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Précédemment...

Cylia et Marco finissent leur match par la victoire écrasante du Phoenix. En échange de sa victoire, il lui demande de lui parler de son fruit du démon. Elle lui révèle le nom de l'animal de son zoan, l'Alicanto, sans rien lui préciser de plus. Il se contente de sa réponse et lui propose de se poser un peu. Avec Vista, Izou, et Haris, ils vont jouer tout les cinq à une partie de carte où le dernier devra répondre à une question du premier, mais elle ne doit pas porter préjudice à leurs positions respectives de Pirate et Marine.

Naturellement, la poisse de Cylia lui joue des tours...

Chapitre 38 : Perdre pieds

-Tu as perdu Cylia, yoï. Tu vas devoir répondre à une nouvelle question.

Saleté de piaf bleu et saleté de malchance ! Je soupire bruyamment avant de plonger mes yeux dans les siens.

-Je t'écoute.

-Confirmes moi mes informations à ton sujet. Tu es donc Commandante, grade que tu as acquis tout récemment, tu ne possèdes que le haki de l'observation, tu as un fruit de type Zoan celui de l'Alicanto. Tu es rattachée à la base du G3 qui est normalement sur la première partie de Grand Line.

Il marque une courte pause, comme s'il prenait le temps de réfléchir pour ne rien oublier, avant de reprendre de plus belle.

Tu as dix-huit ans passés et utilises principalement ton épée pour combattre, bien que tu sache te défendre au corps à corps et que tu commence à utiliser ton fruit en situation de combat. Tu es orpheline et n'as pas réellement d'amis parmi tes confrères. Est-ce bien ça, yoï ?

Quel bougre ! C'est comme s'il me posait plusieurs questions en une seule fois...

-Tout est juste... J'ai eu mes vacances après mes résultats aux examens du QG, le reste est exact à part une seule chose. Je ne suis pas orpheline, enfin je ne le suis plus officiellement depuis deux ans.

Il me regarde surpris, ne s'y attendant pas.

-Et pourquoi ne pas avoir passé tes vacances avec ta famille alors ? Me demande poliment Izou.

-Désolé, j'ai déjà répondu à une question.

-Hum... il est possible que ça ait un rapport avec le fait que tu as mangé un fruit du démon...

-Elle n'en avait pas quand tu l'as connu ?

-Non et je crois bien avoir vu juste apparemment.

Mais comment peut-il affirmer ça ?!

-Je lis en toi comme dans un livre ouvert, yoï.

Mais il est télépathe en plus d'être trop fort en combat ?!

-Humpf !

-Tu n'es pas en bon terme avec eux, ça serais donc une adoption d'intérêt ?

-Une adoption d'intérêt ? Interroge Haris.

-Ce sont de riches familles bourgeoises qui adoptent un enfant pour dorer leur blason en l'envoyant dans des corps militaires à la place de leurs descendants qui eux, ont hérités de leur sang. Explique Izou.

-L'envoyer au service de la Marine ?

-Dans le cas présent, oui.

J'en ai marre... mais je n'aime pas abandonner. Je vais prendre mon mal en patience et poursuivre d'autres parties. J'attrape mon verre, que je n'avais pas encore touché et bois quelques gorgées. L'alcool fort me réchauffe agréablement la gorge et me change les idées. Je n'ai pas aimé le fait d'être ainsi utilisée et au fond, je leur en veux un peu. Mais bon, ça ne m'a pas vraiment changé la vie... alors je fais avec ma frustration.


Les parties suivantes s'enchaînent, Vista gagne la suivante et Izou perd. Il lui parle alors d'une femme qui semblait ne pas laisser insensible le pirate et lui demande le fin mot de l'histoire en précisant qu'il veut des détails. Devant se plier au jeu, il lui raconte comment il a fini par la mettre dans son lit, mais alors qu'il commence à parler trop crûment de sexe, je me racle la gorge et leurs demande qu'il se raconte ça lorsque je ne serais plus là. Ils en rient bruyamment tandis qu'un petit fard se pose sur mes joues.

Ils ont fais exprès... Pfff ! Aucune gêne franchement. La partie reprend de nouveau, cette fois c'est Marco qui perd. Ha ha ha ! Qui est pris qui croyait prendre comme on dit, c'est à son tour maintenant. Et c'est Izou qui a la place de Capitaine, par contre, ils s'échangent un étrange regard. Comme une espèce de... menace ? Non, je dois mal comprendre. Il lui demande s'il peut garder ça sous le coude pour une prochaine fois et le Phoenix, qui semble mécontent, accepte tout de suite. Bizarre...

Je ne m'en préoccupe pas plus que ça et nous poursuivons nos parties. Nous passons toute la fin d'après midi à jouer de nombreuses fois, au final je n'ai pas reperdu mais j'ai appris que Vista peut aller jusqu'à nettoyer ses épées dix-sept fois par jour, Marco a une vue absolument parfaite car grâce à son fruit, il ne peut pas avoir de problème de ce côté là. Mais aussi que Izou « l'a déjà fait(1) » sous les douches communes... et la plus grosse honte de Haris s'est d'avoir inversé sans le savoir le sel et le sucre lorsqu'il avait fait une pièce monté pour un mariage.

Le problème est que j'ai reperdu après toutes ces fois là... Il y a maintenant cinq bouteilles vides sur la table et c'est Haris qui a gagné. Izou lui murmure discrètement quelque chose à l'oreille et il rougit vivement avant de presque lui hurler dessus.

-Mais je... je... je ne peux pas lui demander ça !

-Alors prends-le comme un ordre, j'assumerais la responsabilité à ta place.

-Mmmmmhhh... Euh... Cylia...

Je redoute vraiment se qu'il va me demander...

-Parmi les hommes avec qui tu as passé la nuit, combien étaient des Marines ?

Mes joues s'empourprent immédiatement, non mais c'est quoi cette question ?!

-Je... ne peux pas répondre à ça !

Les quatre hommes ont de très larges sourires amusés, à par Haris, qui lui, m'en fait un désolé.

-Ça ne remet pas en cause ta loyauté à la Marine de répondre à cette question, tu n'as aucune raison de refuser d'y répondre. À moins que ta parole ne vaille rien, yoï.

Non mais quel enfo- pfff... Ils abusent là sérieux... Pourquoi cette question doit-elle me tomber dessus ?! Je crois que je préférais encore la première en faite.

-Cinq étaient des Marines. Un non.

Ils me regardent d'abord interloqués, puis des sourires vicieux s'étirent sur leurs lèvres.

-Tu caches bien ton jeu, tu n'es pas si blanche que ça. Réagi Vista en se lissant la moustache.

-Et alors ? Quel mal y a t-il là dedans ? Vous allez pas me faire la morale non ?

-Non, ne t'inquiètes pas ! Izou se mets à rire à gorge déployée.

-Et celui qui n'était pas un Marine, qui pouvait-il être ? Demande amusé l'épéiste.

-Moi je le sais, yoï.

Les deux autres Commandants surpris, regardent Marco et Haris lui se fait discret. Il peut, le lâcheur !

-Vous voulez savoir, hein ?

-C'était toi ?

-Non-

Je me lève, le faisant taire avant qu'il n'en dise plus.


-Ne le dis pas, s'il te plaît...

-Oh... tu es bien polie d'un seul coup.

-J'accepte de le rester seulement si tu gardes ta langue.

-C'est donc un moyen de te faire chanter, jusqu'à une certaine limite. Marché conclu, tu conserveras une meilleure attitude de cette manière.

Il me tend la main pour valider notre accord.

-Il pourra nous en parler une autre fois. Dis Izou peu discrètement pour lui-même.

-Non, lui réponds Vista, Marco tiendra sa parole, tu peux en être sûr.

-Hum ? Il regarde son frère,puis soupire.

Voilà maintenant que je vais devoir lui montrer autant de respect qu'à mes supérieurs hiérarchiques... saleté de piaf bleu ! Et je suis presque sûr qu'il y fera effectivement attention, voyant là un pas en plus vers mon enrôlement. Tout du moins, ça ne me surprendrais pas.

Des bruits de pas se rapprochant se font attendre et rapidement plusieurs hommes arrivent depuis la porte principale de la salle.

-On dirait que c'est l'heure de manger, remarque Izou.

-En effet...

-Haris, on te laisses là, yoï.

Les trois Commandants se lèvent et je me demande pour quelles raisons ils s'en vont.

-Les Commandants vont chacun manger avec leur division. Je reste là pour le moment.

Izou et Vista quittent la pièce et Marco me fait signe de la tête de le suivre depuis l'encadrement de la porte. Je salue Haris et me lève pour le suivre. C'est vrai qu'il doit garder un œil sur moi. Je suppose donc que je vais manger avec lui...

Je le suis et on traverse un large couloir pour arriver dans une autre salle, plusieurs hommes sont déjà installés, faisant un gros brouhaha. Dès qu'ils voient leur Commandant, ils baissent d'un ton, faisant toujours beaucoup de bruit mais étant tout de même plus respectueux.

-Commandant ! Hèle un homme non loin, venez manger avec nous !

-J'arrive, yoï.

Alors que je reste immobile, Marco voit ma gêne, il me pousse doucement dans le dos pour me faire avancer et le suivre jusqu'au banc. On s'assoit côte à côte, je me sens scruter et ça me met plutôt mal à l'aise. On nous sert des assiettes, puis on mange tranquillement, Marco discute calmement avec ses frères sous sa responsabilité tandis que je garde le silence à côté.

Le repas s'éternise pas mal. J'écoute les discussions entre Marco et ses hommes mais n'y prends pas part. Puis il fini par les saluer avant de se lever pour m'accompagner dans une chambre individuel donnant directement sur le pont. Dehors, il y a déjà pas mal d'animation en prévision de la fête qui se prépare.

-Si tu as besoin de te doucher, demande aux infirmières qu'elles t'amènent à leurs cabines de douche.

-D'accord.

-On a ramené ici le coffre où étaient tes affaires. Les draps sont propres et si tu as besoin de les changer tu en as des propres dans la caisse là-bas. Il y a aussi des serviettes propres. Si tu as du linge à laver, tu le mets dans le bac à linge sale à côté.

-D'accord, je vais aller prendre une douche tout de suite alors. Merci Marco.

-Je t'en prie, yoï. Je t'attends sur le pont dans une demi-heure, ça te suffira ?

-Oui, merci.

-Parfait, à plus tard.

-À plus tard.


Il sort de la chambre me laissant seule. La pièce est très simple mais propre, dans un coin il y a quelques caisses et sac. Celle qu'il m'a désigné est sous le hublot et ouverte, à coté il y a le bac vide à linge sale. Enfin, un lit simple est installé contre un mur et le coffre où se trouve mes affaires est juste à côté.

L'air dehors est agréable mais un petit peu frais tout de même, je vais donc faire attention en m'habillant. Je prends un pantalon en coton noir accompagné d'une chemise à manche longue bordeaux. Je n'oublie pas de mettre dans un petit sac une serviette et mes affaires pour me coiffer.

Je quitte la chambre, je jette un rapide coup d'œil en refermant la porte et vois une infirmière sur le pont en train de prendre un café. Barbe Blanche n'est pas ici, quelques pirates prennent déjà un peu de bon temps tandis que d'autres ramènent de grand fût de bois sur le pont. Quelques tables sont sorties et rangés, accompagnés de chaises.

Je me rapproche de la jeune femme en tenue rose, elle relève la tête en me voyant avant de me demander poliment se que je souhaite. Je lui explique, elle comprend et termine rapidement sa tasse de café avant de se lever. Je la suis et me retrouve rapidement devant les douches. Elle me fait un doux sourire avant de repartir. Sans perdre de temps, j'utilise l'une des cabines libres afin de me laver tranquillement.

L'eau chaude coule sur de petites plaies qui ont été faites lors de mon affrontement contre Marco. Malgré les picotements, je profite de ce moment qui me permet de relâcher mes muscles douloureux. Après être bien propre et une fois avoir jugée que j'avais gaspillé suffisamment d'eau, je sors afin de m'habiller puis de me coiffer.

Je pense être dans les temps que Marco m'a octroyé, mais je dois aller le rejoindre maintenant. Une fois de retour sur les lieux de la fête, je le cherche du regard. Il y a beaucoup de monde et l'alcool commence déjà à couler à flot. Barbe Blanche arrive accompagné de son second, il va s'asseoir sur son siège, un fin sourire aux lèvres. Son énorme Bisento est au sol, à sa portée et il commence à boire de grosses gorgées d'une énorme bouteille blanche au style asiatique avec des formes arrondie.

Il échange un court moment avec Marco avant que ce dernier ne regarde dans ma direction. Je ne trouve pas vraiment ma place ici... En même temps qu'est-ce qu'un Marine comme moi fait ici pendant qu'ils font tous la fête.

Il vient dans ma direction et passe encore une fois sa main dans mon dos pour me pousser à avancer.

-Joins toi à nous, tu ne vas pas rester autant en retrait yoï.

-Eh bien... je...

-À moins que notre présence te dérange et que tu préfères rester-

-Non ! Ce n'est pas ça, c'est juste que...

-Je sais, ne t'inquiètes pas. Je vais te présenter à Joz, il est avec quelques membres de sa Division.

On se rapproche de l'homme diamant, qui est en pleine discussion animée. Lorsqu'il voit son frère, il s'arrête pour lui proposer naturellement de se joindre à eux. Marco accepte et prend une chaise libre pour s'asseoir autour de la table ronde et il me jette un petit regard assez explicite pour me faire comprendre que je dois faire la même chose.

Je ne discute pas et prend place entre lui et un homme qui m'est inconnu.

-Cylia, je te présente Pit, Jan, Joseph et bien sûr Joz, Commandant de la troisième flotte. Les gars, voici Cylia.

Deux d'entre eux me lancent déjà un regard désapprobateur, il n'y en a qu'un dont ma présence ne change en rien son attitude. Joz quand à lui me regard simplement, avec peut être une pointe de curiosité.

-Qu'est-ce qu'on te sers, Cylia ?

-Euh...

-C'est une femme, elle ne boit pas.

-Je peux te dire que c'est au contraire le cas, j'ai pu le voir cet après-midi, Pit.

Pit est un homme avec une tête faisant un peu penser à un Pitbull. Heureusement qu'il ne m'entend pas, on partirait sur de mauvaises bases. En plus il est torse nu, il n'a qu'un vieux short usé et le collier en pique autour de son cou accentue son apparence presque effrayante.

-Bien, boire un coup accompagné par une femme nous changera un peu pour une fois !

-Il n'y a que toi pour t'en ravir, Joseph.

Joseph lui a une tenue ressemblant trait pour trait à une aube de prêtre à la différence qu'elle est blanche et à un look qui me fait penser à un uniforme militaire quelque peu... atypique ?


-Bien ! Alors tu vas boire de ce rhum Cylia. Hé hé...

-Tss... Il va être trop fort pour elle.

-Je n'en suis pas si sûr, Jan.

En effet, j'aime beaucoup faire la fête et boire. D'ailleurs à la Base, ce n'est pas forcément facile de le faire, alors j'aimerai bien en profiter tant que je le peux pendant mes vacances. Et puis, ça me rappel un peu mes souvenir sur le navire de Shanks, où j'ai pris plusieurs fois de belles cuites.

J'attrape la chope que l'on vient de me servir et commence à prendre une première gorgé. Mais... ce goût... J'en ai déjà bu ! J'en suis certaine... MAIS OUI ! Shanks m'en avait fait goûter de celui là, je m'en rappel ! Comment pourrais-je oublier ce goût ?

Ah... Ca me rappelle d'agréables souvenirs... J'avale la chope, gorgée après gorgée avec avidité, en voulant toujours plus et m'accrochant à ce goût que je n'avais pas pu retrouver depuis plus de deux ans. Jusqu'à... se qu'elle soit vide... Bah flûte alors... Déjà ? Je repose la chope vide sur la table, un peu frustrée et m'essuie comme par réflexe la bouche d'un revers de la main très peu féminin.

Je relève les yeux et remarque que les trois matelots pirates sont bouche-bée. J'ai fais quelque chose de bizarre ? Seul Marco me regarde avec un léger sourire et Joz croise les bras sans montrer de réelle surprise.

-Elle... l'a bu cul sec.

-Pfff ha ha ha ! Elle est sympa, moi je l'aime bien !

-Tss... Ce n'est pas très féminin.

-Moi, ça me plait... vous en pensez quoi Commandant ?

-Eh bien, je ne pensais pas qu'un Marine puisse apprécier un rhum de pirate.

-Euh... je...

Je me sens assez gênée maintenant.

-Peut être que tu ne l'avais pas trouvé féminine, toi Jan, mais je ne suis pas de ton avis. Sa réaction est charmante...

Moi ? Charmante ? Mais je n'ai rien fais pour... Je m'empourpre plus devant le compliment.

-Ouais, tu me plais Cylia !

-Elle est une Marine, Joseph.

-Tsss... Ça reste notre ennemi, mais nous faisons avec purement par respect pour Père.

-Ah... Quels grognons ! Commandant Marco, ça vous freinerait vous ?

-Hum… Et bien pour se qui est de son cas, non. Au contraire même yoï.

-Vous savez... je suis toujours là, hein ?

-Comment pourrais-je oublier ta présence, ma jolie !

Que... quoi ?! Ma... ma... !

-Hey ! Pit échange ta place avec moi.

-Avec plaisir.


Pit qui était assis à côté de moi se lève et c'est Joseph qui prend sa place. Il passe son bras par dessus mes épaules et approche un peu plus son siège du mien. Je réagis par un geste de recul, mais ayant Marco de l'autre côté, je ne peux pas non plus trop me pencher.

-Tiens ! Buvons ensemble.

-J'ai l'impression que boire avec toi ne la ravie pas vraiment.

-Oooh... Commandant Joz, ne sois donc pas autant défaitiste !

-Il a raison, si elle boit sa chope, ça ne sera pas pour le faire avec toi, mais juste par plaisir.

Marco a tout compris, mais franchement, je ne sais pas si je devrais boire. Il me ressert et en fait de même pour lui. Il attrape sa chope et me fais un regard entendu, si je refuse ça va jeter un froids. Déjà que je ressens clairement beaucoup d'hostilité à mon égard depuis que j'ai mis un pied sur le pont, alors si je repousse les très rares personnes qui peuvent éventuellement être de mon côté, je vais clairement recevoir de très mauvaises piques en permanence. Je dois au moins m'adapter un peu et me faire intégrer au navire, car si Barbe Blanche a demandé à Marco de garder un œil sur moi, c'est aussi à cause des auras meurtrières ressenties qui m'étaient clairement destinés.

Et puis... gaspiller un tel rhum, se serait du gâchis et le gâchis c'est mal ! En plus, je ne sais pas quant est ce que j'aurais l'occasion d'en boire de nouveau. Si c'est du rhum de pirate, il y a des chances que je ne puisse de toute manière en boire qu'accompagnée par des pirates. Donc, autant le faire avec un qui m'apprécie. En plus, ça ne se boit qu'en faisant la fête, alors autant la faire et jouer le jeu avec ce Joseph. Même s'il m'apprécie peut être un peu trop d'une « certaine » manière. Mais bon, si j'avais été un homme, il m'aurait sans doute rejeté lui aussi. Alors au final, ne me faut-il pas prendre toutes mes cartes en mains ?

Ils attendent tous de voir comment je vais répondre, et puis... qui sait, peut-être pourrais-je voir en eux une des possibilités de mon avenir... Un avenir où je ne serais pas seule. Je ne veux pas rejeter cette possible chance. Même si ce ne sera ni pour aujourd'hui, ni demain, j'aime quand même un peu l'idée d'avoir un endroit avec des personnes qui pourraient m'accueillir.

Je vais essayer de me faire accepter alors. Et puis... ce Joseph n'est pas moche non plus et il a l'air très sympa. Je passe mon bras par dessus ses épaules, le surprenant positivement et de ma main libre j'attrape ma chope.

-Désolé si je t'ai fais attendre, ça sera avec plaisir !

Son sourire s'agrandit.

-Mais ne t'en fais pas, une femme se fait toujours attendre !

-Merci.

-À la tienne ! Et cul sec, vu que tu sais très bien le faire !

-Ok !

Et les deux chopes sont vidées, il termine la sienne en premier tandis que je le suis quelques secondes après.

-Tu as l'air d'avoir une descente pas trop mal, pour une gonzesse.

-Gonzesse ? Tu vas voir si je ne suis qu'une gonzesse !

À suivre...


(1) « l'a déjà fait » : non mais vous êtes vraiment naïf hein... ah la la...


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