Bonsoir à tous !

Je publie un peu sur un coup de tête, mais je me suis dit que c'était l'occasion de vous souhaitez un Joyeux Noël... Prenez ce "petit" chapitre 2 comme un cadeau !

J'espère qu'il vous plaira !


L'après-midi repris et avec elle les cours s'enchainèrent rapidement. Lorsque 18 heures sonna, Sacha s'étira de tout son long avant de ranger soigneusement ses affaires dans son sac. La dernière heure de cour l'avait légèrement ramolli, mais à présent, il sentait un regain d'énergie le gagner. La journée d'école était enfin terminé et il allait pouvoir enchaîner sur l'entraînement de son équipe. Ce soir, ils allaient affronter de manière amical, et surprise, un autre lycée avoisinant dans un stade officiel. C'était l'occasion de tester la nouvelle tactique que Sacha avait mis au point quelques semaines en arrière.

Sacha commença à sentir l'excitation l'envahir et il se leva, plus motivé que jamais à en découdre avec ses adversaires. Dans ses pensées, il ne vit pas arrivé sa soeur et sursauta lorsque celle-ci passa une main devant ses yeux. Il papillona un instant des yeux et tourna son regard vers elle, alors que Nakatsu s'approchait de lui à son tour :

- Euh… Quoi ?

- Rha ! fit Naoko un peu exaspérer. Tu as consulter tes messages ?

D'un geste vif, le jeune homme sortit son téléphone de sa poche et le consulta. Il avait plusieurs appelles manqués de sa mère. Naoko soupira en posant ses mains sur ses hanches et repris :

- Papa et Maman vont rentrer tard, il y a eu un accident de bus et on leur a demandé de rester plus longtemps. T'as encore un entrainement ce soir non ?

Sacha fronça les sourcils et jeta un bref regard sur Nakatsu. C'était encore mieux qu'un entrainement, c'était un match. Sur un vrai terrain qu'on lui avait privatisé jusqu'à 22h. Il ne pouvait pas annulé et il voulait garder tout ceci secret et faire la surprise à son équipe. Son regard se posa à nouveau sur sa soeur et il reprit dans une langue que personne d'autre ne pouvait comprendre :

- Le directeur Tajiri à réussi à nous obtenir le stade du quartier Kishimoto jusqu'à 22h. On va y faire un match avec le lycée de Cristal, mais c'est une surprise.

- Je voulais faire un coup de propre dans la maison pour aider nos parents… répondit Naoko dans la même langue que le garçon.

- … A la place, tu peux peut-être leur faire un bon repas ? essaya-t-il.

- Je ? insista Naoko.

- S'il te plait, Naoko… Je peux pas annulé maintenant !

Pendant qu'il parlait, Sacha avait joint ses deux mains devant lui pour appuyer sa demande. Naoko le regarda quelques secondes et esquissa un sourire en abdiquant :

- Ok, ok, mais tu fais la vaisselle ce week-end ! Et tu gagnes ton match.

Sacha sourit et acquiesça vivement de la tête. Nakatsu c'était assis sur un pupitre et attendait sagement que les deux aient finis leurs conversations secrètes. Il avait prit l'habitude d'entendre Naoko et Sacha se parler dans cette langue étrange dès qu'il ne voulait pas être écouté. Ce qui marchait plutôt très bien puisque Naoko était la seule à qui Sacha avait appris ce langage :

- Bon, je rentre alors. Ne tarde pas trop après ton entraînement s'il te plait.

- C'est promis. Merci et à ce soir !

Naoko s'en alla et Sacha se retourna vers son ami sans se départir de son sourire :

- Puisque tu es là, tu peux aller prévenir les autres d'être pour 19h au stade ? Je pars devant pour les préparatifs.

- T'as pas besoin d'aide ? s'inquiéta Nakatsu.

- Tout est déjà prêt, et je ne vais pas gâcher la surprise ! A tout à l'heure !

Le jeune homme attrapa son sac et ne laissa pas le temps à son ami de répliquer. Il parti en courant dans les couloirs, alla récupérer son vélo et fonça à vive allure jusqu'au stade. Là-bas, il laissa son vélo à l'entré et s'engouffra dans les vestiaires pour se changer et préparer la rencontre.

Une demi-heure après, Sacha reçu l'équipe du lycée de Cristal et les dirigeas vers leur vestiaire. Ses joueurs arrivèrent quasiment en même temps et c'est à ce moment qu'ils leurs annonça enfin la surprise qu'il avait préparer. Il ne put que se réjouir devant l'enthousiasme que cela créa dans son auditoire. Tous allèrent rapidement se changer dans une euphorie générale et Sacha fut ravi de constater que ses joueurs prenaient eux aussi la rencontre avec un grand sérieux. Une heure après, une fois que tous les joueurs furent bien échauffé la rencontre pu commencé.

Cette partie fut l'occasion pour les deux équipes d'essayer de nouvelles tactiques et de mesurer leurs efficacités. Malgré quelques petites fautes, le match fut un véritable succès et tout se déroula dans le respect des règles, avec beaucoup de fairplay de la part de chaque équipe. Après la rencontre, tous les joueurs se mélangèrent pour échanger sur leurs ressentis, mais aussi sur leurs ambitions futurs. Puis, petit à petit, les joueurs rentrèrent chez eux.

Sacha fut le dernier à partir, prenant soin de laisser le stade propre et de veiller à ce que chaque lumière soit éteinte. Intérieurement, il se promit de remercier le Directeur Tajiri de leur avoir laisser la chance de jouer dans un aussi beau stade. Fatigué du match, le jeune homme se saisit de son vélo, l'enfourcha et commençant à saliver en pensant au repas chaud qui devait déjà l'attendre chez lui.

Mais alors qu'il prenait de la vitesse, un éclair venu de nul part s'abattit à quelques mètres devant lui et l'ébloui un instant. L'onde de choc fit trembler la rue et Sacha senti les vibrations raisonné dans tout son corps. Etonné, il s'arrêta et leva la tête pour regarder le ciel. Celui-ci était complètement dégagé et aucun nuage ne semblait se profiler, attisant davantage la curiosité du jeune homme. Mais il n'eut pas le loisir de se poser beaucoup plus de questions.

Un rugissement grave et puissant retentit devant lui et Sacha tourna la tête avant de se figer. Pendant un instant, il crut rêver et resta immobile sans savoir quoi faire. Face un lui, un monstre gigantesque d'au moins 2 mètres de haut le regardait sans bouger. Recouverte d'écailles vertes la créature se tenait sur ses deux pattes arrières. Sur son ventre, un losange bleu apparaissait entre ses deux bras griffus. Son dos semblait couvert de pique dur et se terminait par une longue queue pointue. La tête du monstre était elle aussi pourvu de plusieurs piques et Sacha se demanda si il n'y avait pas là une utilité défensive. D'énormes crocs dépassaient de la gueule ouverte et béante de l'animal qui restait immobile.

La surprise quelque peu passé, Sacha posa prudemment son vélo sans lâcher le colosse du regard. Une ombre attira son attention et puis un grognement menaçant se fit entendre. Sur la droite de la créature, un énorme chien noir était campé sur ses quatres pattes, prêt à lui sauter à la gorge. Le coeur de Sacha raisonnai de plus en plus fort dans sa poitrine à mesure qu'il détaillait l'animal. Sur sa tête, deux énormes cornes était clairement visible et sur son dos ressortait deux sortes d'os énormes. Ce qu'il avait d'abord pris pour un chien était en faite un autre monstre qu'il n'avait jamais vu auparavant. Une créature qui lui paraissait tout à fait hostile.

Quels étaient ces monstres, et d'où venaient-ils ? Pourquoi avaient-ils l'air si menaçant ? L'adrénaline affluait dans tout son corps alors qu'une petite voix au fond de lui lui hurlait de s'enfuir tant qu'il en avait l'occasion. Mais il ne pouvait pas, il était comme hypnotisé par ce qu'il voyait. En fait, peut-être que c'était la peur qui le paralysait simplement.

Sans qu'il ne sache pourquoi, l'énorme colosse fit enfin un pas vers lui. C'est là que Sacha compris à quel point il avait eu tort de rester planter là à attendre. Dans la gueule du monstre, une sphère lumineuse était en train de grossir à vue d'oeil. Après quelques secondes, toute la puissance accumulé fut relâché dans un laser qui s'abattit droit sur Sacha. Celui-ci eu juste le temps de sauter sur sa droite pour esquiver l'attaque. Il roula sur lui-même et une lanière de son sac s'arracha sous l'effort. Sacha abandonna rapidement ses affaires avant de se relever et de se mettre à courir sans demander son reste. Peu importe ce qu'étaient ses monstres, il devait mettre le plus de distance possible avec eux maintenant. Malheureusement, il avait déjà donné beaucoup pendant le match et ses jambes ne pouvaient pas aller aussi vite qu'il ne l'aurait voulu.

Derrière lui, il entendit les aboiements du chien et les griffes martelant le bitume. Sacha ferma les yeux et redoubla d'effort pour accélérer davantage. Il le devait, c'était une question de vie ou de mort. Ses muscles protestèrent sous l'effort sur-humain qu'on leurs demandaient et le jeune homme émit un gémissement de douleur et de peur mélangés, tout en essayant de ne pas tenir compte des signaux que son corps envoyait.

En quelques foulée seulement, la créature le rattrapa et mordit l'un de ses mollets à sang. Sacha poussa un cri de douleurs et chuta, s'éccorchant au passage les mains et les genoux sur le bitume dur et froid de la rue. Il sentit les crocs du chien s'enfoncer davantage dans sa chaire et, dans une tentative désespérée, donna un coup avec son autre pied dans la gueule de l'animal. Celui-ci lâcha sous la surprise et recula de quelque pas. Sacha en profita et réussit à se retourner pour voir le chien de nouveau prêt à attaquer. Toujours allonger sur le sol, redresser sur ses coudes, il ne pouvait qu'être spectateur de sa propre mort et cela le terrifia.

De nouveau, le chien bondit sur lui et le jeune homme ne put que se crisper en fermant les yeux. Mais il n'en fut rien. Au moment où l'énorme animal allait s'abattre sur lui, une voix retenti derrière lui :

- Akwakwak, hydrocanon !

Sacha rouvrit les yeux sous la surprise. Au dessus de lui, un énorme jet d'eau venait de percuter le chien de plein fouet et de l'envoyer au sol. Et visiblement, l'attaque l'avait au moins un peu sonné car la créature peinait à se relever. Toujours redressé sur ses coudes, Sacha vit passer à côté de lui une sorte d'énorme canard bleu sans ailes se déplaçant sur ses deux pattes arrières. Sur son front, une pierre rouge était incrusté. Si sa jambe ne lui avait pas fait aussi mal, le jeune homme aurait été persuadé d'être dans un rêve.

L'énorme canard se mit en protection devant Sacha et fixa le moloss alors que l'immense créature verte s'approchait à son tour. La gueule du monstre s'ouvrit et de nouveau, une sphère se forma en son centre.

- Encore Akwakwak, hydrocanon !

Cette fois, Sacha pu voir la créature bleue ouvrir le bec et en faire jaillir une quantité phénoménale d'eau. La pression fut tel que lorsqu'elle percuta le mastodonte, celui-ci fut déséquilibré et s'écroula à terre, faisant vibrer le sol. Sacha cligna des yeux plusieurs fois sans oser bouger. Ce qui était en train de se passer devant lui était tout bonnement ahurissant et il n'arrivait pas à se détourner de la scène. Un sorte d'énorme canard bleu était en train de se battre avec un chien à corne et un ours croisé reptile. L'eau du match avait-elle été empoisonnée ?

L'énorme créature verte finit par se redresser et poussa un nouveau rugissement qui donna la chaire de poule à Sacha. Et puis, un nouvel éclair zébra le ciel et fit trembler le sol. Les deux créatures venaient à nouveau de s'évanouir dans l'air, comme si elles n'avaient jamais existé.

Une nouvelle fois, Sacha papillona des yeux. Couvert de poussière, il resta sans bouger à observer le canard qui lui faisait dos. Visiblement, il semblait vouloir le protéger, mais pour combien de temps ?

- Est-ce que tout va bien ?

Une jeune fille rousse s'était approché sur sa gauche et l'observait, inquiète. Sacha ne l'ayant pas remarqué jusqu'à maintenant sursauta et resta quelques instants interdit. Enfin, il acquiesça de la tête :

- ...Oui… Oui je crois.

La jeune fille eu un léger sourire et lui tendit la main. Sacha s'en saisit et se releva. Aussitôt, la douleur de son mollet s'accentua et il siffla de douleur entre ses dents. En boitant, il se rendit jusqu'au mur d'une propriété et s'y appuya pour commencer à constater les dégâts mais la jeune fille l'en empêcha :

- On ne doit pas rester ici, ils peuvent revenir.

Sacha la détailla du regard. Habillé d'un bas de treillis militaire, de chaussure montante en cuir noir, d'un tee-shirt noir et d'un énorme sac à dos kakis, la jeune femme semblait prête à partir en guerre. Sa chevelure rousse était attaché dans une queue de cheval haute et dégageait son visage. Son regard bleu ressortait particulièrement grâce à sa peau blanche et ses cheveux roux. D'un mouvement assuré, la jeune fille se saisit de l'une des balles rouge et blanche qu'elle portait à sa taille et la pointa vers la créature. Un faisceau rouge toucha le canard et il disparut, comme si l'objet l'avait aspiré. La jeune fille reprit en parlant à la balle :

- Cette fois, nous avons pu arriver à temps… Merci Akwakwak.

- … Pardon mais… Qui êtes-vous ? Et qui étaient ces monstres ?

Sacha avait poser les questions aussi doucement que possible, mais eu l'impression que la jeune femme les prits comme une claque. Ses yeux s'écarquillèrent quelques secondes et se posèrent de manière insistante sur lui. Difficilement Sacha dégluti et attendit la suite, il avait un peu peur d'avoir vexer sa sauveuse. Quelques secondes s'écoulèrent, et enfin, elle rompit le silence :

- Tu ne te souviens pas de moi ? Sacha, c'est moi, Ondine… dit-elle d'une voix blanche.

- … Je ne sais pas qui vous êtes, je suis désolé… Il y a quatre ans j'ai été trouvé complètement amnésique alo….

- C'est pour ça ? C'est pour ça que tu n'as pas tenter de revenir ?! le coupa Ondine.

Sacha ne comprenait simplement plus rien. Qui était cette fille ? D'où venait-elle ? Que faisait-elle ici ? L'avait-il déjà connu, déjà fréquenté ? Et que savait-elle de ces monstres ? Et revenir ? Mais revenir où ? Il allait posé la question mais des habitants, attiré par les bruits de l'affrontement étaient sortis dans la rue et s'approchaient d'eux. Aussitôt, il sentit Ondine se mettre sur le qui-vive, comme si elle avait peur que les habitants ne l'attaque.

- Que c'est-il passé ici ? demanda une dame ayant la soixantaine. Vous vous êtes battus ?

- Un chien m'a attaqué, mais mon amie l'a fait fuir, répondit Sacha en s'efforçant de sourire. Ça va aller, je vous remercie, nous allons rentrer chez nous.

- Vous ne voulez pas que je vous appelle un taxi ? s'enquit l'habitante.

- Qu'est-ce qu'elle dit Sacha ? demanda Ondine en fixant la dame d'un air méfiant.

Sacha marqua une pause et fronça les sourcils. Et d'un coup tout devint clair dans sa tête, comme si un voile s'était levé. Cette fille, Ondine ne parlait pas japonais. Elle s'exprimait dans une autre langue. Une langue que n'avait pas réussi à identifié les médecins. Une langue peu répandu qui avait suscité beaucoup de questions.

Tandis que bon nombre de questions résonnaient dans sa tête, il s'efforça de rester concentrer sur son interlocutrice :

- Merci Madame, mais je n'habite pas très loin. Mes parents sont médecins, ne vous en faite pas, ça ira, reprit-il en commençant à marcher un boitant. Viens.

Ondine regarda la vieille femme d'un air mauvais et emboita le pas à Sacha. Celui-ci récupéra son sac, puis son vélo et commença à marcher jusqu'à chez lui.

- Tu ne te souviens vraiment de rien ? demanda Ondine.

- Rien. Qui êtes vous ? Et qui étaient ses créatures monstrueuses ?

- … Ce sont des Pokémons Sacha. Il n'y en a aucun ici ?

- Heureusement que non ! D'où viennent-elles ? Pourquoi m'ont-elles attaqués ?

Ondine regarda à droite puis à gauche de la rue, visiblement incertaine et inquiète. Sacha poussait son vélo en continuant de boiter, pendant qu'Ondine semblait en pleine réflexion. Les pensées du jeune homme devièrent quelques peu et il se félicita félicita de ne pas s'être changer avant de rentrer chez lui. Ses vêtements étaient sales et troués à cause de l'affrontement qui venait d'avoir lieu. Si son uniforme d'école avait été habimé, il aurait fallu en racheter un nouveau et cela lui aurait coûté une fortune. Enfin, il venait de frôler la mort se souvint-il. Est-ce que l'état de ces vêtements étaient vraiment le plus important ?

- Pas ici. Où habites-tu ?

La voix d'Ondine sortie Sacha de ses pensées et il sursauta quelques peu. Reportant son attention sur elle, il se mit à dévisager avec insistance la jeune femme. Elle semblait un peu plus vieille que lui, mais ce furent ses traits, tirés par la fatigue et l'angoisse qui attirèrent le plus Sacha. Comme si cette femme avait connu mille tourment… Comme si elle avait pu connaître la guerre et tous les drames qui pouvaient en découler. Soudain, il s'arrêta :

- Qui êtes vous à la fin ? Vous croyez que je vais conduire une inconnue chez moi comme ça ? Surtout après ce qu'il vient de se passer ?

"Prudence" lui hurlait son esprit. Même si cette fille venait de le sauver d'une mort certaine, il ne pouvait pas simplement la ramener chez lui comme si de rien n'était. Il avait besoin de savoir. Réajustant rapidement son sac sur son dos, Sacha ne cessa de fixer Ondine. Pour la première fois depuis qu'il l'avait rencontrée, celle-ci lui offrit enfin un sourire sincère, mais aussi triste :

- Excuse-moi. Si tu ne te rappelle pas de notre monde, tout ceci doit être un peu effrayant. Je m'appelle Ondine, j'étais dresseuse de Pokémon aquatique. Nous avons voyagé ensemble lorsque tu as commencé ton périple pour devenir maître Pokémon.

- De… Mon… Périple ? commença Sacha en haussant un sourcil.

Décidément, il ne comprenais vraiment rien. Lui, voyagé pour devenir "Maître Pokémon" ? Qu'est-ce que c'était que ce titre ? Un métier ? Cette fille l'amenait de surprise en surprise. D'ailleurs, Ondine continuait de l'observer patiemment, et dans un hochement de tête repris :

- Oui. Ecoute moi Sacha, je prendrais tout le temps qu'il faudra pour t'expliquer les détails, mais nous ne pouvons pas rester ici. S'il te plaît, emmène moi chez toi. Ta jambe à besoin de soin et nous ne sommes pas en sécurité en restant à découvert de la sorte. Notre ennemi n'est pas du genre à renoncer, et tu es devenu sa cible.

- Quel ennemi ?

- … S'il te plaît, Sacha.

Le jeune homme se mordit la lèvre et détourna les yeux, pensif. Sa jambe continuait de le lancer affreusement et ne l'aidait pas dans sa réflexion. Il voulait rentrer, mais n'allait-il pas mettre sa sœur en danger ? Sacha senti une main chaude lui attraper doucement le bras et il reporta son attention vers Ondine. Celle-ci l'observait, silencieuse, plantant son regard azur et stressé dans les pupilles du jeune homme. Dans un soupir, Sacha ferma les yeux et abdiqua, reprenant la route en silence jusqu'à chez lui en poussant son vélo.


Voilà, les choses bougent enfin ! J'espère que ce chapitre vous aura mis en appétit ! Le chapitre 3 est en cours d'écriture, mais il se pourrait qu'il mette un peu de temps à sortir... Désolée d'avance !

Merci à tous de me suivre et Joyeux Noël !