Résumé des chapitres précédents : Adeline et Charlie sortent ensemble depuis le 15 décembre sous une chaleur d'été. Suite au départ de sa mère pour aller chercher son père qui projetait de ne pas revenir pour Noël, Adeline et Stephan ont dû dormir chez les Weasley jusqu'aux fêtes. Charlie et Adeline n'ont passé que peu de moments tous les deux, surtout avec la présence de Stephan, protecteur envers sa sœur. Cependant, le temps d'une soirée ils ont réussi à avoir un moment de tendresse. Noël est arrivé, ainsi que les parents Dragonneau qui sont venus manger le midi chez les Weasley. Toutefois, Stephan a fini par perdre son calme, s'est disputé avec son père et a décidé de partir quelques temps loin des tensions familiales. La fin des vacances approche.
Aussi, petit rappel : Ivy et Anton sortent ensemble.

UN PULL TRICOTÉ

Samedi 5 janvier 1991

Comté Devon

Les jours étaient passés dans une monotonie infinie. Adeline était allongée sur son lit, comme tous les jours depuis Noël. Ses parents avaient fait un effort considérable et ne s'étaient pas disputés depuis leur retour chez les Weasley, chose qui tenait du miracle selon la jeune fille. Peut-être car, cette fois-ci, les choses étaient différentes. Différentes car son père avait décidé d'accorder un peu plus sa confiance à ses assistants et d'annuler son voyage prévu en janvier. Adeline ne savait pas si sa mère avait réussi à être convaincante quand elle était partie le chercher ou si c'était à cause de la réaction de Stephan. Mais au moins, c'était déjà ça. Différentes également car Stephan ne donna presque aucun signe de vie. C'était le comble pour la Poufsouffle. : il reprochait à leur père ses absences durant lesquelles il ne donnait aucune nouvelle mais, depuis dix jours, Stephan se comportait comme lui.

Adeline avait eu beau lui envoyer pleins de lettres, elle n'avait reçu qu'une petite phrase le 26 décembre. « Je vais bien. Je suis désolé. » Depuis, c'était silence radio.

Jetant un regard à sa gauche, elle ne put s'empêcher de pouffer. Finalement, elle non plus n'était pas différente de sa famille. Une pile de lettres s'était entassée sur son bureau. Se levant péniblement, elle analysa un peu plus ses lettres n'attendant que son retour. Deux lettres d'Harmony. Trois d'Ivy, sûrement poussée par Noah lui-même poussé par Charlie. Une de Jack. Puis un total de cinq lettres de Charlie. Au début, elle en recevait une presque tous les jours et, au fur et à mesure, sûrement conseillé par Bill, il cessa.

— « Vous devriez les ouvrir, mademoiselle. »

Reconnaissant cette voix, elle se tourna sourire aux lèvres vers l'un des collègues de son père : Neil Dwight. Il connaissait Alexander depuis leur scolarité en Amérique. Heureuse de le voir, elle l'enlaça tendrement. Contrairement à sa mère, qui ne pouvait que détester en partie Neil vu que son père partait généralement avec lui en voyage, elle l'appréciait beaucoup.

— « Votre père n'a jamais non plus été très lettres, il en envoyait peu. Même à ses parents, quand on était gosses. Cependant, voyant les conséquences de ce geste si anodin, je vous conseillerai d'y répondre. Surtout si ce sont des personnes importantes à vos yeux. »
— « Je vais y réfléchir. Vous restez manger, ce soir ? » poursuivit Adeline, tout en repartant vers ses lettres.
— « Oui. Ton père ayant annulé sa venue avec moi en Asie, nous devons régler quelques détails. »
— « Vous avez l'air de bien le prendre. »
— « Jeune fille, croyez-moi, cela fait des années que j'essaie de convaincre votre père de prendre un peu de repos dans ses recherches. Mais, voyez-vous, il aimerait terminer son livre pour votre frère et vous. Pour que vous puissiez reprendre le flambeau à votre tour. Il voudrait que vous soyez fiers de lui, que ses absences aient au moins servi à quelque chose. Vous savez, ce n'est pas facile non plus d'être le fils de Norbert Dragonneau. »
— « Ni d'être ses petits-enfants, je vous rassure », sourit gentiment à Adeline.

Un appel d'Alexander interrompit la conversation et Neil descendit dans le salon le rejoindre. Adeline prit une grande inspiration. Son livre. Jamais son père ne leur en avait parlé, même pas un mot. Il voulait que ses enfants soient fiers de lui. Elle n'arrivait pas à saisir : avec Stephan, ils n'avaient jamais rien fait qui aurait pu le laisser supposer le contraire. Du moins au niveau des recherches et des animaux fantastiques. Côté paternel, c'était autre chose. De plus, une phrase de Neil permit à Adeline de comprendre aussi un peu plus l'état de son père ces derniers jours. Alexander commençait donc à prendre conscience des répercussions de ses départs. Ce qui était une bonne nouvelle. Peut-être qu'elle l'aurait après tout, sa famille unie ?

Tirant sa chaise de bureau pour s'y asseoir, elle prit son ouvre-lettre et commença par Harmony et Jack. Elle fut rassurée en constatant que ce n'était juste que des banalités, des bonnes fêtes ou des remerciements pour les cadeaux qu'elle avait pu leur faire. Les voyant le lendemain, elle ne prit pas la peine de leur répondre : elle aurait le temps pour trouver une excuse à ça. Regardant les lettres de Charlie, elle n'eut aucun courage de les ouvrir et décida alors de continuer sa lecture avec Ivy. Les deux premières lettres étaient comme les précédentes, assez générales. Mais ce n'était pas le cas de sa dernière.

« Tu ne réponds à personne. Comment vas-tu ? Charlie m'a dit ce qui s'était passé à Noël... Réponds-nous on s'inquiète », pouvait-on lire.

— « Ce qu'il peut m'énerver, quand il fait ça ! » pesta Adeline tout en cognant sur son bureau.

Loki, son botruc, se cacha dans un pot de crayon face au tremblement qu'il venait de subir. En effet, Adeline avait installé un petit coin rien que pour lui sur ce meuble et, avec ce coup, elle venait en quelque sorte de faire trembler la chambre de Loki. Avec un sourire d'excuse, elle tourna la tête vers Athéna, sa chatte à demi-fléreur qui la regardait elle aussi curieusement.

— « Quoi ? C'est vrai, non ? Je n'ai pas envie qu'il raconte toujours tout à ses amis, surtout quand je suis impliquée, surtout quand ma famille est impliquée ! Ça ne regarde personne. »

La tête de biais, Athéna tourna le dos à sa maîtresse puis retourna se coucher sur le lit de la jeune fille. Soupirant d'exaspération, elle répondit rapidement à Ivy tout en trouvant au passage son excuse.

« Bonjour Ivy,

Pardon de n'avoir pas répondu avant. Je suis tombée malade juste après Noël, je n'aurai jamais dû rester dans la neige aussi longtemps, mais que veux-tu, c'est tellement agréable ! J'étais alors énormément fatiguée. J'ai hâte de te revoir, ainsi qu'Harmony. Je suis contente que les fêtes se soient bien passées chez toi.

À demain dans le dortoir,

Bisous,
Adeline »

Une fois sa lettre envoyée grâce au hibou de sa mère, elle regarda le tas de Charlie et, toujours un peu en colère contre lui, elle décida d'y répondre aussi rapidement qu'avec Ivy. En réalité ce fut presque du copier-coller. Haussant les épaules, Adeline déculpabilisa en se disant qu'au moins elle avait répondu. Elle appela sa chouette Kiara et la lettre fut envoyée sans aucune marque d'affection.

Lorsque Morphée commença à poindre le bout de son nez quelques heures plus tard, Adeline commença à se dire que, finalement, il aurait peut-être mieux fallu ne pas répondre du tout à Charlie. Elle avait peur d'avoir agi sous l'impulsivité et d'avoir plus envenimé les choses.

Elle ne voulait pas le repousser à chaque fois, mais c'était bien plus fort qu'elle. Son père. Son frère. Tout le monde finissait par la laisser, et dans les ténèbres de la nuit, elle avait du mal à trouver une raison pour que Charlie n'en fasse pas de même un jour.

Elle était intéressée par lui. Elle était attirée par lui.

La troisième étape n'était que trop évidente pour la jeune fille. La benjamine des Dragonneau en était consciente, elle commençait à s'attacher à lui. Elle sentait déjà que Charlie commençait à prendre une place de plus en plus importante dans sa vie, dans son cœur. En réalité, lorsqu'elle y réfléchissait, cette place, il l'avait déjà acquise il y a bien longtemps. Il l'avait acquise pendant ces nombreuses années où il l'avait aidée, réconfortée, se comportant en preux chevalier, n'exigeant jamais rien en retour, prouvant à chaque fois qu'il serait toujours un soutien pour elle.

Alors la culpabilité finit finalement par l'envahir et Morphée décida de partir, la laissant là, les yeux ouverts, dans cette forteresse de solitude qu'elle s'était en partie forgée elle-même.

Dimanche 6 janvier

Londres

— « Je vous préviens, je ne veux recevoir aucune lettre de McGonagall ! » cria Molly Weasley tandis que le Poudlard Express quittait la gare de King Cross.

Fred et George étouffèrent un rire tandis que Percy les fusillait du regard.

— « Ça suffit, les blagues, grandissez un peu ! » dit-il en partant se chercher un compartiment.
— « Dis, Charlie, tu crois qu'on devrait lui rappeler que nous ne sommes qu'en deuxième année ? Nous avons bien le temps de grandir plus tard, tu ne crois pas ? » renchérit Fred.

Charlie leur sourit sincèrement, et alla à son tour chercher le compartiment de ses amis. Il les trouva en pleine discussion sur le prochain match à venir.

— « Nous avons certes gagné nos deux matchs, mais Serdaigle aussi ! Et on joue contre eux la semaine prochaine. Alors on doit rester concentrés », déclarait Noah à Anton.
— « Je suis d'accord ! » répondit Anton. « Tiens », dit-il en voyant Charlie, « tu n'es pas avec ta bien-aimée ? »
— « Il la boude », s'exaspéra Noah, suivi de près par le rire moqueur de Cassandre.

Le Weasley ne préféra pas répondre et se glissa à côté de Cassandre, à la seule place restante. La discussion sur le Quidditch reprit, mais Charlie n'était pas réellement d'humeur à prendre part à la conversation, préférant laisser ses pensées vagabonder.

Naturellement, celles-ci arrivèrent sur Adeline. Il ne la boudait pas comme avait pu le dire Noah, il la testait. Généralement, même lorsqu'elle fautait, c'était toujours lui qui venait à elle, il finissait toujours par céder. Cette fois-ci, il voulait voir si cette dernière serait capable de mettre sa fierté de côté. En tant que petit-ami, il s'était inquiété pour cette dernière, surtout en étant témoin de la scène de conflit familial. Cependant, la réponse de la jeune fille l'avait refroidi. Une réponse, qu'elle aurait pu donner à n'importe qui. Mais Charlie, n'était pas n'importe qui et il comptait lui faire comprendre.

Bill l'avait d'ailleurs bien conseillé et, connaissant le caractère des Dragonneau, il lui avait dit d'arrêter d'envoyer des lettres, d'arrêter de toujours attendre après elle. Il devait reconnaître que son frère avait raison. De plus, ce qu'il ressentait pour Adeline était encore bien différent de ce qu'elle pouvait ressentir pour lui, et ce n'était un secret pour personne. Ainsi, Bill lui avait fait comprendre que maintenant, c'était au tour de la jeune fille de montrer des preuves d'affection, de tendresse et de prouver son attachement.

Charlie eut mal rien qu'à le reconnaître, mais il ne se voyait pas passer sa dernière année à essayer de comprendre les faits et gestes de sa petite-copine. Il l'avait certes attendue pendant deux ans, mais sa patience et sa douleur avaient des limites que seule Adeline arrivait à frôler, voire à dépasser.

Ainsi, assis sur la banquette, Charlie Weasley, espérait à chaque pas, à chaque bruit de porte s'ouvrant, de voir la tête d'Adeline entrer dans son compartiment. Regardant en face de lui, il ne put s'empêcher de ressentir une pointe de jalousie. Anton et Ivy, se comportaient réellement comme un couple dès les premiers mois : gestes d'affection, baisers, caresses, rires. Aucune tension dans l'air. Un couple simple où chaque membre profitait l'un de l'autre.

Les heures passèrent et Charlie dut se rendre à l'évidence : elle ne viendrait pas. En sortant du train, il ne la vit toujours pas. La coïncidence fit qu'il monta dans la même diligence que Jack et Harmony, qui aussitôt lui demanda :

— « Adeline n'est pas avec toi ? »

Charlie ne sut quoi répondre. Devait-il montrer son étonnement qu'elle ne soit pas avec eux ? Devait-il s'inquiéter de ça ? Face à son silence, ce fut Noah qui répondit que non. Jack et Harmony se regardèrent et Charlie comprit qu'ils venaient de se communiquer quelque chose. Se connaissant depuis bien longtemps, il se douta qu'ils n'avaient pas besoin de mettre des mots sur leurs pensées.

Lorsqu'ils arrivèrent dans la Grande Salle, Adeline n'était pas présente à table. Charlie était de plus en plus anxieux et faillit à la réputation des Weasley comme grand mangeur, lorsqu'il quitta la table presque sans avoir touché à la nourriture. Personne ne le retint, tous se doutant de la raison de son manque d'appétit.

Au bout de presque deux heures de recherche, il finit enfin par la trouver, assise dans le hangar à bateau, son regard perdu en direction du lac. Une colère monta petit à petit chez Charlie, en la voyant ainsi, si paisible, alors que lui avait fouillé presque tout le château à sa recherche et s'était inquiété à chaque instant. Alors qu'il arrivait presque à sa hauteur, le Gryffondor, comprit qu'il avait encore cédé, ce qu'il l'énerva d'autant plus.

— « Qu'est-ce que tu fou là, sérieux, Adeline ? Je t'ai cherchée partout. »

Prise d'un sursaut, elle releva la tête, ne s'imaginant pas être interrompue ni trouvée par qui que ce soit, en cette froide soirée de janvier.

— « Je t'ai posé une question », insista Charlie.
— « Tu es en colère, à ce que je vois... », murmura Adeline.
— « On se demande pourquoi. »
— « J'avais juste envie d'être seule... », continua t-elle sur le même ton.
— « C'est vrai, que tu ne l'as pas été pendant ces dix jours », pouffa Charlie.
— « Je l'ai mérité, c'est vrai. Seulement, vois-tu... »
— « Ne me prends pas pour un idiot, je sais bien que tu n'étais pas malade », la coupa-t-il.

Avec un petit sourire désolé, Adeline se leva doucement sous l'œil de Charlie qui attendait une réponse. Elle aurait voulu lui dire tout ce qu'elle ressentait et pensait, autant à son égard qu'à celui de sa famille. Mais rien ne sortit. Adeline ne sentait que les larmes lui montant aux yeux. Il était encore là. En colère certes, mais c'était une colère justifiée, cachant juste une inquiétude légitime.

Lorsque Charlie voulu la prendre par la main pour la faire réagir, il fut surpris de sentir la froideur de sa peau. Instinctivement, il se précipita de prendre les mains d'Adeline dans les siennes pour essayer de les réchauffer. La jeune fille le laissa faire, sans dire un mot, le regardant juste. Il remarqua alors qu'elle ne portait sur elle qu'un simple pull tricoté par Molly. Le Weasley retira alors son manteau pour lui donner, mais elle refusa poliment en reculant. Il n'insista pas. Doucement, et notamment en voyant le pull qu'elle portait, la colère de Charlie descendit. Ce dernier comprit à la tenue de sa petite-amie qu'elle n'avait en rien prévu de partir se cacher ici pendant des heures. De plus, c'était le haut que sa mère avait tricoté et, au fond de lui, Charlie voulait croire que ce n'était pas un choix anodin.

En l'analysant de plus près, il réalisa qu'elle était dans le même état second que quinze jours plus tôt, lorsqu'il était venu la réconforter dans le Poudlard Express.

Comprenant que ce n'était pas aujourd'hui qu'il devait attendre des preuves d'affection de la part d'Adeline, il la prit délicatement dans les bras tout en lui caressant le dos. Soudain, il la sentit trembler, et un sanglot léger sorti de la gorge de la Poufsouffle suivit par un :

— « Je suis désolée, Charlie. Je n'avais pas réalisé. Je ne pensais pas que tu t'inquiéterais à ce point. »
— « Tu ne peux pas agir comme ça, Adeline, plus maintenant, tu en es consciente ? »

La jeune fille hocha docilement la tête, se doutant que, sous cette question, il y avait une mise en garde de la part du Weasley.

— « Bien, je te raccompagne avant que tu ne termines aussi gelée que le lac. »

Le retour vers la salle commune des Poufsouffle se fit dans le calme. Aucun des deux ne prononça un mot, seules leurs mains entrelacées exprimaient une certaine affection. Un remerciement du côté d'Adeline. Un soulagement du côté de Charlie. Lorsque le moment de se dire au revoir arriva, la jeune fille n'arrivait pas à exprimer son souhait, ce qui la frustra.

— « On se voit demain, d'accord ? »
— « Oui, avec plaisir. »

Après un baiser tendre, Charlie partit en direction de sa propre salle commune. Adeline avait envie de lui crier de rester. De rester dans ses bras. De rester auprès d'elle. De lui faire jurer, même s'il n'y pensait pas, que jamais il ne la laisserait. Elle avait envie d'être auprès de lui, de sentir ses bras l'entourer toute la nuit. Toutefois, elle n'en fit rien. Elle ne sortit qu'un murmure et rentra dans son dortoir, se sentant plus seule que jamais.

Lorsqu'elle y arriva, ses colocataires l'attendaient et elle sortit une nouvelle excuse qui suffit à arrêter la conversation. Adeline se doutait que cela ne serait pas suffisant, mais pour ce soir-là, ni Harmony ni Ivy n'insistèrent. La jeune fille regarda le lit vide de leur dortoir, voulant se créer une hallucination que Charlie y soit. Toutefois, lorsque son demi-fléreur s'y déposa pour dormir, elle dut revenir à la réalité. : il n'y était pas.

Lorsqu'elle dû se changer en pyjama, Adeline ne voulut pas abandonner le pull tricoté par Molly. Malgré la promesse qu'elle s'était faite à elle-même, la benjamine des Dragonneau avait lu dans les pensées de Charlie et, une fois encore, elle aurait aimé lui dire que, oui, ce choix de vêtement n'était pas anodin. La jeune fille avait l'impression qu'ainsi une part de Charlie était toujours là.

Il y avait bien entendu la bague à son doigt qui pouvait lui faire rappeler sa présence. Cependant, et même si le pull tricoté était un cadeau courant pour Madame Weasley, pour Adeline cela signifiait aussi une entrée dans cette famille si aimante, une acceptation. Elle avait l'impression de faire partie de cette famille. Adeline pouvait plus que jamais comprendre l'envie qu'avait eue Stephan de passer plusieurs jours au Terrier à chaque vacances durant sa scolarité. C'était la famille qu'ils auraient toujours voulu avoir. En se concentrant, elle pouvait même sortir l'odeur du Terrier et un infime arôme du parfum de Charlie qui s'était déposé ce soir.

De ce fait, elle décida de dormir avec, voulant que ses rêves ne soient remplis que de rousseur.

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NOTE DE FIN
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Le feeling ! Voila comment résumé l'écriture de ce chapitre. Le début je l'avais en tête. Pour le reste, je me suis laissé allé. Sans trame d'origine. Juste au feeling. J'ai écris comme les choses me venaient. Et vous savez quoi ? Ça fait du bien ahah. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai pris beaucoup de plaisir à l'écrire. Ce chapitre aurait du s'appeler au départ les "méandres de la pensée" mais finalement, ce pull fait par Molly pour Adeline, à une forte signification, il méritait d'être dans le titre.

Je pense en soit qu'il était quand même important de ce concentré sur ce que Charlie ou Adeline peuvent ressentir pour aussi faire évoluer leur relation. Je sais aussi qu'Adeline dans ce chapitre, avouons le, est quand même bien chiante. Cependant, je voulais vous montrer par là, que malgré tout, elle a toujours peur de ce qu'elle ressent. Même s'il y a quand même une grosse évolution par rapport au début.

Ainsi oui ok il ne se passe pas grand chose, c'était juste un petit chapitre de transition entre les vacances et la rentrée, la répercussion du départ de Stephan et le début du changement du père. Mais d'un côté je pense qu'il était nécessaire.

J'espère qu'il vous a plu, et je vous dit à bientôt pour le chapitre 15. Il est déjà écrit, seulement je suis en pleine réflexion. Donc je vais attendre d'avoir commencer le chapitre 16 avant de le publier.

Merci une nouvelle fois à Mahaut pour sa correction. Si votre lecture en est agréable, c'est surtout grâce à son travaille de correctrice.