*Prends une chaise, la pose sur l'estrade sauvage qui vient d'apparaître. Se fait attacher les pieds et les mains par des gens aux intentions tout à fait honorable. Sourit grandement à la foule devant soi. Se prends des centaines de tomates dans la tronche*.
Désolée, vraiment, j'avais promis de publier ce chapitre deux ou trois semaines après la dernière publication, mais cela fait 1 mois et 8 jours... J'ai perdu la motivation, tout ça, tout ça. Mais une review toute mignonette m'a redonné l'envie d'écrire. Celle de JulieFanfic (oui, oui, je parle bien de toi, coucou !). Alors un grand merci !
Donc, dans ce chapitre (je fais vite, désolée, mais à vrai dire, j'avais déjà fait toute l'intro, mais internet a planté, et je me retrouve à tout refaire, j'ai la haine), nous avons en entrée, l'introduction d'un perso, en plat principal une rencontre tant attendue, et en dessert, les résultats de cette rencontre !
Sinon, je voulais vous dire un truc, parce que je vais pouvoir le dire qu'une seule fois dans ma vie: J'ai eu MON BAC SCIENTIFIQUE, et avec mention BIEN s'il-vous-plaît ! (merci aux options et à l'anglais héhé) (ouaip, je cherche l'auto-congratulation, yep yep, mais c'est pas grave, c'est très mature tout ça)
Ah oui, mon Fanfiction's Rendez-vous est toujours là, allez jeter un coup d'oeil si vous en avez le temps ^^ Merchiii
Sur une note moins joyeuse, je voulais dire que je suis de tout cœur avec les familles
des victimes du 14, même si cela ne veut pas dire grand chose.
Disclaimer: Tout est à JKR, allez hop, on passe à la suite !
J'espère que vous aimerez ce chapitre, j'avoue que j'en suis pas totalement satisfaite, mais je pouvais pas le faire trainer plus.
Chapitre 14 : Le Conseil des Brumes
Il avançait rapidement dans la nuit. Ses pas souples ne brisaient en aucun cas le silence, et les animaux nocturnes se taisaient sur son passage. Il était un prédateur, et toute la nature s'inclinait devant lui. La lune était fine, si fine, que même lui ne la percevait qu'en se concentrant un moment. Il s'était mis à courir, maintenant, son bras droit se balançant d'avant en arrière, tandis que l'autre, d'une caresse, effleurait les feuillages environnant. Il sautait agilement au dessus des troncs et des racines qui encombraient son chemin. Il était perdu dans ses pensées, et ni le botruc accroché à l'arbre, ni le petit foliot assis sur une branche, n'attirèrent son regard. Il était seul.
Petit à petit, les grands arbres noirs laissèrent place à d'autres plus petits, et plus verts. Les mystérieuses créatures qui les habitaient devenaient de plus en plus absentes, et il comprit qu'il approchait. Il arriva enfin à la lisière de la forêt qu'il parcourait et s'arrêta net. Devant lui se tenait Poudlard. L'ensemble du château était plongé dans l'ombre, et à cette heure-ci c'était compréhensible, mais deux fenêtres se détachaient de l'ensemble de par la lumière qui s'en échappait. Il sourit, et s'en fut lentement en direction du château. Pour autant, il ne s'arrêta pas devant l'immense porte d'entrée, mais se décala vers un mur à l'extrémité droite. Il jaugea un instant la paroi qui s'étendait devant lui, puis cracha dans ses mains. Il les frotta et d'un seul mouvement souple, il se mit à grimper sur le mur. Il progressait rapidement, sans marquer une seule hésitation. Ses pieds trouvaient de minuscules interstices dans lesquelles il s'appuyait moins d'une demie-seconde. Ses mains agrippaient avec calme des renflements ci et là. Il atteignit bientôt son but, à savoir l'une des deux fenêtres éclairées. Celle-ci était grande, et courbée en son sommet, ce qui lui permit de s'y adosser sans trop plier l'échine. Il passa sa main glacée sur les vitres floues pour rendre sa vision nette. En vain. La buée qui couvrait les carreaux se trouvait du côté intérieur et en conséquent, ce qui se passait derrière la vitre n'était pas visible. Il médita un instant le fait si oui ou non, il était poli de défoncer les carreaux à l'aide de son coude. Après une vingtaine de seconde de pure réflexion, il repoussa cette idée et décida de toquer à la fenêtre, de la même manière que l'on toquait à la porte. Le seul changement était le support, alors personne n'allait s'en offusquer.
Il s'exécuta, et la réaction qui suivit ne fut peut-être pas celle attendue par l'homme : la vitre s'ouvrit en grand fracas sur un jeune homme de taille moyenne, aux cheveux rouges et qui portait une élégante cicatrice, du moins du point de vue de l'homme, sur le front. Le jeune homme brandit à la vitesse de l'éclair sa main en direction du nouveau-venu et demanda calmement :
- Qui es-tu et que veux-tu ?
L'homme considéra la main tendue, puis l'air sérieux du jeune homme. Il haussa les épaules et avec un sourire en conclu qu'il devait être le Protégé.
- Anton Makarov, pour vous servir. Je viens rendre rendre visite à ma Зубная фея (1)
Le jeune homme leva un sourcil sceptique, mais celui-ci disparut bien vite. Le jeune aux cheveux rouges avait dévisagé le nouveau venu, et une idée de l'identité de la « Зубная фея» lui était venue en tête. Ce fut pourquoi il invoqua, d'une main distraite, son patronus. La silhouette bleutée qui apparut prit la forme d'un être humain, ce qui ne manqua pas d'attirer l'attention d'Anton. Il médita un instant la puissance magique que devait avoir ce jeune homme, et en conclut qu'il ne pourrait le vaincre qu'à moins de se battre avec les deux mains. Ce qui, pour lui, était chose rare. Il regarda le jeune homme donner des instructions à son patronus, d'une voix neutre, toujours aussi calme. Une voix qui horripilait un peu Anton, car ce dernier adorait tout particulièrement lorsque les humains perdaient leur calme en l'apercevant.
- Va chercher Viktor. Dis-lui que c'est important, et que s'il ne se ramène pas dans les minutes qui suivent, je révèle à Dexumria que c'est lui qui a mis le feu à ses cheveux durant le dernier entraînement.
Le nouveau-venu gloussa devant la tentative de chantage du jeune homme. Mais sa « Зубная фея» ne se plierait pas devant une attaque si grossière. Cinq minutes plus tard, un goût aigre se fit sentir dans sa bouche, lorsque Viktor entra dans la pièce tel un boulet de canon. Finalement si, la technique fourbe du cicatrisé avait marché.
Le vampire dévisagea tour à tour Harry et Anton, puis soupira, en se passant une main lasse sur le visage.
- Merda. (2)
Alors qu'Harry se détendait en constatant que Viktor connaissait bel et bien Anton, ce dernier, quant à lui avait haussé un sourcil à l'entente du mot grossier. Il fit claquer sa langue dans un son réprobateur, geste assez similaire à celui qu'effectuait Viktor, lorsqu'il était mécontent. Le plus âgé des deux vampires s'approcha doucement de Viktor, un air carnassier sur le visage, air si menaçant qu'Harry lui-même dû prendre sur lui pour ne pas frissonner.
- Quel est ce mot que tu viens de prononcer ?
Viktor cligna des yeux, une fois, deux fois, un petit air ahuri sur le visage, puis soupira. Il avait oublié à quel point son créateur pouvait avoir un côté « papa sévère » qui l'ennuyait profondément. Anton reprit, d'une voix doucereuse, et Harry put constater qu'elle ressemblait à s'y méprendre à celle d'un Severus Snape dans ses meilleurs jours.
- Il est vrai que je ne t'ai pas mordu véritablement. Mais je ne peux nier, et ne le ferais pas, que la marque de ma morsure est flagrante en toi, ce qui fait de toi mon fils, quoi que tu puisses en penser. Je ne me risquerais pas à le tenter, mais si je te tuais, je suis persuadé que j'en ressentirais les effets le reste de mon existence. J'en conclus donc que, dimension différente ou non, lorsqu'un « moi » transforme quelqu'un, ce dernier porte aussi la marque de tous les autres « moi » qui existent. En bref, je ne t'ai pas mordu, mais la marque est présente, donc tu es dès à présent mon petit dernier. Il va falloir que tu me racontes. Mais pour le moment, tu mérites une correction, car je doute que mon autre « moi » t'ait autorisé à proférer des mots aussi grossiers.
Harry étouffa un rire dans une toux rauque et questionna le plus âgé :
- Vous... désirez passer du temps avec Viktor, si je comprends bien. Or, vous savez sans doute que Viktor est lié à moi par un serment aussi puissant que celui qui lie un Créateur à sa Création. Si vous restez avec lui, vous restez avec moi. Bien que vous soyez un potentiel Créateur de Viktor, vous devez bien comprendre que je ne prends pas n'importe qui à mes côtés. Il en va de la survie de beaucoup de monde.
Le Survivant voulut rajouter un mot, mais Anton l'interrompit d'une main vague.
- Tout d'abord, tutoie-moi. J'ai horreur du vouvoiement, cela me fait sentir plus vieux que je ne le suis déjà. Je ne te dévoilerais pas mon âge, même si je sais que tu brûles de le savoir -Harry haussa un sourcil sceptique-. Ne fais pas l'étonné, chaque personne saine sur Terre désirerait savoir l'âge du plus vieux vampire qui foule encore la planète de ses pieds. Tout ce que je peux te dire est que j'ai dépassé les 600 ans il y a 400 ans. Puis, tu rajoutes plus ou moins une quinzaine d'année à tout ça, et tu trouves mon âge.
Il avait dit ça d'un ton amusé, sous le regard désespéré de Viktor, qui ne s'en remettait pas d'avoir un Créateur dont le taux de folie avait atteint des sommet insoupçonnés. Mais brusquement, tout sourire disparut du visage d'Anton et apparut bientôt un air des plus sérieux.
- Et, petit, je ne te le dirais qu'une seule fois, mais tu as intérêt à le retenir : rien, je te le dis bien, rien n'est plus puissant que le lien qui uni un vampire Créateur à son petit. Rien.
Harry resta figé un moment, puis acquiesça : il avait gravé les paroles d'Anton au fer rouge dans sa tête. A vrai dire, Viktor, depuis 3 ans et demi qu'il le connaissait, n'avait que peu évoqué son Créateur. Tout ce qu'Harry savait de lui était qu'il n'avait jamais créé que 4 vampires. Le premier, ou plutôt, la première, Viktor ne l'avait jamais rencontrée. Il ne savait d'elle que son nom, Oprah. Le second, Harold, était mort bien avant qu'Anton ne créé Viktor. Ce denier, justement, était le dernier transformé. Pendant longtemps, il avait vécu avec son frère de sang, le troisième mordu, Len, ainsi qu'Anton, dans ce qu'il appelait la « maison familiale ». Il n'avait jamais évoqué de moments passés là-bas, mais Harry pouvait voir que cette époque avait été très heureuse pour Viktor. Puis, Len s'en était allé, et Viktor était resté seul avec son Créateur pendant un temps. Entre son départ de la maison familiale et sa rencontre avec Harry, 20 s'étaient passés. Une broutille, pour un vampire.
Harry savait que Viktor n'avait jamais revu son créateur depuis son départ de la maison familiale, et, même s'il ne l'avouerait jamais, le fait de devoir changer de dimension sans pouvoir lui dire adieu l'avait bouleversé. Alors, d'une certaine manière, il devait estimer, selon l'avis d'Harry, que l'Anton de cette dimension était une sorte de créateur de substitution. En effet, là où James et Lily Potter d'ici, ne pouvaient être les parents d'Harry, Anton Makarov, quant à lui, avait reconnu la marque de sa morsure en Viktor, ce qui signifiait que oui, foncièrement, cet Anton-ci et l'autre, étaient en quelque sorte les mêmes. Et, si l'un avait mordu Viktor, alors l'autre en était aussi son créateur, malgré l'absence de morsure. Et apparemment, Anton prenait son rôle très à cœur.
Harry sortit de ses pensées et regarda, songeur, Viktor et Anton se disputer. Le premier arguant qu'il avait parfaitement le droit de dire ce qu'il voulait, et l'autre répliquant qu'il arriverait très bien à lui laver la bouche avec du savon, s'il continuait à parler aussi grossièrement. C'est à ce moment que Dexumria choisit de faire son entrée. La fenêtre par laquelle Anton était arrivée ayant été laissée ouverte, une petite grenouille apparut sur le rebord de celle-ci. Harry sourit, soulagé : si l'elfe arrivait à se transformer, alors ses blessures étaient en bonne voie de guérison. Il s'approcha de la fenêtre et tendit le bras. La grenouille y sauta doucement et remonta jusqu'à son épaule. Là, elle décida de ne plus bouger et ferma ses yeux à demi, observant avec curiosité l'étrange duo que formaient Viktor et Anton. A elle non plus, Viktor ne lui avait que très peu parlé de son Créateur, et elle avait envie de savoir quelle était leur relation.
La grenouille pencha la tête sur le côté lorsqu'Anton mit fin à la querelle et s'approcha d'elle. Il s'inclina brièvement devant elle et murmura, d'une voix sérieuse qui contrastait avec son comportement précédent :
- Je m'excuse du comportement outrageux de mes compagnons. Je souhaite que vous vous soyez remise.
Dexmuria sauta à terre et se transforma dans le même temps. Elle fit face à Anton et hocha la tête :
- Le pardon est accordé, mais il n'est, ici, pas nécessaire. La faute provient de la négligence de Viktor et moi. Nous avons oublié les règles qui s'appliquent à cette époque. Les lois, dans cette dimension, n'ont pas été délivrées par Viktor, en conséquence, aucune entente ne s'applique entre les Immortels.
Viktor s'était approché, et avait fait la moue à l'entente des mots de Dexumria. Il estimait qu'il était le seul coupable dans l'histoire. Voir Dexumria aussi gravement blessée lui avait rappelé que les temps actuels étaient des temps de guerre. Anton jeta un coup d'œil à Viktor et demanda :
- Quel était ton rôle dans le Conseil des Brumes, Viktor ?
Le vampire haussa les épaules et répondit d'une voix neutre :
- Un prince. J'étais l'héritier des DèGéneres, une très ancienne famille Italienne. Tout naturellement, j'ai reçu un poste de Prince des Brumes dès que l'autre Anton m'a mordu. Les Vampires qui siégeaient à cette époque-là n'étaient pas fous, et savaient que malgré mon jeune âge -j'avais 20 ans, quand ton autre toi m'as mordu, au fait-, j'étais une mine d'information sur les familles des sangs-purs. Ils avaient oublié un petit détail, tout de même. Dès que je me suis transformé en vampire, ma famille m'a renié.
D'une voix aigre, un rictus mauvais plaqué sur le visage, Viktor continua :
- Tu penses bien qu'une puissante famille de sang-pur ne peut cautionner l'existence d'un être non-sorcier dans ses rangs. Tu vas me dire que pour beaucoup d'autres familles, avoir un vampire portant leur nom est une chose plutôt intéressante, et même utile. Mais pour mes parents, cela voulait dire qu'une seule chose: je t'appartenais.
Il s'interrompit, voulut corriger ses mots, dire qu'il ne parlait pas du même Anton, mais le plus vieux vampire l'interrompit d'une voix calme :
- Englobe l'Anton que tu connais, et moi, dans un même sac. Nous n'avons pas les mêmes souvenirs, mais nous sommes les mêmes, j'en suis persuadé.
Viktor acquiesça et Anton continua :
- Tu reprendras ta place au conseil, personne ne me contredira sur ce point, je peux t'en assurer.
Il esquissa un sourire carnassier et fixa Dexumria, qui lui renvoya un regard neutre :
- Et vous, compagne de ma Зубная фея, vous l'accompagnerez, et le soutiendrais. Je m'occuperais de ceux qui rechigneront quant à votre présence.
Dexumria acquiesça et Anton s'approcha de Viktor.
- Brosse toi bien les dents le soir, et n'abuse pas de sang trop sucré.
Et ce fut tout, il disparut sans même qu'Harry ait le temps de dire Quidditch. Le brun leva brusquement sa baguette et conjura Erno. L'ancien Mangemort jeta un coup de menton en direction de celui qui l'avait convoqué. Harry lui demanda d'aller rassurer Dumbledore, en lui disant que l'intrus qu'il avait sûrement dû voir franchir ses sortilèges de sécurité était de leur côté. Erno s'inclina brièvement pour montrer qu'il avait compris et s'en fut à travers le mur, sa silhouette laissant des petites paillettes bleutées sur son passage. Après que cela fut fait, Harry leva un œil sceptique en direction de Viktor et celui-ci leva les mains, comme dans un signe de reddition :
- Hep, pas responsable.
Harry leva les yeux au ciel et demanda :
- Je ne te blâme pas pour sa venue, idiot. Je voulais juste que tu m'expliques plus précisément ses desseins envers toi, et plus globalement, envers nous.
Dexumria acquiesça et alla s'asseoir avec grâce dans un des fauteuils du petit salon. Elle fixa avec un flegme parfait ses ongles, mais son visage montrait que toute son attention était focalisé sur Viktor. Le vampire croisa les mains dans son dos et fit le tour de la pièce, les sourcils froncés.
- Je t'avoue que la situation est assez précaire. Je sais parfaitement quel est le but d'Anton... s'il avait été l'Anton de notre dimension. Ici, je t'avoue que je ne le connais pas... Mais comme il le dit si bien, nos deux Anton sont plus ou moins vraisemblablement les mêmes...
Et il ne rajouta rien pendant un bon moment, si bien que Dexumria finit par prendre la parole d'une voix toujours un peu roque, conséquence de sa blessure récente :
- Est-il possible que la substance qui te sert de cerveau se remette en marche, pour pouvoir aisément continuer à conter tes hypothèses, ou est-il trop difficile pour toi de remuer tes pensées plus d'un dixième de tour de cadran ?
Pour le coup, cela eut le mérite de sortir Viktor de son intense réflexion, et, très mature, il tira la langue à l'elfe qui n'essaya même pas d'étouffer le sourire qui lui échappa.
- Être démoniaque, va. Bref, je pense sérieusement que l'Anton d'ici est le même que le mien. En conséquence, je peux te dire quels sont ses buts envers nous. Tout d'abord, et il te l'a dit clairement, il veut apprendre à me connaître. Ne soit donc pas étonné s'il débarque à n'importe quel moment. Ni moi, ni mes frères de sang -ou du moins Len, les autres, je n'en sait rien- n'ont jamais réussi à deviner quand il allait débarquer. Je t'assure que malgré ta puissance, Harry, ou même toi, Dex, vous n'arriverez jamais à prévenir son arrivée. Secondo, il venait me prévenir que ma place de Prince des Brumes est désormais active. Dex, tu l'as compris, tu viendras avec moi. Harry, tu ne pourras pas, par contre. Les humains n'ont jamais été acceptés, et ne le seront jamais. C'est une règle que même moi n'oserai transgresser.
Harry hocha la tête, pas embêté pour deux sous. Viktor continua :
- Terzo, il vient de nous prouver qu'il est de notre côté. Plus encore, Harry, tu as plus ou moins une nouvelle personne qui surveille ta vie. Je m'explique. Si tu meurs, je meurs. Si je meurs, il ressentira ma mort pour l'Éternité. Chose qu'il, j'en suis sûr, préférerait éviter.
Harry pinça les lèvres. Il lui faudrait bientôt tenir un carnet pour noter ses Protecteurs, si cela continuait. Il posa la question qui faisait rebond à la dernière remarque de Viktor :
- Si Anton ressent la mort de ses Créations pour l'Éternité, cela veut dire qu'il ressent la mort de son deuxième fils de sang ?
Le visage de Viktor se ferma et il répondit d'une voix ferme :
- C'est cela. Un vampire dont l'un des petits meurt, revivra dans ses pensées sa mort, de temps à autre. Cela n'est pas très courant, mais des cas de folie ont été recensés chez des Vampires, après des années à avoir ressassé la mort d'une Création. Anton a passé outre la folie, mais j'ai assisté une fois à l'une des crises qui prend un Vampire lorsqu'il revoit la mort de l'un de ses fils de sang. Je te promets que ce n'est pas beau à voir. Anton, ce jour-là, a remarqué, malgré sa crise, que j'étais là, et plus jamais je ne le revis en avoir une. Il partait de la maison familiale à chaque fois qu'il pressentait qu'il allait en avoir une autre. Tu peux comprendre pourquoi je n'ai pas hâte du tout d'avoir mon propre fils de sang.
Harry acquiesça et jeta un œil à travers la fenêtre. Mine de rien, avec l'arrivée d'Anton, le temps avait passé, et le jour commençait à pointer le bout de son nez. Le Survivant s'étira un coup, frottant avec force ses yeux fermés. Viktor envoya une boulette d'électricité en direction de Dexumria, et celle-ci l'évita aisément non sans lever les yeux au ciel au passage. Elle reprenait des forces, petit à petit, et elle appréciait le fait que Viktor continue à l'embêter, pour bien lui montrer qu'elle avait beau être en période de rémission, il n'en restait pas moins qu'elle était son punching-ball préféré, et qu'elle avait intérêt à se remettre bien vite, pour qu'ils puissent passer à des duels assez importants.
Harry fit craquer son coup en déplaçant sa tête de droite à gauche et gratta sa barbe de trois jours qui apparaissait sur son menton. Viktor esquissa un sourire moqueur et lança d'une voix suave :
- Manque plus que la bière dans la main, un pantalon de jogging lâche sur tes fesses, et tu nous offrirais une bien plaisante image de toi.
Harry sourit, mais un bâillement se déclencha dans le même temps, ce qui provoqua un résultat plutôt médiocre sur la tête du sorcier. Dexumria émit un claquement de langue réprobateur et désigna la chambre du jeune homme d'un doigt pointu :
- Repos. Exécution. La Tamise te tend les bras, mais pas avant plusieurs tours de cadran. Tu ne mets pas ton corps au sommeil assez régulièrement ces jours-ci. Repos.
Et comme elle adorait le faire, elle fit un mouvement de tête en direction de Harry, et celui-ci sentit un crochet invisible lui enserrer le ventre et le propulser dans sa chambre. Il ne prit même pas la peine de se déshabiller, il s'effondra tel quel sur le lit, déjà endormi.
Debout devant le cour d'eau qui filait avec lenteur devant lui, se tenait Harry, pensif. Une écharpe grise lui enserrait le cou et une cape intégrale noire faisait office de coupe-vent. La température avait chuté bien en dessous de zéro et seul un solide sortilège de chaleur lui procurait un environnement tiède. Aux côtés de Harry, bien qu'un peu en retrait, se tenait Viktor, les mains dans les poches, et qui n'était vêtu qu'en tout et pour tout d'un simple pull noir moulant. Cela expliquait les regards hallucinés des quelques passants autour d'eux. Le vampire n'en avait que faire, ses yeux parcouraient froidement et rapidement les lieux autour de lui, en quête d'une quelconque menace. Il savait qu'Harry était fatigué, si ce n'était exténué, et rien n'était moins sûr que l'endroit dans lequel ils se trouvaient. Heureusement, il se savait soutenu dans ses observations par Dexumria, qui était assise sur un banc, juste derrière lui. Elle n'était pas totalement guérie, et, prévoyante, elle avait préféré économiser ses forces avant la rencontre, au cas où un combat était inévitable dans les heures qui suivraient. Ce que Viktor ne savait pas, c'est que le regard de l'elfe se posait accidentellement parfois sur son dos. Personne ne pouvait la blâmer, ce pull seyait si bien au vampire. Harry sortit de ses réflexions lorsque Viktor émit un claquement de langue. Le Survivant se tourna vers l'endroit que fixait Viktor. Anja Oulos venait d'apparaître, en compagnie d'un homme qui se devait être Erwan Selwin. Dexumria apparut brusquement aux côtés d'Harry, un air neutre plaqué sur le visage. Mais elle eut un sursaut, et bien avant que les deux nouveaux-venus se soient rapprochés de vingts mètres des trois compagnons, elle murmura à l'oreille d'Harry :
- Il n'est pas ce qu'il prétend être.
Harry ferma les yeux une seconde et soupira inté grogna doucement à ses côtés et Harry posa une main ferme sur son avant-bras. Le vampire s'arrêta immédiatement. Le brun s'avança d'un pas, laissant ses acolytes un peu en retrait et détendit ses traits à l'intention des arrivants. Anja était toujours aussi sérieuse, sa tenue impeccable, et son visage inexpressif. Harry lui adressa un micro sourire qui la dérida un instant, avant qu'elle ne reprenne un air impassible. Harry jaugea alors celui qui l'accompagnait. Erwan Selwin. Il n'était pas très grand. Des cheveux châtains, et les yeux gris clairs, caractéristiques des Selwin, d'après ce qu'on lui avait raconté. Un port assez altier, qui ne fut pas du goût de Harry. Mais une tenue aussi parfaite qu'Anja, il n'exprimait également aucun sentiment. Harry décida de prendre en main la discussion :
- Kane Ushen, enchanté. Mlle Oulos, ravi de vous voir en si bonne santé.
Erwan s'inclina brièvement, montrant ainsi qu'il acceptait la conversation qu'ils allaient avoir :
- Erwan Selwin.
Harry leur proposa d'un signe de la main de s'engager sur les bords de la Tamise, chose que qu'Anja accepta immédiatement. Elle ne tenait pas en place. Elle savait que de l'issue de la conversation, dépendrait son futur. Si son visage n'exprimait rien, ses doigts gantés, quant à eux, étaient crispés sur sa baguette, au fond de sa poche. Elle ne comptait pas s'en servir, normalement, mais elle était toujours plus rassurée lorsqu'elle sentait le bout de bois entre ses doigts. Elle jeta un bref coup d'œil à son professeur que celui-ci capta, et il expliqua d'une voix calme, allant droit au but :
- Nous sommes ici car Mlle Oulos m'a expliqué que vous étiez liés par un mariage arrangé. Apparemment, autant à elle qu'à vous, ce mariage ne vous sied pas. Est-ce vrai ?
Erwan pencha la tête, un éclair amusé dans le regard :
- Ce n'est pas exactement cela. Anja a dû vous dire que je... préférais les hommes. Il est donc impossible que je trouve le bonheur conjugal auprès d'elle. Mais Anja ne m'aime pas non plus, et je pressens qu'elle ne le fera jamais. Donc, de son côté aussi, ce mariage ne lui apportera aucune joie au niveau des sentiments. Maintenant, il m'est apparut récemment que si nous nous marions, comme il est annoncé depuis notre naissance, chacun de nous ne serait plus embêté par sa famille, et nous pourrions aller vois ailleurs.
Anja prit sur elle pour ne pas émettre un glapissement étonné. Ce n'était pas du tout ce qu'ils avaient convenus tous les deux. Et voilà qu'il se mettait à changer d'avis comme de chaudron. Elle risqua un œil perdu derrière son épaule, et capta le regard réconfortant que lui renvoyait Dexumria. Elle reprit confiance, Kane lui avait promis qu'il l'aiderait, et s'il l'avait promis, alors il le ferait.
- Je ne crois pas que ce soit véritablement ce que souhaite Mlle Oulos.
Erwan émit un air assez coupable :
- Je le sais bien, mais maintenant, il me paraît plus logique si nous allions dans ce sens-là.
- Et si je refuse ?
C'était Anja. Elle avait pris la parole d'une voix brusque. Elle voulait savoir la vérité. Erwan était-il réellement entrain de briser chaque promesse qu'il lui avait faite ? Si bêtement, si facilement, devant celui qui s'était porté garant d'elle ?
- Tu sais très bien que tu n'auras pas vraiment ton mot à dire à la fin Anja. Crois-moi, je fais ça pour notre bien à tous.
Anja commençait à fulminer intérieurement :
- Notre bien à tous, ou seulement celui de nos familles ? Je te rappelle que tu souhaitais autant que moi que ce mariage soit annulé !
- Je le souhaite toujours autant, Nia, mais je préfère m'assurer sécurité et confort, plutôt que de risquer te voir morte.
Anja balaya l'air d'une main vive :
- Je me contre-fiche de ce qu'il peut m'arriver -nous arriver-. Je refuse ce mariage, et nous étions venus ici pour y trouver une alternative !
Erwan regarda pensivement Anja puis planta ses yeux dans ceux d'Harry, arrêtant dans le même temps leur lente procession :
- Vous souhaitez autant que moi, j'en suis sûr, de voir Anja finir ses jours, saine et sauve ?
Harry empêcha ses dents de grincer, et hocha la tête avec raideur, sous le regard de plus en plus désespéré d'Anja. Celle-ci se demandait si son professeur allait tenir sa promesse. Pourquoi se conduisait-il brusquement comme s'il ne voulait pas mettre son grain de sel dans l'histoire ?
Erwan continua, d'une voix assurée :
- Bien, et admettez-vous aussi que le mariage est l'unique solution qui offre la vie la plus sûre à Anja ?
Harry, cette fois-ci, hocha négativement la tête, enlevant par la même un poids qui pesait au fond de l'estomac d'Anja. Erwan haussa un sourcil qu'Harry décrypta comme une fausse marque d'étonnement :
- Ah bon, et comment voyez-vous la vie d'une Anja saine et sauve, si ce n'est marié avec moi ?
- Sous ma protection, à Poudlard.
Erwan éclata d'un rire bref, un rire froid, et exposa, d'une voix polie :
- Ne vous méprenez pas sur ce rire, je ne me moque pas de vous. Je vous ferais juste remarquer qu'une guerre se profile. J'ai cru comprendre que vous aviez pris parti. J'ai eu vent du fait que vous entraîniez vos élèves à se défendre contre l'adversité. Anja va avoir dix-sept ans, elle termine sa dernière année à Poudlard. Comment comptez-vous la protéger lorsqu'elle devra partir de Poudlard, où ira-t-elle ? Elle n'aura ni ma protection, ni celle de nos deux familles réunies. Protection, qui, soit dit en passant, est très puissante.
Harry leva la main en l'air, paume brandie, doigts écartés :
- Assez.
Il y avait tellement de pouvoir dans ce seul mot qu'Erwan se vit dans l'obligation de se taire. Il écouta avec un léger pétillement dans le regard les mots qui suivirent :
- Je sais tout cela. Ne croyez pas que je ne m'y suis pas préparé. Anja n'est pas la seule personne que je compte prendre sous ma protection, voyez-vous. Vous ne me connaissez pas, mais je ne suis pas qu'un pauvre professeur qui essaye tant bien que mal de subvenir à ses besoins. J'ai des propriétés, des terres. Vous avez sûrement compris que j'ai quelques notions en magie de défense -Viktor laissa échapper un aboiement qui se rapprochait d'un rire étouffé- et je pourrais très bien protéger Anja en dehors de Poudlard. Qui plus est, je ne suis pas le seul -il désigna successivement de la tête Viktor et Dexumria- à vouloir protéger Mlle Oulos. Je ne compte pas l'obliger à quitter sa famille, bien évidemment. J'expose juste le fait qu'elle trouvera toujours un soutien et une forte protection à mes côtés.
Erwan hocha de la tête, un air agréablement surpris sur le visage. Il se tapota les lèvres de ses doigts avec douceur, puis répliqua :
- Tout ce que vous me dîtes là est juste. Mais qui prendra soin de moi lorsque j'aurais rompu le contrat de mariage ?
Harry ne put s'empêcher de laisser un éclat de fureur apparaître dans ses yeux. Il était évident qu'Erwan bénéficiait de toutes les protections possibles et imaginables de sa famille, ainsi que de celle des Oulos. Mais pour ne pas brusquer plus la conversation qu'elle ne l'était déjà, il répondit d'une voix calme :
- Si une protection est tout ce que vous souhaitez, je peux vous en assurer une, à la condition bien sûr que vous me juriez magiquement ne pas vouloir me blesser, moi, ou une quelconque personne dans mon entourage.
Erwan prit un nouvel air pensif, puis offrit un petit sourire à Harry :
- Excusez-moi de douter de votre protection alors que celle des miens m'est offerte, et qu'elle est l'une des plus puissantes.
A ce point là de la conversation, Harry en eût sa claque. Il porta discrètement la main au bras de Viktor, qui se raidi, prêt à bondir, si l'ordre lui en était donné. Le brun continua :
- Si je comprends bien, non seulement vous refusez ma protection -ou celle de Dumbledore, évidemment, qui est l'un des plus grands sorciers de tous les temps-, mais vous refusez dans le même temps d'offrir le choix à Mlle Oulos ?
Erwan poussa un soupir faussement ennuyé :
- Je ne vois pas les choses comme ça. Je vois plutôt ce mariage comme une sorte de chance, pour tous les deux.
Anja aurait voulut s'exclamer, et presque crier au mensonge, mais un regard perçant de Dexumria sur elle la réduisit au silence : elle avait compris qu'elle devait laisser couler. Alors, pour éviter d'entendre les inepties que proférait Erwan, elle se décida à réciter les 41 règles régissant les Clans des Gobelins, énoncées en 1791. Elle en était à sa 27ème, lorsque Dexumria apparut brusquement devant elle, un bras à demi levé, paume relevé en direction d'Erwan. La jeune Serdaigle porta immédiatement son regard sur Harry et put constater que celui-ci s'était avancé vers Erwan, et susurrait des mots avec une telle froideur qu'elle en frissonna. Elle ne connaissait pas cet aspect là de son professeur, et préférait ne jamais avoir à le revoir.
- Ne croyez-pas que j'ignore les lois qui régissent les mariages des Sangs-purs. Je sais tout des contrats de mariage. Je sais quel est le lien qui lie actuellement Mlle Oulos à vous. Je vais vous laisser le choix.
Harry prit le temps de reprendre son souffle. Anja remarqua qu'Erwan avait perdu toute trace de sourire sur son visage. Plus encore, une lueur de doute avait fait son apparition dans les prunelles grises.
- Vous pouvez emmener Anja avec vous et la séquestrer jusqu'à ses 17 ans. Je ne pourrais rien y faire, je sais quelles sont les clauses du contrat. Mais sachez qu'ainsi, vous ferez de moi l'ennemi des Selwin que vous craindrez le plus. Mais vous pouvez toujours éviter cette éventualité si vous acceptez de laisser Mlle Oulos rentrer avec moi à Poudlard. Vous ne la reverrez par contre pas avant un bout de temps, pour le bien de tous, évidemment.
Harry ferma la bouche, sous le regard devenu songeur d'Erwan. Puis, brusquement, comme si toute trace de doute avait disparu de son organisme, l'héritier des Selwin offrit un sourire éclatant à son auditorat et tendit une main en direction d'Anja, toujours cachée derrière Dexumria. Puis, d'une voix tout à fait enjouée, il énonça :
- Sur ce beau discours, je vais prendre congé de vous. Vous comprendrez, j'espère, ne pas recevoir de faire-part pour notre mariage prochain. Vous reverrez Anja peu après la rentrée. Assurez-vous de ne pas vous tromper sur son nom de famille lorsque vous ferez l'appel.
Il envoya un clin d'œil à Harry et d'une voix beaucoup moins joyeuse, il grogna :
- Anja. Viens.
L'interpellée jeta un coup d'œil affolé à Harry lorsque Dexumria se déplaça sur le côté pour la laisser passer. Harry s'approcha de la jeune femme, ne faisant fi de l'air mi-goguenard, mi-agacé d'Erwan. Il posa une main sur l'épaule d'Anja et murmura, avec empressement, tout en sachant à la perfection qu'Erwan entendait tout :
- Je ne peux rien faire pour le moment. Le contrat de mariage qui vous lie, Erwan et toi, stipule qu'Erwan a tout droit sur toi, si les parents ne sont pas là, et ce, jusqu'à tes 17 ans. Là, tu pourras refuser le contrat. Sais-tu ce qui va arriver, si tu romps le contrat ?
Anja acquiesça fébrilement :
- Je serais reniée, par ma famille, par une grand partie des sangs-purs. Je perdrais toute chance d'avoir une haute place dans la société. Mais je m'en fiche, professeur, de tout cela. Je le briserais.
Harry hocha la tête et lui délivra la suite de son message :
- Normalement, après rupture du contrat tu devrais pouvoir t'enfuir de chez toi. Mais ta famille étant ce qu'elle est, je doute qu'elle te renie après annulation du contrat. Non, elle va t'obliger à te marier à Erwan malgré le fait que tu aies dis non. Mais, j'empêcherais ce mariage tu m'entends ? Je l'empêcherais. Écoute moi attentivement. Tu devras faire exactement ce que je vais te dire de faire. Dès que tu as 17 ans, tu romps le contrat, ça c'est facile, personne ne peut t'en empêcher. Dans cette même journée, malgré le fait que ta famille y sera préparée, sache que je viendrais te chercher pour t'emmener à Poudlard. Tu n'auras plus l'obligation d'obéir aux ordre de ta famille, ou d'Erwan. Dex et Viktor viendront avec moi. Nous nous battrons pour toi, mais seulement si tu es véritablement prête à empêcher ce mariage d'exister.
Anja eût à peine le temps de hocher la tête fermement sous trois paires d'yeux approbateurs qu'elle était saisie par le bras. Erwan les fit transplaner sans autre forme de procès, laissant Harry, Dexumria et Viktor, seuls, sur les bords de la Tamise.
Mais Dexumria, avisant l'état d'énervement d'Harry, prit ses deux compagnons par le bras et les fit transplaner en Antarctique. Là, Harry eût tout le loisir de se calmer en laissant une partie de sa puissante magie s'évaporer dans l'air. Dexumria et Viktor, assis l'un à côté de l'autre, ne faisait que se protéger de puissants boucliers, en attendant que la crise d'Harry finisse. Le brun était énervé de n'avoir rien pu faire pour soustraire Anja des griffes de sa famille. Il avait peur pour elle, et sa façon à lui de se calmer était de détruire consciencieusement des blocs de glace de 9 mètres carrés les uns à la suite des autres, créés par Viktor et Dexumria. Au bout de quelques minutes de rage pure, Harry rabaissa sa main droite, par laquelle de puissantes boules d'énergie partaient pour aller détruire avec force les blocs de glace. Il se tourna vers ses deux acolytes, et sourit devant l'image qu'ils offraient : Ils étaient tous les deux assis, sereins, le bras de Viktor lâchement posé sur les épaules de Dexumria. En voyant que leur ami était calmé, Dexumria se leva, en se dégageant doucement de la pseudo-étreinte de Viktor. Elle s'avança vers Harry et posa deux doigts sur son front, les descendant lentement sur son nez et le bas de son visage :
- Elle ne mourra pas sous ta garde, comme tu ne mourras pas sous la nôtre.
Harry lui offrit un sourire, apaisé. Puis grimaça lorsque l'elfe lui envoya un coup de poing en direction de sa mâchoire. Il l'évita de peu.
- Reprends ta garde, Harry Potter, ton corps se fait de rouille.
Viktor éclata de rire devant le regard peu amène que Dexumria reçut de la part du Survivant. Mais son sourire s'effaça bientôt pour laisser place à un air d'intense concentration lorsque le combat commença avec violence. Il tournait autour des deux combattants, lançant de temps à autre des conseils sur leur position, leurs attaques, ou leur défense. Conseils que les deux concernés se dépêchaient de mettre en application. Ils se devaient de s'entraîner continuellement. Qui plus est, un lourd combat les attendraient peu après la rentrée. Ils savaient qui allaient être leurs ennemis, et la bataille qui s'annonçait ne serait pas des plus facile.
(1) : veut dire « petite souris » en russe. Enfin, d'après les différents sites que j'ai consulté. Si une âme courageuse avait décidé d'apprendre le russe, et savait si ces mots veulent réellement dire ça, merci de me le faire savoir !
(2) : Au cas où vraiment vraiment, pour ceux qui seraient vraiment des bouses de dragons avec les langues étrangères, cela veut dire « Merde » en italien. Keur.
~Fanfiction's Rendez-vous~
- Tarapoto, de LittlePlume, Fandom HP: Rose Weasley avait toujours représenté ce que Scorpius Malefoy n'était pas et méprisait plus que tout au monde. Il méprisait sa naïveté maladive et sa gentillesse à toute épreuve, et son manque de personnalité l'exaspérait au plus haut point. Elle était tout simplement ennuyeuse à mourir. Rating K+
- Pick me, Choose me, Love me, de PumpkinSpy, Fandom Teen Wolf: Alors ce matin-là, quand Derek monta dans sa rame de métro, jamais il ne se serait attendu à rencontrer cet homme, celui qui deviendrait l'amour de sa vie, celui qui balayerait ses défenses avec une aisance sidérante et un sourire irrésistible. Derek Hale venait de rencontrer Stiles Stilinski mais cela, le New-Yorkais l'ignorait encore. UA. Rating T
Voilà, j'espère que vous avez aimé, je vous dis à... bientôt ! Merci d'être là, et n'oubliez pas, une review ne prends pas longtemps, et ça fais plaisir à l'auteur pendant des jouuuuuurs !
Sorcièrement vôtre,
Mylush
