Précédemment...
Cylia se réveille le lendemain avec une belle gueule de bois et en plus, avec les effets secondaires de la drogue qu'ils lui avaient fait ingurgiter la veille. Du coup, elle ne peut plus se déplacer et se retrouve donc au milieu du pont, toujours vêtue de son uniforme alors que la Quatrième Division arrive.
Chapitre 47 : Discussion
-Bon, Thatch se relève, ce n'est pas tout ça, mais il faut s'occuper des chargements. Après, tout le monde au réfectoire, je meurs de faim ! Haris, viens nous aider.
-Oui !
Ils partent en direction de la passerelle qui relie les deux navires. Commence alors un ballet de pirate chargés de caisse. C'est très vivant, beaucoup d'entre eux passent à côté de moi sans y faire attention et bien évidemment, je reste statique au milieu du passage. Comme une crotte sur le parquet du pont...
Oui, c'est à peu près l'impression que j'ai de moi actuellement. Elle est bien basse ma fierté d'officier, pour ne pas dire quasiment inexistante.
-Snif...
-Et bien, tu vas te mettre à pleurer maintenant yoï ?
-Non... snif... je ne suis pas une gamine. Sniff...
J'arrive à retenir mes larmes mais j'ai le nez qui coule, alors j'attrape un mouchoir dans ma veste et l'utilise de manière très peu discrète avant de le mettre en boule et de l'enfoncer dans ma poche.
-La propreté tu connais ?
-Mon uniforme pu l'alcool, alors c'est le cadet de mes soucis !
-Je vois ça... enfin sens plutôt.
-Si tu veux juste te moquer de moi oust ! J'en ai assez... snif...
-J'ai peut-être un peu abusé hier, désolé Cylia,s'excuse gentiment Joseph qui pose un genou à terre pour être à bonne hauteur.
-Un peu ? Je ne sens pratiquement pas mes jambes et je ne sais même pas combien de temps ça va durer... Non seulement je me retrouve sur le Shin Sekaï alors que je n'ai même pas encore obtenue ma mutation. J'ai été impliquée dans une bataille sanglante, je suis maintenant sur le navire de l'un des Quatre Empereurs avec mon uniforme sur le dos et maintenant, je me retrouve immobilisée en plein milieu de leur pont. Et le pire, c'est pour ma fierté... snif, snif... on m'a traité de « Marine apprivoisée » ... snif...
Je crois que j'ai les nerfs qui craquent... Je ne tiens plus et commence à pleurer sous le regard paniqué de Joseph.
-AH ! Merde ! Non, ne pleure pas Cylia ! On est désolé ! Il se relève, HEY les gars faites quelque chose !
Les hommes à proximités écoutent leur frère et l'un d'entre eux laisse tomber sa caisse lorsqu'il me voit en larme.
-Aaaah ! Euh... ne pleures pas ! On est désolé !
Je cache ma tête avec mon bras afin de cacher mes larmes.
-Pfff... Thatch soupire bruyamment, vous abusez franchement, faire pleurer une femme. Vous devriez avoir honte ! Tonne-t-il gravement. Aller, finissez rapidement avec les chargements et faites le roulement, que l'on puisse passer à autre chose au plus vite.
-Oui ! Répondent les pirates en cœur.
Marco s'assoit à côté de moi, sans doute a-t-il compris que j'ai simplement craqué. Je reste sans bouger, attendant que le temps fasse sont effet pour que je me calme. Lorsque j'y parviens, ils ont terminé leur boulot. Après des salutations très amicales, le navire, qui était amarré au Moby Dick, reprend le large avec un autre équipage à son bord et laissant la Quatrième Division et son Commandant avec « nous ».
-Mes fils, faisons un banquet pour le retour de la Quatrième Division.
-Ouais !
Aussitôt, des vivres sont ramenées et tout le monde s'installe par terre pour manger avec bonne humeur. Marco reste encore avec moi, il va juste récupérer de quoi manger, boire et m'en donne une partie.
-Merci...
Il me fait un simple sourire et on commence à manger avec appétit.
-Tu n'as pas tant changé au final, c'est rassurant.
-Hum ? Rassurant ?
-Évidemment, je savais qu'il y avait une possibilité que tu ne sois plus pareil après avoir été formée. Je pensais que-
-J'allais me faire embrigader par leur philosophie ?
Je vois dans son regard que j'ai juste. Sans le quitter des yeux, je lui réponds avec franchise, Marco est un ami. Je devrais dire même plus qu'un ami.
-Tu sais, je fais mon devoir en protégeant les communautés nécessiteuses. Mais pourquoi aurais-je dû changer mon comportement avec toi ?
-Nous sommes des pirates et en tant que tel, nous somme haïs. Tu n'aurais pas dû faire exception, surtout avec tes confrères qui-
-Auraient dû m'influencer ? Tu sais, ils ont leur manière de penser et j'ai la mienne. Je sais bien que je suis sur une longueur d'onde bien trop différente de la leur, mais ça ne m'empêche pas de faire mon travail. S'ils pensaient que ça pouvait être gênant, ils ne m'auraient pas accepté comme officier. Je ne m'en cache pas et c'est peut-être pour ça qu'on se ressemble un peu au final, Marco.
-Certainement, mais en tant que Marine, les pirates sont tes ennemis, ne devrais-tu pas nous haïr ?
-Je ne haïrais pas quelqu'un parce que c'est un pirate, je haïrais quelqu'un car il s'en prend sans le moindre scrupule à des civils. Vous n'êtes pas comme ça, au contraire même... Peut-être que je pourrais aller jusqu'à dire qu'au contraire, je respecte sincèrement ce que vous faites.
Marco ferme les yeux et fait un sourire franc.
-C'est bien la première fois que je l'entends d'un Marine. Mais tu sais, il me regarde avec sérieux cette fois, ça n'explique pas que tu ne nous haïsses pas alors que tu aurais dû être forcément influencée par ton environnement. Je suis certain qu'il y a une raison pour laquelle tu ne l'as pas été. C'est naturel pour tout être humain de l'être, surtout lorsqu'il est en pleine immersion comme tu l'as été et tu n'aurais pas dû échapper à cette règle. Il s'est passé quelque chose pour que tu ais une telle volonté, surtout que tu rentres en conflit avec tes confrères à cause de cette différence. Dis-le-moi Cylia, qu'est-ce qui a fait que tu n'as pas changé malgré ces deux ans yoï ?
Il cherche vraiment une réponse, j'imagine que ce n'est pas toujours facile d'être un pirate. C'est sans doute pour ça que les liens dans cet d'équipage sont aussi forts... Une famille, hein ? En tant qu'amie, je dois lui donner une réponse. Même si le sujet n'est pas facile.
-Tu sais Marco... je...
Mon regard reste dans le vide tandis que lui au contraire me scrute avec attention. Sachant que ce dont je vais lui parler est difficile, je prends mon temps. Il le respecte avec patience.
-Je connais « ce regard » ... je l'observe de nouveau, afin de voir si on se comprend. Malheureusement, je ne le connais que trop bien, tu... vois de quoi je parle ?
Yeux dans les yeux, on échange sans avoir à user de parole cette fois, comme si une certaine connexion se faisait entre nous. Je vois bien que même s'il ne me répond pas oralement, il sait de quoi je parle.
-Je vois... finit-il par dire. Merci de m'avoir répondu, changeons un peu de sujet... Tu gardes toujours ton wakizashi à ta taille ?
-Sur moi oui. Quand j'ai le manteau, la veste et le pantalon de l'uniforme officiel, je l'ai à la taille. Quand je mets mon autre tenue avec le manteau d'officier, je le garde attaché à la cuisse.
-Ce que tu portais à Hand Island ?
-Oui, c'est ça.
-Hey ! Hèle Thatch, c'est vrai ce que j'ai entendu ?
Il se lève et s'installe à côté de moi, je me retrouve alors entre Marco et lui.
-De ?
-J'ai entendu dire que tu allais avoir un équipage tout droit sortie d'Impel Down... c'est vrai ?
-Oui, c'est dans la Loi, bien que jamais aucun officier ne l'avait fait. J'ai déposé une demande pour un certain nombre de prisonnier du premier niveau. Elle a été étudiée très scrupuleusement et finalement acceptée.
-Woow... vraiment ?
-Oui, bien sûr. À cause d'une certaine mésaventure, j'ai été conduite à faire connaissance avec eux et j'ai décidé de faire mon possible afin de leur donner une chance pour qu'ils puissent récupérer une partie de leur liberté. En travaillant pour la Marine, sur la demande d'un officier garant et suite à une étude très sérieuse par le gouvernement, il leur est possible de diminuer leur peine s'ils font leurs preuves. S'ils sont utiles et travaillent bien, le tout sous la supervision de l'officier qui a fait la demande, il est possible de réduire leur peine, mais surtout ça leur permet-
-De reprendre la mer.
-Exactement.
-Mais tu ne penses pas que ça va être compliqué de gérer d'anciens pirates ?
-Si, évidemment ! En plus, je ne suis pas une figure d'autorité... Pour être franche, j'en ai même la trouille ha ha...
-Tu me plais encore plus, gamine.
Je reporte mon attention sur l'homme qui vient de parler, Barbe Blanche. Il est impressionnant, je me sens subitement gênée. Je baisse la tête et baragouine quelques mots inaudibles. Autour de moi, quelques sourires s'attachent sur les lèvres des pirates.
-Et bien, moi aussi Père j'ai hâte de les croiser sur la mer yoï.
Il redirige de nouveau son attention sur moi, un petit sourire sur les lèvres.
-Je me demande bien comment tu vas les gérer...
-Ne... ne me fais pas peur comme ça !
-Mais je suis certain que tu te débrouilleras très bien. Après tout, tu as l'âme d'une pirate yoï.
-Je- ! Mais non je suis-
-Une "Marine apprivoisée" sur l'un des navires de Père avec pour futur équipage d'ancien pirates qui sont toujours des criminels... décrit Izou.
Ils explosent de rire avec cette description peu valorisante qui me donne une teinte rougeâtre sur le visage.
-Ne m'appelez plus comme ça ! Sérieux...
-Bon ! Reprend Thatch, et quel âge as-tu ?
-Dix-huit ans.
-Oh ! Tu es jeunette encore, es-tu célibataire ?
-C'est quoi cette question ?!
-Alors ? Alors ?
-Thatch, arrêtes de vouloir la mettre dans ton lit yoï.
-Oh... Vois-je de la jalousie Marco ?
-Jaloux de toi ? Il y a peu de chance... Ça risque d'être plutôt l'inverse.
Il ne dit rien et fait les gros yeux à son ami qui arbore un grand sourire victorieux. J'en ai marre, je veux disparaître...
-Pourquoi ça, Marco ?
-Pour rien...
-SI ! Il y a quelque chose, j'ai le flaire pour ça, j'en suis certain !
-Euh, je suis juste là vous savez ? Vous ne pourriez pas parler d'autre chose ?
-Ah ah ah ! Désolé de te mettre mal à l'aise ! Mais tu es ravissante avec ce rouge qui colore tes joues...
Forcément, sa remarque renforce ma gêne. Comme s'ils ne suffisaient pas tous les deux, Joseph vient mettre son grain de sel. Il arrive dans mon dos et s'appuie dessus en me serrant fort dans ses bras.
-Arrêtes ça !
-Pas envie !
-Je vais t'en faire passer l'envie alors !
Je me laisse tomber en arrière m'allongeant, avec Joseph toujours contre moi, le tout au milieu des autres pirates qui se poussent un peu pour éviter d'être écraser. J'ai certes les jambes fortement engourdis mais je ne suis pas faible pour autant ! Il oublie quand même que je reste une officier et un criminel au sol est rapidement mis sous contrôle, c'est la base. Il me facilite donc la tâche là !
Je profite de la situation pour lui attraper le bras et le retourner sur le ventre. Je me place au-dessus de Joseph et lui empêche tout mouvement en usant d'une technique d'immobilisation. Bien évidemment, j'ai mis l'un de ses bras dans son dos et je tire aux limites de son articulation, le faisant pousser des cris plaintifs. Le tout en quelques courtes secondes. Il serait peut-être tant qu'ils se remettent en tête que je ne suis pas un jouet mais un officier ! Flûte !
-Aïe aïe aïe !
-Tu l'as cherché Joseph ! Tu m'énerves !
-Aïe aïe aïe aïe ! Désolé ! Pardon ! Je m'excuse !
-Je ne te pardonne pas !
J'accentue la douleur de son bras en le poussant d'avantage.
-Aïïïeeeuuuuh ! Aidez-moi les gars !
-Et m'en prendre à une femme ? Ça ne va pas ?!
-Tu te débrouilles, tu es un homme yoï.
-Tu es trop loin, je n'ai pas envie de me lever pour si peu. Lui répond Izou.
-Pfff... un homme qui se fait maîtriser par une femme dit Joz d'un ton déçus, tu vas te débrouiller.
D'autres s'amusent trop de la situation pour avoir envie d'intervenir.
-Aïe aïe aïe aïe ! Je ne le referais plus ! Ou pas... Aïïïeeeuuuuh !
-Mais tu es vraiment un idiot masochiste toi !
-Nan je ne- aïe ! suis pas un amateur de- aïe ! ce genre de chose, je préfère donner du plaisir aux femmes ! Comme toi... hé hé... AÏE !
-Tsss... tu ne sais pas bien t'y prendre avec Cylia en tout cas, elle doit te détester.
-NNAAAAANNN ! Je ne veux- AÏE ! pas être détesté d'une femme ! Encore moins de- AÏEUH ! Toi Cylia ! Mais arrêtes de me torturer, je t'en prie, ais pitié ! AÏE AÏE AÏE !
-Tu vas lui casser le bras, ça suffit yoï.
-Pfff ! Tu peux lui dire merci, mais plus de coup fourré... sinon !
-AÏEUU ! OUI COMPRIS !
Je le libère enfin et je me rassois comme si de rien n'était, même si je suis toujours un peu en colère. Joseph lui, se roule sur le côté encore rouge de douleur et en tenant son épaule avec la main.
-Tu es cruelle avec moi Cylia !
-Et tu es obligé d'avoir la larme à l'œil en disant ça ? Pff !
Thatch rigole bruyamment.
-Tu l'avais bien cherché, Joseph ! Il passe son bras autour de mes fines épaules et me tire vers lui, on va bien s'entendre Cylia, tu es sympa ! Soyons ami, hein ?
-Je... hum...
-Oh, timides ? C'est charmant... !
-Mais ça ne te dérange pas que je sois une officier ?
-Je n'aime pas la Marine, comme sans doute tout le monde sur ce navire, mais ce n'est pas pareil avec toi.
-Humm... vous êtes vraiment bizarre hein...
-Non, c'est toi qui est anormale, nous, nous sommes des pirates yoï.
L'après-midi se passe dans la bonne humeur et la joie de vivre. Cylia sympathise beaucoup plus avec l'équipage de Shirohige. Peut-être même un peu trop. Le soir arrive finalement, ils débarrassent les restes du midi et recommence leur repas dans la même convivialité. Toutefois, lorsqu'il commence à être tard, les plats et autres aliments sont dégagés et progressivement, tout le monde part. Cylia s'alarme alors, se rendant compte qu'ils vont la laisser passer la nuit ainsi. Il ne reste plus que Marco et Barbe Blanche en sa compagnie.
-Marco, tu peux aller dans ta cabine, il commence à être tard.
-Très bien Père.
-Mais... et moi ?
-Débrouilles toi, yoï. Bonne nuit Père.
-Bonne nuit mon fils.
Je me retrouve toute seule avec Barbe Blanche. Ils m'ont abandonné là ! Pff... je me laisse tomber sur le dos, le regard fixé sur le ciel étoilé. Le croissant de lune blanc brillant nous permet d'avoir une bonne luminosité. Le calme de la nuit est agréable. Nous sommes seulement bercés par le ressac des vagues contre la coque du navire. Le parfum des embruns marins est particulièrement agréable. Naviguer ainsi donne un sentiment de liberté inégalable.
-En faite, je crois que je pourrais très bien dormir ici...
-Vraiment ?
-Oui, le cadre est agréable...
-Le pont de mon navire... ? Pour un Marine ? C'est un bien étrange goût que tu as.
-Ah ah ! Je ne me suis peut-être pas très bien exprimée... Et puis de toute manière, ne suis-je pas moi-même une Marine étrange ? Franchement.
-Hum. Ça, je te l'accorde.
Je me redresse afin de pouvoir le regarder en face.
-Dites, pourquoi vous m'avez gardé en vie ?
-Pourquoi aurais-je dû souhaiter ta mort ?
-Ne devriez-vous pas me détester ?
-Te détester ?
-Je suis de la Marine...
-Et tu penses que ça suffi pour que je souhaite forcement ta mort ?
-Oui... bien sûr.
-Alors, je te retourne la question.
-Souhaiter votre mort ? Non !
On se regarde yeux dans les yeux en silence.
-Et pourquoi ?
-Vous... êtes nécessaire pour toutes les personnes qui dépendent de votre protection. Et puis...
Je fuis son regard, prise par un sentiment de gêne trop fort pour moi. Je me relaisse tomber sur le dos, allongée sur le plancher frais du navire.
-Vous êtes cher dans le cœur de beaucoup de personne. Ça se voit, je ne veux pas qu'il arrive du mal à ce type de relation.
-Tu ne nous hais pas, pourquoi ?
-Je hais les personnes qui s'en prennent à des innocents, ceux qui n'ont pas la force de se défense et cela sans aucun scrupule. Piller, tuer, enlever, briser... Comment peut-on faire une chose pareille et se dire humain ?
-Hum... C'est pour ça que tu restes dans la Marine ? Combattre ce genre de méfaits ?
-Oui.
-Et toi là-dedans ?
-Moi ?
-Tu ne penses même pas à toi. Serait-ce à cause d'une mauvaise considération de toi même ?
-Je...
-J'ai vu juste, qu'est-ce qui t'a conduit à ça ?
-Hum...
-Tu peux prendre ton temps, mais tu ne devrais pas garder ça pour toi.
-Hum...
Me confier, hein ? Je n'ai jamais pu vraiment le faire. Me soulager de ses choses qui me pèsent encore indéniablement sur le cœur.
-Dites, est-ce qu'avoir des liens de sang avec des personnes veut dire qu'ils sont vraiment notre famille ?
Il n'est même pas surpris par ma question, ou alors il ne le montre pas. Je ne le quitte plus des yeux, cherchant la réponse à cette interrogation, comme si lui pouvait m'éclairer.
-Le sang ne veut rien dire. On en a tous qui coulent en nous, alors certes, il lit physiquement et créé des liens, mais une famille est bien plus que ça. Hum... Ma réponse semble te perturber, pourquoi ?
Ça se voit tant que ça... ?
-Eh bien... Je me demande se qu'est une famille... Je ne comprends pas...
À suivre...
