Bonjour à tous !

Bienvenu dans le chapitre 6 de cette fan fiction !

Un immense merci aux personnes ayant pris le temps de laisser une review, je sais que je me répète mais ça fait vraiment chaud au cœur d'avoir des retours ! On est sur un fandôm où il y a peu de personne, peu de passage alors c'est très important que vous preniez le temps de nous donner votre avis (à moi et à tous les autres auteurs !) Car c'est ça qui nous permet de nous remettre en question et d'avancer...

Cette fic est un peu un trésor pour moi, elle est très réfléchi par rapport à ce que j'ai l'habitude de faire et je suis contente des retours que j'en ai pour l'instant... Merci beaucoup !

Sur ce, je ne vous fait pas patienter plus longtemps, bonne lecture !


L'attaque du Pokémon manqua sa cible, les deux hommes, rapides et habiles, l'esquivèrent avec une facilité déconcertante. Akwakwak raffermit sa position devant Sacha, ne se laissant pas démonter.

Sacha lui par contre était bluffé par la rapidité des deux hommes. Son regard avait à peine capter le mouvement. Toute la chaleur de son corps le quitta quand il se demanda si ses deux hommes étaient réellement humains. Après tout, si les Pokémons existaient, il était fort possible que des humains aux particularités extraordinaires existent aussi. Peut-être que lui même en possédait, puisqu'il ne venait pas de se monde ? Mais comment savoir ? Et comment activer ses pouvoirs si tel était le cas ? Car c'est maintenant qu'il en aurait eu besoin. Face à ses hommes qui se maîtrisaient parfaitement. Face à la menace imminente qu'ils représentaient pour leurs vies. Petit à petit, la peur envahit Satoshi de nouveau. Il se sentait complètement impuissant et dépassé par tout ce qui se produisait.

Akwakwak jeta un œil derrière lui, claquant du bec pour ramener Sacha à la réalité. Ce dernier sursauta, reprenant contenance. Pour le moment, il ne pouvait rien faire de lui même, et il ne devait pas laisser ses pensées le distraire. Sa vie, et celle d'Akwakwak étaient en jeu, alors pas question de se perdre dans des questionnements tordus :

- Est-ce que tu connais d'autres attaques ?

Le Pokémon acquiesça de la tête et se tourna de nouveau vers leurs ennemis. Se concentrant, il ferma les yeux. Sa dresseuse n'était pas là, mais il pouvait compter sur ce qu'elle avait pu lui enseigner et les nombreux entrainement qu'ils avaient fait ensemble. Il savait qu'en le laissant là, Ondine lui avait confié une énorme responsabilité. Ce n'était pas le moment de se relâcher, et il voulait prouver à sa dresseuse qu'elle avait eu raison de lui faire confiance. Le petit Psykokwak était devenu un beau et puissant Akwakwak.

Il rouvrit les yeux, les fixant sur l'un de ses adversaires. Aussitôt, celui-ci fût pris d'une violente migraine et s'écroula au sol tel un château de carte. Le Pokémon sourit faiblement en voyant son ennemi se contorsionner de douleur à terre. Jusqu'à ce que lui même soit parcouru d'une vive douleur. Là, il déchanta complètement et s'écroula dans un gémissement sourd. À deux contre un, sans dresseur compétent pour l'appuyer, il réalisa que ce combat était perdu d'avance depuis le début. Dans un dernier acte de bravoure, il tourna la tête vers Sacha et le propulsa à plusieurs mètres de distance grâce à une attaque de type eau. La douleur le parcourut de nouveau et Akwakwak s'immobilisa complètement.

Satoshi, juste derrière n'avait rien loupé de la scène. D'abord heureux de voir l'un de ses adversaires tomber, la seconde suivante son sang c'était littéralement gelé dans ses veines. Le deuxième homme venait de lancer une sorte de sort étrange qui avait entravé complètement Akwakwak à l'aide de multiple feuilles de papier sur lesquels des symboles étaient inscrits. Les feuilles s'étaient liées tel une chaîne et avaient ligotés le Pokémon qui était tombé de ton son poids sur le bitume du trottoir. Dans un dernier effort, Akwakwak s'était tourné vers lui et l'avait projeté aussi loin que possible.

Trempé, recrachant le trop plein d'eau qu'il avait avalé, Satoshi se releva. Sa jambe le lança de nouveau et il aperçut que son jean était taché de sang :

- Akwakwak !

Aucune réponse. Serrant les dents et les poings, Satoshi compris. Quand bien même le Pokémon aurait été vivant, il ne pourrait pas le reprendre. Il était encore impuissant. Impuissant et coupable. Voilà tout ce qui résonnait à son esprit. La peur au ventre, il se tourna et courut, se forçant une nouvelle fois à faire abstraction de la douleur qui assiégeait sa jambe droite. Car c'était tout ce qu'il pouvait faire. Il se jura que le sacrifice d'Akwakwak ne serait pas vint. Le Pokémon avait tout donner pour lui laisser une chance de s'enfuir et il ne devait pas gâcher cette bravoure et se courage. Lui se sentit lâche, inutile et honteux, mais le combat lui avait fait comprendre qu'il n'était pas en mesure de résister. Impuissant. Coupable. Lâche. Inutile. Honteux. Son optimisme avait décidément foutu le camp depuis la découverte de ce second monde. Il n'était pas Sacha, ce héro qu'avait peint Ondine. Il était Satoshi. Juste Satoshi, un lycéen banal sur qui la malchance s'abattait.

D'un seul coup, sa vue se brouilla. Son corps fut parcouru d'une décharge électrique particulièrement violente. Ses bras se resserrèrent autour de son corps. Ses jambes s'immobilisèrent sans qu'il ne puisse lutter. Il tomba au sol, droit comme un "I" alors qu'un cri de douleur franchissait ses lèvres. Il se força à ouvrir les yeux. Autour de son corps, des feuilles de papiers formaient une chaîne et le paralysait complètement. La douleur était atroce, insoutenable même, c'était comme si un millier de volt parcourait son corps de part en part. Sa conscience le lâchait et Satoshi comprit qu'il ne tarderait pas à s'évanouir. Il était condamné.

Ses yeux se firent lourd et il sombra.


- …. Sacha… sa maison…..on s'en occupe…

- ….l'escouade de Serena rentre...…..N….. revenir….

- Le morveux….… chance…. à temps.

Comme bercer par un pas lent, sentant deux grand bras le porter sans trop de mal, l'esprit de Satoshi émergeait difficilement. Blotti contre le torse d'un homme, enveloppé dans ce qui ressemblait à une couverture, il avait l'impression d'être protégé. Ses sens encore endormis, son corps était au moins aussi lourd que ses yeux. Si d'abord il essaya de se souvenir ce qui avait bien pu lui arriver, il abandonna bien vite en sentant un mal de crâne se pointer. Dans son cocon protecteur, il était bien, et seuls quelques morceaux de conversation arrivaient à filtrer. Les voix semblaient lointaines et pourtant si proche à la fois.

Satoshi se concentra un peu plus pour tenter d'identifier les personnes qui l'entouraient. La première voix qu'il reconnut fut celle d'Ondine. Elle était accompagnée de deux autres personnes, et même si les voix lui paraissaient familières, Satoshi n'arrivait pas à remettre de nom dessus. "Tant pis" se dit-il. Dans un effort presque surhumain, il chercha à nouveau les raisons qui aurait pu l'amener dans cette situation. C'était-il évanoui pendant un match ? Ça ne lui était jamais arrivé, mais peut-être avait-il reçu un mauvais coup.

L'idée fit son chemin, jusqu'à ce qu'il percute : Ondine ne faisait pas partie de son lycée. Aucune raison qu'elle soit là. Pas pour un match en tout cas. Elle appartenait au monde des Pokémon. Si elle était là c'est que…. Un flash lui revint avec les deux hommes qui l'avaient attaqués. Il avait tenté de fuir, sans succès.

Instinctivement, son corps se raidit et Sacha se débattit avec toute la violence dont il était capable. En ouvrant les yeux, le soleil l'éblouit et sa migraine se fit plus violente encore. Ses extrémités étaient parcourus de fourmillement très désagréable, comme s'il était branché à un courant électrique.

Les deux bras qui le portait se resserrèrent autour de lui, l'immobilisant partiellement :

- Hey, doucement morveux !

Non, il n'allait pas y aller doucement. Il devait s'échapper. S'il était encore dehors, dans la rue, il avait peut-être une chance. Fuir. Courir. Il avait peur. Horriblement peur car il n'avait aucune idée de ce qu'on voulait faire de lui. Et il n'était décidément pas prêt à mourir. Mais alors qu'il se cabrait encore davantage pour échapper aux bras qui l'enserraient, une chevelure rousse apparu dans son champ de vision en lui attrapant les poignets fermement :

- Sacha ! Tu n'as rien à craindre !

Sacha se stoppa, plantant son regard terrorisé dans celui d'Ondine. Celle-ci relâcha un peu sa prise et lui attrapa la main dans une caresse réconfortante. Elle lui sourit et son ton se fit beaucoup plus doux :

- Je t'avais dit que je reviendrais… Tu es en sécurité maintenant, nous sommes là…

Il n'en fallut pas plus à Satoshi pour que son esprit reparte dans les méandres de l'inconscience, apaisé, rassuré et surtout, en sécurité.


Lorsqu'il se réveilla de nouveau, plusieurs heures c'étaient écoulés. Le soleil déclinait à l'horizon et la maison baignait dans une jolie lueur orangé. L'un de ses bras reposait sur quelque chose de doux et soyeux, comme une peluche. Cette dernière bougea et émit un léger son lorsque les doigts de Satoshi tressautèrent et qu'il immergea difficilement :

- Pi ?

Doucement, Satoshi ouvrit les yeux, découvrant le plafond de son salon. Visiblement, il était allongé dans le canapé de sa maison, une couverture épaisse recouvrant soigneusement son corps. Très vite, une personne s'approcha de lui et il dû faire une légère mise au point avant de reconnaître Ondine, le sourire au lèvre :

- Je commençais à croire que tu ne te réveillerais pas… Comment tu te sens ?

- … Je crois que ça va….

Il sentit entre ses doigts la peluche glisser. Le temps de regarder ce que c'était, la place était vide.

- Tu as mal quelque part ?

Satoshi tourna de nouveau son regard vers Ondine. Derrière elle, deux personnes étaient également présentes. Deux adultes, dont les couleurs de cheveux sortaient complètement de l'ordinaire. Satoshi essaya de ne pas s'y attarder et fit non de la tête :

- Et… Akwakwak…?

Maintenant qu'il était réveillé, il se souvenait de tout. Ses poursuivants, le mur qui s'était écroulé, le combat qui s'en était suivit. Et sa fuite qui ne l'avait pas mené bien loin, malgré la dévotion qu'avait mit le Pokémon pour le protéger. Son corps lui paraissait encore tellement lourd et épuisé suite à l'attaque de ses deux hommes. Comment avait réagi Akwakwak ? Était-il seulement en vie ?

- Il aura besoin d'un peu de repos, mais il se remettra. Tu as été très secoué par l'attaque et ton corps subit le contre-coup. Tu dois te reposer, c'est impératif.

Ondine soupira, comme agacé par ses pensées. Elle laissa le silence s'installer quelques secondes et s'écarta doucement, faisant un geste en direction des deux personnes derrières elle :

- Sacha, je te présente Jessie et James. Tu ne dois pas te souvenir d'eux, mais nous étions ennemis, avant.

Les deux personnes se raidirent à la phrase d'Ondine et émirent un rire gêné. Jessie secoua ses mains devant elle, cherchant à nier :

- Ennemis, c'est peut-être un grand mot… Nous n'étions pas dans le même camps plutôt !

- C'est vrai… ah ah ah… Mais les choses ont bien changés, n'est-ce-pas morveuse ?

James venait d'appuyer les dires de son amie en imitant ses gestes. Ondine les regarda et un nouveau sourire fendit ses lèvres :

- Oui, vous vous êtes bien rachetés depuis.

Sacha observait la scène. En moins de quarante-huit heures son quotidien avait radicalement basculé. De lycéen banal, il était devenu une sorte de héros d'un autre monde. Héros menacé de mort par des personnes venant d'un énième monde et dont il ne savait rien. Ce scénario était digne d'un film de science fiction pensa-t-il. Poussant un long soupir, il finit par sourire et adresser un signe de tête à Jessie et James. Il était en vie et ces deux personnes l'avaient aidés. Un peu d'optimisme, que diable :

- Merci d'être venu à mon secoure. Je vous en suis profondément reconnaissant.

- Bah, de rien morveux, on te devais bien ça ! répondit James, un immense sourire aux lèvres.

Sacha se redressa sous le regard inquiet d'Ondine. Se faisant, il constata qu'il ne portait plus le même tee-shirt et que son jean lui avait été retiré. La sensation de fourmillement qu'il avait pu ressentir un peu plus tôt avait disparu mais il n'avait cependant pas l'impression d'être au mieux de sa forme quand même. À vrai dire, si ça ne tenait qu'à lui, il se serait recouché sans problème. Mais non seulement il voulait savoir ce qui c'était passé, mais il voulait aussi manger. Il n'avait rien avalé depuis la veille, un record pour son estomac ! Ce dernier émit un râle de protestation, signe qu'il était parfaitement contre cette performance et que cela ne pouvait plus durer. Sacha se sentit rougir et il entendit Ondine pouffer de rire à côté de lui :

- Je vais préparer à manger.

- Non ! Non ! Je vais le faire !

Tandis que James se rua dans la cuisine comme si le diable était à ses trousses, Jessie se saisit du bras d'Ondine pour l'empêcher d'amorcer un quelconque mouvement, visiblement mal à l'aise. Il était connu que la jeune femme avait beaucoup de talent, mais que la cuisine n'en faisait pas partie. Et ni Jessie, ni James n'avaient envies de manger les mixtures qu'Ondine s'employait à réaliser avec ardeurs.

Ondine poussa un long soupir et leva les yeux au ciel, vaincu. Un peu vexé surement, mais ça elle ne souhaitait pas le montrer. Elle se reconcentra alors sur Sacha :

- Tu dois avoir des questions, non ?

- Pleins.

- Je t'écoute.

Sacha contempla ses mains, réfléchissant, mettant de l'ordre dans ses propres pensées. Toute la nuit, des milliers de questions s'étaient accumulés dans son esprits, et cette nouvelle journée pleines de rebondissement ne l'avait pas aidé à y voir plus claire. Bien au contraire. Il se souvenait parfaitement toutes les émotions négatives qui l'avaient envahit. Bon sang, comment pouvait-il être considéré comme un héros alors qu'il n'était pas fichu de se défendre seul ? Si personne ne lui était venu en aide, il n'aurait pas survécu, c'était certains. Deux fois. Deux fois de trop.

- … Pourquoi moi ?

Son ton bas et morne sonnait comme une plainte, comme un reproche, une injustice. Il en avait presque honte, mais c'était là question qui lui brûlait les lèvres. Il gardait les yeux baissés sur ses mains qu'il trituraient nerveusement.

Jessie, bien que surprise de la question, ne pipa mot, tournant un regard préoccupé vers Ondine. Elle qui avait connu le flamboyant et téméraire Sacha se trouvait un peu décontenancé de le retrouver ici, amnésique et sans défense. On l'avait prévenu avant qu'elle ne parte en mission avec l'escouade qu'avait formé N, mais le constater lui faisait un choc.

Ondine ferma les yeux, s'appuyant davantage sur la chaise qu'elle occupait. Après une longue inspiration, elle commença :

- Sacha. Je sais que tu ne te souviens de rien et que c'est compliqué pour toi. Mais tu dois te mettre dans la tête que tu as fait de grande chose, -et, je n'ai pas fini- que peu importe l'âge. Tu avais quatorze ans, N en avait seize, et vous vous êtes levés contre la menace. Comme des centaines d'autres dresseurs. Nous nous sommes tous levés pour sauver notre monde. Pourquoi toi tu as pris la tête du mouvement ? Franchement, j'en sais rien. Et j'm'en moque. J'men fou même. C'était toi. Toi qui à réussi à convaincre des légendaires de nous prêter main forte. Toi qui est allé au devant du danger. Toi qui t'es enflammé pour la cause que tu défendais. Tu ne l'as pas choisi, ça c'est fait naturellement. Car même avant ça, tu avais déjà accomplis de grande chose. Je ne compte plus le nombre de vie que tu as sauvé, le nombre de personnes que tu as aidés. On a dépassé tout ça. C'est dans ta nature. Et j'ose croire que ça le sera toujours. Tu es comme ça. Un espèce d'imbécile optimiste qui sait rassembler les hommes et les Pokémons. Tu es Sacha Ketchum, du Bourg Palette.

Le calme s'installa dans la pièce. Les mots d'Ondine avaient résonné, impérieux et sans que l'on puisse y opposer une répartie. Elle énonçait une vérité. Sa vérité. Une vérité que beaucoup de personnes de la rébellion partageaient.

Sacha soupira en fermant les yeux. Il aurait aimé nié, dire qu'on lui attribuait des mérites qui n'étaient pas les siens. Mais il n'en savait rien. Il était amnésique et avait tout oublié. C'est pour ça que ce qui paraissait si évident aux yeux des autres, était pour lui si invraisemblable. Il voulait croire à ce qu'on lui racontait, et en même temps, il n'y arrivait pas. Cette situation paradoxale le plongeait dans un véritable malaise interne. Il était dans un cauchemar depuis vingt-quatre heures et ne semblait pas réussir à se réveiller. Dans toutes les pensées noires qui tournoyaient dans son esprit, un éclair jaune apparut soudain. Il rouvrit les yeux et se figea. Timidement, il tourna son regard vers Ondine :

- … Est- ce que… J'ai des Pokémons, moi aussi ?

Celle-ci planta ses yeux dans ceux de Sacha, comme si elle voulait le sonder. Puis, doucement, elle se mit à sourire et tourna la tête sur le côté :

- Tu peux venir.

Aussitôt une petite boule jaune sortie de derrière le canapé et monta sur la table basse, face à Sacha. Il resta là, camper sur ses pattes arrière à l'observer, timide et mal à l'aise.

Le temps se figea, emportant avec lui ses peurs, ses doutes, ses regrets. Il était là. Pikachu était là. Son cœur commença à battre de manière complètement anarchique et avant qu'il n'ai pus s'en rendre compte, il se jeta en avant, manquant de tomber du canapé, pour enlacer la petite créature face à lui de crainte qu'elle disparaisse subitement. Il la serra fort contre lui, et ferma les yeux, sentant une joie immense et un profond réconfort l'envahir. Son odeur un peu sucré, son poil doux et soyeux sous ses doigts l'emplissaient d'une certaine nostalgie. Oubliées la douleur et la peur, oublié les tracas. À cet instant là, plus rien ne comptais, seulement sa présence. Il était là. Son meilleur ami, son fidèle compagnon était là :

- Pikachu… Pikachu…. Pikachu !

Le petit Pokémon acquiesça et se lova contre son dresseur. Celui-ci ne cessait de répéter son nom, comme pour se convaincre qu'il était réel. Qu'il ne s'agissait pas d'une illusion.

Ondine regarda la scène, attendrit. Jessie versa une petite larme, heureuse de voir Sacha et Pikachu de nouveau réuni. Leur retrouvaille était touchante. Les deux ne semblaient plus vouloir se lâcher. Ils étaient resté trop loin, trop longtemps. Comme on a besoin d'air pour respirer, comme on a besoin de lumière et d'espoir pour vivre, ils avaient besoin l'un de l'autre.

Enfin, après quelques minutes, Ondine se décida à reprendre la parole :

- Tu n'as visiblement pas tout oublié de notre monde.

Doucement, presque à contre cœur, Sacha s'écarta de Pikachu sans pour autant le lâcher. Il se rassit un peu mieux sur le canapé, caressant la tête du Pokémon resté sur ses genoux :

- Quand je me suis réveillé à l'hôpital, il ne restait presque rien de ma mémoire. J'arrivais à parler sans problème, mais personne ne me comprenais. J'avais oublié mon nom… Mais pas celui de Pikachu. Quand je suis sorti après plusieurs mois d'hospitalisation, j'ai rêvé de lui. Quand j'en ai parlé autour de moi, personne ne comprenait d'où cette image pouvait me venir. Moi-même je ne savais pas. Mais je rêvais de lui très souvent. Et au réveil, j'avais toujours l'impression qu'il me manquait quelque chose. Maintenant je sais. Hein, mon vieux copain ?

Pikachu émit un cri de joie en se resserrant contre Sacha. C'est à ce moment là que ce dernier remarqua que la queue de son Pokémon était abîmé. Sur le haut, une estafilade de quelques centimètres fendait la queue en forme d'éclair. Il passa doucement les doigts sur la blessure, déjà cicatrisé depuis bien longtemps :

- Il c'est fait ça il y a deux ans, la veille de ta disparition. Il a été blessé assez grièvement et tu l'a laissé se reposer. Pikachu est ton premier Pokémon, c'est avec lui que tu as commencé ton voyage pour devenir maître Pokémon.

- …. Il y a deux ans tu dis ?

Sacha avait repris ses caresses sur la tête de Pikachu. Mais l'une des informations que venait de lui donner Ondine le fit tiquer. Deux ans ? Deux ans s'était écoulé dans le monde Pokémon ? Lui était là depuis quatre :

- Cela fait quatre ans que je vis ici.

Ondine acquiesça, nullement troublé par l'information :

- L'espace-temps n'est pas le même d'un univers à l'autre. Rien d'anormal, c'est très rare de trouver deux mondes parfaitementraccord niveau temps. Lorsque tu passeras dans ton monde d'origine, ton corps retrouvera automatiquement l'âge qu'il est censé avoir.

- … C'est possible ça ? Ça veut dire que je vais rajeunir ?

- En quelque sorte. Mais s'il te plait, ne me demande pas les détails, je n'ai pas forcément bien retenu ce que Lem expliquait.

Sacha acquiesça, pensif. Avec Pikachu à ses côtés, il se sentait beaucoup mieux. Sans qu'il ne sache réellement se l'expliquer, il était convaincu que tout irait bien à présent. Il n'était plus seul dans cette galère, et il savait que ce petit Pokémon lui serait d'un grand soutien. Peu importe les épreuves qu'ils traverseraient. Ils seraient ensemble. Enfin réuni.


Merci à tous d'avoir lu jusque là, je suis désolée pour les fautes, j'essaye d'en corriger une bonne partie mais... Pas simple '^^

Restez attentif sur cette histoire si elle vous plait car je compte accélérer les publications de chapitre !

PS : Toujours aucune idée sur l'univers qui vient troubler la paix du monde Pokémon ?