Précédemment...
Cylia prend un navire commercial qui quitte Hand Island. Alors qu'elle ne pensait pas revoir les pirates de Barbe Blanche, les voilà qui abordent le navire... Afin de protéger son ami, elle se prends un mauvais coup qui les fait tous les deux valdinguer jusque sur le navire pirate. Elle prends les devants en puisant dans sa force de volonté et explique la situation d'Haris en demandant qu'il soit innocenté. Le Yonkou a tout juste le temps de lui répondre avec sa voix ferme : «Soit, il ne lui sera pas fais de mal si les informations l'innocentes. »; que la jeune femme s'écroule...
Chapitre 35 : Destinée
Lorsque je commence à reprendre conscience, je suis confortablement installée dans un lit bien moelleux. Une machine à coté de moi produit des Bip réguliers, cumulés à l'odeur de désinfectant dans l'air, ça me berce agréablement. J'ouvre doucement les yeux, toujours apaisée par le cadre que je trouve fort agréable. Je n'ai pas envie de bouger et bizarrement, je n'ai mal nul part.
J'ai du être très bien soigné... qu'est-ce qui s'est passé déjà ? Hum...
Au fur et à mesure que je réfléchi, les souvenirs des récents événements me reviennent. Donc, ça veux dire que ce lit est... dans une infirmerie... qui est celle d'un équipage pirate... qui est ni plus, ni moins que celui d'un Yonkou... et moi, qui suis une Marine j'y reste pépère.
Merde ! Non mais ce n'est pas possible ! Je me relève brusquement, faisant tomber le fin drap blanc qui me recouvrait. Je suis habillé des tenues classiques des patients d'hôpital, par contre, la machine dont j'appréciais les bip m'est reliée par des câbles qui sont enfoncés dans ma chairs grâce à... des aiguilles !
-AAAAAAHHHHHHHHHH !
On dirait un des pires films d'horreurs qui puisse exister, j'arrache les cordons diaboliques et me relève si brutalement que j'en tombe par terre, le souffle court.
BIIIIIIIPP
BIP BIP BIP BIP BIP !
Une infirmière arrive d'une porte en trombe, son regard passe de moi à la machine plusieurs fois. Elle plisse les yeux, puis d'autres infirmières arrivent. Je me relève et alors que la première allait dire quelque chose, je la coupe dans son élan.
-Non mais ça ne va pas d'utiliser de tels instruments diaboliques ?
-Qu... quoi ?
Je pointe un doigt tremblant en direction des cordons au sol, l'une des femmes arrête la machine qui hurlait sans s'arrêter.
-Les... câbles ?
Elles me regardent pantoises, non mais comment peut-on ne pas comprendre ?!
-Les aiguilles ont du être inventées par un démon envoyé par le diable. Oui, c'est ça. Et vous m'avez mis de telles choses ! Vous... ma voix devient tremblante, vous êtes cruelles !
Elles en tombent des nues, je leurs lance un regard de chiot battu et une fine larme coule sur ma joue. Bon, je devrais peut être me reprendre...
-Enfin peu importe, tant que j'en ai plus sur moi... pourrais-je avoir mes vêtements, je vous prie ?
-Oh... Cyrielle, vas prévenir Barbe Blanche que notre patiente est réveillée.
Une jeune femme à la longue chevelure blonde et au corps parfait, vêtu de la même tenue rose que les autres, lui réponds d'un simple « Oui Madame ! »avant de quitter la salle.
La première à avoir parler a des cheveux lisses d'un noir profond coupés en carré court, elle ouvre un coffre de rangement et en sort ma valise.
-Tenez ! Dit-elle en la tendant.
Je l'attrape et la remercie.
-Nous allons vous laisser si vous allez bien. Oh... le reste de vos affaires sont dans le coffre.
-D'accord, merci Mesdames.
Dès qu'elles sont en dehors de la salle, j'ouvre la valise et attrape une tenue. Je mets alors un pantalon moulant en jeans, accompagné de ma chemise à manche courte rouge, de manière à laisser visible mon épaule droite où se trouve mon tatouage. Par contre cette fois je la boutonne jusqu'en haut, j'attrape une veste crème et me la noue autour de la taille. Je récupère mon épée qui est effectivement dans le coffre et l'attache à l'aide d'une ceinture fine autour de ma taille. Le wakizashi est lui aussi ici, je l'attrape et le mets dans une des attaches à l'intérieur de la veste sur mes hanches. Pas besoin qu'il soit à porté de main, c'est juste mon porte chance. Bien qu'il doit être en panne en période de vacances...
Je me coiffe rapidement, d'ailleurs... je ne remarque que maintenant le fait que je sois propre. J'ai sans doute été lavée, bon tant mieux... je me passe un coup de rouge sur les lèvres pour être plus présentable et enfile ma paire de sandale à lanière.
Bien, maintenant que je suis habillée, je pourrais sortir mais... je ne me sens pas très à l'aise avec cette idée. En même temps, quel Marine saint d'esprit aimerait se trouver sur le navire d'un Yonkou ?! Je vais mourir... vacances de merde...
Toc Toc Toc
La personne ayant toqué ouvre la porte sans y être invitée. Une large main masculine se révèle d'abord sur la poignée extérieur, puis l'homme fait un pas et apparaît. Tiens, c'est Marco... il entre dans la pièce et referme la porte derrière lui. Il avance jusqu'à se trouver à côté de moi avec une démarche tranquille et nonchalante. Je garde le silence, trop perdu pour savoir quoi dire. C'est donc lui qui prend les devants :
-Ça faisait longtemps Cylia, yoï.
-Ah... euh... oui.
Je bug, je ne sais pas comment me comporter face à lui... comment je faisais il y a deux ans ?!
Il y a un silence pesant, c'est affreusement gênant...
-Tu n'es pas très bavarde, tu as changé. Et sinon, tu tiens sur pieds à présent ?
-Oui. Et je suis désolé... je préfère être franche avec lui, c'est juste que je ne sais pas comment me comporter face à toi, ni même ici à vrai dire.
-Eh bien, sois juste toi dans ce cas là. Allez viens, on doit discuter avec vous Mademoiselle l'officier de la Marine.
Hiiic ! Je vais finir en pâté pour pirate...
-Très bien, je vous suis Monsieur le pirate.
Il me mène jusqu'à l'extérieur de la pièce, je me retrouve alors sous la chaleur du soleil directement sur le pont de l'immense navire. Sur un large siège au centre se trouve l'homme le plus fort du monde. Je déglutie à l'idée de notre face à face mais... je ne dois pas flancher. C'est à l'officier qu'ils souhaitent avoir affaire ? Alors dans ce cas là, je serais forte. Je suis Marco jusqu'en face de son capitaine, il me laisse là et se pose à ses cotés. Il croise les bras et garde son air décontracté, tandis que l'empereur se redresse à peine de son siège pour me sonder.
Je relève la tête et soutiens son regard affreusement lourd sans broncher, je ne bouge pas et rien n'est dit. Du monde se rassemble autour de nous, je dois prendre des nouvelles d'Haris mais je ne le vois pas. Je me dois de rester la plus respectueuse possible, non seulement c'est un senior mais en plus de ça il n'est pas n'importe qui. Il pourrait me tuer sur le champs s'il le souhaitait, bien sûr j'aimerais éviter cette possibilité.
-Désolé de vous avoir fais faux bond juste après avoir eu votre réponse... combien de temps ai-je donc dormis ?
Marco ne prends pas la parole, laissant son capitaine le faire.
-Une semaine.
Une semaine, rien que ça hein... il ne m'a pas loupé Marco. Je me demande s'il m'avait reconnu ou non, mais en tout cas je pense que le coup était volontairement non mortel, s'il l'avait voulu il aurait pu l'être. Bon passons à Haris maintenant...
-Comment va Haris ?
-Il va bien, on ne lui a rien fais. Nous avons pu l'innocenter lors de notre retour sur Hand Island.
Ouf...C'est vrai qu'il est originaire de là-bas. J'imagine que beaucoup de monde doit le connaître très bien et il y a aussi une famille. De plus, il a dû prouver qu'il y était il y a encore quelques jours, j'espère pour lui que sa famille va bien...
-Tu as l'air rassuré, n'es-tu pas inquiète quant à ton propre sort ?
-Vous dire non, ce serait vous mentir.
-Mais tu te souciais plus de moi Cylia ?
Cette voix ! Je me retourne et aperçois le concerné me souriant.
-Haris ! Tu va bien ?!
-Oui, tu n'as plus à t'inquiéter pour moi. Mais toi, comment vas-tu ?
-En un seul morceau pour le moment, c'est déjà ça.
-Ils ne sont pas méchant Cylia, tu verras.
Certes, ils ne le sont peut-être pas mais je suis une Marine et eux des pirates. Donc, rien ne me confirme que je reste en vie encore longtemps... vacances de merde !
-Que faisais-tu sur Hand Island, yoï. Tu m'avais dis ne pas avoir de famille à mes souvenirs.
Je tourne le dos à Haris pour refaire face aux deux hommes. Les autres commandants sont arrivés aux cotés de leur capitaine, mon sentiment de mal être se développe.
-J'y connais du monde, j'étais là-bas pour ça.
-Et pour quelles raisons es-tu partie comme une voleuse, gamine ?
-La première est évidente, je n'ai pas à être sur une île sous votre protection. La deuxième est plus personnel.
-C'est à dire... ?
Il veux savoir et ne lâchera pas le morceau, hein ? Tant qu'il ne me demande pas quoi que ce soit qui puisse être préjudiciable envers la Marine... je lui répondrais.
-Pour reprendre vos mots, je suis partie « comme une voleuse » pour ne pas donner une mauvaise influence à mon amie. Je devais partir et je ne voulais ni des « au revoir », ni d'avoir à affronter leurs regards, c'est tout.
-Tu oses venir jusqu'ici avec « ça » sur ton épaule et tu m'affirmes ne pas avoir de force pour supporter le regard de... qui est-ce déjà ?
Grrrmmmnn il m'énerve celui-là. Mais ils ne sont pas réputés pour s'en prendre aux habitants des îles sous leur protection, bien au contraire. Je ne pense pas que révéler mes liens avec Misa et sa famille puisse leur être préjudiciable. À l'inverse si je ne réponds pas ça serais louche, surtout avec un Marine.
-Une amie... où plutôt une petite sœur... et sa famille.
Je n'osais pas l'appeler ainsi contrairement à elle, j'étais trop timide et ça la faisait rire. Par contre, maintenant que je n'en ai plus l'occasion ça me rends triste. Mais c'est la vie !
-Bizarre, pourquoi les as-tu fuis ?
-Il fallait juste que les choses se passent de cette manière, c'est mieux ainsi pour eux... et pour moi aussi. C'est tout... que me voulez-vous ?
Je ne veux pas tourner plus longtemps autour du pot, si je dois mourir ou s'il attends quelque chose, je préfère que ça soit direct.
-Tu veux passer à des choses plus sérieuses déjà ? En es-tu sûr... ?
La tonalité de sa voix était sévère et grave, comme pour une menace. Il pense que je vais reculer ? Non... je n'ai pas le choix de toute manière, alors autant garder la tête haute.
-Absolument.
-C'est bien toi qui a passé quelques jours avec Marco il y a deux ans maintenant ?
Les révélations du capitaines deviennent tout de suite le sujet de nombreuses discutions très désagréables pour moi. Je tourne la tête et lance un regard noir derrière moi, que les choses soient clair : je ne suis pas une traîtresse à la Marine, pas de fausses idées.
Naturellement, on me rends bien mon regard au quintuple. Ils ne sont pas pirates pour rien !
-Oui, quand j'ai été laissé sur une île toute seule pour un entraînement de Garp.
J'espère que les choses serons un peu plus clair avec ça...
-Pourquoi n'as tu rien tenté à ce moment là ?
-Qu'aurais-je pu faire ? Je n'étais qu'une simple apprentie.
-Tu aurais pu le laisser de son coté et tu ne l'a pas fait. Pourquoi ?
Merde, il me soul avec ses questions pièges !
-La curiosité. Vous savez se que l'on dit, c'est un vilain défaut. Et bien j'ai ce défaut...
-Un marine qui aime la découverte ? C'est plus une qualité de pirate ça...
-Non.
-Quoi... ?
Je le vois venir là... et j'ai déjà entendu ça, je crois... non ?
-Non ! Je ne suis pas d'accord.
-Gamine, n'importe qui ici en sais bien plus sur le sujet que toi.
-Peu m'importe.
-Tu affirmes ne pas aimer l'aventure donc ?
-Euh...
J'ai dis ça moi ? Ne parlait-on pas à l'origine de curiosité plutôt ? Est-ce la même chose ? Mais je dois répondre "non" de toute manière.
-Non.
-Tu n'es pourtant pas en service actuellement, donc que fais-tu ici ? Un Marine qui prend ses vacances sur mon navire... ?
Mais... c'est qu'il a raison en plus... je ne sais plus quoi dire là...
-Euh... Hum... Ce n'est pas comme si je l'avais souhaité.
-Mais les faits sont là pourtant.
-Certes... mais vous ne connaissez pas ma malchance légendaire.
Légendaire... rien que ça, on peux dire que je ne mâche pas mes mots.
-Hum... ne dis-tu pas ça par rapport à cette arme ? D'ailleurs, pourquoi ne la portes-tu pas sur toi comme tu l'as fais la première fois que l'on t'a vu ?
Forcément, j'allais bien devoir y passer... penserait-il pouvoir me déstabiliser ? Mais je ne cherche pas à le cacher, sinon je ne l'aurais pas constamment sur moi. Je sors le wakizashi des attaches à l'intérieur de ma veste nouée à ma taille. Bien sûr, la bande de tissus cachant le tsuba est toujours présent. Mais en tant que connaisseur, ça n'échappe qu'à très peu la réelle origine de cette arme et donc mon rapport avec une certaine personne...
-Entre autre, je ne qualifie pas la rencontre avec une personne appréciable, qui est devenu un ami, comme étant un événement malchanceux. Ce n'est pas mon genre !
-Tu parles de quelle rencontre, celle avec Marco ou celle avec Le Roux ?
La citation du Yonkou adverse fait réagir la foule qui suit attentivement l'échange.
-Les deux.
-Et c'est un Marine qui dit ça... ?
-Oui, je ne rejettes pas un ami à cause de se qu'il est ou n'est pas. Même s'il s'agit d'un pirate et donc de mon ennemis, car dans tous les cas, on à tous un important point en commun.
Il me regarde aussi bien suspicieux, qu'intrigué et il me somme silencieusement de donner des explications. Derrière moi, nombre de pirates n'apprécient déjà pas du tout mes propos.
-Ne sommes nous pas tous des Hommes, avec un grand « H », je précise ?
Je me retourne vers ceux qui commençaient à pester dans mon dos.
-Dites moi si je me trompe ? Osez donc me le dire.
Pas un mot, dans un excès de maturité je leur tire la langue comme le ferait... une gamine, après tout Barbe Blanche m'appelle bien de cette manière, donc je me fiche de mon image. Et puis, un officier qui est tout seul sur le pont du navire d'un empereur pirate ne peux être que fou de toute manière.
-Je te le concède, mais considères-tu vraiment des pirates comme pouvant être tes semblables ? N'oublierais-tu pas ta condition de Marine ?
-Je n'oublie aucunement ma dévotion à la Marine, mais je ne vous haïrais pas pour autant. Non pas que j'aurais la prétention d'en demander la même chose, loin de moi cette idée. Mais... être haïs n'est pas quelque chose que je souhaiterais à d'autre. Donc forcément, ma manière de voir les choses me pousse à agir de manière assez contradictoire, je le reconnais.
-Hum...
-Désolé, je n'ai peut-être pas été très clair.
-Si, gamine. Je ne m'attendais pas à voir un Marine donner une leçon de moral à mes fils... alors, dis-moi maintenant, pourquoi te dévoues tu à la Marine ?
-Pourquoi ? Parce que ce monde a besoin qu'on l'aide à avoir un semblant de justice. Je sais que la justice des Hommes est loin d'être parfaite et dans le fond... qui sommes nous pour nous permettre de juger qui à le droit de vie ou non ?
Je ferme les yeux quelques secondes afin de faire le point avant de poursuivre, c'est comme si je disais à voix haute les questions que je me suis posées tant de fois dans ma tête.
-Mais malheureusement, certaines personnes doivent être arrêtées et puni de mort, ne pensez-vous pas que la Marine a tout de même de la valeur pour l'importance qu'elle donne à s'en charger ? Beaucoup de civils ont besoins d'être protégés, un bon nombre d'entre eux n'ont pas la volonté de retirer la vie pour protéger la leur. Je l'ai bien vu lorsque Hand Island a été attaqué... j'ai eu a tuer d'innombrable pirate à crête afin de protéger les habitants qui n'arrivaient pas à le faire.
Je serres les mains rien qu'au simple souvenir des combats que j'ai dû mener là-bas et de se que j'y ai laissé.
-La Marine m'a permise non seulement d'avoir de la force pour la mettre au service des autres, mais aussi d'être quelqu'un... mais ça c'est autre chose. C'est le mieux que je puisse faire pour respecter mes convictions et principes. Je le ferais et même si pour cela je dois porter le dégoût de mon entourage, alors tant pis. Ai-je répondu à votre question ?
-Oui, je te comprends mieux. Elle est intéressante en effet, Marco.
-Je vous l'avais dis père, yoï.
-Ne souhaiterais-tu pas rejoindre notre famille ?
Un silence retenti, seul quelques murmures le perturbe, on pourrait entendre une mouche voler... Quand à moi... je bug. Il vient de me parler là, non ? Il ne viendrait pas de me... proposer de rejoindre son équipage ? Je regarde à ma droite et à gauche, ça ne doit pas être moi. Mais... il n'y a personne d'autre dans la direction qu'il vient de regarder. Je pointe un doigt sur moi-même et penche la tête sur le côté pour lui demander confirmation.
-C'est bien à toi que je parle.
-Vous n'êtes pas sérieux, hein ?
-En ai-je l'air ?
Il l'est... Plus personne ne parle, attendant ma réponse.
-Écoutez, votre offre me touche. Mais je me vois dans l'obligation de la rejeter, je ne compte aucunement quitter la Marine. Comme je vous l'ai dis, c'est la meilleur méthode pour suivre la voie que je me suis tracée.
-Et ta voie, ne la suis-tu pas par contrainte ?
Par contrainte... ?
-Dans une certaine mesure... sans doute. Mais je ne dois pas m'en détourner.
-Tu es très contradictoire, quelqu'un d'aussi empathique que toi ne devrait avoir rien à faire avec une arme à la main. Tu as une forte force de conviction, gamine. Mais tu restes un Homme, à force de te mettre ainsi des brides, un jour tu va finir par ne plus tenir. Tu ne resteras pas dans la Marine, penses à mon offre le jour où tu la quitteras. Tu aura se que tu désir vraiment à ce moment là et tes convictions me plaisent, tu as ta place ici. Cylia, c'est bien comme ça que tu te nommes ?
J'arrive juste hocher la tête de bas en haut pour lui répondre positivement.
-Tu es actuellement Commandant, ça nous sera profitable que tu montes en grade quand tu nous rejoindras, tu aura un profil plus intéressant.
-Mais vous m'écoutez ? Je vous ai dis que...
-Ton désir de liberté te fera venir vers nous, yoï.
-Eh, ne me coupes pas !
-Oh... tu me manque de respect à nouveau ?
-Euh...
Merde... même après deux ans il a toujours cet effet sur moi, saleté de piaf bleu.
-Il m'énerve.
-Tu as dis quelque chose, yoï ?
-OUI ! Tu m'énerve, pirate !
-Elle a déjà une étrange relation avec Marco pour un Marine, constate Vista un éternel sourire aux lèvres.
-Tu es en congé pour un mois et une semaine encore, questionne Barbe Blanche c'est ça ?
-Oui. Je me pose aussi sec les mains la bouche.
MERDE ! Pourquoi je lui ai répondu ?! Tu n'avais pas à le lui dire IDIOTE !
-Très bien, dans ce cas tu resteras avec nous pendant cette période là. Mes fils, faites attention à notre future recrue.
-Mais je n'ai jamais dis que j'accepterais un jour ! Ce n'est pas dans mes intentions !
-Mais tu le feras, yoï.
-Et pourquoi je le ferais ?!
-Tu as déjà commencé à m'intégrer comme ton supérieur et tu ne continueras pas à te brider comme tu le fais éternellement. Tuviendras nous chercher un jour, c'est sûr.
-MON QUOI ?!
-Parles moi mieux que ça.
-Désolé. AH ! MERDE ! Non je ne le ferais pas ! Et pourquoi devrais-je rester ici ?
-Je ne t'en laisses pas le choix, gamine.
Et je suis sensé répondre quoi à ça... ? Eh bien, même après toutes ces années je me sens toujours aussi petite qu'une cacahuète à côté de tels pointures. Je soupire de désespoir...
-Je suppose que je devrais m'estimer reconnaissante de ne pas finir au fond des eaux...
À suivre...
