AVIS AUX LECTEURS :

Attention des propos relativement osés sont employés dans ce chapitre.


Précédemment...

Hand Island est la cible de pirate, Cylia en tant que Marine aide les habitant à se débarrasser de la menace. Elle enchaîne les combats sanglant durant des heures, et lorsqu'elle peux se permettre de partir à la recherche de Misa et sa famille une surprise l'attend. Survolant la ville pour avoir une vue d'ensemble elle remarque qu'un navire de la flotte des pirates de Barbe Blanches est accosté au quai de la place.

Elle redescend lorsqu'elle trouve enfin Maria et sa fille avec un groupe de civil qui semble être dans une mauvaise position... Elle demande à être enfermée avec les assaillants, à l'aide d'une arme spéciale de la création d'Aki.

Chapitre 32 : Dévouement

Un deux trois quatre cinq... je compte au final plus d'une vingtaine de pirate à l'allure punk enfermés avec moi. Tout ça contre une seule personne, ça ne va pas être facile... mais je dois suffisamment leurs faire comprendre qu'ils doivent me craindre afin que si la bulle éclate que j'ai encore leur pleine attention.

-Kéh kéh kéh... que vas-tu faire donzelle, toute seule avec nous tous ?

-Profitons donc de ton jolie petit corps pour faire une tournante avant de te tuer. Ça serais un véritable crime de ne pas en profiter hé hé...

Ce type de commentaire ne m'effraye même pas, à vrai dire vu tout les morts que je viens de faire il m'en faudra bien plus pour me déstabiliser. Par contre eux ils vont l'être bientôt, et pour ça je vais appliquer la théorie des cours de la Marine. Je ne pensais pas m'en servir aussi tôt...

-Un crime ? Le seul crime dont je suis témoin actuellement est que vous ne soyez pas encore six pieds sous terre.

La pique fait mouche, leurs visages se crispent sous la menace. Toute fois notre joute verbale ne va pas s'arrêter encore pour si peu.

-Oh on va tous finir en enfer un jour ou l'autre, même toi ma petite poupée de la Marine.

-J'aime beaucoup l'idée de profiter d'un sex-toy du gouvernement ! Péh hé hé ! Ricane un autre.

-Ouais... allons viens jouer avec nous... on ira doucement, parole de pirate ! Pff ha ha !

Ils éclatent de rire d'un rire gras et dégouttant, je salive déjà à l'idée de les faire déglutir. Ils ne tomberons que de bien plus haut.

-Jouer ? Je leurs parle d'une voie anormalement gaie. Avec vous messieurs ?

-Hein... ?

-Mais avec plaisir !

Je leur fais un sourire lumineux, qui contraste totalement avec ma tenue et mon visage ensanglantés.

-Jouons donc à des jeux d'adulte... ensemble.

-Oooooh... tu as compris et tu te rends ? Pffa ! Tu as sans doute raison, peut être que l'on verra pour te garder comme l'esclave du navire.

Je passe progressivement d'un sourire radieux à un bien plus sadique, tout en avançant lentement dans leur direction.

-On sait mal compris là...

-Vraiment poupée ?

-Oui !

Je dégaine mon arme dont la lame est encore rougie, de ma main libre je glisse quelques doigts sur une tache de sang se trouvant sur ma joue. Je reprends la même attitude que j'avais encore lorsque je tuais en chaîne les autres pirates, puis j'ouvre la bouche et fais glisser ma langue sur le rouge de mes doigts.

-Je parlais d'un tout autre jeu voyons... vous ne voyez... toujours pas ?

Ils commencent à déglutir.

-Et tu crois avoir la moindre chance contre nous grognasse ?

-Hum ! Je me suis décidé à rajouter vos sales gueules à mon tableau de chasse mes mignons... vous allez rejoindre vos comparses vous devriez me remercier.

-Tu... ! Putain de sale...

-Allons allons ! Je lui coupe la parole en imposant un ton de voix bien plus sonore. Vous n'aviez pas dis que tout à l'heure que vous alliez tous finir en enfer un jour ? Je ne vais qu'appliquer se que vous avez affirmer. L'un d'entre vous n'aura qu'à sacrifier son arrière train aux autres depuis là-bas pour jouer sans moi... ça ne devrais pas trop vous perturber je suis sûr que vous devez aimer ce genre de soumission. N'est-ce pas ?

Bon ok j'y vais un peu fort là... mais en tout cas ça a fais mouche. Ils ont complètement perdu la boule et ça devrait m'aider aussi bien pour avoir leur attention que pour les conduire à faire des erreurs qui me permettrons d'avoir un petit avantage. Je leur jette un regard le plus glacial que je sois en mesure de faire, ma tenue aidant à donner une certaine mise en scène qui va m'aider à commencer à mieux instaurer la peur en eux.

-Alors... jouons donc avec votre sang, messieurs...

-Tuez-la les gars !

-OUAIS !


Ils me chargent tête baissée, la petite joute verbale a atteint ses objectifs...

Je les laisse s'approcher, ils sont complètement désorganisés et se déplacent comme un troupeau de bêtes sauvages. Ça va être à mon avantage... car ils sont nombreux alors si en plus ils seraient organisés je n'aurais que très peu de chance de m'en sortir.

Un premier m'atteins, il utilise une large épée noir. Vu le poids qu'elle doit avoir sa mobilité ne sera pas bonne, elle sera dangereuse juste si elle entre à mon contact mais ça c'est comme toute arme. On dirait un idiot ce type...

Il donne un large coup vers le bas très prévoyant, je l'évite en sautant et pose mes pieds sur la large lame. Je remonte d'un pas afin qu'il soit plus à porté pour que je puisse lui porter un coup fatal facilement. Je vise une partie haute évidemment, c'est à dire sa gorge. J'accentue volontairement le mouvement afin de faire gicler le plus de sang possible afin d'accentuer le sentiment de crainte chez ses comparses.

Je profite de ma position pour sauter en prenant de l'élan grâce à l'épaule de ma première victime. Les hommes derrières lui ne s'attendaient pas à un attaque venant d'en haut et je profite donc d'un effet de surprise.

Tout se passe très vite cette fois ci, en étant toujours en hauteur je balance mon arme dans différents angle afin de toucher le plus d'hommes possible et de sécuriser ma descente. Trois autres hommes tombent à terre.

Maintenant que je suis retombé, quatre hommes arrivent de chaque coté en m'entourant. Sans doute pensent-ils que de cette façon ils m'empêcheront de m'échapper.

Ça me fais rire... ils tiltent en le remarquant.

Je me jette sur le premier, il tente un coup de profil à ma gauche. Je le pare, faisant tinter nos lames, je continue à m'avancer un peu plus en faisant glisser mon arme le long de la sienne. Dès que j'atteins la stuba de son arme je profite de sa mauvaise posture pour le déséquilibrer d'un coup de balayette dans ses jambes et enchaîne directement avec un coup en biais qu'il se prends de face.

Mon haki toujours actif me permet de me rendre compte qu'une menace pèse sur moi, mais elle ne vient pas des deux hommes sur mes cotés mais de celui derrière moi.

J'attrape le bras de l'homme que je viens de trancher et le jette derrière moi, pris dans son propre élan celui qui s'apprêter à me ter dans le dos plante son arme dans le corps du mort.

Je me jette ensuite littéralement au sol et mes deux autres adversaires font entrechoquer leurs armes. Je commence d'abord à tuer le premier à avoir tenter son coup avant qu'il ne se reprenne puis fais tomber par terre le second en lui faisant une prise par le bras. Il n'a même pas le temps de toucher le sol que sa faute lui coûte la vie, je me retourne et transperce le dernier vivant d'un coup direct dans le torse.

La suite arrive immédiatement, sans perdre la moindre seconde je me hâte à combattre les pirates tant qu'ils me font face. Je dois éviter de me faire entourer et pour ça il me faut enchaîner les combats rapides et expéditifs.

Les entraînements me sont fortement profitables, je me dis que ça valais le coup d'y risquer ma vie car je n'aurais pas pu avoir un niveau qui m'aurait permise d'avoir un l'avantage sur ces hommes.

Ils tombent mortellement blessés les uns après les autres sous les coup de ma lame, le sang gicle de partout et se répand au sol. Les minutes passent, mais malgré que j'ai tuer environs une quinzaine de pirate il reste encore une dizaine je pense.

J'en ai assez... un rapide coup d'œil à l'extérieur de la bulle me permet de constater que des renforts sont arrivés. Nous sommes entourés par des villageois armés accompagnés de quelques pirates portant le Joly Roger des Whitebeard Kaizokudan.

Toute fois cette perte d'attention même brève était une erreur, et malgré que mes réflexes complétés par le Haki de l'observation me permettent d'éviter un coup mortel je me prends une balle dans l'épaule gauche et évite de justesse un coup de sabre en me déplaçant latéralement brusquement.

Je repousse mon assaillant d'un genoux dans son ventre mais je n'ai pas le temps de le tuer que j'esquive de justesse en sautant en arrière une lame, celle-ci me découpe une fine mèche de cheveux. Je tombe et mon épaule blessé se prends se choque contre la paroi dur de la bulle mat qui nous entour.

Je pousse un gémissement fort auditif à cause de la douleur vive qui me lance mais me redresse malgré tout et fais une roulade en avant pour éviter de nouveau mes assaillants furieux. Je bouge ma tête sur la droite et une balle siffle à mon oreille me laissant une petite coupure sur l'oreille.

Ça devient juste... je dois m'occuper des tireurs, maintenant qu'ils ne sont plus en grand nombre ils n'hésitent plus à faire usage de leurs armes. Je me relève et cours vers l'un d'entre eux, un homme me charge et je me baisse à peine pour éviter son coup de hache violent. Mais je n'ai pas à contre attaquer qu'il se prends une balle dans la tête qui m'était destiné.

J'arrive à proximité du premier tireur qui recharge son arme, il recule d'un pas en me voyant et lâche son arme. Il est tétanisé par la peur... mais je n'hésite pas et lui enfonce ma lame dans le coeur. Il tombe et lorsque je relève les yeux je m'aperçois que la bulle a éclaté. Les dernier pirates restant sont en train de lutter contre de nouveaux adversaires, mais ils sont clairement en sous effectifs et tombent rapidement.

Je n'ai pas le temps de laisser retomber la pression car un civil arrive en courant totalement déboussolé.

-On... on a un problème ! Hurle t-il.

Je m'approche de lui ainsi qu'un groupe d'homme, l'un d'entre eux lui demande alors se qu'il se passe.

-Quelques personnes se sont ligués contre les pirates de Barbe Blanche ! Ils les ont en joue mais même s'ils n'ont pas tiré la situation est très tendu !

-Mince ! Où sont-ils ? Lui demande un jeune.

-Sur la place ! Quand je suis parti ils étaient déjà à deux doigts de faire feu ! Il est peut être déjà trop tard... il font en larme et se laisse tomber par terre, Bouhhouuhhoouu... que va t-on devenir ? Mais que va t-on devenir ?!


Tout les civils qui viennent de l'entendre sont désemparées face à la situation. Je dois pouvoir intervenir... pas le temps d'aller à pieds jusqu'à la place ça serait peut-être déjà trop tard. Mais avec cette blessure à l'épaule ça ne va pas...

NON ! Je dois le faire, ça ne me prendra que quelques coup d'ailes d'y arriver. Je n'ai pas combattue à corps perdu autant de pirates pour laisser les choses dégénérer maintenant !

-Je vais m'occuper de ça, ne vous en faites pas messieurs. Rassurez-vous.

Je me recule un peu des autres et change de forme sous leurs regards éberlués. Je déploie mes ailes mais évidemment ma blessure me fais alors pousser un aigu hurlement de souffrance. De petites larmes perlent de mes yeux luisant, mais malgré cela je poursuis afin m'envoler et prendre de la hauteur.

Dire que ça me fais mal ne serait pas vrai, car c'est bien pire... je ne serais même pas capable de décrire la douleur qui me parcourt presque entièrement le corps tellement elle est intense.

Heureusement pour moi, la délivrance arrive enfin lorsque je survole la place où se trouve d'un côté les récalcitrants et de l'autre quelques pirates qui ont un sang froids exemplaire malgré qu'en face d'eux des armes les ont en joues. Mon regard se pose sur un homme en particulier qui semble d'un flegme incomparable... ses cheveux bond, cette posture... ces vêtements et ce tatouage sur son torse... cette espèce d'aura de puissance qui l'entour... aucun doute c'est bien Marco... Le Phénix.

Je me change alors que je suis à plusieurs mètres du sol, la douleur de la chute me semblant bien moindre à côté de celle dans mon épaule. Évidemment arriver de manière aussi peu discrète détourne les regards de la situation actuelle pour s'orienter vers l'étrangeté qui vient d'arriver : moi.

Je prends plusieurs secondes afin de tenter reprendre mon souffle et mes esprits, puis je me relève lentement en respirant par grosses bouffées d'air. Des gouttes de sang et de sueurs coulent sur le sol, je me tourne vers le groupe de villageois.

Ils ne sont pas bien nombreux, environs une dizaine. Je remarque que l'un d'entre eux est plus en avant, certainement le « leader » du mouvement... d'ailleurs je le reconnais, c'est Mario le tatoueur ! Son regard semble contenir une rage forte...

-HEY ! DÉGAGES DE LÀ ! TU ES DANS LA LIGNE DE MIRE ! Me hurle Mario.

Un silence très lourd règne sur la place, démontrant la forte tension qui y règne. Je suis placé juste entre les deux groupes, l'équipage des whitebeard kaizokudan dans mon dos et les civils devant moi.

-Qu'est ce que vous faites là ? C'est terminé, les pirates à crête sont certainement tous mort. Vous n'avez plus à...

-NAN ! Il reste des pirates juste là encore !

-Ne me dites pas que vous ne vous rendez pas compte que ceux là ne sont pas hostiles envers vous ?

-ILS SONT DES PIRATES ! JE LES HAIS ! DÉGAGES DE LÀ QUE L'ON PUISSE EN FINIR ! On est prêt à mourir s'il le faut !

-OOOOH ! Le groupe derrière lui rugis pour acquiescer.

-Je vous en pris, un autre homme qui ne fais pas parti du groupe prends la parole, Mario... soyez raisonnable ! Si vous l'êtes les autres avec vous le serons également... par pitié... ils pourraient nous sauver de tout nos malheurs ! Vous ne pouvez pas leurs tirer dessus, par pitié !

-Monsieur le maire, sauf tout le respect que je vous dois... vous n'avez pas votre mot à dire dans notre décision. Peu nous importe de mourir... ils nous ont trop pris ! TROP !

-Mario poursuis-je, là tu va devoir m'expliquer je ne te suis pas... non je ne VOUS suis pas.

-QU... Quoi ?!

-Qu'est ce que ces hommes là t'ont pris ?

-Ce sont des pirates ! Les pirates m'ont pris mon fils ! MON FILS ! Ils nous ont pris notre famille, tout ceux ici ont trop perdu par leurs fautes !

-CE SONT LES PIRATES À CRÊTE QUI VOUS ONT PRIS VOS PROCHES. PAS CEUX QUI SONT DERRIÈRE MOI !

-C'est... PEU IMPORTE !

-NON ! MARIO ! ET VOUS TOUS AUSSI, DITES MOI SI JE ME TROMPE ! JE NE ME POUSSERAIS EN AUCUN CAS SINON !

-C'est... perturbé il baisse son arme inconsciemment


-ALORS ?!

J'avance vers lui, il se reprend et remonte le canon de son fusil. Je continu d'avancer et m'arrête à quelques mètres de lui.

-Mario, vous tous... je comprends votre douleur, votre souhait est compréhensif mais pas juste. Vous ne devriez pas vous en prendre à des personnes qui n'ont rien à voir avec votre malheur. Vous ne pensez pas ?

-C'est que... Mais... je... on...

Le groupe qui l'accompagne commence à pleurer, plusieurs d'entre eux lâchent leurs armes. D'autre les garde en main mais ne cherche plus à cibler qui que ce soit.

-Non... non... non... Mon fils... je ne peux pas... ils doivent payer ! OUI, ILS SONT AUSSI DES PIRATES ALORS ILS ONT LEURS PART DE RESPONSABILITÉE !

-Mario... Un compagnon avance à ses coté, tu commences à dire des choses incohérentes... reprends-toi !

-NOOOOONNNN !

Il le pousse avec force, le faisant chuter par terre. Il est épris par la folie, une folie vengeresse... lui il ne se calmera pas... non, ça se lit dans son regard. La mort semble lui être parfaitement égale même. Il avance de plusieurs pas et se décale de moi pour pouvoir viser de nouveau les pirates.

Mais j'en fais de même et me place devant son viseur. Il me lance le regard le plus noir que je n'ai jamais vu, et semble chercher des explications silencieusement en m'observant.

-Mario...

-Je n'ai rien contre toi, alors pousses toi. Je ne veux pas te tuer toi.

-Écoutes moi, tu as besoin de te venger ça se lit dans tes yeux. Tu ne renonceras pas...

-Si tu le sais alors...

-ÉCOUTES MOI JE T'AI DIS BORDEL ! Ne tournes pas ta vengeance vers n'importe qui non plus !

Un court moment de silence s'en suis, il ne me lâche pas des yeux et me garde dans son viseur.

-Monsieur le maire je reprends, pourriez vous m'éclairer sur un point ?

-Que... vous... ou... oui ?

-Qu'est-ce que vous vouliez dire par « ils pourraient vous sauver de tout vos malheurs » ?

-Et bien... c'est que... monsieur le... il... Euh... leur capitaine...

Il n'arrive même plus à placer deux mots, il est beaucoup trop boulversé... ça ne m'aide pas vraiment. Une présence puissante derrière moi me fais subitement frissonner.

-Je leur ai proposé notre protection,tonne une forte voix grave.

Comment ai-je bien pu ne même pas remarquer ça ?! Une présence aussi impressionnante... aussi... terrifiante. Je ne dois vraiment pas être bien punaise... je me retourne lentement, pour confirmer mes soupçons. L'homme dit le plus fort au monde, capitaine des Shirohige Kaizokudan : Barbe Blanche. Je pose mes yeux sur lui, rien que cela me demande de puiser au fond de moi même la force de volonté pour le faire mais c'est nécessaire afin de contrôler la véracité de ses propos.

-Vraiment ?

-Oui.

Et sans le moindre doute... il est sérieux. Non seulement la fermeté de sa voix est implacable mais son regard lui aussi révèle sa force de conviction. Il ne ment pas... j'en suis absolument certaine. Il leur a vraiment fait cette offre... dans ce cas là...


Je détache mon regard de lui pour le replacer sur Mario.

-Écoutes moi bien Mario, faire des amalgames n'est pas une bonne chose. Mais là n'est pas le problème, si tu as tellement besoin d'orienter cette haine vers quelqu'un et bien soit ! Mais sois logique dans ton raisonnement. Toi ainsi que tout les autres qui peuvent encore vouloir te suivre dans ton geste.

-Qu'est-ce que tu racontes ?! Arrêtes donc ça et dégage de là ! Ce n'est pas toi que je veux ! Ce n'est pas toi que l'on veux !

Sur ces derniers mots certains qui semblaient perdu se reprennent et repointent avec haine les pirates face à eux.

-Si justement ! Ne sois pas non plus si débile, merde !

-Que veux tu dires par là, Cylia ? Demande t-il d'une voix sombre.

-Ce n'est pourtant pas bien compliqué à comprendre... rien de tout cela serais arrivé si toutes vos demandes répétées au près de la Marine avaient été acceptées. N'est-ce pas normalement à nous, qui nous disons représentant de la justice, qui auraient dû empêcher cette tragédie d'arriver ? Les pirates ne respectent pas tous les même choses et ne défendent pas les même valeurs et principes.

-Mais... je...

-Ne se disent-ils pas hommes libres ? Donc, ne sont-ils pas des hommes avant tout ? Chaque homme est différent, n'est-ce pas Mario ?

-Mon fils... il... je dois...

-Mario... écoutes moi... et ceux derrière qui te suivent encore, vous aussi écoutez... si c'est absolument nécessaire pour vous de vous salir les mains soit, mais... laissez les en dehors de ça, afin que votre île soit protéger à l'avenir. Vous ne pouvez pas les faire partir... pour tout les autres... pour vous même aussi... et je suis certaine que vous en avez conscience. N'est-ce pas ? Et c'est pour ça que vous n'avez pas encore pu tirer jusqu'à présent malgré vos cœurs qui hurlent de rage.

-Je...

Mario se mets à pleurer mais garde son arme fermement en main. D'autres ont pu entendre raison et ont lâcher les armes. Comme je le pensais, il en restera toujours qui ne veulent pas abandonner.

-Je ne vais pas vous parler juste en tant qu'humain mais aussi en tant que Marine, alors écoutez moi encore un peu s'il vous plais. C'est bientôt finit... promis.

Ils relèvent la tête, affichant des mines comme s'ils étaient au bord d'un précipice.

-Votre rancœur devrait être redirigé à l'encontre de ceux qui n'ont pas écoutés vos suppliques, si nous aurions réagi ça ne serait pas arrivé. La responsabilités de la non application de la justice nous reviens, et je porte moi aussi ce devoir. Cette faute me revient bien plus en tant qu'officier qu'à ces pirates. Alors Mario, si tu dois pointer ton arme fais le à mon encontre !

-Qu... quoi ?!

J'avance tandis qu'il recule, je finis par être juste devant lui, le bout de son canon me touche.

-J'ai mes valeurs et principes, et ma détermination n'est pas fléchissante. Alors si justice doit être faite, je l'accepterais.

-Eh ! Panique une femme témoin, si un officier meurt il aura forcément des problèmes ! Ne nous...

-Vous pensez vraiment que j'agirais ainsi si s'était le cas ? Mon but n'est pas de vous éviter des problèmes pour en créer d'autres. J'ai connaissance de la situation, je suis ici en vacance je ne suis donc pas en service. Si je perds la vie ce ne sera pas dans le cadre professionnel, il n'y aura donc pas d'enquête car les circonstances de ce crime ne rentrent pas dans la bonne catégorie.

Je reporte mon regard sur Mario et les hommes avec lui.

-Alors quoi ? Vous n'aviez pas absolument besoin de vous faire justice ?! Si vous devez tirer alors faites le, je ne compte pas me détourner de ma voix même si je dois en mourir. Vous avez plus aucune autre alternative que de tuer ? Alors tirez moi dessus et que cette histoire en finisse, je ne vous laisserais pas faire d'erreurs de jugement.

Dans mes yeux brille la conviction de mes paroles, je ne fléchis pas car je ne me détournerais pas de la Marine. Même si ici en faire parti veux dire que je dois mourir, alors je mourrais. Mais je le ferais en faisant mon devoir : je protégerais la ville est ses habitants.

S'ils ne s'en prennent pas aux pirates derrière moi et ne les chassent pas non plus, alors Barbe Blanche pourra les protéger à l'avenir. Je ne compte pas mourir pour eux qui sont des pirates mais pour les civils qui ont besoin d'eux.

-ALORS ?

Maintenant que le moment de l'acte est arrivé, la force de détermination est mise à rude épreuve. Moi, je ne fléchi pas, par contre les derniers qui accompagnés encore Mario n'y arrivent plus. Forcement, le concerné bien qu'au bord du rouleau ne baisse toujours pas son arme. On n'a plus d'autres choix ?

-Dois-je me répéter Mario, tu ne peux pas tirer sur quelqu'un d'autre. Je ne peux pas te laisser faire ça, si tu dois vraiment le faire...

J'attrape le canon du fusil d'une poigne ferme et l'oriente directement sur mon cœur.

-Alors tires maintenant.

-Mais...

-TIRES !

Un court moment de silence, toutes les personnes présentes se figent pour le dénouement final.

-PAN !

À suivre...


(1) le look punk : je tiens à préciser que je n'ai absolument rien contre eux et que je ne fais aucun amalgame !