Salut les p'tits loups !
J'espère que tout va bien chez vous. Je salue ceux qui, comme moi, sont en vacances, et j'envoie mes pensées vers ceux qui ont repris ce matin. Brrr.
Sinon... AHHHHHHHH. Au précédent chapitre, ayant demandé si vous souhaitiez voir Harry en couple, j'espérais recevoir quelques réponses... mais j'ai reçu le double de reviews, par rapport à d'habitude. Pas que je m'en plaigne, hein, comprenez bien, je suis une fanatique inconsidérée de vos reviews, alors un grand merci, j'en suis encore toute chtourneboulée (si si, ça existe ce mot, je vous jure!).
Pour la réponse à la question tout de même : Il n'y aura pas de romance dans cette histoire... sauf peut-être à la fin, où je pourrais diriger Harry vers une telle ou telle personne. Merci à tous ceux qui m'ont donné leur avis, et j'espère ne pas faire trop de malheureux.
Petite précision, ce chapitre n'est pas très joyeux, mais bon, ça ne change pas de d'habitude. Et pour ceux qui pourraient se demander quand arrivera l'action, il faut bien que je précise que oui, cette fic en possède, mais qu'elle peut mettre du temps à arriver, car cette fic est aussi très psychologique, et je privilégie la profondeur des personnages. . . . . (qui a pensé à des trucs pervers là ? Bande de petits...)
Disclaimer :
Trois p'tits Pattenrond, trois p'tits pattenrond, trois p'tits pattenrond rond rond rond,
rondeléééé, rondelééé, rondeléééé, lééé lééé,
lait de fuiji, lait de fuji, lait de fuji ji ji,
JKR, JKR JKR,
R2D2, R2D2, R2D2,
deux p'tits Pattenrond...
Tout est à JKR, au vu de ce magnifique remix de cette comptine (sachant que je ne sais pas ce qu'est un fuji).
J'espère que ce chapitre vous plaira,
Keur.
Chapitre 10 : Le Temps d'une discussion
Harry s'accouda sur la balustrade qui surplombait le vide. Sous ses yeux embrumés de sommeil s'étendait l'immense propriété de Poudlard. La forêt interdite à sa gauche, et le lac à sa droite, il voyait tout. Il était sur la plus haute tourelle du château, là où même les plus aventureux n'osaient aller, car pour y arriver, il fallait grimper des centaines et des centaines de marches. De plus, sur la fin du chemin, on comptait plus de trous dans les escaliers que de marches, ce qui rendait la montée périlleuse. Le jeune brun méditait, perdu dans ses pensées. Le soleil peinait à se lever, et la forêt était toujours plongée dans l'obscurité. Sur le lac, au contraire, commençaient à apparaître des rayons de soleil orangés. Il était à peine 7 heure 30, et Harry avait passé une nuit abominable. Cela ne différait pas vraiment de d'habitude -les cauchemars l'assaillaient chaque nuit- mais cette fois-ci, il avait revécu la mort de Ginny. La scène, qu'il ne pouvait oublier, se rejouait sans cesse dans son esprit, à mesure que le soleil se levait.
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Elle était là, belle, rayonnante, puissante. Ses sorts pleuvaient à mesure qu'elle brisait les lignes ennemies. Ses cheveux roux, attachés négligemment en une queue de cheval, rebondissaient avec force dans son dos, à chaque fois qu'elle évitait un maléfice. A ses côtés, ses compagnons redoublaient d'ardeur, en la voyant aussi féroce, si déterminée. Le bastion orange, le bastion de la Lumière dirigé par Ginny Potter, gagnait du terrain. Ils avaient un objectif, et chacun était prêt à mourir pour le mener à bien : détruire les lignes ennemies qui gardaient prisonnier une trentaine d'enfants nés-moldus. La rage qui éclairait les yeux de la meneuse se reflétait dans ceux de chaque le groupe, chacun avait un rôle bien précis, déterminé à l'avance. Il y avait les attaquants, ceux qui étaient sur le front du bataillon, puis venaient en seconde position les protecteurs, ceux qui érigeaient des boucliers devant le groupe de combattants. Et enfin, à l'arrière, venaient les soigneurs, ceux dont le rôle était de permettre à chacun de tenir debout le plus longtemps possible, en les soignant du mieux qu'ils pouvaient. Chaque bataillon, et l'Orange ne faisait pas exception, avait été formé grâce au sort qu'Harry avait inventé : le Designare. Ainsi, chaque bataillon possédait la même puissance magique en son sein, et le sort tenait compte des talents de chacun. Ce sort avait permis de créer une grande cohésion parmi les combattants de la Lumière.
Ginny hurlait des sorts, gonflant ses poumons à l'extrême, pour permettre aux sortilèges de franchir ses lèvres par multitude. Les Mangemorts qui se trouvaient sur son passage ,n'avaient même pas le temps de lancer un bouclier qu'ils se trouvaient à terre, morts ou entravés, selon l'humeur de la jeune rousse. Bientôt, les lignes ennemis furent écrasées, et les quelques Mangemorts encore en vie, capturés, et emmenés bien vite devant un tribunal (le camp de la Lumière avait jugé bon de continuer à juger de manière légale et juste, pour ne pas tomber dans un régime totalitaire dirigé par les plus puissants, malgré la guerre qui faisait rage autour d'eux), qui leur accorderait le jugement mérité. Ginny, suivie de près par ses compagnons d'armes, s'approcha de la grande bâtisse noire qui apparaissait à l'orée de la forêt la plus proche. Elle savait de source sûre qu'à l'intérieur se trouvait les trente enfants nés-moldus. Ce qu'elle ne savait pas, c'est quelles défenses Voldemort avait placées autour, ou même dans la bâtisse elle-même. Entre ses dents, la rouquine siffla divers sorts de reconnaissances, cherchant à savoir les protections placées sur la maison. Elle se rendit compte, étonnée, que rien n'avait été jeté. Pour autant, cela ne la rassura pas. Mais le temps leur manquait, les renforts des Mangemorts n'allaient pas tarder à arriver, et il leur fallait mettre les enfants à l'abri rapidement. Elle cria sèchement ses ordres :
- Je veux tous les protecteurs avec moi, sauf cinq qui restent ici en prévention des potentiels secours ennemis. Avant d'entrer, jetez tous des boucliers autour de la maison. Les attaquants restent ici, mais Darwing tu viens avec moi. Les soigneurs, tous avec moi, on ne sait pas dans quel état on va retrouver les petits. On se déploie, maintenant !
Personne ne songea ne serait-ce qu'à discuter les ordres. La meneuse avait parlé. Chacun fit ce qu'il avait à faire, et ainsi, ceux qui avaient été désignés pénétrèrent avec prudence à la suite de Ginny dans la bâtisse. Devant leurs yeux s'étendait une large pièce vide... à l'exception d'une trentaine d'enfants qui occupaient le centre. Ceux-ci étaient affolés, mais, au grand soulagement de Ginny, bien vivants. Elle redoubla de prudence en s'avançant lentement vers eux. Puis, voyant que rien ne se produisait lors de son avancée, elle s'activa, et brisa les boucliers qui entouraient les enfants. Ceux-ci se levèrent alors et se précipitèrent dans les jambes de leurs sauveurs. Ces derniers s'accroupirent et vérifièrent rapidement de l'état des petits. La plupart n'avaient que quelques blessures mais étaient grandement choqués. Ginny s'empressa d'ordonner à tous de transplaner au QG des soigneurs, où les enfants seraient pris en charge rapidement. Et ce fut à ce moment-là qu'elle comprit que quelque chose n'allait pas. Le premier soigneur, qui avait pris par la main deux enfants, n'arrivait pas à transplaner. Elle essaya à son tour et se rendit compte qu'un sort anti-transplanage avait été lancé. Rapidement, elle lança un sortilège pour détecter des maléfices ou des objets cachés et apparut bien au centre de la pièce un objet étrange. Elle ne prit pas le temps de savoir ce que c'était, elle hurla à tous de sortir de la pièce avec les enfants et lança un bouclier qui engloba l'objet. Elle courut vers lui et s'aperçut avec effroi qu'il s'agissait d'une bombe artisanale, d'origine moldue. Elle jeta un coup d'oeil derrière son épaule et comprit que les combattants accompagnés des enfants n'auraient pas tous le temps de transplaner avant que la bombe n'explose. Elle serra les dents et leur cria de partir. Des « pops » sonores se firent entendre, signe que les combattants transplanaient rapidement en direction du QG. Mais alors que la moitié des combattants avaient déjà transplané, Ginny put sentir une onde de puissance émaner de la bombe. Elle attrapa la bombe qui menaçait d'exploser, et voyant que tous n'étaient pas partis, elle transplana dès qu'elle atteignit l'extérieur, emmenant avec elle l'objet mortel.
A des kilomètres de là, Harry Potter regarda avec effroi une aiguille sur l'horloge des Weasley bouger. L'aiguille de Ginny Potter, initialement pointée sur l'écriteau «danger de mort» s'était mise à tourner, de plus en plus vite, avant de disparaître dans un crissement sinistre. Harry Potter s'effondra à genoux, ses mains serrées à s'en arracher les cheveux autour de la tête. Sa bouche s'ouvrit en grand, dans un long cri silencieux. Des gens se précipitèrent vers lui, mais rien ne put le faire revenir à la réalité. Sa femme, Ginny Potter, venait de mourir.
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Une main se posa sur l'épaule du sorcier, et ce dernier sursauta, se retournant vivement, les mains tendues devant lui, une boule d'énergie déjà formée à leur extrémité. Devant lui se tenait Viktor qui, connaissant à la perfection son ami et ses réactions vives, avait déjà formé un bouclier puissant devant lui en prévention de la réaction du brun. Ce dernier se calma en avisant la personne qui l'avait interrompu dans ses méditations. Le vampire affichait un air inquiet devant le visage las de son ami. Le ténébreux passa une main affectueuse dans les cheveux bordeaux et Harry se laissa faire. A son époque, il n'était pas friand du tout des effusions amicales, mais ici, depuis qu'il était arrivé, il se laissait faire, petit à petit. Le brun avisa une petite grenouille verte plongée dans les cheveux noirs du vampire et sourit faiblement. La créature croassa faiblement, sauta de son perchoir et se métamorphosa avant même d'avoir atteint le sol. Dexumria pinça les lèvres dans une moue réprobatrice et attrapa doucement les mains de ses amis. Une seconde passa et Harry se retrouva devant la porte qui menait à ses appartements. Il s'avança et voulut la franchir et faillit s'étouffer avec sa salive lorsqu'il avisa la personne qui se trouvait au fond du couloir et qui avait assisté à leur arrivée impromptue. Remus Lupin, qui tenait dans ses bras une Julie bien réveillée, et vêtue en tout et pour tout d'un petit pyjama lilas. Elle tenait dans ses bras une peluche de chien noir, et Harry leva les yeux en remarquant qu'elle ressemblait étrangement à un certain animagus chien, répondant au patronyme de Sirius Black. La petite aux cheveux corbeaux poussa un cri ravi en avisant Harry, et tendit les bras dans une envie évidente d'être prise par le sorcier. Mais Remus, qui tenait avec fermeté Julie, sachant à la perfection qu'elle était très gigoteuse, avait arrêté son pas, et paraissait autant éberlué que méfiant. Harry soupira et d'un signe de la main, invita le lycanthrope à pénétrer dans ses appartements. Le loup-garou hésita un instant, mais céda devant le sourire rassurant que lui adressa Dexumria. Calant Julie contre sa hanche, il entra dans la pièce, bien vite suivit par Viktor et Dexumria. Harry ferma la porte d'un geste lâche de la baguette -il ne voulait tout de même pas que Remus se pose d'avantage de question, s'il se mettait à utiliser la magie sans baguette à tout va-. Le jeune brun s'accroupit lorsque Remus posa Julie à terre, et celle-ci s'approcha maladroitement du Survivant. Elle lui tomba dans les bras et Harry roucoula en la réceptionnant, provoquant chez Viktor un petit fou rire,. La petite tendit un doigt en direction du visage du brun et déclara d'un air sérieux :
- Ken.
Puis, elle se tortilla dans les bras du jeune homme, pour tendre un doigt en direction de Viktor et s'écria, avec le même sérieux :
- Tor.
Et pour finir elle lança d'une voix fière, tout en lorgnant de l'œil Dexumria :
- Dek !
L'elfe émit un rire cristallin tout à fait adorable, ce qui attira l'attention de Viktor sur elle. Il afficha un air un peu rêveur, mais se reprit bien vite en voyant l'air goguenard s'étalant sur le visage d'Harry. Remus, qui s'était approché d'eux, émit une grimace d'excuse tout en expliquant :
- J'ai essayé, sans grand succès apparemment, de lui enseigner vos noms. Bon, c'est déjà bien, elle connaît au moins une syllabe par nom.
Dexumria sourit et agita sa main dans un geste négligeant, tout en répondant :
- Je ne t'en tiens pas rigueur. A la vérité, j'ai dû épeler les lettres de mon patronyme pour que Viktor puisse songer à me nommer. Nous pensons, avec Kane, qu'il a été bercé trop près du mur dans son enfance, ce qui explique ses difficultés d'apprentissage.
Remus sourit à la remarque et posa un regard songeur sur Harry et Julie, qui étaient en grande discussion, même si celle-ci n'était pas très développé, à cause de la difficulté qu'avait la petite pour s'exprimer.
- Kane, j'aimerais te poser des questions.
Harry se tendit à la remarque du loup-garou, mais il acquiesça. Il jeta un coup d'œil à Julie, et jugea qu'elle était trop petite pour comprendre l'essentiel de la conversation qu'ils allaient avoir. Et quand bien même elle comprenait et se mettait à tout répéter, cela ne changeait rien, car Harry ne comptait pas dire la vérité de sitôt. Il s'assit dans un des trois fauteuils qui trônaient dans la pièce, tandis que Dexumria faisait de même sur l'un des deux autres. Voyant que Viktor posait une fesse sur l'accoudoir du fauteuil de Dexumria, Remus se dirigea vers le dernier et s'assit dessus sans une onde de grâce. Harry pouffa et demanda :
- Tu es fatigué Remus ?
Le concerné leva les yeux au ciel et répliqua :
- Le petit monstre a réveillé ses parents à cinq heures du matin. James n'a rien trouvé de mieux que de me la refiler, en sortant l'excuse que je n'avais pas cours aujourd'hui et donc que je pouvais m'occuper d'elle.
Harry leva un sourcil et déclara :
- Or, nous sommes samedi donc...
- Personne n'a cours aujourd'hui, oui.
Harry éclata de rire, James été assez culotté pour refiler sa fille à son meilleur ami à cinq heures du matin. La petit en question s'écria :
- Pas dodo !
Harry sourit et répondit doucement :
- Oui, Julie, tu veux plus faire dodo. Moi aussi, je me suis réveillé tôt ce matin.
La petit sourit et retourna à son occupation première, à savoir mâchouiller le doigt d'Harry tout en serrant fort sa peluche contre sa poitrine. Le Survivant reporta son attention sur Remus et ce dernier prit une grande expiration. Enfin, il se lança en assénant la première question :
- Qui est Erno Ushen, et quel rapport as-tu avec lui ? Tu portes le même nom de famille, pourtant tu m'as dit être fils unique.
Harry se retint de lever les yeux au ciel, d'agacement. Erno avait encore une fois créé une embrouille en se présentant devant Remus, la veille. Le pire, c'est qu'Harry soupçonnait l'ancien Mangemort d'avoir fait exprès, rien que pour le mettre dans une position délicate. Le Survivant prit deux secondes avant de répondre, puis soupira :
- C'est un frère de cœur, et étant orphelin, j'ai décidé de prendre son nom, en signe de respect. Il m'a sauvé la vie de nombreuses fois, et il est mort pour moi. Voilà pourquoi il est devenu mon patronus.
Remus acquiesça, assimilant l'information et changea de sujet, ne cherchant pas à s'attarder sur la réponse qu'il savait être douloureuse pour le jeune sorcier :
- Vous êtes, tous les trois, apparus dans le couloir. Il n'est pas possible de transplaner dans Poudlard.
Harry jeta un coup d'œil en direction de Dexumria et celle-ci se redressa lentement lorsqu'elle répondit :
- La réponse est évidente. Mon peuple possède de nombreux points communs avec ceux que vous appelez communément « elfe de maisons ». Nous sommes, d'une certaine manière, cousins. La particularité que nous, elfes, possédons, est de transcender certaines lois de la magie. Les restrictions sur le transplanage ne s'appliquent pas, ainsi nous pouvons apparaître où bon nous semble.
Remus leva un sourcil, mais ne put réfuter l'affirmation : l'explication était tout à fait valable. Puis, il se redressa dans son fauteuil, et, inconsciemment, Harry en fit de même. A son époque, il avait été très proche du lycanthrope, et connaissait la signification de chacun de ses gestes. A l'instant, Remus paraissait vouloir poser une question des plus sérieuses, et Harry l'appréhendait franchement. Mais la phrase que prononça le loup ne sonna pas comme une interrogation :
- Tu as déjà rencontré Tu-sais-qui.
Harry fit la moue, il n'aimait pas le surnom que l'on avait donné à Voldy. Pour autant, à son époque, personne ne l'appelait pas son nom de scène. Le tabou que le mage noir avait apposé sur son nom était très puissant, et quiconque osait ne serait-ce qu'en dire la première syllabe se mettait dans un danger considérable. Les combattants de la Lumière avaient alors opté pour différents surnoms, tous autant ridicules : Le mégalomane chauve, le serpent, le croquemitaine, et plus récurrent, tout simplement, Tom Jedusor. Harry avait pris soin de révéler l'enfance de Voldemort à tous, pour que chacun sache qui était réellement cet homme, si Homme il était toujours. Le Survivant pinça les lèvres, ennuyé de l'affirmation jetée par Lupin. Il opta pour une demie-vérité :
- Oui.
Remus leva un nouveau sourcil, étonné de la réponse si courte de son interlocuteur. Harry s'empressa d'expliquer :
- Je ne peux, ni ne veux te l'expliquer pour le moment. J'ai bien rencontré le mégalo, mais dans des conditions spéciales, et je ne suis pas prêt pour en reparler aussi vite. Si tu veux savoir, l'une des dernières fois où je me suis retrouvé face à lui, Erno est mort pour me sauver la vie.
Remus hocha la tête. Il avait comprit que Kane avait sa part d'ombre en lui, et que rien n'était simple : pour l'instant, la mort de son frère de cœur était trop fraîche dans sa mémoire pour qu'il s'autorise à en conter les faits. Il empêcha d'autres questions de sortir de sa bouche, et lui proposa :
- Veux-tu que je te parle un peu de nous ? Je veux dire, de moi, mais aussi de la famille Potter, j'ai bien vu que tu t'entendais bien avec Lily. Et ne parlons pas de Julie, elle t'adore, je ne sais pas vraiment par quel miracle d'ailleurs, elle qui est d'habitude si réservée envers les étrangers.
Harry étouffa un sourire crispé. Cela faisait quelques temps qu'il voulait converser avec Viktor et Dexumria à propos de l'existence de Julie dans cette dimension, alors que dans le sienne, il avait été premier né. Cela lui créait de nombreux nœuds au cerveau, et il se demandait s'il avait bien compris tout ce qu'entraînait son départ de sa dimension. Avec Rogue et Draco, ils avaient longuement débattu sur ce qui allait attendre Harry, Viktor et Dexumria, lorsqu'ils débarqueraient dans une nouvelle dimension (pour Draco et son mentor, il n'avait jamais été question qu'Harry meure ou refuse de partir, ce qui prouvait, encore une fois, à quel point ils avaient eu raison). Finalement, ils en avaient conclus, et Harry était sûr de cette thèse, que rien n'affecterait la dimension dans laquelle Harry arriverait, mais par extension, jamais Harry ne se retrouverait dans une dimension similaire à la sienne. En partant de son monde, il abandonnait tout espoir de pouvoir revenir dans sa dimension initiale, celle dans laquelle il était arrivé ayant été façonné de sorte qu'elle soit destinée à l'accueillir, lui et ses deux amis.
Le jeune brun revint à la réalité, juste à temps pour acquiescer quant à la proposition de Remus. Ce dernier sourit faiblement, les yeux déjà dans le vague, se remémorant des temps qui, Harry en était sûr, n'étaient pas des plus joyeux. Inconsciemment, le Survivant resserra sa prise sur Julie. Il n'avait pas encore vérifié, mais il se doutait qu'une prophétie entre elle et Voldemort devait avoir été prononcée dans ce monde aussi, cela était trop important pour que cela diffère de son monde. Restait à savoir ce que le mage noir connaissait de cette prophétie, et ce qu'il avait fait pour l'en empêcher. Harry avait vérifié discrètement, et il n'avait remarqué aucune marque distinctive sur les parties visibles du corps de Julie. Peut-être que Voldemort n'avait jamais atteint la maison des Potter, peut-être que ceux-ci avaient découvert la trahison de Peter Pettigrow à temps et qu'ils avaient pu se mettre à l'abri. De toute façon, il s'était pris d'affection pour Julie, et il était prêt à donner sa vie pour elle, pour qu'elle puisse vivre, rire, aimer, tout cela sans subir de pertes à ses côtés. Il voulait pour elle la vie qu'il n'avait eu que rapidement. Il se concentra sur les paroles de Remus, calant un peu plus confortablement Julie contre lui, qui, étrangement, paraissait s'endormir doucement sur sa poitrine. Elle bavait un peu, mais rien aux yeux d'Harry n'était plus adorable que la petite fille aux cheveux noirs, sauf peut-être les doux regards que Viktor lançait sur Dexumria quand il croyait que personne ne le regardait.
- James, Lily, Sirius et moi, on était tous à Poudlard à la même époque. James était l'héritier des Potter, Sirius celui des Black. Les Potter étaient une grande famille, réputée pour avoir toujours combattu les idées typiques des sangs-purs. Les Black, quant à eux, font partie d'une famille qui prône les idées de Tu-sais-qui et qui a une main un peu large sur la magie noire. Sirius, à son arrivée à Poudlard s'est opposé à sa famille en étant réparti à Gryffondord. J'imagine qu'on t'a expliqué le fonctionnement des différentes maisons, et les... désaccords entre certaines d'entre elle ?
Harry hocha la tête en répliquant, d'une voix un peu acide :
- J'ai bien vite compris que les préjugés sur les Serpentard étaient assez nombreux. Il est vrai qu'il y a une part importante de gamin qui y pratiquent la magie noire... mais j'en ai repéré beaucoup dans les trois autres maisons.
Remus, le visage sombre, acquiesça aigrement :
- Pendant longtemps, j'ai stupidement pensé le contraire. J'étais ami avec James et Sirius et à eux deux, ils comptabilisaient les trois quart des blagues contre les Serpentards. Surtout l'un d'entre eux, mais je ne vais pas m'y attarder -Harry grinça des dents, il savait de qui Remus parlait, et à quel point son père et Sirius avaient pu être cons à leur époque-. Il est vrai que je n'étais pas vraiment d'accord avec leurs agissements, mais je ne faisais rien contre. Pendant sept ans, j'étais assez persuadé que les Serpentards étaient mauvais, par nature. Pour autant, je n'étais pas un fanatique des blagues contre eux. Je participais, quelques fois, aux pièges que mettaient en place Sir' et James, mais ça n'allait pas plus loin.
Remus déglutit, et continua, en tirant sur son col, les yeux posés sur Julie qui gazouillait de sommeil, un air tendre affiché sur son visage. Harry ne quitta pas le lycanthrope du regard, comprenant que celui-ci allait plonger dans les temps sombres du post-Poudlard des Maraudeurs.
- Poudlard, c'est comme un petit cocon. Tu sais dans les grandes lignes ce qu'il se passe au dehors, mais en fin de compte, tu te prends la réalité dans la face lorsque tu finis ta septième année. Tu es un adulte, et la part des responsabilités arrive. James et Lily, qui, pendant trois ans, s'étaient tournés autour, ont finis par se marier. J'ai fais le tour du monde, accompagné de Sir'... et de notre quatrième et dernier meilleur ami.
Remus grimaça et fit une pause. Harry redoubla d'attention. Il allait enfin comprendre pourquoi, dans ce monde-ci, les Potter n'étaient pas mort, leur enfant non plus, et Sirius n'avait pas été envoyé à Azkaban. Et la réponse à ces questions se résumait en l'espace de deux mots :
- Peter Pettigrow. Il était notre ami, depuis la première année. Un peu maladroit, un peu grassouillet, pas bien méchant, mais notre ami. Il a participé à toutes nos frasques, pendant sept ans. Il était toujours derrière, et j'imagine que cela lui allait... Après tout, il était ami avec les grands Sirius Black et James Potter... Une telle gloire -Harry nota bien l'ironie qui perçait dans la voix de Remus- . A aucun moment nous n'avons douté de l'admiration qu'il leur portait. Pourtant, un soir, nous étions, Sirius et moi, de visite chez les Potter, et nous nous étonnions de l'absence de Peter, qui avait pourtant été invité à passer. La soirée se déroulait plutôt bien, malgré une tension qui habitait chacun de nos membres. Tu n'es pas sans savoir que Tu-sais-qui a de nombreux ennemis et qu'il les traque sans relâche pour les tuer. James et Lily est dans sa ligne de mire, après tout ils s'étaient affichés ouvertement contre lui...
Le lycanthrope voulut rajouter quelque chose, mais se retint, et Harry comprit que Remus s'empêchait d'ajouter qu'ils faisaient tous partie de l'Ordre du Phoenix. Cela montrait bien que, s'il l'appréciait, il ne faisait toujours pas assez confiance à Harry pour lui confier cela. Et le jeune brun le comprenait tout à fait. De plus, Remus n'était pas sensé savoir qu'Harry avait déjà été introduit dans les rangs de l'Ordre du Pheonix par Dumbledore, même s'il n'avait assisté pour l'instant à aucune réelle réunion. Il ne fallait pas qu'il se dévoile trop face aux combattants de cette époque. Étrangement, ni les frères Prewett, ni Dorcas Meadowes et Marlène McKinnon n'avaient encore révélé l'existence d'Harry, de Dexumria et de Viktor aux autres membres de l'Ordre. Peut-être que Dumbledore le leur avait demandé. Pour l'istant, seuls Dexumria et Viktor avaient rencontré les quatre membres qui étaient venus récupérer les mangemorts capturés, et Harry se gardait bien de précipiter sa présentation aux autres membres de l'Ordre. Car, qui disait présentation, disait bon nombres de questions. Harry encouragea du regard Remus qui ne paraissait pas vraiment vouloir revivre la scène qu'il allait raconter, et cela se comprenait :
- Enfin, nous étions donc tous les cinq -Julie était évidemment là- entrain de manger tranquillement, lorsque la porte de la maison a explosé. Personne n'a cherché à savoir qui venait d'entrer, dans tous les cas cela ne pouvait être qu'une menace. J'ai pris Julie dans mes bras, et, sans un regard pour mes amis, j'ai transformé une assiette en portoloin d'urgence qui nous a amené tous deux sains et sauf à Poudlard. Tu sais que le portoloin d'urgence ne peut transporter que deux personnes à la fois, sans ça j'aurais pris James, Lily et Sirius par la peau du coup. Les trois sont restés là-bas, dans l'espoir de repousser l'intrus -qui s'annonça bien vite être Tu-sais-qui-. Mais il était tard, ils étaient fatigués, et déboussolés. Un autre jour, une autre heure, ils auraient pu, à trois, réussir à le repousser. Mais une phrase se répétait inlassablement dans nos têtes à tous : « qu'avait-il fait de Peter, ce dernier était-il toujours en vie » ? Et cela avait affecté les trois combattants, qui se disaient que, par leur faute, Peter était peut-être mort. Finalement, James a hurlé à Tu-sais-qui ce qu'il avait fait de Peter, et il a éclaté de rire, en expliquant brièvement que Peter les avait tous trahis, voulant jouir d'une position confortable dans ses rangs de Mangemorts.
La voix de Remus s'étrangla quelque peu, et Harry ne dit rien, attendant que le lycanthrope finisse son discours. Sur ses genoux, Julie ne bougeait plus, et avait les yeux fixés sur Lupin, comme si elle comprenait que tout ce qui se disait actuellement la concernait.
- Finalement, James a réussit à faire sortir sa femme et son ami, et Lily les a fais tous trois transplaner par transplange d'escorte, les deux hommes étant dans un état pire que le sien. Ils nous ont rejoins à Poudlard. Aucun de nous ne pensait que Tu-sais-qui avait dit la vérité à propos de Peter. Pourtant, il a bien fallu se faire à l'idée lorsque nous l'avons attrapé dans une des ruelles de Londres. Ce sale rat -sa voix flancha sur ce mot- n'avait aucun regret de nous avoir trahis, cela se voyait, pourtant il répétait inlassablement qu'il n'avait fais cela que pour se protéger. Ce jour-là, Sirius a vu rouge, et je crois que si je n'avais pas été là, il aurait provoqué en duel Peter à l'endroit même où l'on se trouvait, au beau milieu de dizaines de moldus. Et connaissant Peter et sa couardise, nul doute qu'il aurait usé de stratagème. douteux pour s'en sortir, quitte à tuer les gens qui passaient tranquillement autour de lui.
De cela, Harry en était persuadé. Dans sa tête, les pensées s'embrouillaient, de même que ses sentiments. Dans cette époque aussi, Peter avait trahis. Mais contrairement à la nuit où ses propres parents étaient morts, ceux-ci, à cette époque, n'avaient pas passé la soirée seuls. Résultat, aucun d'eux n'avaient été tués.
- Finalement, nous avons capturé Peter, et il a reçu le baiser du Détraqueur après un jugement rapide, mais juste.
Remus ferma les yeux, puis brusquement, se leva avant de se diriger vers la porte qui donnait sur le couloir.
- Tu m'excuseras, j'ai... j'ai besoin de prendre l'air un moment.
Puis sans plus d'explications, il sortit de la pièce dans un courant d'air, laissant Harry, Dexumria et Viktor seuls à la charge d'une Julie qui avait recommencé à gazouiller. Le jeune brun se leva dès que Remus fut parti et cala la petite fille contre lui. Il chancela un instant lorsqu'il fut debout et immédiatement, Viktor fut près de lui, les bras tendus.
- Donne moi la gamine, et repose toi un instant.
Harry ne se fit pas prier, les révélations de Remus l'avaient un peu plus touché qu'il ne l'aurait souhaité. Il avait pensé qu'avec le temps, il aurait été distant de toute cette histoire, mais non, il ne pouvait s'empêcher de dire qu'il aurait pu connaître ses parents si Remus et Sirius avaient été présents cette nuit-là. En face de lui, Viktor et Dexumria avaient toute leur attention dirigée vers Julie qui, un instant déboussolée de changer de bras, s'adaptait maintenant à la perfection à son porteur qui ne pouvait s'empêcher de sourire béatement devant la petite. Harry se dirigea donc à pas lents vers sa chambre, dans l'espoir de s'allonger quelques temps, pour réfléchir.
Lorsqu'Harry disparut, et qu'elle fût sûre qu'il n'entendrait rien de ses mots, Dexumria déclara :
- Tu as compris, je peux le voir, le lien qui raccrochait Julie à Harry. Il nous faut savoir dans quelles mesures il existe, et jusqu'où il mène. Je ne peux cautionner qu'Harry se trouve bousculé plus qu'il ne l'est déjà.
Il y eut un instant de silence, pendant lequel Viktor acquiesçait silencieusement, puis l'elfe reprit la parole dans un chuchotement :
- Les marques lient les êtres, petite Julie, mais toi, tu n'en as aucune. Que vas-tu provoquer ?
Viktor grinça des dents, la mâchoire un peu serrée, ses yeux s'étant déplacés sur le beau visage de son amie. Celle-ci avait les yeux fixés sur Julie, et paraissait bien soucieuse.
Valààà, l'est fini, et y'a même pas d'insultes dans celui-là ! J'fais des efforts. J'espère que vous avez aimééé ! N'hésitez pas à le faire savoir hein ! (ceci est un appel toujours aussi subliminal aux reviews. Love)
Une petite RAR :
So : Merciii ma ch'tite bêta, juré, Harry sera tout faible après ! (ou pas héhé). Yep, toi je savais déjà pour la réponse xD
THL : Coucou, et merci pour ta review ! Merci aussi pour avoir donné ton avis ! J'espère que finalement, ma réponse ne t'a pas déplu. A bientôt.
Artemis : Coucou ! Ahaha, oui je sais, j'aime bien torturer notre p'tit Remus... que veux-tu, il a la tête à l'emploi xD A bientôôôt !
Yumi : Coucou ! Très heureuse que tu aies aimé le chapitre, merci ! Uhuh, tu n'es pas la seul à aimer Erno à ce que je vois xD. Ouaip, j'ai fais de mon mieux avec Sevy-chou ! Merci pour ton avis, j'espère que ma réponse te satisfera ! A bientôt ^^
Un grand merci à tous, et pour ceux qui n'osent pas ou hésitent à reviewer, comme je l'ai dis par PM à certains, même si ce n'est qu'un petit mot d'encouragement, pour dire ce que vous en avez pensé, si vous avez aimé, ou non, cela me comble de plaisir, donc ce n'est pas grave si ce n'est pas constructif (n'avez qu'à aller regarder certaines des reviews que je reçois, certains sont terriblement stylés, mais terriblement pas constructives xD) . Mais au pire, je suis très heureuse que vous continuez à lire mon histoire, même si c'est dans l'ombre ! Alors un grand merci à touuus, même les lecteurs de l'ombre !
A bientôt,
Sorcièrement vôtre,
Mylush
