitre. Depuis le temps que tu disais que tu allais le faire x). J'ai un peu la flemme de répondre à chaque commentaire, et vu que la seule question que tu as posé, était par rapport à Ushen, ta réponse est dans ce chapitre ;)


Et voilà pour ce chapitre 7. J'espère qu'il vous a plu, et n'hésitez pas à me le faire savoir ! ( ceci est un appel subliminal aux reviews, ainsi qu'aux favoris et followers. Love.)


Merci d'être là et de lire cette histoire bizarre.

Sorcièrement vôtre,

Mylush.

03/01/2016