Bonsoir tout le monde !
Hm, que dire... À vrai dire, j'attendais au moins une petite review pour envoyer ce chapitre puis... Bah, j'ai été bluffé par le nombre de vu au dernier chapitre ! Pour une fandom avec aussi peu de monde, et une fic en cour avec un couple atypique (sans compter que je n'ai pas le plume de Molière...) j'ai juste été sidérée de voir autant de monde venir sur le chapitre 3... Bon par contre faudra m'expliquer pourquoi le chapitre 3 a plus de vu que le 2... Est-ce que j'ai des lecteurs qui lisent dans le désordre ? XD
Bref, pour la faire cour quand même, voici le chapitre 4 ! Mais s'il vous plait, laissez moi une petite review... Je réclame pas souvent (bon ok, si en faite, m'enfin...) mais vous n'avez pas idée à quel point les écrivains peuvent en avoir besoin... Cette fic sort un peu des sentiers battu qu'on a l'habitude de voir, elle sort complètement de ma méthode d'écriture habituelle (beaucoup moins bâclé '^^) Je passe des HEURES à me relire pour corriger un maximum de fautes, de coquilles, à ajouter ou retirer des mots, des phrases, reformuler, etc...
Alors si vous appréciez mon travail, ou si vous avez une critique constructive à faire, n'hésitez pas ! N'oubliez pas qu'on a aussi besoin de vos retours pour s'améliorer...
Merci à vous d'avoir pris le temps de me lire, et j'espère avoir la chance de vous lire à mon tour !
Bonne lecture !
- Mewtwo est mort Sacha. En te sauvant la vie.
Cette déclaration laissa un silence pesant s'installer dans la pièce. La télévision tournait toujours en fond, mais c'était comme si le temps était figé, comme si, à cet instant, plus rien n'existait. Aucun des trois protagonistes ne bougeaient. Naoko et Satoshi digéraient tant bien que mal l'information, leurs regards stupéfait s'accrochant l'un à l'autre. Mais c'était sans nul doute Satoshi le plus choqué. Quelqu'un était mort pour lui ? À l'idée, sa respiration se fit plus difficile, comme si l'air était coincé dans ses poumons. C'était un poids beaucoup trop lourd qui s'abattait sur ses épaules. Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine et il se demanda à un moment s'il n'allait pas faire un malaise. Le sang avait quitté une bonne partie de son visage et il devait être blanc comme un linge.
La main chaude et douce d'Ondine se posa sur son mollet gauche avec toute la tendresse et toute la compassion dont elle pouvait faire preuve, ramenant Sacha à la réalité. Celui-ci tourna lentement son visage vers elle.
- Je suis désolée… Ça a été une terrible perte pour nous tous… Mais tu es vivant. Tu es l'un des espoirs que nous a laissé Mewtwo.
Ondine plantait son regard azur dans ceux brun de Sacha. Il pouvait y lire tout ce que ça signifiait pour elle. Un espoir, oui. La lumière au bout du tunnel, une chance de remporter la guerre. Et comme pour appuyer son regard déjà lourd de sens, elle reprit :
- Grâce à toi Sacha, nous allons gagnés. Tu es notre élu, nous avons besoin de toi.
Ce faisant, Ondine repris ses soins, un léger sourire au lèvre. Un sourire plein de joie difficilement contenue. Plein d'espoir pour le futur.
Satoshi serra les poings et détourna la tête, restant silencieux. Une colère sourde montait en lui sans qu'il n'arrive réellement à ce l'expliquer. Il tenta de la contenir et serra les dents, essayant de se calmer. Naoko passa une main sur son avant bras tel une caresse pour l'apaiser, pour montrer qu'elle était là. Une présence à peine réconfortante aux yeux de Satoshi.
Car à ce moment, elle ne pouvait pas le comprendre. Et personne ne le pouvait.
Faisant taire cette colère, Satoshi serra ses poings et prit une grande inspiration. Il avait encore besoin de réponses :
- Comment me suis-je retrouvé ici ?
Ondine en avait fini avec les points de sutures et s'attaquait maintenant au bandage. Relevant doucement la jambe de Sacha, elle posa plusieurs compresses saines sur les plaies et commença à bander proprement son mollet :
- Tu étais avec Mewtwo et Palkia en train d'envoyer des dresseurs dans d'autres univers. À cette époque, on cherchait toutes les aides possible, alors on envoyait à l'aveugle des volontaires dans des mondes inconnus. Nos ennemis sont arrivés à ce moment là. La pièce était pourtant sécurisée et hautement gardée. Je faisais partie des sentinelles, et on a tout tenté pour les repousser… En vain. On faisait pas le poids face à eux. Ils ont réussit à pénétrer dans la pièce et ont capturé Palkia. Après la charge qu'ils avaient menés, tu n'étais plus en état de faire quoi que ce soit, ils allaient te capturer. Mewtwo a utilisé toute sa puissance pour se connecter à Palkia et lui prendre temporairement ses pouvoirs. Il t'a envoyé dans ce monde in-extremis… Puis ils l'ont tué.
Ondine s'écarta et se releva après avoir attaché le bandage. Elle consulta rapidement sa montre :
- J'ai terminée. Il va falloir que tu te ménages, mais tu guériras vite grâce à Leveinard. Prépares tes affaires, nous partons maintenant.
- Partir ?
Naoko resta interdite, tandis que Sacha tourna la tête vers Ondine. Celle-ci le regarda, haussant un sourcil tant cela lui paraissait évident :
- Oui. Tu dois rentrer avec moi Sacha. Grâce à Arceus, nous avons pu libérer Palkia, mais il a été difficile de savoir où Mewtwo t'avais envoyé. Et maintenant qu'ils savent que tu es ici, tu n'es plus en sécurité. Dépêche-toi, nous avons perdu suffisamment de temps.
Le ton d'Ondine se fit pressant et Satoshi remarqua qu'elle regardait de nouveau sa montre. Il tourna la tête vers sa sœur. La colère battait ses tempes et il avait du mal à réfléchir convenablement. Tout ceci était trop, beaucoup trop pour lui. Comment pouvait-il croire à tout ça ? Il n'avait aucune preuve de ce que lui avançait Ondine. Lui, venant d'un autre monde, peuplé de créatures inconnues ? Lui, un héro ? C'était si soudain. Si incroyable aussi.
Si terrifiant.
Car après la colère venait la peur. Une peur immuable, qui le prenait au tripe. Si ce que disait Ondine était vrai, son monde était en guerre. Quelqu'un s'était sacrifié pour qu'il puisse vivre. Et d'autres comptaient sur lui pour tracer un chemin, pour redonner de l'espoir. Et pour gagner une guerre. À dix-huit ans, il ne s'en sentait absolument pas capable. Il ne voyait pas par quel miracle, il avait pu faire ça à quatorze ans d'ailleurs. N'y avait-il pas d'adulte plus responsable qu'un adolescent dans cet autre monde ? Bon sang, gérer une équipe de foot était déjà très prenant, il ne voyait pas comment gérer une armée. Impossible, c'était le seul mot qui lui venait à l'esprit.
La montre d'Ondine se mit à sonner, sortant Satoshi de ses pensées.
- Sacha. Il faut partir, maintenant.
- Non.
Satoshi se leva. Instinctivement, il se mit devant sa sœur, sans vraiment y prêter attention. Il fixait Ondine droit dans les yeux, le regard franc, dur. Toute la colère qui l'animait se reflétait dans ses pupilles noisettes, et il ne voulait pas laisser la peur le submerger :
- Je n'irais nul part. Je n'ai aucune idée de si ce que tu m'as dit est vrai. Mais si ça l'est, il n'est pas question que je me jette dans la gueule du loup comme ça !
- Mais Sa-...
- NON ! J'ai dix-huit piges bordel ! Toi tu débarques dans ma vie et tu me dis que je suis un héro ? Que j'arrive tout droit d'un autre monde ? Qu'à quatorze ans on me laissait les rênes d'une armée ?! Et tu me demandes de te suivre bien gentiment ?! Non ! Je n'irais nulle part ! Je n'ai pas le moindre souvenir de ce que j'étais avant mes quatorze ans, mais je ne vois pas comment j'aurais pu être la personne que tu as connu !
Le trop plein était sorti et Sacha se sentait mieux d'avoir craché sa colère. Ses muscles se relâchèrent doucement et il finit par ouvrir ses poings. Prenant une grande inspiration, il reprit un ton bien plus calme :
- Si tu n'avais pas été là ce soir, je serais sûrement mort, alors je te remercie, sincèrement. Mais Ondine, je ne suis pas un héro. Je ne sais rien de ton monde, et je ne veux pas y aller. Je reste ici, avec ma famille.
Ondine était de plus en plus agitée, regardant frénétiquement sa montre. Un claquement de langue rageur lui échappa et elle s'approcha de Naoko, récupérant rapidement ses armes sans que celle-ci ne s'y oppose :
- Nous avons besoin de toi Sacha. Réellement. Je reviendrais. Prend du temps pour réfléchir. Je répondrais à tes questions la prochaine fois aussi.
Sans lui laisser le temps d'ajouter quoi que ce soit, elle défie l'une des Pokéball qui était accroché à sa ceinture et lui lança. Satoshi la rattrapa maladroitement, et observa la balle, étonné, et, il devait le reconnaître, un brin curieux aussi.
- Dans cette Pokéball, il y a le Pokémon que tu as vu tout à l'heure. Il s'appelle Akwakwak. Sort-le uniquement si tu es en danger. Il te protégera.
Enfin, Ondine récupéra son sac et coula rapidement son regard vers Naoko en se dirigeant vers l'entrée. Le temps lui était compté :
- Je m'excuse encore pour tout à l'heure, je n'aurais pas dû t'attaquer. Prend soin de lui s'il te plait. Tel que je le connais, il est capable de s'attirer les pires ennuis en un rien de temps. À bientôt.
La porte claqua. Naoko n'eu pas le temps de répondre que son homologue était déjà parti, enfilant à la va-vite ses chaussures. Le silence s'installa quelques instants dans la pièce. Satoshi continuait d'observer la Pokéball avec intérêt. Cet objet lui semblait familier mais il n'arrivait pas à ce souvenir. Cela le frustrait. Et le bouton au milieu de cette sphère lui donnait envie d'appuyer dessus. Il allait le faire lorsque Naoko posa une main sur son avant-bras, le faisant sortir de sa contemplation :
- … Tu devrais aller prendre une douche. Je m'occupe de faire réchauffer le repas. Et il y a un excellent gâteau au chocolat qui attend patiemment d'être englouti.
Naoko avait dit sa dernière phrase dans un sourire timide. Elle était évidemment mal à l'aise avec tout ce qui venait d'être dit, mais elle voulait rassurer Satoshi. Lui changer les idées et l'aider à se relaxer aussi. C'était pour lui que la soirée avait été la plus intense et il avait grand besoin de réconfort.
Satoshi ne put que se sentir profondément reconnaissant envers sa sœur. Son visage se fendit enfin d'un sourire, et il acquiesça simplement. Tournant les talons, gardant toujours la précieuse pokéball dans la main, il monta les escaliers pour aller se laver. Les questions tournaient toujours dans sa tête, et il savait qu'il n'arriverait pas à s'en défaire si facilement, mais il allait pouvoir souffler un peu.
Ondine couru jusqu'à arriver dans un petit parc désert en périphérie de Tokyo. La nuit était claire et fraîche, et un léger vent s'était levé mais elle n'avait pas froid. S'orientant parfaitement dans le noir, elle rejoignit une jeune fille assise sur une balançoire :
- Pardon pour le retard Latias… Mettons nous en route.
Cette dernière, ne répondit pas, mais secoua la tête de droite à gauche pour lui signifier que ce n'était pas grave. Elle lui offrit un beau sourire avant de se lever avec légèreté et de se diriger vers deux arbres sommes toutes assez commun. S'arrêtant à quelque pas du premier arbre, elle s'immobilisa. Ses yeux s'illuminèrent quelques instants, brillant d'un blanc incandescent tandis qu'elle fixait les deux arbres. Quelques secondes après, ses yeux reprirent un aspect normal, et un vortex se créa à l'endroit même qu'elle avait fixé.
Ondine passa en posant rapidement une main sur l'épaule de son amie afin de la remercier et s'engagea d'un pas ferme dans le vortex.
Elle avait pris l'habitude de faire des traversées d'un monde à l'autre et il fallait avouer qu'en soit c'était simple. Par contre les sensations étaient désagréables. L'espace d'un instant, le temps de la traversée, c'était comme si son corps se faisait comprimer et étirer de toute part. Comme si il était détruit pour être reconstruit juste après. Au début, les sensations lui donnaient la nausée et la fatiguait énormément. Maintenant, elle n'y prêtait plus attention. C'était désagréable et c'est tout.
Arrivé de l'autre côté, elle adressa un signe de tête à Palkia, qui le lui rendit, puis à Latios et continua sa route d'un pas rapide dans les sous-sols du laboratoire.
Jadis ce laboratoire situé à Kalos, était le point de départ de nombreux dresseur Pokémon. C'était le professeur Platane qui avait dirigé ce merveilleux lieux, aidé par son assistant, Alan. Des centaines de Pokémon avaient étés élevés ici pour faire la joie d'apprentie dresseurs. Beaucoup d'expériences sur les méga-évolutions c'étaient aussi déroulés dans ses murs chargés d'histoires.
Jusqu'à la guerre.
Depuis, le bâtiment principal avait quasi été entièrement détruit. Dans les ruines, quelques verrières tenaient encore le choque alors que d'autre n'étaient plus que poussière. Des câbles électriques pendaient du bâtiment fragilisé par les nombreux combats qui avaient eu lieux. Les murs quant à eux n'étaient debout que par miracle. Certains disaient qu'ils étaient habités par la volonté de venir en aide à la rebellions et de protéger les dresseurs. Ce genre de remarque avait toujours eu le don de faire rire Ondine. Si une telle volonté existait réellement, la guerre n'aurait jamais eu lieu.
Fort heureusement, les sous-sols de la bâtisse étaient intacts. Le laboratoire était devenu un repère où beaucoup de plan étaient élaborés. Beaucoup d'expérience aussi. C'était la passerelle principale, là où Palkia, souvent aidé de Latios et Latias, leur permettait de rejoindre d'autres mondes.
Ondine marcha droit sans s'arrêter, ne prêtant pas attention aux personnes qu'elle croisait. D'un pas précipité, elle marchait fièrement et malgré une carrure des plus classiques, elle semblait à cet instant beaucoup plus imposante. L'aura qu'elle dégageait était si puissante qu'elle ressemblait à une reine marchant fièrement dans son palais. Elle poussa une porte et se retrouva dans une immense salle parfaitement éclairer. Sur un mur, des moniteurs de recherches, ainsi que des ordinateurs de pointe tournaient à plein régime. Au milieu, une immense table ronde en bois blanc sur laquelle était accoudé un jeune homme au cheveux vert, pensif. Dès qu'il la vue, celui-ci redressa la tête, devenu inquiet. Face à lui, deux Pokémon étaient assis sagement sur la table.
Ondine s'approcha et laissa choir son sac prêt d'une des chaises, s'asseyant sur une seconde :
- Je l'ai trouvée N. Il est vivant.
BOUM !
Oui, j'aime coupé avec des phrases "chocs"
Que dire de ce chapitre ? Hum, et bien, je sais (je saiiiiiiis) que le caractère de Sacha peu sembler un peu OOC... Mais gardez bien en tête qu'il a perdu la mémoire et qu'il a vécu dans un monde "normal" (ne partons pas sur un débat "qu'est-ce que la normalité SVP !") Il se fait attaquer par des créatures avec des pouvoirs ahurissants. Il se sent complètement impuissant et terrorisé, il est gravement blessé puis sauver par une fille qui dit tout savoir de lui... Alors que lui même ne sais rien sur son passé !
Pour moi, dans ce contexte là, Sacha à le droit d'être dans le déni. Il lui est arrivé par le passé et dans l'anime d'être dans la peur et de ne pas accepter une situation (notamment son passage à vide avec Amphinobi) et c'est ce que je voulais faire ressortir. La colère, la peur. Ce sont des sentiments normal dans cette situation, surtout pour quelqu'un qui découvre un tel passé.
Autre parenthèse, je jongle volontairement entre les prénoms Satoshi et Sacha. Le but est de montrer que "Satoshi" a développé sa propre personnalité, qui le rend peut-être plus réservé et moins sur de lui. Mais une part de "Sacha" est là, bien présente. Reste à savoir si elle va grandir et s'épanouir... ou pas.
Voilà, des petits détails que je voulais clarifiée '^^
Merci à vous de m'avoir lu ! À la prochaine !
