Précédemment...

Sous l'effet d'une étrange boisson qui la pousse à être « plus détendue », Cylia festoie avec l'équipage de Barbe Blanche. Vêtue par inadvertance de son uniforme de la Marine, elle se retrouve tout de même à chanter une chanson pirate très connue...

Chapitre 46 : La Quatrième Division

Lorsque je me réveille, la première chose qui m'interpelle est que je me sois endormie sur le pont alors que mon lit est juste à côté. La seconde, est que je porte toujours mon uniforme et au vu des souvenirs de la veille qui me reviennent, je me sens affreusement gênée. Et c'est peu dire...

-Aaah... Qu'elle officier je fais, non mais franchement...

-Certes, mais si tu n'étais pas ainsi, on ne s'entendrait pas, Cylia.

J'ouvre les yeux mais reste toujours allongée par terre sur le dos. Debout à côté de moi se tient Marco, très calme.

-Huuumm... ouais.

Je cale mon bras par-dessus mes yeux pour me protéger du soleil qui m'agresse. En plus, mon mal de tête est absolument atroce.

-C'est ça de trop boire, le lendemain on a la gueule de bois Cylia !

Là, je reconnais la voix de Joseph. Il est gonflé de me dire ça !

-Et la faute à qui, HEIN ?

-Ah ah ah ! Ouais mais au moins, tu as passé une bonne soirée.

-Hum...

-Bon, c'est pas tout ça, mais comptes-tu rester toute la journée vautrée en plein milieu du pont à ronfler ?

-Euh... Je me retourne pour me mettre sur le ventre. Ouais.

-Gurararara !

Le rire tonitruant de Barbe Blanche me fait me relever brusquement. Mais c'était sans compter les vertiges violents qui me reclouent aussi sec au sol comme une merde. Ce qui fait redoubler son rire et pouffer les hommes qui me regardent comme si je leur offrais un excellent spectacle comique. Cette fichue gueule de bois m'énerve !

-Humpf...

-On n'a pas des remèdes contre la gueule de bois à lui passer ?

-Haris répond Izou, laisses nous donc profiter de la vue d'un officier dans un tel état. Je ne pense pas que cette occasion se représentera souvent. Enfin... quand elle repartira.

-Si elle repart, précise Vista en lissant sa moustache noire.

Je me redresse, mais avec prudence cette fois et reste assise. Avec les fesses par terre, je ne risque pas de retomber.

-Je ne me souviens pas avoir dit que je ne repartirais pas !

-Ah, tu te réveilles enfin yoï.

D'ailleurs, je ne tilt que là mais ils avaient raison. J'étais vraiment vautrée en plein milieu de leur pont principal. Les vaches ! Je suis certaines qu'ils ont fait exprès de me laisser là !

-NAVIRE EN VUE À BÂBORD ! Hurle un homme depuis la vigie. C'EST LA QUATRIÈME FLOTE !


Je ne me sens pas de me relever, sinon je risque de m'écrouler encore et je me suis assez ridiculisée pour le moment. Marco se rapproche du côté indiqué pour observer le navire qui se rapproche au loin.

-Ils devraient être rapidement là, père. Une heure environ avec ces conditions.

-Bien.

Un peu curieuse, je regarde depuis ma position le navire au large. Qui est le Quatrième Commandant déjà ? Hum... flûte, je ne sais même plus.

Haris arrive à côté de moi et s'assoit. Cool, j'aurais l'air moins bête à être assise seule en plein milieu du pont.

-Le Commandant de la Quatrième Division s'appelle Thatch, c'est sa flotte que je vais intégrer.

-Oh...

Tout d'un coup, ce Thatch m'intéresse déjà plus. Voyons que je me souvienne... Hum... Je n'en sais pas beaucoup sur lui. Apparemment, il est dans l'équipage de l'Empereur depuis longtemps et il serait un épéiste utilisant deux katanas. C'est tout ce dont je me souviens. Peut-être que le QG en sait plus sur lui, mais en tout cas, peu sont accessibles à mon grade.

-Merci de me tenir compagnie, je me sentais un peu... je me racle la gorge.

-Je m'en doutais. Désolé de ne pas t'avoir réveillé mais...

-Ne t'en fais pas pour ça, je le sais. Pfff... ces pirates...

-Ah ah...

-Désolé, je ne t'ai pas aidé à t'entraîner dernièrement.

-Ne t'en fais pas, j'ai eu de l'aide de... mes frères.

-Tu n'es pas encore habitué ?

Il rougit et se gratte la joue avec un doigt. Trop gêné, il ne me regarde pas dans les yeux et me réponds avec une joie non dissimulée.

-Oui... mais ça me fait vraiment plaisir.

-Mais nous aussi on est heureux d'avoir un nouveau jeune frère !

-Ah Eiji !

Je me retourne et observe le fameux Eiji. Eh bien, je pense que l'on peut le qualifier de bishonen : grand, mince avec de larges épaules et ni trop musclé ni pas assez. Des cheveux blancs assez longs. Ils ne sont pas mi long non plus, juste comme il faut pour avoir du style et de la classe. Un regard de tombeur d'un bleu turquoise parfaitement assorti avec sa chemise jaune pâle dont les boutons du haut sont détachés. Le tout accompagné d'un bermuda gris sur lequel est imprimé le Joly Roger de son équipage.

Une main reste dans la poche de son bermuda tandis qu'il lève la seconde en l'air pour saluer Haris, le sourire aux lèvres.

-Yo ! Alors Cylia, tu as bien dormi sur le pont ?

Il est bien amical avec moi tient...

-Hum... no comment.

-Tu es d'humeur grognon ? Enfin peu importe.

-D'ailleurs Haris, je me tourne vers le susnommé, tu as quel âge, je ne te l'avais même pas encore demandé ?

-Vingt-cinq ans et toi ?

-Oh, tu es bien plus âgé que moi. J'ai dix-huit ans.


-Quoi ?! Les deux hommes me regardent surpris.

-Bah quoi ?

-Tu es presque une gamine... Tu es tout juste majeur !

-Je vous assure qu'elle ne l'est vraiment plus, yoï.

Marco a écouté depuis sa place, adossé contre le bastingage. Il est tout ce qu'il y a de plus détendu mais se dont il vient de parler ne m'enchante pas vraiment. J'aimerais autant qu'il ne développe pas plus le sujet. Je ne peux rien dire, ça semblerait tout de suite suspect, alors à la place je lui fais le regard qui dit « je t'en suppliiiis, ne dis rien ! ».

-Que voulez-vous dire par là, Commandant Marco ?

-Il ne veut rien dire de plus que ce qu'il a dit, j'ai dix-huit ans, je ne suis plus mineur, point.

-Mais-

J'interromps Eiji et lui fais comprendre d'un ton ferme qu'il n'y a plus de place à la discussion.

-J'ai dit : point.

-Ok ok ! Quelle autorité... Tu ressembles déjà un peu plus à une officier là.

-Et tu me vois comment sinon ?

-Cylia, tu ne devrais pas poser cette question...

-Si tu dis ça Haris, j'aurais d'autant plus envie de le savoir. Alors, Eiji ?

-Eh bien... Il s'installe à côté d'Haris. Un Marine anormal je dirais.

-Anormale ? Peut-être... et toi Haris ?

-Comme une amie importante, à qui je dois la vie et qui a en plus aidé à sauver mon village natal, donc envers qui j'ai une grande dette.

-Oh... c'est gentil. Mais ne t'en fais pas pour ça.

-Et vous Commandant ?

-Hum... il croise les bras et me regarde avec ses yeux toujours partiellement ouverts. Une étrangeté très intéressante.

-Que-

-Mais aussi une amie importante.

C'est bien la première fois qu'il me qualifie de cette manière. Moi, je l'ai déjà fait plusieurs fois, mais l'entendre le dire me touche. D'ailleurs, je me mets à rougir et baisse la tête pour le cacher sous ma casquette.

-Je suis censée réagir comment à ça ?

Il rit discrètement.


-Et toi Izou, comment vois-tu notre « invitée » yoï ?

Non mais tout le monde va y passer maintenant ?

-Oh... un vrai garçon manqué, ce qui est dommage car elle pourrait être bien plus jolie si elle faisait le nécessaire.

-Je n'ai pas besoin d'être féminine !

-Ne dis pas ça. En plus, il me semble que les officiers ne sont pas obligés d'avoir la veste typique de l'uniforme. Le manteau peut être mais... Enfin, en tout cas, ça ne va pas du tout à une femme.

-Peut-être, mais je ne le porte pas forcément tout le temps. J'ai une autre tenue aussi, même si le manteau est effectivement une obligation. Enfin théoriquement...

-Celle que tu avais à Hand Island ?

-Oui.

Mais pourquoi je débats de ça avec des pirates ?!

-Hum... il n'empêche, tu aurais pu trouver bien mieux que ça...

-Et puis, je m'en fiche ! De toute manière, je ne l'ai pas mis volontairement à l'origine. J'étais juste mal réveillée, alors l'habitude à prise le dessus. En plus, je sens l'alcool... ça craint un peu... Heureusement que je n'ai pas de supérieur pour le constater, sinon je me prendrais encore un tir.

-Encore ? Relève amusé Vista qui écoutait mine de rien les échanges.

-Je n'ai rien dit... bon...

J'ai encore de vertiges mais j'ai l'habitude des gueules de bois, ça ne m'empêchera pas de marcher. Je me redresse et Haris en fait de même, certainement pour pouvoir m'aider en cas de besoin mais ça ira. Quand même, je ne suis pas...

Mais à peine ai-je le temps de me mettre sur mes deux jambes qu'elles me lâchent. Si mon ami n'avait pas été prévoyant et ne me retenait pas, je me serais écroulée. Je ne tiens même pas debout, c'est quoi ce bin's(1) ?!

-£µ$x#&+§* !

-Oh... quel langage indigne d'une officier, ironise l'un des pirates.

-Non, digne d'une officier de la Marine plutôt, le contredis un autre.

-Ça va Cylia ?!

-Oui, grâce à toi. Tu pourrais m'aider à m'asseoir ?

-Bien sûr...

Par contre, Eiji à la tête tournée de l'autre côté et ses deux mains devant la bouche. Il tremble en se retenant vainement d'exploser de rire, quelle solidarité ! J'en ai marre...

Une fois enfin assise de nouveau, je ronchonne sur mon sort et me demande bien pourquoi toute une partie de mon corps me répond aussi mal.

-Ah oui ! Cylia, tu ne vas pas pouvoir bouger aujourd'hui. C'est un petit effet secondaire parce que tu en as trop pris.

Il s'était fait discret lui !

-Qu'est-ce que tu m'as fait boire Joseph ?!

-Juste un petit poison pas dangereux pour la santé. Il aide les gens à « s'ouvrir », mais pris en grande quantité, il a tendance à clouer par terre le lendemain. Tu n'avais qu'à pas être aussi gourmande, mais bon, tu es une femme, alors la gourmandise est forcément l'un de tes défauts.

-La faute à qui si j'en ai trop pris, mon ton laisse transparaître clairement ma colère, qui m'a fait tout boire de force hier soir, hein ?!

Heureusement pour lui que je ne peux pas bouger, sinon je me serais vengée.


-Ma vengeance sera terrible, Joseph. Sois en sûr !

-Hé hé... je ne suis pas pressé alors.

-Tsss... tu l'auras bien cherché en même temps.

-Jan, toi aussi, je te tiens pour responsable.

-Pou- pourquoi ?

-Tu m'as tenu la tête et l'as levé pour l'aider à me faire avaler son truc dégueulasse ! En plus, à cause de ça, je ne vais pas pouvoir me changer et je vais devoir garder l'uniforme encore aujourd'hui. Comme si en dehors de mes vacances, je ne le portais pas déjà assez souvent !

-Oh ! Je peux t'aider si tu veux. Saches que je sais déshabiller très vite les femmes...

-Oh... comme c'est gentil, viens donc m'aider à me lever.

Je lui fais un « faux » sourire niai. Même si il est surprit, il tombe idiotement dans le panneau et s'approche naïvement de moi.

Dès qu'il est assez proche, je m'allonge en vitesse et me retourne à l'aide d'une roulade. Puis je change mon pied en serre et profite de ma forme hybride pour laisser couler la force de l'Alicanto dans mes veines. Pas beaucoup, mais juste assez pour lui faire faire un vol plané dans les aires afin de le balancer par-dessus bord, direction la mer.

-Aaaaaaaaah !

-PLOUF !

À côté de moi, Haris et Eiji en restent sans voix, tout s'est passé très vite.

-Il avait besoin d'une douche froide pour calmer ses ardeurs.

Quelques hommes qui étaient adossés au bastingage le regardent tranquillement et l'un d'entre eux lui lance une échelle en cordage afin qu'il puisse remonter à bord.

Dès qu'il est de nouveau parmi nous, complètement trempé évidemment, il me regarde avec des yeux de chiot battu.

-Tu l'avais bien cherché franchement. Tu me prends pour quoi ?!

-Hé hé hé... euh... désolé.

-Humpf !

-Nan, ne m'en veux pas ! Pitié !

Il se place juste devant moi, à genoux, les mains jointent, avec toujours ce regard attendrissant pointé sur moi. D'un seul coup, nos témoins éclatent de rire, je soupire et me met à rire avec eux.

Lorsqu'on se calme, le navire de la Quatrième Division est arrivé et Marco prend la chaîne du commandement pour les manœuvres.

Après un petit moment, le Quatrième Commandant, accompagné par sa Division, monte à bord et quelques-uns des matelots sur le bateau « mère » descendent sur leur navire. Un échange certainement. J'imagine qu'ils ont leur organisation bien ficelée. Haris c'est levé et avec Eiji et d'autres de ses frères, va accueillir se qui sera sa Division. Haris et son nouveau Commandant se serrent la main et se font une accolade, la même chose est faite pour les retrouvailles entre les différentes parties de l'équipage. Moi, je reste là comme une idiote en plein milieu du pont. D'ailleurs, j'ai remarqué les regards curieux de plusieurs pirates nouvellement arrivés.

Le Quatrième Commandant est un homme assez grand, mais de taille toutefois humaine. Comme tous les hauts gradés de la flotte de l'Empereur, il a une bonne carrure. Il est châtain avec une coiffure à la Elvis et un costume blanc qui fait penser à une tenue de cuisinier très simple, avec un foulard jaune autour du cou. Une barbiche noire et une cicatrice au coin de l'œil, ainsi qu'une ceinture en cuir brun à laquelle est attaché deux katanas lui donne un aspect un peu effrayant, comme tout bon pirate.

Sentant sans doute mon regard sur lui, il se tourne vers moi juste après avoir salué joyeusement son « père » de loin avec un très grand sourire. Il m'observe surpris, comme les autres membres de sa Division. Je me sens très seule sur ce coup-là...

-Euh... Thatch, perplexe, ne semble pas savoir quoi dire.


D'un seul coup, le silence prend place et encore plus de paires d'yeux se pointent sur moi. Et dire que je n'aime pas être le centre d'attention, là j'en ai BEAUCOUP trop !

-Hum... Qui est-ce ? Pourquoi il y a un officier au milieu du pont tout seul ? Et pourquoi ça ne semble perturber que nous... ?

-Ah Commandant Thatch ! C'est euh... comment dire...

-Notre nouvelle mascotte ! Explique l'un.

-C'est une Marine que l'on a apprivoisé !

Quoi ?!

-Une Marine... apprivoisée ?

-Oui Commandant, bon même si on a une dent contre la Marine, ce n'est pas pareil. Elle est en quelque sorte des nôtres maintenant.

QUOI ?!

-On aura dressé une espèce qu'aucun équipage n'aura encore réussi à faire. Même s'il nous a fallu progressivement mettre un peu de côté notre répulsion contre son espèce.

Espèce ?!

-Ouais, elle est brave...

Ils disent ça comme si j'étais un chien !

-HEY !

-Oh, elle grogne un peu parfois mais bon...

-Le Commandant Marco l'a bien dressé !

-QUOI ?! ARRETEZ DE VOUS FOUTRES DE MOI !

-Une otage.

-Un butin...

-Une future recrue, c'est père qui l'a dit.

-Une future recrue ?

-Oui, j'avais parlé d'elle il y a deux ans, yoï.

-Oh... c'est donc elle. Je vois ! Mais pourquoi ne bouge-t-elle pas ?

-Ah ça ! C'est parce qu'on l'a droguée.

-Hein ? Vous l'avez quoi ?!

-Oui, c'est qu'elle avait besoin de se détendre, alors je lui ai donné un peu...

-Tsss... beaucoup.

-Ouais, ok... une bouteille entière du sérum Kanwa(2).

-Une bouteille entière ? Mais... elle va bien au moins ?

-Ouais, seulement elle ne peut pas se lever. Ca ira mieux demain ! Enfin je crois…

-Comment ça « tu crois » ?! Tu ne m'avais pas dit ça Joseph !

-Ah ah ah !

-Et arrêtes de rire !

-Oh, elle grogne de nouveau... constate l'un des hommes d'équipage.

-Apparemment, j'ai lu un livre sur le dressage qui disait qu'il fallait faire preuve d'autorité dans ce genre de cas, dit un autre.

Non mais ils se liguent les uns après les autres contre moi là ?!

-Ah ! Je veux essayer ! Demande un énième pirate. Ça suffi euh... Je l'appelle Cylia ou Marine ?

-Ça suffi la Marine ! Pas bien ! Vilaine !

-Non mais arrêtez avec ça... J'en ai marre... Ma fierté d'officier, enfin mes restes de fiertés sont en train de s'écrouler...

Je me mets en mode déprime la plus total.

-Oh, parce que tu en avais ? Il ne me semblait pas à moi, yoï.

-Ah ! C'est cruel ça !

Non mais sérieux, je veux me réincarner en pucerons lors de ma prochaine vie...

-J'en ai maaaarrrrreee... Vacance de merdeeeeuuuuu !

Barbe Blanche, lui, se met à rire à gorge déployée et il est suivi par la partie sérieuse de son équipage qui écoutait les âneries de leurs frères.

Moi, je me contente d'avoir le regard vide et la tête baissé, toujours assise sur les fesses en mode humeur sombre. En même temps, je ne peux pas me déplacer à moins de ramper, donc il y a peu de chance que je bouge. Si je me mets à ramper ici, je crois bien que je vais finir en arrêt maladie pour dépression à cause de ma fierté détruite irrémédiablement.

J'entends un bruit de pas qui se rapproche, je ne relève pas la tête jusqu'à ce que des pieds se positionnent juste sous mon regard. Je lève la tête et vois Thatch qui me tend la main, comme pour que je lui serre. Hum... C'est louche. Je suis sceptique quant à son geste.

Mais si je refuse, ça sera très mal vue par le reste de l'équipage et j'aimerais bien ressortir vivante de mes vacances. J'accepte donc sa main tendue et lui donne la mienne, mais à peine l'a-t-il prise qu'il pose un genou à terre et me fait un baise main tout en m'adressant un regard très charmeur.

-Je m'appelle Thatch ! Ravis de faire votre connaissance charmante Demoiselle. J'ai hâte de mieux vous connaître !

Génial... Encore un cinglé... Je soupire très bruyamment tandis que les témoins explosent de rire. De toute façon, je le suspectais déjà un peu, puisqu'un pirate normal, ce n'est pas un vrai pirate. Ils ont tous un truc hors norme à chaque fois !

À suivre...


(1) bin's : J'ai regardé sur le Larousse en ligne et il est écrit de cette manière. Définis comme un désordre grave, situation épineuse et c'est un mot « populaire ». À ne pas confondre avec binz qui est une abréviation des cabinets apparemment... Je ne le savais pas.

(2) Kanwa : Détente en japonais, enfin d'après google traduction hein xD