Hey ! Bonjour à tous et bienvenu dans ce nouveau chapitre !

Un immeeeeeeeense merci aux personnes qui ont pris le temps de me laissé des reviews... Je vous l'ai dit, mais je vous le redis encore, vous n'avez pas idée d'à quel point cela me fait plaisir ! Ça me motive à écrire et à poursuivre mes efforts ! Merci merci merci !

Aujourd'hui dans ce chapitre, on va en apprendre un peu plus sur l'univers responsable de la guerre... J'ai laissé des indices, repris certains mots propres à ce monde pour vous laisser la chance de découvrir par vous même de qui il s'agit... Faites moi vos retours si vous avez des idées !

J'ai fait en sorte de me relire un maximum, malheureusement il doit encore rester quelques fautes... Désolé pour vos yeux '^^

Bonne lecture !


Après sa douche, Satoshi était redescendu pour manger en compagnie de sa sœur. Il s'était forcé à finir son assiette, n'ayant définitivement plus faim après le passage d'Ondine. Ils avaient parlés un peu, tout en évitant soigneusement le sujet, préférant aborder des choses beaucoup plus légère. Puis Satoshi était monté se coucher rapidement. Malgré les efforts de Naoko, il n'était pas parvenu à se sortir toute cette histoire de la tête. Il s'était allongé dans son lit, espérant être assez fatigué pour ne pas trop penser et s'endormir rapidement. Bien évidemment, il avait eu tout faux. Son cerveau ne l'avait pas lâché de la nuit et de se fait, quand son réveil sonna, il n'était pas -mais alors pas du tout- en forme. Il étendit son bras lentement en dehors de la couverture et éteignit la musique qui chantait à tue-tête.

Deux coups furent frappés à sa porte, Satoshi s'asseya dans son lit en émettant un grognement d'approbation tout en se frottant maladroitement l'œil. La porte s'ouvrit doucement et la tête de Naoko apparut dans l'embrasure. Sa sœur fixa son regard sur lui, un sourire chaleureux et timide aux lèvres :

- Hey…

- Hm…

C'était la seule réponse qu'il arrivait à formuler. Il voulait se recoucher et réussir à dormir. L'école était devenu le cadet de ses soucis. C'était rare qu'il se lève de mauvaise humeur mais là il eu l'impression de battre un record.

- Pas la grande forme hein… ?

C'était plus une constatation qu'une véritable question, mais Satoshi acquiesça quand même. Il se devait de faire un effort, sa sœur n'y était pour rien dans sa nuit blanche.

- Peut-être que tu devrais rester à la maison aujourd'hui… La soirée d'hier a été… mouvementée. Papa et Maman font encore des heures supplémentaires, je ne pense pas qu'ils rentreront aujourd'hui non plus.

Naoko employait une voix très douce, presque murmurante, comme si elle avait peur de le froisser ou de le briser au moindre mot. Cela eu le dont d'arracher un sourire à Satoshi :

- Tu as raison. Ma jambe me fait encore mal, et je n'ai presque pas dormis. Tu pourras m'excuser auprès des professeurs ?

- Ne t'en fais pas, je m'en charge. Je te ramènerais les cours de la journée aussi. Envoi un sms à Maman pour qu'elle ne s'inquiète pas si le lycée l'appel.

Satoshi hocha la tête et amorça un geste pour se recoucher alors que Naoko reprenait la parole :

- Tu veux quelque chose pour t'aider à dormir ?

- J'suis pas forcément pour…

- Juste un relaxant alors. Je te l'amène et t'en fais ce que t'en veux.

- Ok. Merci Naoko.

Cette dernière lui offrit un grand sourire accompagné d'un clin d'oeil puis disparut dans le couloir. Satoshi en profita pour attraper son téléphone et envoyer un message à sa mère, prenant soin d'arrondir les angles pour ne pas qu'elle débarque paniquer à la maison. Sa sœur revint assez rapidement et déposa une boite ainsi qu'une bouteille d'eau sur la table de nuit de Satoshi. Cette fois, il ne prit pas la peine de s'asseoir dans son lit, mais lui adressa un sourire sincèrement reconnaissant :

- Merci d'être là Naoko… Et… -le ton de Sacha se fit plus timide- Si tu pouvais ne rien dire concernant hier…

- Ne t'en fait pas. Je ne dirais rien, pas même aux parents. On aura l'occasion d'en reparler quand tu auras pu te reposer. Par contre, tu devrais parler à maman de ta blessure. J'suis pas médecin, mais je me dis qu'il vaudrait mieux éviter l'infection quand même. Et maman pourra te prescrire des antibios.

- Tu es fantastique Nao, merci. C'est promis, je lui en parlerais.

En réponse, sa sœur sourit de plus belle et lui ébouriffa les cheveux dans un geste tendre avant de sortir de la pièce, prenant soin de refermer derrière elle.

Satoshi attendit quelques secondes et poussa un long soupir. Il croisa ses bras derrière sa tête et se mit à contempler le plafond. Franchement, lui, d'un autre monde ? Un héro ? Il y avait de quoi se taper le cul par terre en y repensant. Sa vie de lycéen lui sciait à ravir, et même s'il avait toujours été curieux de connaître son passé, jamais, au grand jamais, il ne serait attendu à ça. Qui l'aurait pu d'ailleurs ?

Et Ondine qui avait promis de revenir. Il s'en serait bien passé à vrai dire. D'autant qu'elle avait affirmé qu'il serait pris pour cible maintenant qu'il avait été découvert. Au fond de lui, il espérait que ce ne soit que des paroles en l'air, juste pour l'intimider et le forcer à la suivre. Mais il en doutait. Il avait déjà été attaqué une fois, et si Ondine n'avait pas été là, pour sûr qu'il ne serait plus d'aucun monde.

Les Pokémons avaient quelque chose de terrifiant. Leur puissance, leur aspect, tout était si différent de ce qu'il avait connu jusqu'à maintenant.

Une idée naquit soudainement dans son cerveau. Pikachu. Peut-être que lui aussi était un Pokémon ? Avaient-ils étés amis ? Pourtant, il ne ressemblait pas aux monstres qu'il avait vu. Il était beaucoup plus mignon et… petit aussi. Et attachant. Par réflexe, Satoshi tourna la tête vers son bureau, là où il avait laissé la pokéball qu'Ondine lui avait donné. À l'intérieur, il peinait à imaginer qu'un être vivant puisse y être nicher, prêt à attaquer en cas de problème. Dur à concevoir qu'un putain de canard bleu géant soit actuellement dans une si petite ball.

Dur à concevoir qu'il admettait l'existence d'un putain de canard géant, tout simplement.

Il regarda vers sa table de nuit, observant la boîte de médicament comme si elle s'apprêtait à lui sauter au visage. Satoshi détestait les médicaments, mais il détestait encore plus être dans cet état de fatigue et d'abattement mélangé. Alors, dans un nouveau soupir, il se convainc que c'était le mieux à faire. S'essayant, il se saisit de la boîte, sorti un cachet qu'il avala avec une grande gorgée d'eau. Ce faisant, il se rallongea plus confortablement, s'enveloppant dans sa couette et tenta une nouvelle fois de trouver le sommeil. Il voulait vraiment que toutes ses pensées cessent de tourner en rond sans aboutir à quelque chose de tangible.


Un silence pesant suivit les paroles d'Ondine. Elle venait de raconter dans les moindre détails tout ce qu'il c'était passé avec Sacha. N resta pensif, et, d'une main distraite caressa le pelage noir et feu du Pokémon venu se lover dans ses bras :

- Cela explique beaucoup de chose…

- On doit aller le chercher, il n'est plus en sécurité là-bas. Et nous avons besoin de lui.

- Je sais…

N ferma les yeux et poussa un soupir, las. Son cœur avait été tellement soulagé de savoir Sacha vivant qu'il en aurait presque pleurer. Mais de savoir qu'il avait perdu la mémoire et qu'il n'avait pas voulu rentrer l'inquiétait. Il pouvait le comprendre, bien entendu, mais il ne savait pas comment gérer la situation.

Il avait besoin de Sacha pour continuer la guerre. Après sa disparition et la mort de Mewtwo, il s'était retrouvé seul au commande d'une armée complètement perdu. Lui même l'était, et il avait dû ravaler sa tristesse et ses larmes. Mettre de côté son cœur tendre pour continuer la bataille. C'était comme s'amputer une partie de soi-même, et encore maintenant, c'était très difficile. Il avait toujours l'impression de trahir ses idéaux.

N était un personnage prônant la paix, l'amour et la compréhension. C'était quelqu'un de calme, doux et profondément gentil. Longtemps avec Sacha, ils avaient tentés d'ouvrir le dialogue face à leurs opposants, de comprendre et d'endiguer la situation sans heurt.

Mais leurs ennemis n'avaient que faire de tous ces bons sentiments.

Ils avaient profités de leurs gentillesses pour faire encore plus de victimes humaines, et capturer davantage de Pokémons. Ces personnes étaient un fléau.

Face à tant de cruauté, N n'avait pas eu le choix et avait le rejoint le combat.

Il était aidé dans la tâche par Ondine, qui lui était d'un grand soutien, ainsi que Serena, le professeur Platane et divers champions d'arène. Mais personne n'avait la trempe de Sacha. Personne n'avait sa prestance, sa joie de vivre et son optimisme. Sacha était un pilier, un phare au milieu d'une tempête déchaînée. Difficile de croire qu'une seule personne puisse autant changer la donne. Et pourtant, Sacha avait ce don. Un petit quelque chose qui le rendait différent. C'est d'ailleurs grâce à ça que N avait changé d'avis sur les dresseurs de Pokémons.

Un nouveau soupir franchit ses lèvres :

- On ne peut pas le forcer à revenir ici. Ce n'est pas ce que je veux.

- On n'a pas le choix N ! Fais-toi une raison et-...

- Pi !

N tourna ses yeux vers la petite créature face à lui. Debout, fièrement posté sur ses pattes arrières, la sourie électrique venait de couper Ondine sur un ton presque colérique. L'air plus que déterminé, elle échangea quelques mots que seul N pouvait comprendre. Celui-ci hochait la tête de temps en temps, les yeux plantés dans ceux du Pokémon. Ondine regardait l'échange avec intérêt. N finit par reporter son attention sur elle, sérieux et convaincu :

- Nous allons envoyer Pikachu.

Ondine devint d'une pâleur quasi maladif et son visage se décomposa sous la surprise.


Un homme encapuchonné de noir marchait dans les couloirs sombres d'une citadelle. Accompagné de deux de ses subordonnés, il était pressé et la semelle de ses chaussures résonnaient sur les dalles de pierre, faisant vibrer l'air au rythme de ses pas. La nuit avait pris possession des lieux, et un calme inquiétant régnait.

Arrivé devant une porte, il se figea. Se laissant quelques secondes, il fit le tri de ses pensées et frappa trois coup sec contre la porte. A l'intérieur, il entendit que les voix c'étaient tus. Après quelques instants, quelqu'un vint leurs ouvrirent.

L'homme entra, tira une légère révérence en signe de salut, puis se posta fièrement sur ses pieds, droit comme un "i", attendant que son supérieur l'autorise à faire son rapport. La voix de l'homme assit face à lui résonna dans la petite pièce circulaire, d'une manière sèche, agressive :

- Votre rapport.

- Nous avons capturé deux fugitifs. Ils sont en ce moment même testés sur leurs compatibilités. Celui de la semaine dernière n'a pas survécu. Hier, nos chercheurs ont localisés l'élu, nous avons aussitôt envoyés deux créatures le capturer.

L'homme se permit de marquer un silence, avalant difficilement sa salive :

- Ils ont échoués. Une rebelle était sur les lieux et à mis nos créatures en déroute. L'élu est toujours vivant, mais il n'a pas rejoint son univers d'origine.

- Pourquoi ?

- Nous ne savons pas, Monsieur. Mais nous l'avons localisée et une équipe de créature est prête à intervenir. Il semblerait que la rebelle ne soit plus avec lui. Nous attendons vos ordres.

Son supérieur resta droit, son regard rigide le transperçant de part en part. L'homme attendit, ne laissant rien paraître sur la tension qui l'habitait et qui se faisait croissante. Enfin, après un temps qui lui parut interminable, son supérieur, toujours assis à son bureau, bougea. Il ouvrit son tiroir, pris un papier manuscrit et se mit à griffonner dessus :

- Il ne faut pas laisser le temps à la rébellion de le ramener. Je vous confie deux de mes hommes. Pour quarante-huit heures. Utilisez-les comme des armes. Capturez l'élu et ramenez le moi. Vivant.

- ...Monsieur ? Puis-je poser une question ?

Son supérieur ne répondit pas mais suspendit son geste, l'invitant à continuer :

- Pensez-vous qu'il soit compatible avec-...

- C'est pour ça que je le veux vivant.

Sans un mot de plus, il tendit la feuille à son subordonnée, plantant une nouvelle fois son regard glacial sur lui :

- Ramenez l'élu, je le testerais moi-même.

Un rictus s'empara de ses lèvres. L'homme fasse à lui ne put empêcher la peur de l'envahir, la chair de poule parcourant son dos et ses bras. Le sourire que lui offrait son supérieur avait quelques chose de carnassier ne présageant rien de bon pour la suite. Surtout pour l'élu.


Satoshi fut tiré de son sommeil par la sonnerie rageuse de son portable. Mou et sans entrain, il se saisit de son téléphone, constatant qu'il avait plusieurs appels en absence de Naoko. Quelque peu surpris, il regarda ensuite ses messages, et, parmi ceux de ses amis qui s'inquiétaient de sa santé, il trouva également des messages de sa sœur :

"Tu dormais quand je suis partie, je n'ai pas voulu te réveiller. J'ai fais du pain ce matin, il est dans la machine et tu as une viande sortie pour ce midi si tu as faim."

"Akemi et Nakatsu sont inquiet pour toi, envois-leurs un message pour les rassurer."

"Je repense à ce qu'a dit Ondine hier… Tu penses qu'ils pourraient revenir te chercher ?"

"Je suis inquiète, je n'aurais peut-être pas dû te laisser seul… Appel-moi quand tu seras réveillé s'il-te-plait"

Au même moment, il entendit la sonnette d'entrée. Satoshi se leva rapidement, enfila son jean et marqua un arrêt au moment de sortir de la pièce. Il se tourna, se mettant un fixer la pokéball toujours fièrement exposé sur son bureau. Ondine lui avait clairement dit que cette bestiole serait capable de l'aider en cas de pépin. Et elle lui avait aussi dit qu'il était en danger. Mais en même temps, il ne voulait pas devenir parano. La sonnette retentit une seconde fois, et, dans un claquement de langue rageur, il finit par se saisir de la pokéball et l'emporter avec lui. Ça ne lui coûtait rien de l'avoir.

Satoshi descendit les marches quatre à quatre, mettant la pokéball dans sa poche arrière et ouvrit la porte d'entrée. Il se retrouva face à deux hommes blonds en uniformes. Satoshi ne put s'empêcher de se raidir devant la mine grave et fermé que les deux personnes arboraient. Instinctivement, il ne les sentait pas du tout :

- Bonjour… ?

- Vous êtes bien Sacha ?

- Oui, c'est moi.

Satoshi n'aimait pas le ton employé. Il n'y avait rien d'aimable, les paroles étaient claqués dans l'air comme une attaque. Et l'homme qui venait de parler portait un fort accent qu'il n'arrivait pas à reconnaître. Une chose était sûre, ce gars n'était pas japonais. De plus, plus le temps passait, plus son impression de malaise était grandissante :

- Nous avons des questions à vous poser concernant l'attaque d'hier. Pouvons-nous entrer ?

Après quelques instants de réflexion, Satoshi se décala, laissant les deux hommes entrer dans le couloir. Il referma la porte et les dirigeas vers le salon tout en se forçant à rester stoïque.

Pourtant, tout son corps lui hurlait qu'il devait partir au plus vite. S'éloigner de ses hommes. S'éloigner du danger qu'il pouvait représenter. Il se remémora la dernière fois qu'il avait eu cette atroce sensation. Satoshi senti une goutte de sueur perler dans son dos.

La dernière fois qu'il avait eu se sentiment, c'était la veille au soir. Lorsque ces monstres l'avaient agressé. Lorsqu'il avait été blessé avant qu'Ondine n'intervienne.

Lorsqu'il avait failli mourir.

Une minute... L'homme venait-il de l'appeler Sacha ?!

Il n'en fallut pas plus à Satoshi. Dans un sursaut de lucidité, il se rua dans l'entrée, ouvrit la porte et se mit à courir aussi vite qu'il le pouvait. La douleur dans son mollet se réveilla instantanément mais il décida d'encaisser en serrant les dents. D'un léger coup de tête, il se rendit compte que les deux hommes s'était lancé à sa poursuite, transformés en ombres menaçantes, encapuchonnés dans de longs manteaux rouges, leurs visages entièrement dissimulés par des masques blancs, avec un losanges jaune au milieu.

Et ils couraient très vite.

Mais cette fois, Sacha décida de ne pas se laisser envahir par la peur. Non, il serait plus fort qu'elle. Il y avait céder la veille, et même s'il trouvait ça logique, il ne voulait pas recommencer. Il ne ferait pas deux fois la même erreurs. Peu importe qui étaient ses hommes, maintenant qu'il comprenait à quel point ils pouvaient lui être hostile, il ne se laisserait pas faire. Sacha était déterminé. Il serait maître de son destin. Il ne mourrait pas maintenant. Pas ici.

L'adrénaline pulsait dans son corps, entraînant une énergie qui lui permettait de donner le meilleur de lui même. Grâce à elle, il ne sentait plus son mollet l'élancer, ni ses pieds nu frapper durement l'asphalte de la rue. C'était la rage au ventre, désireux de survivre qu'il s'élançait toujours plus vite, bifurquant dans les rues de la ville, tentant de rejoindre les grands axes dans lesquels il pourrait se fondre. Il savait ses assaillants derrières lui, il entendait leurs courses, leurs voix qui lui hurlaient de s'arrêter, toujours plus menaçantes au fur et à mesure qu'ils se rapprochaient.

Sacha ne put s'empêcher de sourire quand il aperçut au loin une rue bondée de monde. Peut-être que ses nerfs le lachait un peu aussi car il avait presque envie de rire. Il allait réussir. Une fois là-bas, les deux hommes n'auraient plus le champs libre et lui pourrait tenter de disparaître dans la masse. Se cacher, prévenir les autorités pour qu'on lui vienne en aide. Son cœur battait si fort qu'il sentait son corps vibrer. À cet instant, il se sentit plus vivant que jamais, et une immense joie l'envahit.

De courte durée.

Devant lui, alors qu'il n'était qu'à quelques enjambés de son but, l'angle de la rue s'effondra dans un immense fracas. Les passants poussèrent des cris d'effrois, certains fuyants, d'autres allant rapidement aider les potentiels blessés.

Sacha stoppa nette sa course, les poumons en feu, la respiration haletante et les poings serrés par la tension qui continuait d'habiter son corps. Ses yeux s'écarquillèrent devant la scène : les décombres du mur étaient encore fumant de poussière et quelques morceaux du bâtiment touché menaçait de s'écrouler. Des personnes étaient à terre, gémissantes, remuants difficilement. D'autres ne bougeaient plus du tout.

Son sang ne fit qu'un tour.

Rageusement, il se retourna, faisant face à ses deux assaillants arrêtés quelques mètres plus loin. La joie laissa place à la colère. À la rage aussi, et avec elle, la peur commençait également à revenir. Ses salauds venaient d'attaquer une rue pleine d'innocents pour l'avoir. Ils en avaient peut-être tués. Sa tête valait donc si chère que ça ? C'est à ce moment là qu'il comprit à quel point il était en danger. Ces hommes ne reculeraient devant rien pour l'abattre. Il était d'ailleurs étonnant qu'il soit encore en vie, quand on voyait la facilité avec laquelle ils avaient détruits le mur. Satoshi serra les dents. Il avait peur. Vraiment peur. Car il ne voyait pas ce qu'il pouvait faire face à eux. Il avait cru être malin et pouvoir leur échapper. Il s'était lourdement trompé.

Et quand il réalisa que son erreur avait peut-être tués des innocents, il sentit des larmes de rage monter et son corps trembler. Un sentiment de regret émergea de sa conscience. Coupable. Il était coupable d'avoir mené ces hommes ici. Coupable d'avoir refuser la vérité. Coupable de s'être cru plus malin. Ondine l'avait prévenu, il savait qu'il serait pris pour cible. Et lui avait refusé de la prendre au sérieux.

Voilà où il en était.

Une drôle de sensation le ramena à la réalité. Sa poche arrière vibrait en discontinue. D'une main, Satoshi attrapa la pokéball et la ramena devant lui, indécis. Ses deux assaillants se raidirent instantanément, observant avec attention, restant en position d'attaque.

Puis là Pokéball s'ouvrit, et Akwakwak en sorti dans un halo de lumière rougeoyant. Poussant un son strident, il se mit aussitôt devant Sacha, toisant les deux hommes avec un regard sévère et sombre. La scène se figea, comme suspendu dans le temps. Satoshi et Akwakwak faisait face à leurs adversaires sans bouger, retenant leurs souffles. Les deux hommes ne bougeait toujours pas, attendant le moment opportun.

D'un claquement de bec, Akwakwak se tourna vers Sacha, lui faisait signe de partir. Celui-ci fit un pas en arrière, incertain. Il était bien conscient qu'il ne pourrait rien faire face à ses deux hommes, mais il ne pouvait pas laisser le Pokémon se battre seul à sa place. Même si la peur l'assaillait, il ne devait pas se laisser submerger. Sacha ne se sentait peut-être pas l'âme d'un héro, mais il n'était pas un lâche. Plutôt mourir que de laisser quelqu'un derrière lui. Même s'il s'agissait d'un énorme canard bleu.

Sacha raffermit sa position, et dirigea son regard déterminé vers ses adversaires. Il prit son courage à deux mains, inspirant profondément et ferma les yeux quelques instants. Quand il les rouvris, sa peur s'était envolé avec ses doutes. Pour le moment, il devait lutter. Lutter au côté d'Akwakwak et survivre :

- Akwakwak, hydrocanon !

Le pokémon se figea quelques secondes puis ses yeux s'arrondirent en amande alors qu'un fin sourire étirait son bec. Il se retourna vers les deux hommes et obéis, libérant une quantité monstrueuse d'eau.


C'est tout pour aujourd'hui !

Merci d'avoir lu jusque là, j'espère que ce chapitre vous à plus et qu'il vous donneras envie de continuer... Moi je retourne écrire et je vous dis à la prochaine !

Bon confinement, prenez soin de vous :)