Hiiiii, my name is Pewd- sorry, Mylush.
BONNE ANNEE EN RETARD !
Alors, tout d'abord, non, je ne suis pas morte depuis le *zieute sa dernière date de publication, grimace, se flagelle* 27 octobre dernier.
Ensuite, non je n'arrête pas LDDS, comme certains ont pu se le demander (ou me le demander plus directement). J'ai plusieurs buts dans ma vie, et l'un d'eux est d'écrire le mot FIN en gros, sur cette histoire.
Enfin, je m'excuse, je m'excuse, encore et toujours, toujours plus fortement, pour les délais de publication aussi gros que Graup que je vous fais subir. Je suis une auteure indigne, qui ne mérite pas votre présence. Mais bon, vous êtes là, et personne n'est parti *fait l'appel, 231 personnes, tout le monde est à peu près présent*.
Merci d'être toujours là, c'est vous qui me motivez. Je vous vénère, de tout mon petit coeur.
Alors comme je voulais me faire pardonner, j'ai rajouté dans ce chapitre quelque chose qui n'était pas censé arriver avant pas mal de temps, mais bon, fallait vous faire un petit pic quoi. Une petite euh.. surprise ? Non, je rigole, j'espère que vous ne me frapperez pas pour ce que j'ai fais en toute fin de chapitre. Je n'ai jamais vraiment su l'avis que les gens portaient à -TAIS TOI MYLUSH, TU SPOILES.
On se retrouve en bas pour finir de parler de ceci !
Merci à vous, toujours, toujours.
(Une mention spéciale pour Jaed, dont la review en guest m'a particulièrement touchée (Jaed, si tu es là, manifeste toi, je t'aaaaaime), et pour Truchement qui n'aura pas une bonne note à cause de moi ! Merci ahahah ! Et merci aussi à mes reviewers habituels, je ne vous cite jamais mais je ne peux jamais vous remercier assez de rester avec moi depuis le début -ou le milieu- de cette histoire.)
Disclaimer: Tout est à JKR. Et mon patronus est un chat sauvage, alors chut !
Chapitre 17 : Les Oulos
Il se réveilla dans une pièce à l'aspect étrange. Le lit sur lequel il se trouvait était d'une consistance moelleuse, et il ne ressentait pas dans son dos cette douleur familière qui le prenait chaque matin après s'être endormi dans un recoin d'une pièce, à même le sol.
Il aurait dû avoir peur de cet endroit inconnu, mais une boule d'un bleu clair lumineux voletait dans la pièce, et elle accapara toute son attention.
Mais reprenant ses esprits, il sursauta violemment lorsque la porte de la chambre s'ouvrit laissant passer une femme aux cheveux blancs.
Dexumria, c'était son nom, elle le lui avait dit. Et il était à Poudlard, un gros château au milieu de nulle part.
Petit à petit, le sommeil le quittant, ses souvenirs vinrent reprendre leur place et il adressa un œil inquisiteur à la femme devant lui.
- As-tu bien dormi, Lómion ?
Le petit acquiesça de la tête. Il n'avait jamais aussi bien dormi, d'après ce dont il pouvait se souvenir.
La femme aux cheveux blancs s'avança doucement vers lui. Il se recroquevilla instinctivement puis se détendit et la laissa entrer dans son périmètre personnel.
- Il va falloir que tu viennes avec moi Lómion. Kane, Viktor et moi, nous avons une tâche que nous devons accomplir aujourd'hui, et tu ne peux pas nous accompagner.
Erno se figea, les yeux écarquillés. Est-ce qu'on l'abandonnait déjà ?
Dexumria, qui avait anticipé la réaction de l'enfant, continua d'une voix apaisante :
- Je ne vais pas te laisser tout seul. Je vais te présenter à quelqu'un. Elle s'appelle Lily, et elle est très gentille. C'est la maman d'une petite fille qui se nomme Julie. Julie est plus jeune que toi, et je suis sûr que tu es capable de jouer avec elle. Est-ce que tu veux bien me faire confiance là-dessus, Erno ? Nous reviendrons dans la journée, et je te montrerais d'autres livres sur les créatures magiques. Mais il faut que tu me fasses confiance aujourd'hui.
L'elfe savait qu'elle en demandait beaucoup. La confiance du garçon envers quelqu'un allait mettre du temps avant d'arriver. Les adultes qui l'utilisaient ne lui avaient montré qu'un monde de violence et d'abus. Restait à lui montrer qu'un univers enfantin se résumait à bien d'autres choses.
Dexumria tendit sa main en direction de l'enfant et celui-ci, après une hésitation s'en empara fermement. Quelques instants plus tard, le brun était recroquevillé dans les bras de la femme, la tête posée sur son épaule. Machinalement l'elfe passa une main dans la chevelure douce de l'enfant et sourit.
Elle sortit de la pièce et jeta un œil au dehors, par la vieille fenêtre aux carreaux sales. La nuit n'avait toujours pas laissé place au jour, mais l'elfe savait qu'Harry et Viktor était déjà prêts à partir. Ils étaient allés faire un tour aux cuisines pour prendre un petit déjeuner frugal, du moins pour Harry.
Dexumria attrapa un petit pull à capuche qu'elle avait vaguement fabriqué dans la nuit en quelques minutes. Elle l'enfila sur Erno et tous deux sortirent de la pièce.
En quelques minutes, elle était arrivée devant la porte des appartements de la famille Potter. Frappant doucement, elle attendit quelques secondes avant que la porte ne s'ouvre sur un James Potter torse-nu, se frottant les yeux, un air de chien perdu sur le visage. En avisant Dexumria, il se repprit :
- Legola ? Que fais-tu ici ?
Dexumria resserra sa prise sur Erno qui s'était figé en avisant le grand homme devant lui.
- Je requiers la présence de Lily, s'il est possible. Dans les plus brefs délais, cela serait vraiment apprécié.
James jeta un coup d'œil par dessus son épaule, avisant quelque chose que lui seul pouvait voir puis reporta son attention sur l'elfe et haussa les épaules tout en s'effaçant pour la laisser entrer.
Dexumria repéra immédiatement Lily qui, assise sur une chaise, déchiffrait avec peine un vieux livre runique à la pâle lueur d'une bougie. La rousse se tourna et lança un grand sourire à l'attention de la jeune femme aux cheveux blancs :
- Dexumria ! Tu es bien matinale.
- Je n'ai jamais eu d'attrait pour le sommeil, tu le sais bien.
Lily rigola puis parût remarquer que l'elfe tenait un enfant dans ses bras :
- Oh, mais voilà quelqu'un qui m'est inconnu. Comment t'appelles-tu trésor ?
James, qui s'était dirigé à pas lourds vers la pièce qui contenait leur lit, s'arrêta et fronça les sourcils en détaillant le petit garçon. Il ne l'avait pas remarqué. Hésitant quant à en savoir plus à propos de l'enfant, il décida tout de même d'aller finir sa nuit. Lily lui raconterait.
Erno, quant à lui, n'avait pas répondu, effrayé par ces inconnus qu'il n'était pas prêt à rencontrer. Dexumria effleura la tête du petit de ses lèvres, lui murmurant à l'oreille des ecouragements, et, finalement, l'enfant répondit d'une voix timide :
- Je suis Erno.
Lily se figea, gardant tout de même un sourire poli sur le visage, et braqua un regard perçant en direction de Dexumria. Celle-ci secoua la tête et murmura :
- Les questions, ainsi que leurs réponses, adviendront dans un autre temps.
Lily acquiesça brièvement et reporta son attention sur l'enfant :
- C'est très joli comme nom ! Moi je m'appelle Lily, et j'ai une petite fille qui s'appelle Julie. Elle a un an et demi. Son papa est le monsieur que tu as vu à l'instant. Son parrain lui a offert un livre d'images il y a quelques jours, est-ce que tu voudrais y jeter un coup d'œil ?
Erno jeta un regard peu assuré en direction de l'elfe, mais garda un visage impassible. Dexumria lui envoya un sourire et le déposa à terre. Lily se dirigea vers une étagère et en tira un petit livre qu'elle tendit à l'enfant.
- Tu vas t'asseoir sur la chaise là-bas et tu commences à le regarder ? J'arrive tout de suite.
Erno répondit vaguement, déjà intrigué par la couverture qui représentait une drôle de bête, toute bleue, avec des grands yeux et un sourire malin.
Lily se rapprocha de Dexumria et perdit son sourire :
- Tu n'as pas le temps de m'expliquer maintenant pourquoi il porte le même prénom que le patronus de Kane, d'accord, je le conçois. Donne moi juste quelques infos.
Dexumria jeta un regard rapide en direction de l'enfant déjà absorbé dans sa contemplation et répondit doucement :
- Il est Erno. Il n'a que quatre années, et nous l'avons recueilli hier. Qu'il ne soit pas en contact avec James ou tout autre adulte dans le jour, il n'y est pas préparé. Je t'en conterais les détail plus tard. Kane, Viktor et moi partons au secours d'une élève dont le sort tient à cœur de Kane. L'issu de ce combat m'est inconnue, mais des pertes auront lieu. Espérons seulement qu'aucun de nous n'ait à en souffrir. En conséquence, il m'est vital que tu prennes soin d'Erno en ce jour. Il ne connaît en rien le monde magique, et est avide de connaissances. Tu nous rends un immense service, Lily.
La jeune mère resta figée un instant puis acquiesça :
- Dumbledore est au courant ?
Devant le regard fixe de l'elfe, elle reprit immédiatement :
- Oui, bien sûr qu'il l'est, suis-je idiote, cela concerne l'une de ses élèves. Je m'occuperais d'Erno, il n'y a aucun problème. Va retrouver Kane et Viktor. Et faîtes attention, je vous en supplie.
Dexumria la remercia d'un hochement grave de la tête, puis elle se dirigea à pas lent vers Erno et lui passa une main prudente dans les cheveux. Le petit releva la tête en direction de la femme et lui offrit un regard interrogateur.
- Je m'en vais Erno, je reviendrais te chercher dans la soirée, je te le promets.
Le visage du garçon se fendit dans une légère grimace, mais finit par acquiescer, l'air peu convaincu. Dexumria savait qu'il n'avait confiance en personne, et seul le fait de réellement venir le chercher en fin de journée prouverait à l'enfant qu'elle était sincère.
- Vos mains.
Deux poignes solides se posèrent sur ses épaules, et Dexumria transplana.
Ils atterrirent devant un grand portail forgé d'un métal noir profond. Tout en hauteur, les barreaux finissaient en pics acérés. Nul doute que si l'on si frottait, on risquait d'y laisser une partie de soi.
Harry, le visage aussi inexpressif qu'une feuille de papier, rabattit la capuche de sa cape de voyage sur la tête. Il avait revêtu ses habituels habits de combats qu'il n'avait plus jamais quittés à son époque. Son poignard caché dans sa botte, il était serein. Il avait tout de même pris la peine d'apporter sa baguette mais ne comptait à priori pas s'en servir. Il était bien plus puissant sans, et aujourd'hui, pour sauver Anja, il était prêt à tout.
Dexumria avait, quant à elle, pris le temps d'attacher ses cheveux blancs en une longue queue de cheval qui lui retombait sur le dos. Son épée passée dans un fourreau dans le dos, elle avait revêtu ses peintures de guerre elfique, longues traînées ocres apposées sur son visage mat.
Viktor, égal à lui-même, était vêtu avec des habits simples, qu'il portait dans n'importe quelle situation. Il avait enfoncé ses poings dans ses poches et sifflotait un air qui ressemblait à s'y méprendre à la Marche Funèbre de Chopin, ce qui provoqua chez Harry un gloussement à peine perceptible.
Le plus jeune se mit en marche, et d'une main assurée, il effectua un geste lâche. Le lourd portail, à l'aspect si brut et si menaçant, explosa comme un fétu de paille.
D'une démarche assez rapide, les trois acolytes s'avancèrent vers le manoir qui s'annonçait au loin, précédé de multiples arbustes coupés raz. Les trois amis ne se contentaient pas que d'une marche rapide, mais sondaient avec attention les protections et pièges qui se trouvaient autour d'eux. Viktor les repérant le plus rapidement, Dexumria et Harry se contentaient de les désactiver avec plus ou moins de facilité.
Dans un seul mouvement, une dizaine de silhouettes, pour la plupart encapuchonnées, se matérialisèrent à une vingtaine de mètres d'eux. Des baguettes jaillirent et tous se mirent en position de combat.
Harry se contenta d'accélérer le pas et siffla un seul mot :
- Viktor.
Le vampire se mit en mouvement, et son image se flouta. En moins de cinq secondes, des dix silhouettes qui se tenaient debout, il n'en restait aucune.
Harry passa devant les corps inanimés en ricanant :
- Pour ce qui est du combat en extérieur, personne n'arrive à la cheville de mon Kator.
Le dénommé leva les yeux au ciel, mais sourit largement, laissant apercevoir quatre canines aiguisées et rouges de sang frais.
- Dexumria, à l'intérieur, je m'en irais trouver Anja. Tu seras maître des opérations.
L'elfe acquiesça tandis que le vampire ne bronchait pas sous l'annonce. Depuis qu'il avait rencontré Dexumria, deux ans auparavant, l'elfe s'était toujours démarquée avec sa capacité d'inventer de bonnes stratégies avant et même pendant un combat. Elle prenait souvent la tête d'un bataillon et parvenait à garder la plupart de ses combattants en vie, exploit que beaucoup de chefs n'arrivaient à réaliser.
La porte massive du manoir Oulos se détacha bientôt devant eux, tandis que les dernières brumes matinales se dissipaient. Harry n'essaya pas d'ouvrir la porte par ses propres moyens, il savait parfaitement que la demeure principale de certains Sang-purs était protégée par des sortilèges si puissants que lui-même ne pouvait les désactiver sans que s'annoncent plusieurs heures de travail acharné devant lui.
Alors, dans la plus grande des simplicités, il toqua à la porte du revers de la main.
Le bâtant de bois s'écarta pour laisser apparaître une silhouette gigantesque qui les dévisagea d'un œil peu avisé. Il se tenait quelque peu courbé, un visage impassible et une tenue parfaite, digne des plus grands majordomes.
- Qui dois-je annoncer ?
Harry se retînt de lever un sourcil. La famille Oulos était parfaitement au courant de qui se trouvait devant sa porte. Plus encore, elle avait envoyé sciemment une bande d'incapable leur barrer le passage, dans le but de jauger la puissance magique des trois acolytes. Manque de pot, les incapables en question en étaient vraiment, et seule la vitesse mortelle de Viktor avait pu être appréciée par les membres de l'éminente famille.
- Kane Ushen, et ses deux compagnons d'arme, Dexumria Legola et Viktor DéGèneres.
Le majordome répondit dans la continuité :
- Vous êtes attendus. Passez au petit salon. Suivez-moi, je vous pris.
Harry leva discrètement les yeux au ciel. Il ne s'était pas vraiment attendu à devoir tenir une conversation avec la famille d'Anja. Il préférait de loin un combat un peu sanglant. La guerre l'avait bien changé.
- Et donc là, c'est une Chimère.
Lily regarda avec tendresse le front du petit garçon se barrer de plis tandis qu'il observait avec consternation l'image animée de l'étrange créature qui défilait sous ses yeux.
- Mais... Je... Elle a plusieurs têtes.
Lily hocha la tête et attendit qu'Erno continue son étude orale de la nouvelle créature.
- Le plus gros c'est un lion. Après y'a un peu de... chèvre ?
Lily sourit d'un air appréciateur et l'encouragea d'un signe à continuer, chose que l'enfant fit avec empressement.
- Et là, c'est une tête de serpent ?
- Oui, et tu connais le meilleur dans tout ça ?
L'enfant leva des yeux interrogateurs vers la femme et celle-ci répondit sur un ton des plus confidents :
- Lorsqu'elle s'énerve, elle peut cracher du feu !
- Comme un dragon ?
Erno était émerveillé de ce monde qu'il commençait à peine à découvrir. Et Lily voyait dans le petit garçon une étrange image d'elle-même, petite fille curieuse mais renfermée, qui avait accueilli le monde sorcier comme une bénédiction, un nouveau départ possible, et surtout comme une potentielle nouvelle famille.
- Mais ne t'inquiète surtouuuuuuut pas Viktor, on rentre, on choppe Anja sous le bras, et on se barre chercher des Mojitos au Mexique !
Harry jeta un regard noir en direction du vampire qui, d'une voix aiguë typiquement ridicule, mettait un point d'honneur à imiter son ami de la manière la plus sotte qu'il soit.
- Après touuuut, je suis le Survivant, avec un grand S, l'homme qui a survécu, et rien ne peut venir à bout de moiiiiiiiii.
Harry craqua sa mâchoire, son cou puis ses poings et s'avança d'un pas menaçant vers le vampire. Celui-ci allait continuer à embêter son ami, lorsqu'une salve de magie qui leur était extrêmement familière les atteignit.
Les deux hommes arrêtèrent immédiatement leur chamaillerie, et revêtirent un masque impassible.
Ils se trouvaient dans une situation précaire. Sans savoir vraiment comment cela était arrivé, Harry et Viktor avaient atterri dans les oubliettes du manoir Oulos, sans même pouvoir lever un doigt pour répliquer. Dexumria n'étaient pas avec eux, et si cela les inquiétaient un peu, ils ne le laissaient pas savoir. Et, au vu de la salve de magie qui venait de se répandre, l'elfe allait bien, et n'était vraiment, mais vraiment pas de bonne humeur. Harry jeta un œil autour de lui, mais seule l'obscurité se faisait présente, et il ne distinguait rien à plus de deux mètres. Il regarda son ami et demanda :
- Elle arrive, hein ?
- Ouais. Je crois qu'elle est un peu remontée contre les habitants de ces lieux.
- Tu m'étonnes.
Viktor s'empêcha de ricaner. Pour le moment, la situation était un peu tendue, car leur retraite ne dépendait que de Dexumria. Harry et lui avaient essayé de sortir de la grande pièce humide sans porte où ils étaient enfermés, mais sans succès. La magie et la force physique n'avaient aucun pouvoir là où ils se trouvaient. Ils attendaient donc de savoir ce qu'était devenue Dexumria, et si elle pouvait venir les libérer.
Ils n'eurent pas à attendre longtemps, et bientôt le mur sur leur gauche explosa, laissant apparaître l'elfe, ses peintures guerrières sur le visage plus sombres que jamais, ses yeux immaculés lançant des éclairs, et ses cheveux volant dans tous les sens sous la puissance magique qui se dégageait du corps.
- Au pied.
La femme avait grincé ces mots, et ni Harry ni Viktor n'osèrent s'en offusquer. Dexumria était très énervée, et ils doutaient qu'elle ne le soit que seulement contre la famille Oulos. Ils étaient manifestement la cause d'une partie de sa colère.
Les deux amis trottèrent donc derrière la femme aux cheveux blancs, ne pipant mots. Ils atteignirent bientôt le rez-de chaussée, après avoir emprunté un escalier particulièrement dangereux – il manquait une ou deux marches tous les trois pas, ce qui rendit la grimpe assez périlleuse. Dexumria les guida dans ce qui semblait être la pièce de vie commune principale. Là, se trouvaient quatre personnes assises dans des fauteuils, un air purement aristocratique affiché sur le visage. Non loin d'eux, adossé contre la cheminée, se tenait un Erwan Selwin au meilleur de sa forme. Il adressa un rictus en avisant la tenue des deux nouveaux-venus – en explosant le mur, Dexumria n'avait pas tenu compte du fait que ses amis se trouvaient derrière, et ils s'étaient vus recevoir des débris de pierre dessus, tâchant leurs habits de poussière.
Harry jeta un œil neutre sur les quatre visages inconnus qui se présentaient à lui.
Il y eut un moment de silence, puis l'un des trois hommes présent dans la pièce se leva et dit d'une voix atone, totalement dénuée d'expression.
- Veuillez nous excuser pour les désagréments de votre arrivée, notre majordome Marvin a omis de désactiver la direction assistée.
Devant le sourcil de Viktor qui se leva, l'homme se vit obliger de préciser :
- Une mesure de sécurité, vous nous comprendrez, en ces temps. Quiconque pénètre notre domaine sans permission se voit enfermer dans la pièce que vous venez de... découvrir. Sauf madame ici présente qui a eu... la chance de ne pas en être touchée. Marvin sera réprimandé, je vous en assure.
Harry jeta un coup d'œil discret en direction de Dexumria, se demandant pourquoi l'elfe n'était pas tombée dans la pièce en même temps qu'eux. L'elfe renifla dédaigneusement, et Harry se mordit les joues pour ne pas rigoler. Il avait comprit pourquoi l'elfe était si en colère. Elle était particulièrement déçue du fait d'avoir été la seule à échapper au piège tendu par les Oulos, grâce à ses sens hors du commun. Harry et Viktor s'étaient fait avoir comme des novices.
Harry inclina la tête doucement en direction de l'homme et prit la parole :
- Ce n'est rien. Je suis persuadé que tout ceci n'était qu'une grossière erreur.
Harry aurait juré entendre Viktor toussoter, mais il ne releva pas. Ils se tenaient tout de même contre ceux qui retenaient Anja contre son grès – qu'ils soient de sa famille n'était plus un problème, la jeune fille ayant passé la majorité.
- Je suis Kane Ushen. Voici Dexumria Legola et Viktor DéGèneres.
- Enchanté. Je suis Andrei Oulos, et voici ma femme, Svetlana Oulos.
Il désigna de la main une femme aux cheveux noirs comme ceux d'Anja, et aux mêmes yeux bleus profonds. Harry en déduisit tout de suite qu'Andrei et Svetlana étaient les parents de la Serdaigle. Andrei continua :
- ne vous présente plus Erwan, que vous avez, je crois, déjà eu le plaisir de rencontrer.
Viktor toussota de nouveau, et cette fois-ci toute la pièce l'entendit parfaitement, mais personne ne réagit. Andrei reprit, d'une voix peut-être encore plus neutre, si cela fut possible :
- Voici enfin Konstantin Oulos, mon père, et Irinushka Oulos, ma mère.
Harry espéra qu'on ne lui demanda pas de répéter les prénoms cités, car il en aurait été bien incapable.
- Je vous en prie, asseyez-vous, ou vous ne faîtes que passer ?
Harry reprit un peu contenance et expliqua d'une voix lente et froide :
- Nous ne sommes que de passage. Nous aimerions nous entretenir avec votre fille Anja.
Andrei se rassit dans son fauteuil, croisant ses doigts et ses jambes d'une manière très élégante.
- Je suis au regret de vous dire que cela ne va pas être possible. Anja est très occupée en ce moment. Vous n'êtes pas sans ignorer que ma fille va accorder sa main à monsieur Selwin ici présent.
Harry s'empêcha de grincer des dents. Et de lever les yeux au ciel. Andrei Oulos ainsi que sa famille ne prenaient apparemment pas les trois acolytes bien au sérieux. Il était vrai qu'ils n'avaient pas vraiment affiché leur puissance magique, mais considérer avec aussi peu d'intérêt un ennemi était une faute qu'Harry ne se serait jamais permis de faire. Pourtant, Andrei Oulos la commettait.
Il y eut un instant de silence.
Puis Harry abandonna tout semblant.
Et laissa ressortir Celui-qui-s'était-battu-et-qui-avait-vaincu. Du moins, c'est ainsi qu'on l'avait surnommé, à son époque.
D'une voix aussi froide que la glace, il susurra :
- Il ne s'agissait en fait pas d'une question. Nous voudrions parler dans les plus brefs délais à Anja. Si vous n'êtes pas disposés à nous accorder cela, il se peut que je perde quelque peu ma patience.
Andrei jeta un œil perçant à Harry. Ce dernier lisait dans le patriarche des Oulos comme dans un livre. Et il savait que l'homme allait bientôt passer à l'action. Aussi, ne fut-il absolument pas pris au dépourvu lorsque l'homme lui jeta un sortilège d'expulsion. Andrei, quant à lui, masqua difficilement sa surprise lorsque son sort fut contré d'un vague mouvement de main las. Et il comprit que sous-estimer les trois êtres devant lui avait une grotesque erreur.
Lorsque son crane cogna contre le dessus de la cheminée, et qu'il s'évanouit, il se promit de ne plus faire la même erreur la prochaine fois, si prochaine fois il y avait.
- Anja ?
Harry déboula dans la pièce qu'il pensait être la chambre de son élève. Il avait vu juste. Assise sur son lit, dans des habits de voyage, une grosse valise à ses côtés, Anja Oulos attendait, tout simplement. Harry ne put empêcher un sourire de barrer son visage devant cette image. Anja n'avait jamais douté de lui.
Il tendit la main vers la jeune femme aux cheveux noirs :
- Allons-y, veux-tu ?
L'héritière des Oulos adressa un sourire peu assuré à son professeur de duel et se leva, tandis que Viktor se chargeait attraper la valise de la jeune femme.
Viktor, Harry et Anja sortirent de la pièce d'un pas lent et descendirent au rez-de chaussée pour aller récupérer Dexumria qui patientait dans le salon, surveillant distraitement la famille Oulos, inanimée.
Anja ne cilla même pas en avisant ses parents et grands-parents, étendus inanimés sur le sol ou le canapé. Seuls ses parents et Erwan avaient osé attaquer Harry et ses compagnons, en conséquence ils avaient reçus les sortilèges les plus assommants. Ses grands-parents dormaient tranquillement sur le sofa.
Harry l'arracha à sa contemplation lorsqu'il posa une main sur l'épaule de la jeune fille :
- C'est fini Anja, maintenant. Tu as fais ton choix.
La jeune femme acquiesça, un air sûr apposé sur le visage. Elle se détourna du spectacle désolant qu'offraient ceux qu'elle avait résolument décidé de quitter.
Elle attrapa la main tendue que son professeur lui tendait, et un instant plus tard elle se retrouva à l'abri des immenses arbres qui peuplaient la Forêt Interdite. L'odeur de mousse et d'humidité la rassura immédiatement. Non loin d'elle, et à travers la lisière des arbres, elle pouvait distinguer Poudlard. Sa maison.
Les émotions la gagnèrent. Mais son éducation de sang-pur, si bien ancrée dans son sang, empêcha ses larmes de couler.
- Et ça, et ça, Lily m'a dit que c'était une sirène ! Comme Ariel !
Dexumria leva un sourcil interrogateur en direction de son jeune protégé.
- Qui est Ariel, Erno ?
Le petit garçon fronça les sourcils et essaya de lui expliquer, ne comprenant pas comment un adulte ne pouvait connaître la princesses des sirènes.
- Elle a de longs cheveux rouges, et elle parle aux poissons. Elle chante aussi.
Dexumria leva un peu plus son sourcil, maintenant totalement sceptique. Ce fut à ce moment qu'Harry, qui enfournait une cuisse de poulet dans la bouche, choisit pour intervenir dans la conversation.
- Dex, Ariel est une princesse dans des contes pour enfants. Des contes moldus, qui plus est.
Dexumria forma un « o » avec sa bouche pour montrer qu'elle avait compris et se replongea dans la conversation avec Erno.
On était dans le salon des appartements d'Harry et de ses acolytes. Dexumria, Erno, Harry et Anja étaient attablés, et le repas devant eux leur offrait une magnifique image. Les mets s'entassaient, comme si les elfes de maison fêtaient le juste retour d'Anja parmi les siens.
Viktor était sorti. Anton Makarov, son créateur vampire dans l'autre dimension était venu le chercher. Une réunion de l'Ordre des Brumes qu'ils ne pouvaient manquer. Harry pensait que Viktor allait essayer d'influer le conseil quant à la loi d'entente entre tous les êtres Immortels. Viktor espérait beaucoup pouvoir faire passer cette loi qui, à son époque, avait été accueillie par un avis mitigé, mais qui avait permis de faire de grande chose, et qui avait beaucoup influé l'issue de la Dernière Guerre.
Harry bu une gorgée d'eau, puis braqua un regard perçant en direction de la nouvelle venue à leur table.
- Anja. Maintenant que tu as quitté la famille Oulos, les droits que cela représentait, ainsi que la position confortable d'avantages et de protection que cela t'apportait, tu n'es pas sans savoir que tu pourrais être une cible facile pour les... amis de ta famille. Et ta famille elle-même.
Anja s'essuya la bouche avec sa serviette, et acquiesça :
- Je sais tout cela professeur. Vous me l'avez déjà expliqué, et de toute façon, je l'avais compris par moi-même. J'ai choisi en connaissance de cause.
Harry lui offrit un petit sourire en coin et expliqua :
- Je n'en doutais pas. Mais le contexte actuel étant ce qu'il est... il serait préférable que vous sachiez vous défendre face à ceux qui ne partageraient pas votre... point de vue.
Anja pencha la tête, attendant que son professeur continue ses explications, chose qu'il fit sans se faire prier :
- J'entraîne déjà un élève. Qui en a bien besoin. Si cela se savait, cela aurait de grosses répercussions pour cet élève, de par sa famille. Voudriez-vous participer à ces entraînements ? Ou du moins, voudriez-vous recevoir une formation de défense et d'attaque que je pourrais vous donner ? Une formation qui serait un peu plus adéquate que celle donnée par le professeur Lupin. Loin de moi l'idée de remettre ses talents en doute, mais il se trouve que je suis beaucoup plus qualifié dans certains côtés... illégaux de la matière, que le professeur Lupin ne peut enseigner sans se voir mis à la porte dans l'heure qui suit.
Anja posa sa fourchette d'un mouvement lent, et braqua ses yeux dans ceux verts d'eau de son professeur. C'est avec une brusque détermination qu'elle répondit :
- Apprenez-moi.
A des kilomètres de là, Viktor avait planté ses canines aiguisées dans le corps chaud qui se trouvait en face de lui. A ses côtés, appuyé contre un mur humide, Anton Makarov le regardait, les lèvres pincées, un tic presque imperceptible agitant le bout de ses doigts, qui tapaient contre son pantalon.
- Qui était-il ?
Viktor arracha sa bouche de la carotide et offrit un sourire carnassier sanglant à son créateur :
- Un insecte.
Anton leva les yeux au ciel et répliqua :
- Je m'en doute bien. Mais encore ?
- Un être qui n'aurait pas duré bien longtemps. Un mortel. Un être qui, comparé à notre longueur de vie, n'est rien.
Anton grogna dans un signe d'avertissement, n'appréciant que très peu de voir sa question être éludée avec autant peu de délicatesse.
- Viktor.
- Un ennemi d'Harry.
Anton arrêta le tapotement de ses doigts. Il attendit que son vampire développe sa réponse. Mais Viktor planta de nouveau ses canines dans le cou à demi caché par le col ensanglanté. Il entreprit de boire jusqu'à plus soif, puis relâcha le corps qui retomba dans un bruit étouffé. La pluie commençait à tomber, et le sang qui tâchait le costume de l'homme se diluait avec l'eau, et ruisselait dans les crevasses du sol. Viktor s'essuya la bouche, consciencieusement puis adressa un regard neutre en direction du vieux vampire. Voyant que celui-ci attendait toujours, Viktor se baissa dégagea d'un doigt délicat les quelques cheveux châtains qui parsemaient le visage magnifique de l'homme à terre. Ses yeux gris puissants étaient figés dans une mimique d'horreur, à tout jamais.
- Un drôle d'homme. Dans une autre vie, je suis sûr que l'on aurait pu s'entendre. Il était borné, amusant, et possédait un certain sens de la répartie.
Il se releva, poussa un soupir, comme s'il était embêté de voir le corps étendu devant lui sans une once de vie. Mais bien vite il s'étira et tourna le dos au corps. Et d'une voix aussi froide que la silhouette étendue derrière lui, Viktor murmura :
- Il s'appelait Erwan Selwin
Donc ouais... J'ai tué Erwan. Désolée pour ceux qui l'aimaient. C'était pas prévu pour tout de suite, mais il m'avait soufflé à l'oreille qu'il fallait qu'il meure bientôt. Alors vous comprenez, je l'ai fait. Et puis, Viktor adore les insectes, alors que puis-je lui refuser ?
Une petite RAR:
Jaed: Je t'aime. Voilà. Je t'épouse, je te paxe, je te ce que tu veux, mais je le fais ! Non sérieusement, ta review, bien qu'elle ne prenne pas dix pages, m'a touché au plus profond de mon petit coeur. Alors tout d'abord, détrompe-toi, je suis TRES interéssée par les brocolis, ils sont ma motivation, chaque matin. J'ai des photos de ces légumes verts accrochés partout dans mes toilettes, ça fait une super déco, et puis ça ressemble à une brosse à chiotte, donc ça rappelle le thème. Donc, tu étais où en voyage ? Sinon, merci, merci, merci pour tes compliments, j'ai souri comme une gamine à qui on offre une sucette, pendant 20 minutes ! Merci de penser que ma fic est bien au point d'être classé dans ton top 10 (et surtout si tu ne classes pas ton top !) Merci pour tes encouragements, merci pour tout en fait. Je me suis nourrie à ta review pendant des semaines, sache-le ! Merci bisous, bisous, j'espère pouvoir te reparler !
Artemis: Coucou ! Merciiii pour ta review, merci d'être toujours là ! (le petit discours en haut, sur les revieweurs toujours présent, il était aussi pour toi!). Ouais... pauvre Erno... mais ça va s'arranger pour ce petit, promis ! Merciii et bisous, à bientôt !
Une petite Fanfiction's Rendez-vous, puis fini !
La quiétude d'une année, par La Plume d'Eowin, Fandom HP: Un pari, un défi, ce n'est jamais facile. Mais quand ça se passe entre les deux têtes de Poudlard, les deux Nemesis envers et contre tout, ça engage beaucoup de choses, voire même l'issus d'une guerre qui n'a que trop durée. / Drarry à venir, amitié progressive /Rating M
Régler le score, par minichoukette, Fandom HP: - Très bien ! Dans ce cas, je démissionne !- Non tu ne le feras pas.- Oh que si ! Voilà, je crois que c'est a peu près comme ça que tout a commencé. Pas la haine viscérale que Dubois et moi nous vouions depuis... très très longtemps. Ça, c'est le début de mon histoire. TRADUCTION, Rating T
Le café de la rue Errante, par Alice Saturne, Fandom HP: "De nos cris de douleur naîtront des mots d'amour." - Michel Jonasz ; Au cœur du Londres Sorcier, le Café de la Rue Errante soigne les âmes écorchées. Lorsque deux ennemis d'enfance s'y croisent, qui sait ce qui peut arriver?; Slash; HP/DM; COMPLETE, Rating M
Voilà voilà, j'en ai fini ! Allez jeter un coup d'œil à ces trois pépites, elles valent de l'or !
Merci d'être là, toujours, merci !
Je ne sais pas quand viendra le prochain chapitre, mais il viendra, promis.
N'hésitez pas à m'écrire des reviews, je me nourris d'elles, c'est ce qui me permet d'écrire, d'avancer, en sachant que vous êtes derrière pour lire le résultat.
Merci,
Sorcièrement vôtre,
Mylush
15/01/2017
