Résumé : une soirée dès plus mémorable à eu lieu le 20 octobre. Une soirée où Charlie et Adeline apprirent à se connaître, à travers un lieu où leur amour des animaux fantastiques prenait sens : la forêt interdite. Charlie montra à la jeune fille deux compagnons auxquels il s'est attaché : un hippogriffe et une licorne. Charlie et Adeline étaient eux-mêmes ce soir-là, et sentant son courage de Gryffondor arrivé, Charlie avoua alors son attirance à la jeune fille. Cette dernière le repoussa une énième fois, qui eu raison de Charlie qui décida d'abandonner leur jeu du chat et de la souris.

LE GOUT AMER DE LA JALOUSIE

Lundi 22 octobre 1990

Londres

« Cher Bill,

Ton frère et ma sœur m'épuisent. Si j'en crois ta dernière lettre, Charlie aussi n'est pas dans son meilleur jour. Adeline regrette énormément son geste, mais n'arrive pas à mettre des mots là-dessus. Ma sœur est intéressée par ton frère. Ma sœur est même attirée par ton frère. Toutefois, je pense que même si on devait lui démontrer par bière plus beurre que c'est le cas, elle ne nous croira pas. Elle est dans un déni complet. L'abandon de Charlie ne présage rien de bon non plus. Oui, je pense, que ces deux-là vont se faire souffrir l'un l'autre sans même s'en rendre compte. Je pense que nous sommes pas au bout de nos surprises.

Quant à ta demande, nous viendrons dîner avec plaisir mes parents et moi-même au Terrier mercredi. Enfin, si mon père rentre d'ici là. Tu dois avoir tellement de choses à nous raconter par rapport à l'Egypte ! Tes frères doivent être d'ailleurs déçu d'être à Poudlard pendant ton petit séjour à Londres.

J'ai hâte de te revoir mon bon ami.

Tendrement, Stephan »

Dimanche 21 octobre 1990

Poudlard

Noble et doux. Voici la signification du prénom d'Adeline qui douta de ce sens au réveil du lendemain de cette soirée. Sa fête ? Le 20 octobre. Date où elle brisa une énième fois le cœur de Charlie Weasley. La fois de trop. Nos deux protagonistes se réveillèrent ce jour-ci dans un flou et une tristesse perceptible visible dans leurs yeux. Pour l'un, un déchirement dans sa poitrine causé par un espoir fou d'un soleil qui fût rapidement caché par des nuages de pluie. Pour l'une, la culpabilité et le regret naissant dans sa gorge et son ventre. « Suis-je allé trop loin ?» se demanda la jeune fille. Oui, la vie nous joue des tours, et parfois lorsque finalement nous avons plus l'objet auquel nous tenions sans nous en rendre compte. La réalité était tel que la douleur était comme ci nous prenons le mur à la voie 9 3/4, mais le passage nous était interdit. Ce passage-ci convoité pour le bonheur, Adeline venait de l'emprisonner sous une montagne de briques, de pierres scellées.

Ivy, Noah et Harmony regardaient tour à tour leur ami dans leur maison respectifs, amis qui étaient enfuient sous leurs couettes. Chacun essayant de savoir ce qui s'était passé. Mais ils ne reçurent que des grognements en symbiose.

La poufsouffle fut la première a raconter la soirée à Ivy et Harmony. La longue marche vers une clairière ou tous les deux avaient sourient d'un air gêné. La façon dont Charlie avait de la regarder. La façon dont Charlie avait touché sa main, ses hanches. Ce trouble qu'elle ressentait par rapport à cela. La découverte des créatures que le Gryffondor affectionné. La joie et les rires sincères que chacun exprimés. Son inquiétude face à l'imprudence parfois de Charlie. La phrase de trop. La phrase qui détruisit la nouvelle relation naissante.

À la fin de son récit, Ivy partit en s'excusant pour essayer de trouver Charlie, se doutant dans quel état lui aussi été. Il ne resta plus qu'Harmony qui lui sourit d'un air désolé.

_ « Tu t'es attaché à lui ? » finit-elle par lui demander tout en s'asseyant près d'Adeline

_ « Je ne sais pas, je ne comprends pas » soupira Adeline perdue dans ses pensées.

_ « Tu sais ce qui te ferait du bien ? Une balade dans la maison la plus hantée de Grande-Bretagne ! Un Frison garantit ! Jack est déjà allé, il nous fera une visite guidée. Nous avons qu'à y aller jeudi après le cours d'astronomie ? »

Bien plus haut dans l'école, Charlie raconta à son tour la soirée à Noah et ainsi qu'a ses camarades de chambre qui étaient revenus dans le dortoir après leurs petits-déjeuners.

_ « Oublie là ! » Répondu Gabriel Lys d'un ton désinvolte

_ « Cela fait deux ans, c'est peut-être finalement une bonne chose, tu pourras passer à autre chose. Cassandre ne dirait pas non » dit Mathieu sous le ton de la blague pour apaiser la situation.

_ « En parlant de Cassandre, j'ai une idée ! Elle a déjà visité avec une des filles de son dortoir la maison la plus hantée de Grande-Bretagne. C'est bientôt Halloween autant se donner de l'adrénaline avant non ? » Suggéra Noah.

_ « Oh bonne idée ! Allons-y pendant le cours d'astronomie de jeudi, ce cours est d'un ennui mortel ! » s'enthousiasma Anton

_ « Et notre présence aussi tard dans l'école ne sera même pas étonnant vu que le cours est tard. C'est un bon alibi » répondu Noah en prenant un air machiavélique.

Sans le savoir, nos protagonistes allaient tous se retrouver le jeudi au soir dans la maison la plus hantée de Grande-Bretagne. Adeline et Harmony n'avaient pas voulu en parler à Ivy de peur qu'elle les empêche d'y aller dû à sa position de préfète en chef de Poufsouffle. Chose que d'ailleurs, elle a essayé de faire auprès de ses amis Gryffondor. Anton, qui apprit qu'Ivy ne viendra pas, décida à son tour de ne pas venir. Gabriel Lys pour une tout autre raison, abandonna également les trois garçons et Cassandre.

Jeudi 25 octobre 1990

Cabane Hurlante

_ « Taisez-vous j'entends du bruit ! »

Adeline et Harmony se tuent dans un seul mouvement. Entendre du bruit alors qu'elles étaient à l'entrée de la cabane hurlante faisaient frissonner les jeunes filles qui elles devaient se l'avouer, n'avait pas un grand courage. Elles se collèrent l'une à l'autre pour se donner un peu de bravoure. Jack Callum, le meilleur ami d'Harmony, ne put s'empêcher de se tenir le ventre et de s'esclaffer face à cette image se dessinant devant lui. Après avoir reçu une tape sur la tête de la part d'Harmony, le jeune Poufsouffle se concentra pour retrouver l'entrée secrète. En effet, d'apparence toutes les portes et fenêtres étaient condamnées, mais lors d'une de ses aventures, il avait pu trouver un petit passage. Le jardin n'étant plus entretenu permettait de cacher cette entrée. Toutefois, Jack comprit que quelque chose n'allait pas. Le passage était là, ouvert devant lui. Entendant encore un bruit venant de l'intérieur, il demanda aux filles de rester dehors. Malgré des protestations venant de leur part, il s'engouffra dans la cabane hurlante.

_ « Tu as lu dans ses pensées, il avait l'air rassuré ? » demanda Harmony

_ « Non bien au contraire, pour lui quelque chose ne va pas... On devrait le rejoindre. »

Harmony hocha la tête et toutes deux descendit dans le passage. Un craquement de parquet. Des traces de plusieurs pas dans la poussière. Un long tunnel sombre. Un rire. Un silence. Puis un cri provenant d'une fille.

_ « J'ai peur » murmura Harmony

_ « Sort ta baguette, nous ne sommes pas seules » chuchota à son tour Adeline.

Elles avancèrent d'un pat lent mais déterminé.

_ « Sinon pour détendre l'atmosphère, je crois que mon stupide de meilleur ami t'apprécie »

_ « Je n'ai pas la tête à ça et tu le sais » répondit la rousse en levant les yeux au ciel.

_ « Jack n'est pas le genre de garçon à vouloir une relation sérieuse. Tu ne veux pas tenter quoique ce soit avec Charlie, ni même essayer de comprendre ce que tu ressens pour lui. Soit. Alors au moins amuse toi. Tu n'as rien fait depuis quand ? »

_ « Je n'aurai pas cette conversation avec toi, ce n'est pas le lieu, et c'est privé » s'offusqua la Poufsouffle

_ « Autant de temps ? » Répondit Harmony tout en laissant s'échapper un léger rire.

_ « L'an dernier. Maintenant si tu veux bien te taire avant que je ne sais quoi dans cette maison nous repère »

_ « C'était juste pour détendre l'atmosphère » marmonna Harmony tout en boudant

Entendant un bruit de parquet craqué et malgré la protestation des yeux d'Harmony, les jeunes filles de Poufsouffle décidèrent de se séparer pour trouver l'origine de ce son Adeline alla dans une pièce pouvant auparavant ressembler à un bureau. Des traces aux sols pouvaient indiquer la présence d'un meuble qu'on aurait tiré qui aurait pu correspondre à un office. Plus loin, elle aperçut des marques de griffes prononcées sur le mur à sa droite. Dans le geste lent, elle caressa les marques, et sortit son carnet. À la page dix étaient résumés les faits qu'elle avait pu observer d'un loup-garou lors d'un soir d'été. Son croquis des traces qu'avait laissé cette créature était les mêmes que celle présente devant ses yeux. Adeline soupira de soulagement. La pleine lune avait lieu la semaine dernière. À sa gauche, une armoire ancienne d'apparence victorienne. Plus elle se rapprocha, et plus le placard vibrer de tous ses côtés. Baguette en main, elle ouvrit délicatement le meuble. Une large fumé s'en dégagea et elle fut projetée en arrière, sa baguette vola au fond de la pièce. Sentant un souffle froid parcourir son cou elle tourna la tête en direction de l'être se tenant devant elle.

Une vision dès plus affreuse se tenait devant elle. Ses animaux en train de mourir un part un dans une souffrance grandissante. Impuissante, elle courra les aider, en arriva près d'eux, seul son Botruc était présent. Ses gémissements serrèrent le cœur d'Adeline, qui le questionna pour savoir comment elle pouvait l'aider. Mais rien. Loki se tordu de douleur. Sa peine était perceptible dans ses yeux et grimaces de sa bouche. Les larmes montèrent de plus en plus, tandis que la jeune fille essaya d'appeler à l'aide. Un sanglot. Une larme.

_ « Loki regarde moi. Dit moi ce que je peux faire ! »

Deux rires dans une pièce voisine interrompue la jeune fille. Elle se releva prête à se défendre lorsqu'elle reconnut le rire de Cassandre, mais surtout de celui qui était de plus en plus présent dans ses pensées : Charlie Weasley. Elle tourna vivement la tête pour se concentrer à nouveau sur son ami en train de souffrir. Toutefois le botruc avait disparu. À la place, Charlie Weasley se tenait devant elle. Une main sur son épaule. Charlie sourit. Une main lui caressant le visage donnant à Charlie un plus large sourire qui ferma les yeux pour profiter de cette douce proximité. Adeline crut rêver. Elle se concentra davantage et reconnu les traits de Cassandre. Son cœur s'en même savoir pourquoi s'emballa dans une colère.

_ « C'est ridicule » pesta la jeune fille. « Je sais ce que tu es, et non cette image ne me fait pas peur »

Un rire qui lui fit dresser les poils du dos. L'apparition de Charlie se tourna vers celle de Cassandre et tout deux commencèrent à s'embrasser. La jeune fille avait beau chercher elle ne comprenait pas le sens de cette peur. De quoi avait-elle peur ? La peur d'avoir rejeté la seule personne capable de l'aimer ? La peur de finir effectivement seul, spectatrice des amours des autres sans avoir personne d'autres à aimer que son frère ou ses animaux ? La peur de cette triste vérité qu'elle ressentait ? La peur de l'avoir perdu à jamais ?

_ « Riddikulus ! »

Sans même se retourner, Adeline comprit que c'était fini en voyant Cassandre et Charlie roter sans pouvoir s'arrêter. Harmony avait jeté le sort pour finir avec cette apparition qui retourna se cacher dans l'armoire. Envahis par plusieurs émotions, Adeline s'agenouilla par terre, les mains contre sa tête. Sa camarade de dortoir la prise alors dans les bras, au même moment que les autres protagonistes firent leur entrée. Jack, le meilleur ami d'Harmony accouru vers elles pour prendre des nouvelles et prit à son tour Adeline dans les bras qui se laissa faire sous le regard attristé de Charlie qui préféra quitter la pièce.

Quelques minutes, plus tard, nos protagonistes étaient réunis dans une autre pièce, Noah et Mathieu s'amusèrent à raconter des histoires qui ferait même peur à un épouvantard sous l'œil amusé d'Harmony. Adeline, quant à elle, essaya de ne pas sauter à la gorge de Cassandre qui, après s'être moqué de la jeune fille pour son moment de faiblesse face à un épouvantard, n'arrêtait pas de flirter avec Charlie.

Quant à ce dernier, il n'avait pas regardé Adeline depuis qu'ils s'étaient tous retrouvés. Pas un regard ni un mot. Ce flirt, Adeline se convaincu qu'il était pour elle sans aucune importance. « Il peut bien faire ce qu'il veut. Il est passé à autre chose, tant mieux pour lui » pensa t-elle. Jack la coupa dans ses pensées en lui souriant tout en lui tenant la main. « Eh bien moi aussi Charlie, je vais passer à autre chose ». Cassandre tout en surveillant Adeline d'un coin de l'œil, prit la main de Charlie pour disparaître tout sourire avec lui. La jeune poufsouffle les entendit monter grâce au craquement des marches qui étaient prête à lâcher à tout moment

_ « Il y a une chambre à l'étage » lui murmura Jack. « L'ambiance effrayante ça doit peut-être jouer sur leur libido. Ah, les Gryffondor et leur attrait du danger » pouffa t-il.

Adeline lui sourit tandis qu'elle réalisa que sa peur créée par l'épouvantard était pire que la réalité. Oui, elle avait peur, peur de s'attacher, peur de souffrir. Résultat à force de repousser tout le monde, c'est elle-même qui causa sa peine. Jack la dévisagea d'un regard enjôleur qui la fit rougir. « Après tout, peut-être que je ne suis simplement pas prête à être en couple » réfléchi la benjamine des Dragonneau.

_ « Si tu veux, moi aussi, je pourrai te montrer une pièce fort intéressante à Poudlard si tu n'es pas fatiguée. Ta peur s'est matérialisé devant toi à ce que j'ai compris, laisse moi te faire voir une pièce qui réaliser tes désirs » lui susurra t-il à l'oreille.

Ainsi tout en lui répondant par une caresse sur sa main, elle approuva de la tête. Ils se voulaient être discret, mais une fois avait-il franchi la porte qu'il entendit, Harmony leur crier tout en s'esclaffant.

_ « On n'oublie pas de se protéger les jeunes ! »

Vendredi 26 octobre 1990

Salle Commune des Gryffondor

Des larmes. Encore des larmes. Charlie s'effondra dans le dortoir de Noah, qui impuissant ne savait pas comment réagir pour réconforter son meilleur ami.

Lorsque Noah et Charlie apprirent le lendemain de la soirée, qu'il s'était bien passé quelque chose entre Adeline et Jack, Charlie s'effondra tel une feuille d'automne. Il avait un goût de metal dans la bouche. Un goût de jalousie. Un goût de tristesse. Les yeux gonflés, il renifla. Il n'était pas intéressé par elle. Il n'était pas attiré par elle. Non. C'était bien pire que ça. Il l'aimait.

Harmony rentra dans le dortoir de Noah d'un air gênée. Noah demanda instinctivement la raison de sa venue et comment avait-elle pu rentrer. Après une longue argumentation sur le fait d'avoir obtenu leur mot de passe auprès d'un jeune Gryffondor de première année en jouant de ses charmes, la jeune fille poursuivie

_ « Écoute, je suis venu vous voir dans votre cage à lion, pour une seule et bonne raison. Celle de m'excuser auprès de toi, Charlie. J'ai dû sortir mes lassos pour venir jusqu'à vous » finit-elle en essayant de les faire rire. Mais en vain. Ce dernier leva la tête et essaya d'enlever toute trace de larme sur son visage. Il dévisagea Harmony ne comprenant pas la situation. « Charlie, c'est en partie de ma faute si Adeline à fait ce qu'elle a fait. Je l'ai peut-être un peu poussé. Cependant, même s'il ne sait rien passer entre Cassandre et toi, les apparences n'étaient pas... Claires disons. Donc Adeline à réagit ... »

_ « Taie toi » coupa en colère Charlie qui se leva d'un bon. « Je n'ai rien voulu faire avec Cassandre, je me suis ravisé. Tu sais pourquoi ? Car je pensais à Adeline, et à la peur qu'elle a avait eu avec l'épouvantard. Je pensais à ce que j'éprouvais pour elle, et je ne voulais pas faire de mal à Cassandre. C'est ma jalousie qui à agit lors de cette soirée. Rien de plus. J'ai été idiot. Tu n'y es pour rien. Mais Harmony, je ne te permets pas de finir ta phrase. Je ne te permets pas de la défendre ou comme ci elle pouvait ressentir quoi que ce soit à mon égard. »

_ « Elle regrette Charlie plus que tu ne le peux penser, et plus qu'elle le laisse paraître... »

_ « Arrête putain Harmony » s'énerva de plus en plus Charlie. « Je ne veux plus jamais entendre parler d'elle. Je la déteste. »

Et dans ces derniers mots, Charlie tomba assis son lit en fondant une nouvelle fois en larmes.

_ « Laisse lui du temps. Tu n'as pas vu ce que j'ai vu à la soirée. Tu n'as pas vu sa peur. Laisse-lui du temps »

_ « Cela fait deux ans qui lui laisse du temps » répondit Noah en prenant dans les bras Charlie. « Cependant, »reprit-il après une pause. « Harmony à raison sur un point. Charlie, tu sais que je t'adore, que je ferais tout pour toi. Mais même moi, j'ai cru que Cassandre et toi alliez le faire. Même moi, j'ai vu la tête déconfit d'Adeline quand vous flirtiez. Tu as voulu la rendre jalouse, la faire goûter au goût amer de la jalousie. Tu t'es brûlé à ton propre jeu mon pote. »

Dans un énième sanglot, Harmony décida de partir pour laisser Charlie respirer.

_ « Je la déteste tellement » gémit Charlie

_ « C'est faux » répondit Noah doucement

_ « Je la déteste » répéta le Weasley

_ « Tu l'aimes Charlie... En début d'année, je t'ai promis de tout faire pour que vous sortiez ensemble. Crois-moi, je vais tenir ma promesse. Même si je dois l'attacher dans une cave »

Rien. Rien ne fit sourire le Gryffondor qui lutta contre les larmes, contre ce mal-être dans la poitrine. Jamais il n'avait ressentit ça. Bien sûr, il savait que la jeune fille avait eu un ou deux copains de passage. Tout comme lui d'ailleurs. Toutefois, cette année, c'était différent. Cette année, ils se parlaient, avait même eu un rendez-vous. Il avait tout fait pour l'oublier, mais c'était peine perdue. Même si Poudlard était grand, il la voyait partout.

De plus, il sentait le regard d'Adeline sur lui presque tous les jours depuis leur escapade nocturne dans la forêt. Malgré tout, il résistait. Il ne la regardait pas. Il ne lui parlait plus. Comme il avait pu lui dire à leur retour de leur rendez-vous. Il avait abandonné.

Seulement, une fois encore, il s'était menti à lui-même. Il avait voulu jouer. Lui faire comprendre le mal qu'il avait pu ressentir. « Tu ne comprends donc pas Charlie ? Je ne suis pas attiré par toi ». Un couteau en pleine poitrine. Alors oui, il avait voulu lui faire comprendre qu'il était passé à autre chose. Voir lui faire du mal à son tour. C'était puérile, il le savait. Mais il avait mal. Très mal depuis ce samedi soir. Et aujourd'hui bien plus encore. Il avait envie de crier, de pleurer, d'avoir le doux contact des bras de sa mère. Les yeux de nouveaux larmoyants, et sur les gestes de son meilleur ami, il s'allongea sur le lit pour laisser place à un monde où la souffrance n'est plus présente, et où le bonheur si pure, mais qu'éphémère : le monde des rêves.

Samedi 27 octobre 1990

Le Terrier

« Stephan,

Mes parents ont été plus que ravis de votre présence au dîner mercredi soir, et me demande de remercier tes parents pour leur gentillesse et bienveillance. Je dois repartir plutôt en Egypte, ainsi, je ne pourrai pas rencontrer ta nouvelle prétendante. Mais te connaissant à mon retour à Noel, tu en auras sûrement trouvé deux autres. Ta sœur n'est donc pas la seule à avoir des soucis de relation.

En parlant de ça... As-tu eu des nouvelles d'elle ? Ils sont sortis jeudi soir, et comment dire. Je m'inquiète pour eux. Tu avais finalement raison sur ce point. Toutefois, je reste sur mes positions. Nous ne devons pas intervenir. Ce sont leurs erreurs, ils doivent apprendre d'elles. Même s'ils en souffrent. Ils finiront par se comprendre, par s'avouer leur attirance. J'en suis persuadé.

Ils sont peut-être à la phase « déteste moi » mais ils arriveront plus vite qu'il ne le pense à celle d'« aime moi ». Oui, j'en suis convaincu. Mon frère a joué les imbéciles. Ta sœur, a fait ce qu'elle a fait. Mais il suffira, j'en suis sur, qu'un peu de chaleur pour que leur attirance soit enfin avoué.

Bill Weasley

"Il est amoureux d'elle, mais elle ne le voit pas,

Elle est amoureuse de lui, mais elle ne le sait pas"

Tome I : Chapitre VIII - Non corrigé

NOTE DE FIN

Alooooors j'attends vos avis avec impatience. Ce chapitre n'aurait pas dû se passer ainsi normalement, mais comme cela faisait longtemps que je n'avais pas écrit sur cette histoire, j'ai eu une autre inspiration. Le résultat est finalement le même. J'ai eu du mal quand même à écrire ce chapitre, à me décider sur la forme. La dernière partie avant la lettre de Bill, m'a fait quand même un peu de peine pour Charlie. Le pauvre depuis le début, je le maltraite un peu.