Bonjour à tous ! Désolé pour de ne publier que maintenant, je n'ai pas pu faire ma relecture hier... Mais voilà, c'est bon, le chapitre est là !
Avant de vous laisser le dévoré, je tiens à prévenir, le rating M n'est pas là au hasard ! Dans ce chapitre il y a des morts et des scènes de violences explicites !
Bonne lecture !
Sacha courait dans les couloirs d'une usine désaffectée. À ses côtés, son Pikachu suivait avec hargne :
- N, attend je te dis !
Mais devant lui, le jeune homme ne ralentissait pas sa cadence, beaucoup trop paniqué. L'adrénaline affluait en quantité dans ses muscles et lui donnait toujours plus de force pour se propulser en avant. Sacha avait beau courir vite, il n'arrivait pas à tenir la distance. Son cœur battait à tout rompre :
- N ! C'est sûrement un piège !
- Peu importe, je dois les aider !
Sacha serra les dents et étouffa un grognement de frustration. À ce train là, ils fonçaient dans le gueule du loup sans pouvoir élaborer ne serait-ce qu'une ébauche de plan. Et cette foutu radio qui les avaient encore lâché ! Sans réfléchir davantage, il lança l'une de ses Pokéball en l'air, aboyant presque ses ordres :
- Scarhino, va prévenir l'escouade de Rachid ! Il nous faut du renfort, le plus vite possible !
Le scarabée géant ne s'offusqua nullement du ton de son dresseur. Ils étaient vraisemblablement dans une urgence et il n'y avait pas de temps pour les formalités. Il hocha la tête et fila dans les couloirs aussi vite que ses ailes le lui permettait.
N tourna à 90° à un carrefour. Les cris effrayés des Pokémon ne cessaient de résonner et de s'amplifier sur chaque mur du vieux bâtiment, créant une symphonie des plus macabres. Leur ennemi était là, cela ne faisait pas le moindre doute. Cependant il ne pouvait se résoudre à ralentir son allure. Peu importe le danger, ces Pokémon l'appelaient à l'aide et il devait faire vite.
Après une course qui lui parut être une éternité, il arriva dans une immense salle où des centaines de Pokémon étaient entassés dans des cages d'acier. Dans certaines d'entre elles, des cadavres gisaient aux côtés des vivants et des blessés mal en point. Une odeur putride et nauséabonde flottait dans l'air. Au milieu, une sorte de plateforme circulaire trônait avec au dessus d'elle, d'immenses câbles qui semblaient là pour l'alimenter d'une quelconque source d'énergie. Mais N n'y prêta aucune attention. Il y avait bien plus urgent.
Il s'approcha de la première cage et chercha un moyen de l'ouvrir. À peine effleura t-il les barreaux qu'un puissant arc électrique lui traversa le corps. Devant la violence du choc, il tomba à genoux parcouru de spasme.
Sacha quand à lui c'était arrêté à l'entrée de la pièce, attentif :
- Tu sens quelque chose Pikachu ? demanda-t-il en épiant les environs.
- Pi. répondit son ami en acquiesçant.
"Évidemment" pensa Sacha en sortant son Simiabraz. Il avança prudemment jusqu'à N et l'aida à se relever :
- On doit vite trouver un moyen de les faire sortir d'ici. Le comité d'accueil est déjà là, prévint-il.
- Je pense qu'il doit y avoir un tableau de bord pas loin...
Sacha hocha la tête et observa les environs, sur ses gardes. Depuis qu'ils étaient rentrés dans ce bâtiment, son mauvais pressentiment ne faisait que croître.
- Pika !
Une fraction de seconde plus tard, une fléchette anesthésiante se logeait dans le bras de Sacha malgré sa tentative d'esquive. Il sentit son corps s'alourdir. Ses genoux rencontrèrent le sol métallique dans un grand bruit. À demi-conscient grâce aux décharges électriques que Pikachu lui envoyait, il appela son Manternel. Son corps, beaucoup trop groguis s'étala lentement au sol :
- Manternel… Glas de so-in...v-te... murmura-t-il.
L'espace autour de lui s'évanouit.
N regarda impuissant le corps de Sacha rejoindre le sol. Il esquiva une fléchette et continua sa course jusqu'au jeune dresseur. Pikachu et Simiabraz usaient d'attaque éclair et lance-flamme pour repousser les nombreux Pokémon qui s'approchaient d'eux. Leurs yeux à la fois vague et menaçant ne trompaient pas sur leur état mental. Tous étaient complètement lobotomisés et soumis au bon vouloir de leurs ennemis. Peu importe la manière, aucun de ses Pokémon n'avaient jamais récupérés leur faculté à penser par eux-même. Comme-si leurs cerveaux avaient grillés.
Manternel, après avoir exécuté Glas de soin sur son dresseur, maintenait une attaque Abri parfaite. N s'agenouill à sa hauteur et le Pokémon lui jeta un regard inquiet :
- Mant- manternel…
- Ça va aller, dit-il en acquiesçant. On va se mettre à couvert en attendant son réveil. Tu es prêt à courir ?
- Ternel !
N souleva le corps encore endormis de Sacha. Manternel s'était déjà occupé d'éliminer toute trace du somnifère. Il ne tarderait pas à se réveiller. Sans attendre, toujours couvert par Pikachu et Simiabraz qui faisaient un travail fantastique, il courut jusqu'à un caisson de fer. Du moins il essaya.
Sorti de nul part, un Luxray aux yeux dorés et aux dent acérés se jeta sur eux. N reserra sa prise sur Sacha alors qu'il tournait le dos à la menace, prêt à encaisser l'attaque de plein fouet. Quelques secondes passèrent et il osa rouvrir un œil, incertain. Son sang se glaça :
- Non ! Manternel !
Le pauvre Pokémon était traîné de force jusqu'à la plateforme. Sans ses deux bras coincés dans l'étau qu'était la gueule puissante de Luxray, il ne pouvait pas lutter. Il fut jeté au centre de la machine sans rien pouvoir faire. Aussitôt une lumière verte se dégagea de l'appareillage. Un cri. Une détonation. Puis plus rien.
Alors que Simiabraz forçait N à se mettre à l'abri, le bras déchiqueté de Manternel retomba lourdement au sol. À côté reposait le corps sans vie du Pokémon. Les larmes de N abondèrent sur ses joues et il resta paralysé par ce qu'il venait de voir. Dans ses bras, le corps de Sacha tressauta imperceptiblement.
Sacha sentit l'espace autour de lui réapparaitre bien plus net qu'auparavant. N le tenait contre lui et s'était abrité derrière un immense caisson de fer. Pikachu et Simiabraz repoussaient les attaques et la situation n'était absolument pas en leur faveur. Mais la première chose qui choqua Sacha et qui finit de le réveillé furent les larmes qui déferlaient sur le visage de N. Dans un sursaut, il se retrouva à genoux face à lui, essuyant avec tendresse l'une des larmes :
- Je vais bien N… Manternel m'a soigné, dit-il en pensant naÏvement qu'il s'agissait de ça.
N le regarda un instant puis détourna les yeux. Il fit un signe de négation de sa tête et se mordit la lèvre en retenant un sanglot :
- … Tout est ma faute… Manternel…
L'entièreté du corps de Sacha se figea. Sa pupille s'étrecit et fixa un point invisible devant lui. Son cœur se mit à battre de manière démesuré. Ses poumons rechignèrent à prendre l'air environnant. Lentement, très lentement, Sacha se releva. Ses genoux tremblaient comme ceux d'un faon nouveau né. Il aurait pu jouer des maracas avec. Presque à taton, il s'approcha du bord du caisson. Par réflexe il colla son dos contre la parois froide et jeta un coup d'œil au milieu de la pièce. Sur le socle crépitant encore d'une lueur verte et inquiétante, le reste du corps de Manternel gisait, fumant. L'un de ses bras avait été arraché et complètement éventré sous la force de leur odieuse expérience.
Ses genoux le lâchèrent et il tomba en vomissant. Il toussa et frappa du poing en retenant difficilement son cri de rage pur. N s'avança en rampant jusqu'à lui et passa une main dans son dos :
- Tout est ma faute…. Je suis tellement désolé Sacha… J'aurais du t'écouter…
Pris d'un nouveau haut de cœur, Sacha toussa la bile qui lui restait. Il resta un moment à serrer les dents avant de relever la tête. Dans ses yeux brillaient une flamme particulièrement dangereuse et vengeresse :
- Ils vont payer !
Une fraction de seconde lui suffit pour bondir sur ses jambes. Sans plus attendre, il fonça tête baissé malgré les supplications de N. Aveuglé par sa rage, il courru jusqu'au premier Arcanin qui leur faisait face et lui décocha la droite la plus puissante qu'il ai pu donner. Le Pokémon s'écroula au sol sans rien laisser voir de ses émotions et se releva de la même façon.
- Montrez-vous bande de lâche ! hurla Sacha. On avait rien demandé putain ! Votre monde n'est en aucun cas supérieur au nôtre ! Pourquoi devenons-nous payer aussi chère votre paix ?!
Une attaque éclair sonna un instant l'Arcanin qui s'apprêtait à se jeter sur Sacha.
- Et pourquoi vous ne répondez pas à nos questions ?! continua-t-il.
- Sacha mets-toi à couvert !
N eu juste le temps de tirer le dresseur en arrière. Une balle érafla son épaule alors qu'ils tombaient à la renverse sur le sol dur. Simiabraz et Pikachu vinrent se mettre en rempart, redoublant d'effort dans leurs attaques à distance. Sacha lui se débattait entre les bras de N. Il n'acceptait pas. Ce crime ne pouvait pas rester impuni. Il hurlait, tapait dans tous les sens, emproi à une hystérie incontrôlable. Muré dans sa haine et son déni, aucun son ne filtrait jusqu'à ses oreilles.
Mais une caresse parvint à ses lèvres.
Douce. Apaisante.
Coupable.
Sacha cessa de se débattre et se laissa conduire de nouveau à l'abri derrière l'une des cages. Toujours en état de choc, il était cette fois devenu complètement apathique. Dans sa tête, des souvenirs avec Manternel affluaient de toute part. La difficulté qu'il avait eu à le capturer et à s'entendre avec alors qu'il n'était encore qu'un Larveyette. Son évolution en Couverdure dans l'arène de Volucité. Ses talents de couturier avant même son évolution quelque temps plus tard en Manternel. L'aide précieuse qu'il avait apporté pour retrouver Coupenotte enlevé par un groupe de Fermite. Sans compter tout le soutien qu'il avait apporté depuis le début de la guerre. Le nombre de fois qu'il avait recousut des vêtements, mais aussi des blessés, qu'ils soient humains ou Pokémon. Mais maintenant Manternel était mort. Définitivement.
N cessa de secouer Sacha. Cela ne servait visiblement à rien, le dresseur ne montrait aucune réaction. Ses yeux restaient fixes, son regard vague. En essuyant ses larmes, il se détourna de lui pour observer Pikachu et Simiabraz. Les deux Pokémon commençaient à réellement fatiguer, et cela n'avait rien d'anormal quand on voyait la dizaine d'ennemi face à eux. Sans compter les snipers toujours parfaitement cachés dans les escaliers alentours.
Si les renforts n'arrivait pas très vite, Manternel ne serait que le premier d'une longue liste. Une bruit rauque le figea. Une gerbe de sang gicla sur son visage. Pourtant N se refusa à tourner la tête. Sa vision périphérique en avait déjà trop vue et il se retrouva tétanisé. La plaie béante sur la poitrine du Pokémon était impossible à ignorer.
- Pika Pikachu ! cria le petit Pokémon, ahuri.
Simiabraz s'approcha de N et Sacha. Rampant, se traînant maladroitement au sol, un léger sourire étirait ses lèvres. Sa chevelure de flamme était soudainement réduit à une simple mèche, faible et vacillante. Lentement, doucement, il posa sa tête sur les genoux de son dresseurs et lui adressa un regard fière et fatigué.
- Sim-Simia….braz… dit-il tout bas.
La main de Sacha se posa sur la tête de son Pokémon pour le flatter. Inconscient de la situation, il sourit à son tour et hocha la tête, vraisemblablement déconnecté de la réalité :
- Tu t'es bien battu… Repose-toi maintenant…
- Simiabraz…
Dans un dernier soupir, Simiabraz ferma les yeux. Son sourire se figea et la dernière flammèche sur sa tête s'éteignit. N serra les dents et clos hermétiquement ses paupières. C'était un cauchemar, il allait se réveiller. Deux Pokémon ne pouvaient pas mourir la même journée. Encore moins deux de Sacha. C'était impossible.
- Pikachu ! Pika-pi !
D'un seul coup, N fut sur pied. Il arriva à la hauteur de Pikachu, le regard plein d'une nouvelle détermination :
- Mets-toi à l'abri Pikachu. Je vais prendre le relais. Protège Sacha.
- Pik-Pika !
- Je sais. Mais Sacha a besoin de toi aussi.
- Pika ! Pika, pikachu !
- Je ne compte pas mourir ! dit-il en s'emportant un peu. Je vais nous faire gagner du temps.
Et sans un mot de plus, N sorti de l'ombre. Les balles cessèrent de pleuvoir, très vite remplacé par des fléchettes anesthésiantes. La première se planta dans sa cuisse. La deuxième suivit rapidement, dans son bras. Pourtant, N ne cilla pas. Il avança, vaillamment :
- Pourquoi faites-vous tout cela ? demanda-t-il calmement. À chaque affrontement c'est la même chose. Nous ne voulons pas nous battre. Nous voulons communiquer avec vous. Peut-être y a t-il un moyen de s'entendre ? Nous pouvons encore coopérer, si vous nous faites confiance…
La troisième fléchettes qui se planta dans son abdomen eu raison de sa volonté. Déjà groguis par les deux premières, N se réceptionna tant bien que mal sur ses genoux. Ses muscles le brûlait et il devait user de toute sa concentration pour respirer. Ses yeux se fermaient malgré toute sa détermination et il se senti rejoindre le sol avec une lenteur exagéré :
- Je… Je ferais… Ce que vous voulez… Mais… hh-... Laissez Sacha… Laissez-le….
Il entendit vaguement quelqu'un hurlé dans son dos. Ses paupières lourdes captèrent une lumière aveuglante. Et c'est tout.
N se réveilla trois jours plus tard. Dans sa chambre plongé dans le noir complet, il ne sentait que la main chaude et rassurante de son compagnon. Il lui serra mollement. Aussitôt, Sacha se leva de sa chaise et murmura plein d'espoir :
- … N ?
- … Dis-moi que rien de tout ceci n'est arrivé…supplia sa voix faible. S'il te plait...
Zorua roulé en boule contre son ami se rua vers sa tête et se frotta amicalement contre lui. Pikachu s'approcha, oreille basse. Sacha serra à son tour la main de N, beaucoup plus fort. :
- … Ne te blâme pas. Tu n'es pas coupable…
- … J'aurais dû t'écouter, dit-il alors qu'il caressait par automatisme son Pokémon.
Les doigts de Sacha se perdirent dans les cheveux de N avant de redescendre sur sa joue pour chasser la larme qui perlaient lentement :
- Tu nous as sauvé la vie… Nous perdons tous des amis durant cette guerre… Rappel toi ce qu'on c'est tous promis...
- … La règle numéro 4 de l'aventurier…
- Exactement, dit Sacha en affichant un imperceptible sourire. "Il ne faut jamais abandonné avant que tout ne soit fini parce qu'il y a forcément un moyen de s'en sortir." On n'abandonnera pas, N. Et on gagnera.
- … Pour que nos amis puissent vivre dans ce monde qui est le leur… Pour qu'on les laisse vivre.
- C'est ça, encouragea Sacha. Pour Simiabraz, Manternel, Zoruark et tous les autres aussi.
N poussa un long soupir affligé et barra son visage à l'aide de son bras libre :
- … Je suis désolé...
Sacha se rassit. Il caressa la main d'N de son pouce, passant et repassant dans un mouvement réconfortant :
- Grâce à l'escouade de Rachid et des renforts qui ont suivi, on a pu reprendre le contrôle de l'usine. Bon nombre des hommes là-bas sont morts dans l'affrontement. La plupart des Pokémon qui étaient dans les cages ont pu être soignés. Aucun d'entre eux n'avaient encore subi leurs expériences. Nous sommes arrivé à temps.
- … Et les autres ? Ceux qui étaient déjà sous leur contrôle ?
Le jeune dresseur marqua une pause avant de baisser la tête :
- … Mewtwo a essayé de pénétrer leur esprit. Ça n'a pas marché. Le professeur Syrus à pris le relais et il essaye encore de les "purifier".
- … Si on arrivait à comprendre comment il font pour en arriver là…
- On y arrivera. J'en suis certain.
Sacha se pencha délicatement pour déposer un baiser tendre sur les lèvres figés de N. La guerre était là, oui. Mais elle n'aurait pas le dernier mot.
Assis dans l'herbe, tout le monde avait écouté ce douloureux souvenir dans un silence tendu. N baissa les yeux sans cesser de caresser la joue de Zorua. Bien évidemment, il avait omis tous les détails concernant sa relation avec Sacha. Leurs gestes tendre avaient étés balayé de son récit.
Sacha face à N ne l'avait pas lâché du regard une seule fois depuis le début. Ses souvenirs lui faisait défaut, mais les paroles de N l'avait particulièrement touché. C'était comme si il revivait la scène sans pour autant s'en rappeler. La sensation était particulièrement étrange. Déstabilisante même. Mais ce qui l'était encore plus, c'était la mine coupable et abattu de N devant lui. Le pauvre semblait porter ce fardeau depuis de nombreuses années. La pensée de l'enlacer pour le réconforter le frappa et il sursauta. Troublé, gêné, il détourna la tête en faisant une moue ennuyé.
- Sacha ? fit la voix de Pierre à sa gauche.
- Tout va bien ? demanda Jacky.
Le dresseur acquiesça vivement. Il se leva et se tourna vers ses Pokémon. À défaut de pouvoir établir un contact physique avec N, il pouvait toujours le réconforter à sa manière :
- Dans l'autre monde, j'étais capitaine d'une équipe de foot. On affrontait d'autres équipes dans des tournois inter-lycées. Ils nous aient arrivés de perdre et d'avoir des blessés aussi. Et à chaque fois que le moral de l'équipe était au plus bas, que mes camarades doutaient de leurs compétences je leur disais toujours une phrase que ma sœur m'a apprise : " Parfois on gagne, parfois on apprend." Ça signifie que, même dans la défaite, on peut toujours trouver une leçon, une moral à retenir.
Sacha se retourna, les poings serrés et presque brandit par sa motivation :
- Je sais que ce qui se déroule ici est bien plus grave qu'un simple match de foot, mais je pense que ce proverbe vaut pour nous tous ! Ensemble, si nous gardons notre déterminations, nous serons plus fort ! Et même dans les batailles que nous perdrons, nous pourrons tirer des enseignements qui nous servirons à gagner cette guerre !
Le groupe dévisagea un court instant le dresseur avant qu'ils ne s'échangent des sourires les uns les autres. Régis se pencha à l'oreille de N et chuchota d'un ton enjoué :
- Dit voir, c'est son optimisme ou sa belle gueule qui t'as le plus manqué ?
Si N commença par prendre la réflexion au premier degré, son cerveau ne mit que quelques secondes de plus pour déceler la taquinerie du Professeur. Instantanément, ses joues s'empourprèrent et il baissa la tête en bafouillant une suite de syllabe sans queue ni têtes. Régis éclata de rire et se leva :
- J'imagine qu'il y a des deux… lança t-il ironiquement. Allez, il se fait tard ! Remontons à la surface.
Et c'est sur ces entre-faits que l'escouade pris les escaliers menant à l'étage. En haut, Sacha eu la délicieuse surprise de retrouver sa mère, patiemment assise dans le hall à les attendre. Il lui sauta dans les bras et échangea un peu avec elle jusqu'à ce que Jackie s'approche :
- Bonjour Madame, fit-il très poliment. Comme nous l'avions convenu, nous vous escorterons jusqu'à votre domicile avec mon coéquipier Tory. Nous resterons avec vous jusqu'à notre départ demain.
- Merci beaucoup, répondit-elle dans un sourire.
Après que tout le monde se soit salué et donné rendez-vous pour le jour suivant, Sacha parti donc en compagnie de Jackie, Tory et sa mère dans l'optique de passer une bonne soirée au sein de la maison qui l'avait vu naître.
