Précédemment...
Cylia raconte comment sera l'équipage avec lequel elle partira sur les mers sous l'étendard de la Marine. Finalement, Barbe Blanche lit si bien en elle, que Cylia s'en retrouve fortement perturbée. Les pirates décident alors de boire tous ensemble afin de « l'aider à se détendre ».
Chapitre 45: Une officier atypique
-Non mais je-
-Pas de mais, on va boire un coup maintenant c'est décidé !
-Tsss... ne penses pas avoir le choix.
Marco s'avance à côté de Jan en marchant de manière décontracté avec un discret sourire aux lèvres.
-Oh vous vous joignez à nous Commandant Marco ?
-Oui, yoï.
-Tss... tu vas être bien entourée.
Encore une fois, j'ai leurs bras enroulés autours de mes épaules et avec leurs forces contre lesquelles je ne peux rien faire, ils me poussent jusqu'à une petite table ronde sur laquelle se trouve un bon nombre de bouteilles encore pleine. Enfin, à mon avis, elles ne vont pas le rester encore longtemps. Mais bon, je n'ai pas vraiment envie de me bourrer la gueule moi ! Une voix qui m'interpelle nous interrompt et je la reconnais tout de suite.
-Hey Cylia !
-Haris !
Il arrive jusqu'à nous et se place à côté de Jan.
-Tu tombes bien, on allait boire un coup tous ensemble, tu te joins à nous ?
-Avec plaisir Joseph !
-Cool !
Je me retrouve assise sans mon consentement à la table, avec une chope que l'on me remplit à ras bord d'un alcool jaunâtre. Je soupire et m'adosse au fond de ma chaise de bois. J'ai été placée entre Jan et Joseph, Marco et Haris se sont installés en face.
-Mais sinon... demande Haris, pourquoi tu t'es habillée comme ça Cylia ?
C'est vrai que je porte encore l'uniforme au complet, de la cape à la casquette, rien n'y manque.
- Euh... je n'étais pas très bien réveillée quand je me suis habillée.
-Oh... je vois...
Joseph éclate de rire et on le regarde tous alors qu'il se met à avoir les larmes aux yeux.
-Je crois bien que c'est la première fois que je vais boire et faire la fête tranquillement avec un « vrai » Marine sur le navire. Cylia, tu es vraiment hors norme !
-Tsss... C'est trop peu pour la qualifier.
-Peut être que cinglée la qualifierais déjà mieux, yoï.
-Euh... Bah, elle n'est pas méchante, c'est une brave femme, hein ?
-Même Haris m'enfonce... Je sens la dépression pointer le bout de son nez... Aaaaahhh...
Je laisse mon menton tomber sur la table et mes sentiments sombres prennent le dessus. Je soupire et radote pour moi même sur mes vacances pourries...
-Ah non alors, pas de dépression à une fête !
Il tire sur le dossier de ma chaise, la gardant en équilibre sur deux pieds. Prise par surprise, je me laisse retomber contre le dossier, il attrape alors une bouteille sur la table et avant même que je n'ai le temps de réagir, il me la met à la verticale dans la bouche me forçant à commencer à la vider.
Non mais pas question ! J'attrape son bras et éloigne la bouteille de ma bouche. Puis, voyant qu'il semble y mettre de la force, je le repousse vivement avec ma jambe. Le problème, c'est que mon action le fais lâcher la chaise qui tombe en arrière et moi avec.
-PAF !
Le bruit fait tourner quelques têtes et légèrement sonnée, je ne me relève pas immédiatement. Ce qui est une erreur car l'autre n'a pas dit son dernier mot ! Je me roule sur le côté, me retrouvant le dos contre le parquet frais du navire. Joseph se place alors au-dessus de moi à califourchon et m'attrape les deux mains avec fermeté, m'immobilisant avec son poids et sa force.
Bien sûr, je me débats tellement qu'il ne peut pas se permettre de se relâcher.
-Jan ! Vient me filer un coup de main !
-Non mais vous êtes sérieux ? Psychopathes !
-Ah ah ah ! Tu vas faire la fête avec nous de gré ou de force ! Jan, fait vite, elle a de la force pour une femme, la bougre...
-Tsss... pas moyen de se passer de moi, comme toujours.
Il se relève, une grosse bouteille à la main et un sourire machiavélique sur les lèvres. Je ne le sens pas ce coup-là, c'est du bizutage qu'ils font là !
-Tu as pris quoi ?
Il tourne la tête vers son camarade et reste à fixer la bouteille quelques secondes. Elle ne me dit rien, je ne connais pas cet alcool. Mais lorsque je remarque que Joseph affiche la même expression que celle de son frère, je me sens particulièrement mal. Ils se mettent même à rire de manière diabolique...
-Hé hé hé hé hé...
Je me débats encore plus vivement, mais c'est peine perdu. Jan retire le bouchon de liège et se met à genoux à côté de ma tête. Ils auraient des cornes noires et des queues rouges que ça ne me dérangerait même pas, au contraire, ça irait parfaitement avec leurs airs ! Au secours, ils font peur là et avec les jeux d'ombres sur leurs visages, ils sont encore plus flippants ! C'est ça de vrais pirates ?!
Il approche le goulot de la bouteille sombre de ma bouche... lentement... Dangereusement, le liquide se rapproche de plus en plus de moi, faisant tambouriner fort mon cœur et leurs sourires deviennent encore plus larges. Mais pourquoi ils s'acharnent tant sur la pauvre Marine que je suis ?!
Le goulot n'est plus qu'à quelques millimètres de ma bouche et ils l'ont penché. Ce n'est qu'une question de micro seconde avant que le moment fatidique ne survienne.
PAS QUESTION !
Sans crier gare, je laisse mon fruit du démon refaire surface, changeant mon simple corps d'humaine à celui de l'oiseau majestueux déjà plus massif au plumage d'or, renversant au passage les deux énergumènes qui restent sur les fesses à me regarder avec des airs ahuris. Non mais sérieusement, utiliser mon fruit pour si peu, quelle officier irraisonnable je suis.
Mais ils ne sont pas des pirates de l'équipage de l'homme le plus fort du monde pour rien. Ils se ressaisissent et se relèvent, le regard brillant de détermination. Et moi, j'ai déjà été trop émotif à changer de forme et attirer encore plus l'attention sur moi. Je repasse donc en forme humaine mais leurs expressions deviennent tout d'un coup encore plus effrayantes qu'avant. Non mais ils ont aimé ça on dirait ?!
Au secours ! Le mieux à faire est une retraite stratégique dans une telle situation ! Donc, sans demander mon reste, je leur tourne le dos et pars en courant le plus loin possible d'eux.
Le temps qu'ils se rendent compte de mon geste, j'ai déjà pu m'éloigner d'eux. En plus, j'ai de très bonnes foulées car on est entraîné à poursuivre les pirates. Enfin là, c'est l'inverse pour le coup.
-HEY LES GARS, AIDEZ-NOUS À L'ATTRAPPER !
-OOOHH !
Alors que j'arrivais dans la direction d'un groupe assis, ils se lèvent tous et se préparent à me réceptionner. Pas moyen ! Je bifurque et pars en angle droit, naturellement ils se mettent à me courir après.
Ce petit jeu dure un moment, à chaque fois que je me rapproche de quelques pirates qui observaient, ils viennent pour me choper. Je suis une honte, au lieu que ce soit l'officier de la Marine qui poursuit des pirates, c'est l'inverse. Normal, pour quelqu'un d'aussi poisseux que moi. Le hic, c'est que fuir des pirates sur leur propre navire sans avoir le moindre soutien est quelque peu... compliqué.
Forcément, je me retrouve dans une situation très difficile. A quelques mètres dans mon dos j'ai le bastingage et tout autour de moi des pirates qui m'entourent. Je palis en me rendant compte de ma situation, je recule lentement pas à pas tandis qu'ils se rapprochent de plus en plus. Rapidement, je me retrouve avec la rambarde contre mon dos, m'empêchant de reculer d'avantage alors que mes poursuivants eux avancent toujours. En désespoir de cause, je me mets debout sur le bastingage en équilibre précaire. Ils continuent d'avancer mais plus prudemment. Je les regarde fixement, jouant à un duel silencieux avec eux. L'un d'entre eux fini par prendre la parole :
-Tu ne le feras pas.
Je ne réponds pas tout de suite, laissant le soupçon se prolonger. J'ai bien senti de l'hésitation dans son affirmation.
-Vous voulez parier la dessus ?
Pas de réponse, mais ils s'arrêtent. Et là, je me laisse tomber en arrière commençant à chuter depuis la grande hauteur du navire à tête de baleine. Je les vois arriver affolé sur la rambarde de bois et s'y appuyer pour me chercher du regard. Pourtant, il fait sombre à cause de la nuit qui est tombée pendant notre jeu de course-poursuite, ils ne doivent pas voir grand-chose.
Évidemment, je n'ai pas envie de me noyer, alors juste avant que je ne tombe dans l'eau, je rechange de forme afin de prendre mon envole en forme zoan. J'en profite pour me percher sur la vergue(1) du grand mat où je redeviens humaine en m'asseyant, tout en regardant en bas tout le petit monde me fixer dégoutté.
Petit détail que j'avais un peu zappé, je ne suis pas la seule à avoir un fruit du démon de type zoan aviaire. En effet, Marco rentre lui aussi dans la partie, ce qui n'est pas bon du tout pour moi. Il s'envole et se pose avec agilité juste à côté de moi tout conservant sa forme de phénix. En plus, sa forme me fascine tellement qu'elle me déstabilise, ça ne m'étonnerais guère qu'il le fasse exprès. En tout cas, il profite de mon inaction pour m'attraper et m'entraîner jusqu'en bas, là il redevient humain et me laisse entre les mains de ses frères.
Hiiiic ! Je ne le sens pas ! Je suis à terre, entourée et ils semblent très ravis du retournement de la situation.
-Chopez là les gars ! Hurle Joseph.
Je me relève mais retombe tout de suite à cause d'un énorme poids dans mon dos, je me débats quelques secondes mais cette fois ils ont prévu leur coup car je me retrouve les mains enchaînées avec du granite marin.
NOOOONN !
Par précaution, plusieurs des leurs me maintiennent avec force au sol, le ventre sur le parquet du navire. Un pied arrive juste à côté de ma tête, je lève le regard le long de la jambe jusqu'à la tête et reconnais Jan et à côté de lui se trouve Joseph avec sa bouteille à la main. Ils ne lâchent pas le morceau ! Ils ne sont pas croyable ses pirates !
Ils arborent des sourires victorieux et se mettent à genoux pour être un peu plus à ma taille.
-Tsss... si tu nous supplies, peut être que l'on te laissera tranquille.
-JAMAIS !
-Dans ce cas-là, tu ne nous laisses pas le choix. Relèves lui la tête Jan.
-Tsss... Ouais.
Il s'exécute et Joseph commence à me forcer à boire l'alcool, qui n'est vraiment pas agréable en bouche et encore moins facile a avaler dans ma position.
-Euh... tu es sûr que c'est une bonne idée de la lui faire boire entièrement ?
-Avec la manière dont elle nous a fais galérer ?! Bien sûr que oui ! Allez, et glou et glou et glou ! Voiiiilà !
-Beurk... C'est dégueulasse votre truc...
-Ouais, mais efficace ! Tu vas être bien plus détendu avec ça !
-Tss... vu la quantité, aucun doute.
-Ah ? Mais je-
Je ne finis pas ma phrase, j'allais dire que je ne sens aucun changement mais...
-Ah, on dirait que ça commence déjà à faire effet. Vous pouvez la libérer, c'est bon maintenant. Merci !
Je ne sens plus de poids sur moi et le granite m'est retiré. Mais je me sens étrange... pas ivre, mais... je ne sais pas...
-Alors Cylia, tu te sens comment ?
-Huuuummmmm...
-Ah ah ah ! Mais encore ?
Je me redresse et m'assois au sol tant bien que mal, je garde la tête baissée, mon visage caché par la casquette et pose ma main sur mon visage le temps de reprendre un peu contenance.
-Aller, lèves-toi !
Il se remet debout et me tend la main. J'accepte son aide mais, toujours sous les effets étranges de se qu'il m'a fait boire, je manque de tomber. Il me rattrape avant.
-Ne t'inquiètes pas, c'est juste un effet temporaire. Après, tu pourras tenir debout et tu vas être bien plus propice à faire la fête avec nous !
-Vu la quantité que vous lui avez fait prendre, le contraire m'étonnerais, yoï.
Joseph me retient toujours, je suis adossée contre lui et il me garde debout avec un bras. Au bout d'un moment, je me mets à voir tout noir et je n'entends plus rien. Je sens toujours mon corps et mes muscles me répondent bien. Je repousse doucement Joseph et recule de quelques pas. Je me frotte les yeux afin de tenter vainement de récupérer ma vue. Ce qui ne me revient qu'après d'interminables minutes. Mais malgré le fait que ma vue et mon ouïe soient revenues, je me sens encore plus bizarre qu'avant.
-Cylia, ça va ?
-Hein ?
Je relève la tête et vois Joseph qui m'observe avec plusieurs de ses frères, d'avantage avec curiosité qu'avec inquiétude.
-Ouais ! Je leur réponds d'un ton très enjoué, trop enjoué même.
-Tss... Tu ne nous en veux pas trop au moins ?
-Non ! Du tout !
-Tu es sûr ?
-Oui !
-Tu te sens bien ?
-Ouais ! Trop bien !
-Je crois que ça a fais effet, yoï.
-Je suis du même avis. Merci pour votre aide les gars ! Si on allait se faire un concours de descente de chope ? Tu es de la partie Cylia ?
-Ouuaiiis !
Il passe son bras par-dessus mes épaules et j'en fais de même. On s'installe en grand groupe par terre à proximité d'un gros baril de bière. On se serre tous de la brune et commençons sans tarder à vider nos chopes sans s'arrêter. En bon homme courtois, Joseph me ressert à chaque fois, quelle gentillesse ! L'un des participants raconte une anecdote sur l'un de ses frères et on se met tous à éclater de rire lorsqu'il termine. Sans s'arrêter et encouragé par les spectateurs, le tout dans une ambiance bon vivant, on vide le baril après bon nombre de chope.
On se retrouve à être toujours en état suffisamment bien pour pouvoir continuer à profiter des festivités comme il faut. L'un d'entre nous commence à chantonner un air que je connais, il est vite accompagné par un accordéoniste et nous même qui l'accompagnons.
Ooooh... oh oh !
Mes amis, mes frères, mes comparses,
Mes récits écoutez, que vous l'vouliez ou non j'vous les farces !
ooo
Ooooh... oh oh !
Le gamin qu'je fus,
N'savait qu'attirer les foudres
Des mères des morveux
Qui chialaient dans les jupons d'leur mère.
ooo
Ooooh... oh oh !
L'autorité d'un père jn'ai pas connu,
Seule ma pauvre défunte mère m'hurlait d'ssus.
Mais c'la n'm'empêchais point,
D'crier gare aux gamins du coin,
D'ne pas s'approcher,
Des belles jeunettes d'mon quartier.
ooo
Ooooh... oh oh !
À ma majorité,
D'évasion je rêvais,
Alors quand l'opportunité c'est pointé,
J'n'ai pas hésité,
À m'faire enrôler !
ooo
Ooooh... oh oh !
L'appel de la mer,
A dominé les avertissements d'ma mère,
J'ai quitté le port,
Pour une vie chargée d'événement fort.
ooo
Ooooh... oh oh !
J'ai déchanté à ma première raclé,
D'mon cap'taine d'son autorité j'ai respecté.
J'ai cru qu'en enfer j'allais dégager
Quand d'mes yeux la fureur d'la mer j'ai constaté.
L'gamin qu'je fus,
Dévoré d'cauchemars mes nuits étaient chargées,
Lorsqu'le sang la première fois j'ai versé.
ooo
D'aventure et d'fidèles frères d'arme j'ai hérité,
Contre mon ancienne ville qu'depuis des années j'ai quitté.
ooo
Ooooh... oh oh !
Lorsqu'l'navire à la bitte d'amarrage est ficelé,
D'plaisir charnels nos nuits sont chargées,
Les bars s'remplissent d'nos cul-d'bouteille,
Rhum et vivres, chants et valses nous profitons !
Jusqu'à l'appel d'la mer où le large nous reprenons.
ooo
Ooooh... oh oh !
Enfants de la mer nous resterons,
L'eau salée dans notre sang coule.
Tant qu'elle restera par dessous d'nos navires,
Même ses déferlantes nous respecterons.
Car jusqu'à notre dernier souffle on y restera vivre.
ooo
Ooooh... oh oh !
Alors mes amis, mes frères,
Tous enfants de la mer nous sommes, toutes nos histoires font même sommes !(2)
-Hey Cylia, ça me surprend que tu connaisses cette chanson !
-J'en connais bien plus que tu ne le penses, hé hé...
-Vraiment ?! Alors continuons donc et dansons avec les autres ! Jan, Haris, venez avec nous !
-J'arrive !
-Tsss... Bien sûr que je vais venir danser avec vous moi aussi.
-Jack, Francesco, Eiji venez vous aussi ! Demande Haris.
Je reconnais les hommes qui nous avaient accompagnés avec Haris à nos entraînements. Izou est déjà avec des frères de sa division en train de chanter bras dessus bras dessous tout en levant les pieds en l'air. De très larges sourires sont sur toutes les lèvres, nous allons à côté d'eux et continuons sur leurs lancés. Les chants joyeux bon vivant laisses parfois place à des chant plus sérieux où les voix graves s'élèvent avec fiertés.
De temps en temps, je vais me rasseoir et bois un peu en compagnie de différentes personnes, comme Joz qui est, malgré les apparences, un homme très agréable avec qui parler. Avec Vista, j'ai pu discuter de mon style de combat qu'il a observé lors de mon duel amical avec Marco. Izou lui, m'a donné quelques conseils mode et avec Marco, nous avons reparlé des méthodes des pirates pour passer à autre chose après de rudes batailles. C'est plus efficace que de prendre sur soit en silence comme chez la Marine, enfin pour ceux qui ont une certaine conscience, ce qui n'est pas le cas de beaucoup de mes confrères.
J'ai pu discuter avec d'autres membres d'équipages que je ne connaissais pas du tout et partager quelques chopes avec eux en échangeant joyeusement sur divers sujet. Et lorsque je retourne sur la piste pour la énième fois, il est déjà très tard et j'ai ingurgité je ne sais combien de litres d'alcool.
Bras dessus, bras dessous avec plusieurs de mes récents amis, j'en viens à chanter une certaine chanson pirate, ce qui est une vrai honte lorsque l'on porte un uniforme d'officier de la Marine et cela sous le regard de Barbe Blanche.
(1) vergue : pièce de bois fixée au mât et qui porte une voile.
(2) Je suis l'auteur de cette chanson-là. Si vous souhaitez la réutiliser merci de ne pas l'oublier, le titre est « Sang marin ». Il n'y a pas de faute d'orthographe vous aurez compris qu'il s'agit là de la lecture et d'un style d'écriture. N'hésitez pas à me laisser vos impressions, j'en ferais d'autre, je pense pouvoir m'améliorer avec le temps à force d'en écrire.
