Précédemment...

Cylia a finis par réussir à sortir du mauvais rêve causé par le champignon hallucinogène en s'enfonçant la lame de son wakizashi dans la cuisse. Par contre, vu qu'elle aurait parlé durant le temps ou elle dormait Marco lui exige des explications sur ses problèmes notamment celui avec ses parents. Après un échange entre les deux protagoniste, il finit par lui faire une promesse :

-Je ne vais pas t'empêcher d'intégrer la marine, mais s'il me semble un jour que tu n'y as plus ta place soit sûr que je me ferais le plaisir d'aller chercher tes fesses et de te reconvertir en pirate. Et peu importe si tu fais partie des hautes sphères ou pas, yoï !

Il lui explique après qu'il va l'entraîner une semaine, durant laquelle il ne va pas la ménager...

Chapitre 24 : Exercices

Après une nuit affreusement longue j'ai le droit à une nuit affreusement trop courte... le réveil par le Phénix a été très tôt, trop tôt. En faite c'est simple : il fait nuit. Je ne sais pas combien de temps j'ai pu dormir mais en tout cas trop peu. Ça commence super bien !

-Si tu n'es pas prête dans 2 minutes je te vire à l'eau, yoï.

Là je passe la seconde, même la troisième ! Je me change et enfile rapidement ma tenue de sport, qui est quasiment identique à l'uniforme classique, il y a juste le gilet qui est à manche longue la matière est différente pour laisser plus facilement l'air circuler. Je mets ma casquette sur la tête et passe mes cheveux au niveau du trou qui permets de la resserrer sur l'arrière.

Je calcule trop tard que je me suis changé sans prendre le temps de me cacher... en même temps 2 minutes ça fait pas beaucoup.

-Il te reste 1 minute pour te mettre quelque chose dans le ventre maintenant.

Aaah ! Il est pas cool... mais vraiment pas du tout ! J'attrape plusieurs fruits rouge que j'avale sans mâcher puis je me remplis la bouche avec des morceaux des fruits divers qui me passe sous la main.

-Tu as terminé ?

GLOUP !

Aïe avaler sans mâcher ça fait mal.

-Oui !

-Bien, je vais te tester dans un premier temps. Je veux voir quelles sont tes limites. Je suis bien curieux de savoir quand tu va baisser les bras, yoï.

Je le suis sans broncher jusqu'à la plage, les rayons du clair de lune nous permettent de voir correctement car le ciel est dégagé.

-Bien je vais te porter des coups, tu va tenter de les éviter. J'augmenterai la difficulté progressivement.

-Ok...

Et sans me prévenir il charge une première fois, j'arrive à temps à éviter un coup de sa jambe droite au niveau de mon flan en reculant vivement d'un pas. Il pivote sur lui même et s'en suit un deuxième coup, cette fois il vise le haut de mon corps avec son autre jambe gauche. Comme il va a un rythme qui m'est pour le moment accessible j'arrive à éviter. Toutefois, au fur et à mesure il augmente sa vitesse et très rapidement il va trop vite pour moi. J'arrive à tenir tant bien que mal grâce aux réflexes, mais au bout d'un moment ça ne suffit plus. Je me retrouve dans une impasse et commence à me prendre quelques coup, même si il se retient ça fait vraiment mal. Et naturellement il m'oblige à ne pas perdre du temps même après qu'il ai fait mouche.

Je n'ai pas d'autre choix que de me fier à autre chose que ma perception classique, je dois faire comme lorsque je me suis retrouvé à devoir survivre face aux prédateurs nocturne lorsqu'il faisait nuit noir. Ressentir les choses à l'avance, tenter de savoir se qu'il va faire avant qu'il le fasse.

De cette manière j'arrive remonter la pente mais malheureusement il ne me ménage pas et rapidement les nombreux mouvements d'esquives qu'il m'oblige à enchaîner non-stop dans des laps de temps toujours plus court commence à m'épuiser physiquement. Le plus dur est qu'il me contraint à rester concentrer toujours à 100% pour tenter de m'en sortir à peu près dans son « exercice ».

Malheureusement il finit par atteindre une cadence beaucoup trop vive pour moi, et alors que je m'apprêtais à me prendre un très mauvais coup il s'arrête et se repositionne normalement. Voyant qu'il s'arrête je m'écroule par terre le dos sur le sable blanc qui se colle à ma peau, hors d'haleine.

On a échangé ainsi plusieurs heures, je n'ai même pas vu le temps passer au point qu'il fait déjà jour.

-Et bien tu es déjà dans cet état ? On ne fait que commencer, yoï. Enfin tu t'en ai un peu mieux sorti que ce à quoi je m'attendais, je te laisse 5 minutes pour récupérer. Après on va aller courir, tu suivras la cadence que je vais t'imposer.

-Pff... Ok... Pfff...

Une fois que j'ai repris mon souffle je me relève et lui fais signe qu'on peut y aller. On commence alors à courir, au début on prends un rythme plutôt lent comme lors des courses d'endurance. Mais après quelques minutes je m'aperçois qu'il accélère, je suis alors forcé d'en faire de même pour respecter sa consigne.

Le hic, c'est qu'il augmente de plus en plus et rapidement mes poumons sont mis à rude épreuve ! Mais malgré ça j'arrive encore à le suivre, enfin du moins mes jambes peuvent se déplacer suffisamment vite pour ne pas me faire trop distancer.

C'est lorsqu'il augmente encore une fois la vitesse que je me fais larguer pour de bon, je me retrouve non seulement avec des poumons en grande détresse mais surtout mes pauvres membres n'arrivent plus à bouger suffisamment vite pour suivre sa vitesse. Oui, il court beaucoup trop vite pour moi !

Mais il se rends compte que je ne le suis plus et il s'arrête. Il fait demis-tour pour venir de mettre à coté de moi, et je me laisse littéralement m'écrouler sur le sable encore une fois.

-Yoï ! Je ne me souviens pas avoir dit que l'on s'arrêtait là !

-Je... suis... HS...

-Donc tu me désobéi ?

-Euh... non, j'en ai pas l'intention... Mais tu sais quand on était arrivé ici il faisait nuit, maintenant il fait jour depuis plusieurs heures...

-Peu importe, tu n'as pas respecter ma règle Cylia.

-Mais...

Je relève la tête tout en restant vautré au sol. J'aime pas son regard là... il est malsain.


-Tu fais peur...

-Tu as raisons d'avoir peur, vu se que je te réserve.

-Parce que j'ai pas pu garder ton allure ?

-Exact.

-Mais !

-Il n'y a pas de « mais » qui tiennent, yoï !

-Et du coup... c'est quoi la suite du programme ?

Sans me prévenir il passe dans sa forme de Zoan, mais je n'ai même pas le temps de dire « Waouh » qu'il prends son envole en me traînant avec lui dans les airs par mon pied droit qu'il tient fermement dans l'une de ses serres.

Je me retrouve littéralement suspendu dans le vide... et de plus en plus haut.

-AAAAH ! Tu... tu... tu...Tu fais quoi ?!

-...

-Laisses-moi redescendre !

Et hop ! Mon vœux est exaucé, mais pas de la manière que je l'aurais souhaité. En faite, il vient de me lâcher. Petit détail : je suis en train de faire une chute de plusieurs mètres de hauteurs... Alors que je ferme les yeux un quart de seconde avant le choc qui aurait causé ma mort vu que je tombais la tête la première, je me retrouve de nouveau suspendu. Je rouvre les yeux et me rends compte qu'il m'a récupérer juste avant.

-Je ne me plaindrais plus! Je le jure ! Je le jure ! Ne me relâches plus comme ça !

Il ressert brutalement sa serres sur mon pieds.

-Aïe ! Désolé désolé ! S'il te plais ! Je t'en supplie même !

On reprend de l'altitude, je regarde le sol affreusement trop loin. On monte encore et encore...

-Ne... ne... ne me lâche surtout pas... hein ?

Je me sens de plus en plus mal, on est à une hauteur que je n'ai jamais atteinte et je commence à trembler de peur. Je suis suspendu dans le vide juste par un pied et l'île commence à devenir un peu plus petite dans mon champs de vision.

Je dois me reprendre, je ne veux pas être faible. Peut-être que c'est de cette manière qu'il voulait tester ma résistance psychologique ? Il ne me lâchera pas de toute manière. Il n'est pas...

Mais contre toutes mes attentes, il vient de me lâcher... la tête la première et a des centaines de mètres de hauteurs. Je prends de plus en plus de vitesse lors de ma chute... je vais mourir !

-AAAAAAAAAAAAAAHHHHHH !

Des larmes tentent de couler de mes yeux mais elles sont vites happés par le courant d'air qui me fouette le visage. Mais encore une fois juste avant que je ma tête ne rentre en contact avec le sol dur cette fois de la jungle il me retient par le pied. Une fois arrêté il me laisse tomber comme une merde sur sol.

Je sens mon spectre quitter mon corps... j'ai eu trop peur... adieux monde cruel ! Ah... les lumières du paradis ! PAPI(1) ! J'ARRIVE !

-Yoï ! Reviens ici Cylia ! C'est un ordre !

Naaaannn ! Je ne veux pas ! Il me fait trop peur ce pirate !

-Bon tu l'auras voulu...

PLOUF !

Je me suis réexpédié violemment dans mon corps, il m'a balancé dans l'eau de la crique. Et un petit détail : je suis en train d'étouffer, je remonte donc avec précipitation à la surface de l'eau. Je lève les yeux pour l'apercevoir avec un air totalement décontracté, comme si il n'avait absolument rien fait de répressible.

-Eh tu veux ma mort ?! J'ai faillis me noyer sérieux !

-Je viens de te ramener d'entre les morts ingrate. Maintenant si tu as un problème...

-Nan nan nan ! Pas de problème ! Pas de problème !

Je nage jusqu'au rebord et remonte la paroi rocheuse pour me retrouver à coté de Marco, je m'assois par terre encore trempé par la douche « improvisé ».

-Je ne vais pas survivre à cette semaine...

-Mais si, yoï. Aller on mange un peu, profites en pour te détendre après on repart, on a un long programme encore devant nous.

-Ok... mais il faut que j'aille chercher le repas. Je veux de la viande... ouais... viaaande...

Je m'essuie un filet de bave et me lève avec une énergie nouvelle pour courir en direction de la jungle. Je connais un petit endroit pour en trouver facilement, un point d'eau qui grouille de crocodile. Je vais en récupérer un vite fais pour le repas. C'est bon la chair de crocodile ! D'ailleurs je n'aurais jamais cru ça...

Comme j'ai l'habitude d'en chasser maintenant le combat a été rapide, le Wakizashi m'est très utile je le reconnais. Je suis bien heureuse de l'avoir avec moi parce que Garp ne m'a rien laissé pour me défendre ! Shanks est mon sauveur indirectement sur ce coup là.

Je reviens donc jusqu'à la caverne derrière la cascade où Marco attends tranquillement, j'ai eu à me coltiner le poids de l'animal à traîner jusque là pendant qu'il se tournait les pousses, mais je ne vais pas m'en plaindre parce que je n'aime pas quand Marco est contrarié. Non je n'aime pas DU TOUT le contrarier alors je vais plutôt lui servir à manger avec le sourire.

Sniff... comment j'en suis venue à servir un pirate alors que je viens d'intégrer la marine ?! Je commence drôlement bien ma carrière franchement... mais tant pis j'en tirerai un profit après tout !

Après avoir préparer la viande et l'avoir cuite je m'en sers un petit morceau et laisse tout le reste au Phénix, qui mange la moitié de l'animal laissant l'autre partie pour le dîner du soir.


Après avoir bien mangé on reprends l'entraînement, Marco m'entoure la taille avec une liane et attache un tronc d'arbre à l'autre bout. Il me demande ensuite de le suivre à travers la jungle. Petit détail : le poids derrière moi est tellement lourd pour mes pauvres petits muscles que je peine à faire un seul pas. Je sens que l'après-midi va être terriblement longue...

Après des heures et des heures de marche à travers la végétation dense de la jungle tout en traînant un poids mort qui m'oblige à dépasser mes limites physique pour continuer à avancer la nuit finit par tomber. Je suis complètement trempé par ma sueur, j'ai déjà vomis sur le trajet à cause de l'intensité des efforts et je poursuis l'exercice tant bien que mal uniquement par ma force de volonté.

-On va s'arrêter là pour aujourd'hui.

-Et... pfff.. On... rentre... comment ?

-Tu rentre à pied évidemment, je te laisse te débrouiller mais je t'interdis de retirer ton lien tant que tu n'es pas arrivé à la crique.

-Qu... quoi ?!

-Tu as bien compris, yoï.

-Et je dois rentrer par mes propres moyens ? Peu importe comment je m'y prends ?

-Oui.

-Ok...

-Je t'attends là-bas.

Et il s'envole après avoir pris sa forme de Phénix me laissant derrière. Je sais comment faire pour rentrer, bien que ça soit un peu dangereux... Je me traîne jusqu'au bord de la rivière, le courant violent se dirige droit vers la cascade de la crique. Donc ma méthode consiste à m'y jeter et me laisser porter par le courant avec le tronc jusqu'à la crique, ou bien évidemment je serais obligé de faire un plongeons mais peu importe ! Je dois réagir vite une fois arrivé pour couper la liane à l'aide du wakizashi si je veux éviter de me noyer.

Je prends mon courage à deux mains et saute à l'eau, le courant étant fort je ne mets pas longtemps avant d'être emporté avec le tronc derrière moi. Je m'y accroche afin de m'aider à garder un semblant d'équilibre dans l'eau tandis que je suis conduite vers la cachette à vitesse grand V.

Lorsque j'entends le bruit de la cascade le courant prend d'avantage de force me poussant rapidement à faire le saut de l'ange.

PLOUF !

J'ai fais attention à ne pas me retrouver sous le tronc lors de ma chute pour pas me prendre un coup sur la tête, une fois rentré dans l'eau je coule rapidement. Je dégaine donc mon arme et coupe rapidement la liane pour pouvoir remonter à la surface afin de prendre une grande bouffé d'air frais.

Je nage jusqu'au rebord à bout de souffle et totalement épuisé. Mes jambes me semblent très lourdes et je n'arrive pas à me redresser et malgré mes tentatives je reste à genoux. Une main tendu juste devant moi me surprends, je relève la tête pour voir que cette main appartient naturellement au Phénix qui me regarde de manière neutre. Je lui souris et accepte son aide pour me relever. Une fois debout on retourne à la grotte où le reste de la viande de crocodile est déjà cuite, l'odeur alléchante me fait déjà saliver d'envie. Je ne perds pas de temps et m'affale sur le grands tas de mousse qui me sert de lit.

Marco prends deux morceaux de viande et m'en tend un, je l'attrape et croque dans la chair avec impatiente tandis qu'il s'assoit tranquillement à coté de moi.

Une fois le repas terminé et s'être lavé à la crique chacun notre tour on va dormir dos à dos sur le lit la peau de jaguar nous recouvrant. La proximité avec le feu me permets de ne pas avoir froids et c'est bercé par les cris des animaux nocturnes de la jungle que je m'endors rapidement morte de fatigue.


Le lendemain je suis réveillé par Marco aux aurores, avant même qu'il ne me dise quoi que ce soit j'enfile mon uniforme et dévore se que je peux en 2 minutes c'est à dire pas grand chose. Je le suis ensuite jusqu'à la plage où il m'explique qu'il va me faire voir quelques mouvements d'esquives et de contre au corps-à-corps.

Une fois la théorie expliqué et les mouvements appris pars cœur on passe à la pratique. Il m'attaque suffisamment lentement au début pour que je puisse m'y faire, et avec les heures qui défilent la difficulté augmente progressivement.

On s'arrête juste pour grignoter quelques fruits le midi et on reprends ensuite toute l'après-midi. En fin de journée on finit par avoir des échanges qui donne l'impression d'être en situation réel, mais il s'adapte à un niveau qui m'est accessible.

Lorsque l'on s'arrête je ramasse mon gilet que j'avais laissé rapidement tombé à cause de la chaleur que dégagé notre échange me laissant dans un T-shirt trempé par la sueur, laissant apparaître à travers les bandages qui me sert la poitrine. Je tourne la tête pour regarder un petite seconde le magnifique paysage, le soleil couchant c'est paré de couleurs automnales et le soleil à un dégradé de divers ton d'orange. Le reflet de l'astre sur la surface de la mer est bercé par le remous de l'eau turquoise qui forme des vagues qui s'abattent sans s'arrêter sur le bord de plage au sable blanc.

Le parfum marin est porté par un petit vent frais qui me rafraîchi agréablement le visage, j'en profite pour m'essuyer mon front humide du revers de la main. Je dépose mon gilet sur mon épaule afin d'éviter d'avoir à le mettre car malgré que j'ai arrêté l'effort physique mon corps déborde toujours de chaleur.

Je me retourne et remercie Marco pour le temps qu'exercice en me courbant dans sa direction, il me réponds simplement d'un « De rien, yoï. » avant de reprendre la direction de notre repère. La fin de la journée se conclu de la même manière que celle de la veille, un repas une douche et au dodo.

Le lendemain on refait exactement la même chose, à la différence que Marco augmente encore un peu la difficulté me donnant à plusieurs reprises des coups qui me coupent la respiration. Par contre même dans ces cas là il ne me laisse pas le temps de reprendre mon souffle et enchaîne avec un autre bien plus fort, donc si je perds ne serais-ce qu'un petit peu de concentration après mettre pris un premier coup je me retrouve avec un second qui me donne encore plus de douleur.

On répète le même exercice le lendemain, toujours au corps-à-corps.

Ce n'est que le sixième jour que l'on passe à la pratique avec le wakizashi, Marco passe la mâtiné à me montrer différentes techniques d'utilisation avant de me demander l'après-midi de passer à la pratique en l'attaquant. Il m'explique que je n'ai pas à m'inquiéter il évitera tout mes coups, je devrais faire attention par contre aux siens qui serons douloureux si j'ai le malheur de me les prendre. Et quand bien même dans l'éventualité qui est soit dit en passant totalement impossible, je le toucherais il me rappelle que son fruit du démon le soignerait automatiquement. Donc pas de retenu venant de moi, car il le verra tout de suite et je subirais les conséquences de ma désobéissance.

Évidemment lors de notre tout premier échange j'expérimente se qu'il voulait dire par « en subir les conséquences. », je me prends un coup de sa jambe sur le haut du corps je me protège avec mon bras gauche duquel je ne tiens pas le wakizashi et fais un vole plané de plusieurs mètres en arrière. Après l'impact je mets une bonne minutes avant de me relever cette fois, le phénix me laisse le temps de reprendre mes esprits avant de reprendre.

Après cette mauvaise expérience je ne tente plus du tout de faire attention et respecte sa règle ne souhaitant pas repayer les frais de ma désobéissance.

L'autre différence cette fois est que l'on ne s'arrête que pour grignoter brièvement le midi et le soir mais on continu même lorsque la nuit tombe. La météo n'est pas bonne, toute l'après-midi des nuages gris ont laissé tombé de la pluie même lorsqu'il fait progressivement nuit ça ne s'arrête pas. Il fait de plus en plus sombre et mon entraîneur me dit de continuer sans broncher. Évidement il finit par faire totalement noir et mon corps est très douloureux, je dois sans doute avoir de nombreux hématomes. De plus à force de me faire ainsi latter la tête je commence à être à bout psychologiquement.


-On va passer à autre chose Cylia.

Lorsque j'entends ça j'ai limite envie de pleurer de soulagement, je me laisse tomber sur les genoux les bras me pendent le long du corps. Par contre je tilt que là mais il n'a pas dis que l'on en restait là ce soir, donc il veux faire autre chose et tout de suite je crois.

-Maintenant... ?

-Oui, yoï. Mettons certaines choses au clair. Tu portes l'uniforme de la marine alors que tu as en face de toi un pirate, tu es consciente que nos positions respectives font de nous des ennemis mortelles n'est-ce pas ?

Je n'apprécie pas le terme qu'il vient d'employer, mais il n'a pas tord... je ne peux qu'acquiescer.

-Oui...

-Je te proposerai une seule fois au cours de cette nuit de m'accompagner jusqu'au Moby-Dick et d'y intégrer nos rang. Si tu acceptes on en reste là pour ce soir. Si tu refuses...

Il ne termine pas sa phrase, je ne le vois plus du tout à cause de l'obscurité mais j'arrive à ressentir sa présence et il est juste à un pas de moi. Un frisson brutal me remonte tout le long de l'échine, instinctivement une peur me dévore les entrailles au point que je suis littéralement figé sur place. Mon cœur palpite dans ma poitrine et une adrénaline est sécrété subitement par mon système nerveux. Une frayeur de la prédation fait réagir tout mon être éveillant un état d'alerte, mon instinct de survie est saisi par un danger dont l'origine est sans le moindre doute l'individu qui vient tout juste de parler.

-Alors... ta réponse ?

Malgré mon trouble saisissant je me dois de lui donner une réponse. Dois-je faire ? Suivre ma propre volonté ou la sienne ?

À suivre...


(1) J'ai un texte déjà écris sur l'enfance de Cylia, je le sortirais sans doute en OS un jour. Oui son grand-père a eu de l'importance de son vivant pour elle !