Attention, dans ce chapitre il y a des scènes et passages relativement sombres. Ça reste convenable mais attention si vous êtes trop jeune ou trop sensible. Évidemment la rate de cette fanfic' est M donc il n'y a pas de grande surprise.
Dans le début de ce chapitre je fais la description d'une tenue de Cylia, afin de vous aider à avoir une idée plus correcte de celle-ci je vous recommande de voir une image qui s'en rapproche le plus possible. Je tiens à préciser qu'il ne s'agit pas du personnage en lui même ! Je ne connais pas l'auteur de ce beau dessin et je ne la vois pas comme ça précisément physiquement. Je vous posterais un dessin fait par mon chéri de son vrai physique lorsqu'il voudra bien me le finir ! xD
Pour cela tapez dans votre barre url : ht*tp:/*/hpics*.li/*cfe6dd8 sans les astérisques naturellement
Je vous notes quelques song fic, libre à vous de les écouter pendant votre lecture ! J'ai bien tenté de faire une playlist mais je suis... nul.
Pandora hearts OST - Preparation
The Witcher 3: Wild Hunt OST - The Song Of The Sword Dancer
Most Wondrous Battle Music Ever: Scars And Bruises
Most Wondrous Battle Music Ever: Way Of The Sword
Merci de votre attention, je vous souhaite une agréable lecture !
Précédemment...
Cylia passe de bonne vacance au près de la famille de Misa, elle entreprends même le projet de la conception d'une selle qui permettrait à la petite femme de grimper sur le dos son dos lorsque cette dernière adopte sa forme de Zoan.
En attendant les journées passent paisiblement, un jour elle part en mer pour une durée d'une semaine afin de rendre service à un pêcheur embêté par un manque temporaire de personnel. Toute fois, lorsqu'ils sont proche de la ville ils se rendent compte qu'elle subit l'assaut de pirate...
Chapitre 31 : Faire justice
Lorsque j'entends les propos du capitaine je lui prends des mains la longue vue afin de vérifier se qu'il vient de dire. À mon plus grand malheur c'est la vérité... les lueurs orangées provenaient en faite de flammes qui ravagent en partie la belle cité. Un navire à quai attire mon attention, le pavillon flottant dans l'air a un fond noir avec une tête de mort blanche de profil coiffée d'une crête de punk rouge avec une étoile sur la « joue ».
Mon sang ne fais qu'un tour, je me précipite pour récupérer mes affaires et revête la tenue que j'adopte à la Marine, hormis la cape des officiers et la casquette qui sont restées à la « maison ». Il s'agit d'un ensemble une pièce se rapprochant d'une robe bustier, la partie basse est combinée à un juste au corps(1) car elle est fendue de chaque coté des hanches afin d'avoir une bonne mobilité. L'ensemble rouge a des motif florale baroque(2) jaune sur le bas des pans de la robe, elle est aussi paré de fine dentelle blanche sur le haut et les épaules sont découvertes laissant apparaître la fameuse mouette de la marine récemment tatouée. Naturellement le wakizashi est avec moi, il est attaché sur ma cuisse par le biais d'une lanière. Toute fois le tsuba(3) qui est frappé du sceau symbolisant la protection du Yonkou Akagamis no Shanks est masqué par une bande de tissu noir.
Ma fine épée rangée dans son fourreaux est soigneusement attachée à ma taille. Sans perdre une seule seconde de plus je retourne sur le pont où je prends la forme de mon fruit du démon. Mon corps humain laisse place à celui du Alicanto, l'oiseau au plumage or et à la forme du faucon reluis légèrement sous les rayon blanc de la lune. Après plusieurs battements d'ailes le pont du bateau et à quelques mètres en dessous de moi, je commence alors à prendre la direction de l'île.
Après quelques interminables minutes de vol j'arrive à proximité de la ville. Dès que j'approche de la grande place je vois de nombreuses batailles entre les habitants et des pirates. Ils sont tous habillés avec des tenues noir cloutés et ont des crêtes de différentes couleurs vives sur la tête à la manière des punk.
Un navire de guerre adoptant le même style est amarré au quai longeant la place. Il semble y avoir personne à bord, tout les pirates combattent sans doute les villageois. Dès que je suis au dessus de la place je pique en chute libre avant de ralentir lorsque je suis suffisamment proche du sol, je reprends forme humaine me laissant tomber doucement à terre.
En entrant de manière aussi peu discrète j'ai pu obtenir l'attention de plusieurs hommes aux alentours, permettant d'attirer plusieurs pirates qui délaissent alors les habitants. En voyant plusieurs me foncer dessus leurs armes blanches à la main je dégaine et me positionne afin d'entamer le combat.
Je ne peux pas me permettre d'hésiter, lorsque je vais porter mes coups se sera pour... tuer. Mais quand je laisse mon regard se poser tout autour de moi une haine brutale m'enveloppe. Des corps de plusieurs civils jonchent le sol, inanimés, blessés mortellement. Le hurlement d'un enfant pleurant aux côtés du corps d'une femme qui se vide de son sang, les cris d'innocentes personnes cherchant à fuir leurs assaillants, les bruits de lames s'entrechoquant et des coup de feu témoignent qu'il n'y a aucune pitié à avoir pour des démons qui souillent la paix d'innocents.
Alors je n'hésiterai pas à me salir moi aussi les mains tout comme ces monstres, car c'est la voie que j'ai choisi. La meilleure manière pour ne pas être simplement celle qui subit où pire le spectateur impuissant. Je paierais le poids de leurs morts, cela permettra à d'autre de s'en alléger...
J'ai eu à retirer la vie qu'une seule fois jusqu'à présent et s'était pendant les examens. On avait reçu l'ordre de faire la condamnation à mort de criminels ayant accomplis bon nombre de crimes atroces. Mais s'était d'une seule balle dans la tête et ils étaient conscient de leurs sentences qu'ils attendaient alors en silence.
Cette fois, ce sera des combats mortels que je vais devoir mener. Mais je compte bien en ressortir victorieuse, car justice doit être faite ! Tout les pirates à crête que je croiserais mourrons de ma lame... j'en fais le serment.
Les trois premiers hommes à m'avoir chargés agissent avec inconscience sûrement parce qu'ils voient une « faible femme », grossière erreur... le premier arrive de face et se fais transpercer le cœur. J'esquive les attaques des deux autres que j'ai anticipées à l'aide du Haki, en fléchissant les jambes et contre-attaquant sitôt après en leurs portant à chacun un seul coup sur le torse suffisamment profond pour qu'il soit mortelle.
Les hommes tombant inconscient au sol attirent l'attention de leurs camarades, je repère ceux qui représentent le plus grand danger : les attaquants à distance. Même si la trajectoires des balles m'est visible à l'avance par le haki, il est toujours particulièrement difficiles d'avoir une contre réaction assez vive pour les éviter. Et je ne suis pas capable d'esquiver le coup d'un vrai tireur...
D'un rythme de course rapide je me dirige droit vers deux pirates portant des fusils d'assaut. Le premier tire une balle, mais étant déjà en mouvement il me rate. Le second plus tardif tente de m'abattre alors que je ne suis plus qu'à un seul pas avant qu'ils ne soient à ma porté, mais réagissant par réflexe lorsque je prends connaissance que je suis sur la trajectoire de sa balle je fais subitement un pas sur le coté se qui me sauve la vie et qui au contraire coûte la vie aux deux tireurs.
Gardant mon attention sur mon environnement je perçois la position des pirates qui me sont hostiles. C'est pourquoi je me dirige directement vers eux, les découpant les transperçant ne laissant que des corps immobiles derrière mon sillage.
Voyant que la tendance ici semble être en faveur des villageois je me dirige vers les ruelles de la ville afin de porter assistance à d'autres. Alors que je m'enfonce dans l'un des axes secondaires je vois qu'un combat entre un jeune homme et un pirate va mal terminer. Au plus vite je cours afin d'intervenir avant qu'un coup fatal ne soit porter sur sa gorge... Toute fois étant de biais au pirate, je ne pourrais pas parer et ça ne me laisse qu'une seule possibilité.
Je pointe le bout de ma lame vers le bas, ressers fermement ma prise sur le manche et la lève brusquement à l'horizontale dès qu'elle est à porté de mon adversaire. Une forte effusion de sang gicle en l'air, me tachant encore plus aussi bien au visage que sur le corps qui en est déjà pratiquement recouvert.
Le civil est lui aussi tâché par le liquide rougeoyant encore chaud, son regard est complètement abasourdit par la violence dont il vient d'être témoin. Alors que j'allais lui demander s'il va bien le regard qu'il me lance aussi bien écœuré que terrifié me saisit en pleine face. C'est vrai, je suis un monstre. Certes un monstre qui tente peut être d'être juste, mais tuer n'a rien de réellement juste... ça reste quelque chose d'affreux.
Qui suis-je pour croire avoir le droit de juger qui a le droit de vivre ou qui n'en a pas le droit ? Pff... hypocrite ! Je ne vaux pas mieux qu'eux au final. N'ai je pas les main sales moi même ? Combien d'entre eux ai-je déjà tuer... ? Je n'en ai pas la moindre idée, belle considération !
Et je devrais me considérer comme suffisamment « blanche » pour être en mesure de juger avec justesse ? Non, je ne vaux pas mieux. Je suis également un monstre sanguinaire ! Toute fois je suis des principes qui sont totalement différents des leurs c'est pourquoi je n'hésiterai pas, de plus j'ai des personnes à protéger je ne peux donc pas me laisser tuer.
Je me salirais les mains autant de fois que nécessaire, même ça fais de moi un être repoussant qui ne mérite pas la considération de personnes innocentes. Ces même personnes que j'ai juré de protéger au péril de ma vie... mais tant pis. Je n'aurais pas ma place sur cette île, il s'agit de celle de Misa pas de la mienne. Je dois garder les pieds sur terre, je ne suis pas « personne » non plus vu que je suis un Marine.
En plus de m'avoir conférés la force de protéger la justice ils m'ont permis d'avoir la possibilité de voguer sur les mers. Et surtout ils ont fais de moi « quelqu'un », pas juste un être indésirable et écœurant. Je porte tout de même l'image de la Marine sur moi, il y en aura toujours certains pour le reconnaître de manière positive. Le gouvernement y veille scrupuleusement après tout...
Enfin assez perdu de temps, je détache mon regard de la personne que je viens de sauver pour reproduire mon action au près d'autres dans le même type de situation. Tuant encore et encore... afin de prendre la place de ceux qui me semble ne pas avoir la force ou la détermination de le faire. Je peux le comprendre, c'est pourquoi je le fais à leurs places.
Le nombre de pirate est assez important, même s'ils semblent être moins nombreux que les villageois ils sont habitués aux combats sanguinaires se qui leurs donnent un certain avantage. Toute fois, il faut reconnaître que l'ingénierie des artisans me surprend positivement.
Des petites tourelles postées dans l'un des quartiers tirent sur tout les pirates à leurs portés. Dans un autre, des pièges cachés au sol sous les fines dalles grises recouvrants la route s'actionnent en continus bloquant uniquement les poursuivant, car villageois semblent connaître leurs positions vu qu'ils ne s'en prennent pas un seul.
Je croise également certaines personnes qui combattent avec des armes quelque peu... inhabituelles. Par exemple des trompettes dans lesquelles les notes produites semblent perturber les pirates aux crêtes qui se bouchent les oreilles et tombent les genoux au sol. Un autre groupe est armé de... pistolet à eau, ces derniers permettent de garder à distances les assaillants sans tuer.
Mais mon constat est assez clair... la plupart de ses outils ne sont pas utilisés afin de tuer. Je suppose qu'ils en ont la capacité mais qu'ils n'osent pas le faire. Mais en face d'eux les hommes peu scrupuleux le savent, et ce n'est qu'une question de temps avant qu'ils ne finissent par contrer les attaques dont ils sont les cibles et qu'ils s'en prennent à tout ceux qui n'aurons pas eu le courage de les tuer.
Même si je ne sais pas s'il est juste de parler de « courage » lorsqu'il faut ôter la vie. Peut être que je devrais qualifier de courageux l'acte de ne pas tuer quitte à prendre le risque de se faire soit même tuer. Mais moi, je ne veux pas que ça leurs arrivent. Alors je le ferais à leurs place, je me salirais les mains... encore et encore, tant que la menace pèse sur cette ville.
Je m'approche de la ruelle où se trouve les pirates coincés dans les pièges des dalles, je me concentre afin d'user du Haki de l'observation de manière à pouvoir m'y aventurer en évitant de justesse les pièges que j'active lorsque je pose le pied sur un mauvais endroit. Même s'ils sont rapides à s'enclencher le mécanisme d'activation laisse paraître un très léger bruit par l'avance à chaque fois, ça devrait être normalement inaudible d'où l'utilité du Haki dans cette situation.
La fine lame de mon arme normalement blanche brille d'un rouge éclatant sous les rayons du clair de lune. Mon visage est couvert de la cendre qui s'échappe des flammes recouvrants plusieurs bâtiments de la ville, la sueurs qui s'y mêle laisse une couche de crasse sur mon corps déjà trop salit par les effusions de sang. Malgré mes esquives répétées qui me ralentissent je me rapproche en courant des pirates immobilisés, ces derniers croisant mon regard comprennent très vite la situation.
Leurs yeux brillent d'épouvantes, qui s'accentuent dès que le premier des leurs est à ma porté. À l'image d'une ballet ensanglanté les criminels succombent les uns après les autres, les mouvements de mon épée sont tout autant gracieux que sinistres. Les effusions qui convergent des chocs la lame contre les chairs laissent pendant de courts laps de temps des gouttes de liquides rouges dans l'air retombant à terre en laissant des traînées qui imposent très vites leurs couleurs au sol habituellement grisâtre.
Je n'ai pas la moindre idée du temps que ça me prends d'ainsi tuer tout les pirates condamnés dans les rues piégées. Peut être que cette danse macabre continue des heures... je donne presque inlassablement la mort à nombre de ces hommes qui auraient pu sans doutes finir par se libérer et alors s'en prendre à des innocents.
Combien en ai-je tuer ? Combien de minutes se sont déjà écoulées ? Je n'en ai pas la moindre idée... mais lorsque je ne perçois plus la moindre âme vivante parmi ses criminelles néfastes je m'empresse d'aller dans un autre quartier, afin d'aider les hommes équipés des armes à eau qui bloquent les pirates. Leur situation pourrait très vite dégénérer, je dois donc m' en occuper avant qu'il y ait des drames.
En chemin je croise le fer quelques fois, mais même si ma force me mets en position de faiblesse je compense avec une grâce presque féline et une anticipation à l'aide du haki de l'observation qui m'aide fortement encore une fois.
Je finis par atteindre les ruelles où les villageois semblent en difficultés face aux pirates qui commencent à être trop poches. Ces derniers compensant la puissance des jets d'eau en faisant des files indiennes, les premiers protégeant les autres avec des bouclier tandis que ceux derrières poussent vers l'avant. Je m'approche des civils qui sont de dos, leurs attitudes retranscrivent clairement une panique qui s'empare d'eux de plus en plus. Les provocations des pirates face à eux n'aidant sûrement pas... Je pose ma main sur la première épaule d'un des « pompiers combattants » un jeune homme dans la vingtaine je dirais, et lui demande la situation.
-Hein... ? Il transpire à grosse goûte, vous voyez bien non ! MERDE ! Ils se rapprochent de plus en plus ! Ça suffis plus pour les contenir... ils vont... ils vont... nous attraper ! Il hurle de panique la fin de sa phrase.
-Ne dit pas ça mec ! L'interpelle un quinquagénaire. On va s'en sortir vivant tu verras ! Il le faut pour...
Il coupe brutalement sa phrase lorsqu'il tourne sa tête vers le jeune homme à ses cotés et que son regard se bloque sur moi.
-Mais... ils se rapprochent ! Il faut faire quelque chose ! s'agite le jeune homme.
J'avance de quelques pas, passant à présent devant certains civils.
-Je m'en charge, ne vous en faite pas.
Je continue à me diriger d'un pas calme vers les pirates. Dans mon dos quelques bribes de paroles me parviennent :
-Qui est-ce ? Tu la connais ? Demande un premier.
-Elle ne me dit rien... lui réponds un homme, pourtant je connais pratiquement tout le monde dans la ville...
-Une touriste peut-être ? S'interroge un autre.
-Mais quelle horreur ! Crie un plus jeune, regardez la ! Elle est... couverte de sang ! Elle fait peur...
-Ouais ! Sommes-nous certains qu'elle est de notre coté ?
-RERGARDEZ ! SUR SON ÉPAULE !
-Un marine ?! Mais on dirait plus un monstre qu'un représentant de la justice !
Peu importe se qu'ils pensent, je sais se que j'ai à faire. J'accélère mon allure et me mets à courir le longs des lances d'eau. Dès que les premières files sont à portées je commence à trancher plusieurs pirates en noir tout en enchaînant avidement avant qu'ils n'aient le temps de se disperser.
Malgré la forte présence de l'eau, rapidement le sang impose sa marque après mon passage. Cette fois-ci par contre, je combat en duo avec les équipes de lanciers derrière moi qui me supportent. Après plusieurs heures de lutte nous finissons par ne plus voir un seul pirate, tout du moins... en vie.
Je me retourne et après un brève regard vers les civils pour vérifier qu'ils vont bien, je me repars en courant vers d'autres lieux cherchant les criminels à condamner. Je repense alors à Misa et sa famille... j'espère qu'ils vont bien. Non il ne peut pas leurs être arrivé quoi que se soit de mauvais...
Une peur me saisi le ventre à cette idée, je ne connais pas par cœur la ville encore et avec l'adrénaline je ne vais pas être capable de trouver rapidement le chemin pour aller à la boutique. Le plus efficace est que j'utilise mon fruit du démon pour prendre de la hauteur est avoir une vue d'ensemble sur la ville. Je pourrais ensuite utiliser le haki pour vérifier leurs présences, je pense qu'ils doivent être dans un périmètre proche de leur habitation.
Je ne perds pas de temps et me concentre pour échanger mon corps humain contre celui du volatile de mon Zoan. Une fois devenu l'oiseau au plumage doré je donne quelques puissant coup d'ailes pour progressivement prendre de l'altitude. Vu que je décolle du sol et que je n'ai du coup pas d'élan je suis obligée d'user de la force et ce n'est ni le plus facile ni le plus rapide.
Mais tant pis, l'effet est le même au final car une fois au dessus des bâtiments qui m'entouraient je commence à voir la ville. Encore quelques coup d'ailes et je suis suffisamment bien positionné pour la voir dans son ensemble.
Mais quelque chose me marque immédiatement, un navire amarré au quai de la place qui n'y était pas plus tôt. Mes orbites jaunes lumineuses le détail et mon cœur rate un battement lorsque je reconnais son allure très connu sur les mers, notamment sa proue en forme de baleine. Toute fois, le liseré noir sur celle-ci m'informe qu'il ne dois certainement pas s'agir du célèbre Mobydick. Mes yeux restent bloqués pendants quelques secondes sur l'étendard noir flottant au gré du vent, le Joly Roger les Whitebeard Kaizokudan(4).
Au moins je n'ai plus à m'inquiéter pour les habitants qui luttent encore contre les pirates à crête. Je reprends mon attention sur la raison première de mon vol : retrouver Misa et sa famille. Je me déplace de quelques centaines de mètres et repère finalement la boutique. Mais je ne les y voient pas... où sont-ils donc ?! Je continue mes recherches jusqu'à se que je survole l'hôpital de la ville, et c'est là que je les vois... je redescend en trombe lorsque je constate qu'ils ont en face d'eux un groupe de pirate.
Ils avancent lentement vers les civils, des sourires mauvais placardés sur leurs visages. Mais pourquoi ne chargent-ils simplement pas ? J'atterris sans la moindre discrétion du coté des villageois. Misa me reconnais tout de suite, j'accours vers elle et vois sa mère à ses cotés. Toutes les deux semblent complètement perdues et désemparées. Je remarque que Misa tiens un étrange objet dans ses bras, qui ressemble à un espèce de pistolet à laser... ou un truc dans le genre.
-Cylia ! Tu es... couverte de... elle me regarde choquée.
-Pas de temps à perdre Misa, qu'est-ce qui se passe ?
-Ils... les pirates... étaient là pour la commande qu'ils avaient passé à papa mais... mais ils ont... snif... elle fond en larme.
-Misa, fais moi la version courte ! Qu'est-ce que tu tiens dans tes mains ?
Vu comme le sert contre elle, je me doute que ça doit être important.
-Cylia, reprend sa mère voyant qu'elle n'en est plus capable, ils étaient là pour ça à l'origine mais au moment de payer ils ont refusé et ça a dégénéré.
-Comment va... votre mari ? Il n'est pas...
-Non, il est soigné en se moment. Il n'a rien eu de grave fort heureusement.
-Oh... je soupire soulagé par la nouvelle, et quelle est cette arme ? Elle fait quoi de spécial ?
-Elle permet de créer un bouclier et d'y enfermer toutes les personnes qui en sont la cible pendant un court laps de temps.
-Hum... je vois.
Dans le groupe de civil dans lequel je suis il y a plusieurs hommes qui sont armés. Toute fois ils hésitent à tirer car cela lancerait les hostilités et les pirates répondraient sans aucun doutes aux provocations. Mais il y a des femmes et aussi l'hôpital juste derrière eux... ils ne peuvent pas se permettre de les impliquer.
-Maria...
-Hum ?
-Ça retient également les balles ?
-Oui... mais ça ne sert à rien de l'utiliser pour se protéger, il faut du temps pour le recharger et ils en profiteraient. On ne peux pas se...
Je l'interrompt dans sa phrase.
-Je ne pensais pas à ça.
-Et à quoi vous... hum, ne me dites pas que vous allez...
-Si, vous allez m'enfermer avec eux. Je vais tenter de m'occuper d'eux, on n'a pas d'autres choix.
-Je viens avec toi ! Réagit Misa.
-Non pas question, tu restes là ! C'est trop dangereux ma fille.
-Mais maman !
-Misa, il ne s'agit pas juste du danger. Je ne veux pas que tu te salisses les mains, ils ne le méritent pas. Ne fais pas comme moi...
-Mais !
-Je t'en pris...
-Je...
-Ne t'en fais pas, reposes-toi sur moi. Je compte sur vous madame...
-NON ! Crie Misa.
-Oui vous pouvez y aller quand vous voulez, vous aurez environs une quinzaine de minutes.
-Très bien, ça me sera suffisant pour avoir leur pleine attention. Lorsque la bulle sera ouverte si jamais il n'y a pas encore de renfort qui sont arrivés allez les chercher, vous devriez en trouver pas bien loin d'ici là.
-Des renforts ? Demande la dame perplexe.
J'avance en me frayant un chemin à travers la foule, les gens se poussent d'eux même me permettant de passer. Une fois devant le groupe je dégaine, après un bref regard derrière moi Maria me confirme d'un geste de la tête qu'elle est prête. Je cours devant moi en direction de mes adversaires, tandis qu'une paire de seconde après une bulle mate m'enferme avec les assaillants.
À suivre...
(1)juste au corps : C'est un maillot moulant utilisé en gymnastique et en danse. Tapez sur le web vous verrez de quoi je parle !
(2)motif florale baroque : comment le décrire... ? Jetez donc un œil sur internet =')
(3)tsuba : rappel, il s'agit de l'anneau qui permet de protéger les main sur les armes japonaise.
(4)kaizokudan : pour ceux (s'il y en a xD) qui ne savent pas ça veux dire « pirate » en japonais.
