Précédemment...

Un banquet est organisé pour fêter le retour de la Quatrième Flotte. Cylia passe une journée en très bonne compagnie et sympathise encore plus avec les pirates. Alors que la nuit tombe, elle est « abandonnée » sur le pont, avec pour unique compagnie : Barbe Blanche. Elle entame une discussion avec lui qui devient très vite sérieuse.

Chapitre 48 : Une vrai famille

-Pourquoi m'as-tu posé cette question ? A propos des liens du sang ?

-Eh bien... Je... je me posais juste cette question... comme ça...

Je prends le risque de jeter un coup d'œil sur lui, mais je remarque qu'il a un air plus que septique. Comme s'il me disait : « non mais tu crois que je vais gober quelque chose comme ça ?! ». Forcément, je n'ai jamais su mentir, ce n'est pas devant une telle personne que je vais y arriver. Cette pensée me fait même discrètement glousser, ce qui ne lui échappe pas.

-Il n'y a pas à dire, je n'arrange pas mon image, enfin... Je n'ai jamais été "douée" pour ça.

Allongée sur le bois frais du parquet du pont, j'examine avec une fausse attention la voûte étoilée.

-Quand on vie en compagnie de personnes qui ont un lien de sang avec nous, on dit qu'il s'agit de notre famille. Et pourtant, pourquoi je me sentais toujours aussi seule ?

-Seule ?

-Leurs regards étaient toujours pleins de dégoût. Je sais que je les révulsais au plus haut point... J'en étais habituée, j'ai toujours eu cet effet sur les personnes de mon entourage. Enfin... hormis mon grand-père. En tant que pirate, vous devez certainement savoir de quoi je parle vous...

Il me fixe avec calme, alors que de mon côté, mon cœur tambourine fort. Bien que je ne le montre pas, le seul fait de reparler de cette période me bouleverse. Visiblement, elle m'a laissé de profondes marques.

-En tant que pirate, j'ai toujours eu pour objectif d'avoir une famille. Plus que l'éclat de l'or, je préfère avoir la chaleur que m'apportent mes fils. Les voir en tant qu'hommes libres et avec le sourire me comble.

-Et être libre dans ce monde rime avec rejet. Les pirates sont haïs sur ses mers.

-Tu sembles trop connaître se qu'est « la haine », qu'est qui t'es arrivée ?

Est-ce que je peux lui en parler... ? Que dois-je faire : me confier ou encore tout garder pour moi ? Ne devrait-il pas être normalement mon ennemi... ?

-J'ai bien ressentit toute la souffrance qui est tapie au fond de ton âme... Il faudrait être aveugle pour ne pas voir la solitude qui brille dans ton regard. Tu es bien trop jeune pour tout supporter par toi-même... Et n'as-tu pas dis que nous étions des hommes avant même d'être des pirates ? Nous sommes entre nous alors laisses moi donc te soutenir, d'accord ?

Je ne suis pas si émotive que ça normalement, mais là, je me sens au bord des larmes. Je ne veux pas les montrer. Je ne dois pas le laisser les voir.

Je me tourne sur le côté afin d'être dos à lui. Même si ce n'est pas très courtois, je ne me sentirais pas la force de lui parler sinon.

-Pourquoi... ?

-Hum ?

-Pourquoi m'offririez-vous votre soutien ?

-Je t'aime bien, petite. Et je te l'ai déjà dit, tu as une place qui t'attend parmi ma famille, ici sur le Moby Dick.

-Vous êtes illogique... Vous ne devriez pas m'apprécier, mon cœur se compresse au fond de ma poitrine, vous devriez me haïr ! Et ne pas me faire une telle offre. De petites larmes commencent à naître dans mes yeux floutant ma vue. Pourquoi... ?

Mon incompréhension, mêlée à ma désespérante tristesse, se mue en colère.

-Pourquoi ne réagissez-vous pas comme tout le monde ?

Je me redresse et me retrouve assise face à lui. Je commence à pleurer sans plus pouvoir m'arrêter, laissant un couloir de perles salées tracer un sillon sur mes joues rougissantes sous l'émotion. Je baisse la tête, cachant le haut de mon visage sous la casquette de mon uniforme. Tous les sentiments que je murais au fond de moi remontent dangereusement à la surface, cette explosion intérieure m'est insupportable. Mon cœur douloureux à en mourir me fait perdre toute contenance. Je tente en vain de me lever. Cherchant un appui, je retire mon épée, toujours rengainée, de ma taille afin de pouvoir me tenir à genoux.


La colère, causée par tout ce rejet incessant depuis déjà trop d'années, mais aussi la tristesse à cause de cette douloureuse solitude, et la folie causée par mon déchirement intérieur réveillent mes instincts primitifs.

-Même pour la femme qui m'a mise au monde, je n'ai toujours été qu'une faute impardonnable. Je n'ai toujours été qu'une anormalité, quel que soit le lieu où je suis. Ne me faites pas croire que vous feriez exception !

Dévorée par de sombres sentiments, la créature en moi se à met hurler de désespoir, me poussant subitement à la limite de la perte de contrôle. Je sens les instincts de l'Alicanto avoir déjà partiellement le contrôle sur moi, mes gènes humains commencent à laisser la place à ceux de l'animal.

M'en rendant compte, je me reprends de justesse et tente en vain de garder le contrôle de mon corps.

-Tu es donc à ce point désespérée... ?

Je relève la tête, je suis essoufflée à lutter contre l'animal en moi. Mon ouïe est un peu brouillée mais à l'inverse, ma vue s'en retrouve plus développée.

Alors que je suis toujours à genoux face à lui, il se lève et commence à avancer lentement vers moi, retirant les files attachées à son nez lorsqu'ils restreignent ses mouvements. Le voyant s'approcher, l'animal désespéré en moi se mets sur la défensive, rendant son contrôle encore plus compliqué.

-Arrêtez ! N'avancez pas !

Mais il ne m'écoute pas, je tente de me relever mais je retombe en arrière. Je me retrouve couchée sur le dos alors qu'il s'approche de moi pas à pas, aggravant mon sentiment d'insécurité.

Je prends appuis sur ma main et bouge mes jambes ankylosées. J'observe cet homme avancer inéluctablement vers moi, mais alors qu'il n'est plus qu'à un mètre de moi, l'Alicanto prend finalement le dessus, m'obligeant a changer de forme.

Malgré que j'ai la carrure d'un cheval de trait, je reste bien plus petite que Barbe Blanche. Etant dominée par la créature au plumage d'or, je me mets sur la défensive.

L'adrénaline aidant, je me redresse, déploie mes ailes et bombe le torse en avant tout en ouvrant le bec ouvert pour menacer l'homme qui m'a ainsi chamboulé. Mais pas le moindre du monde perturbé, contrairement à moi, il fait un dernier pas dans ma direction.

Mais même si l'animal en moi est furieux de rage, je ne souhaite pas lui faire du mal. Une larme coule du coin de mon œil. Dominée par mes instincts, j'allais lui donner un coup de bec mais dès que mon regard croise le sien une étrange vague d'énergie me parcours de l'intérieur, traversant mon corps, remontant le long de mon échine en provoquant de terribles frissons et raisonnant jusqu'à ma tête. Quasiment aussitôt, je sens mes forces me perdre comme si l'animal s'était brusquement retiré, dominé par lui.

J'allais tomber en arrière, mais un puissant bras m'encercle et je me retrouve alors contre Barbe Blanche dans une étreinte étrangement apaisante.

-Calme toi, tu n'as plus rien à craindre. Tu n'es pas seule. Peu m'importe que les autres te perçoivent comme une anormalité, si tu veux bien de moi, je te verrais comme l'un de mes enfants.

Mes muscles se détendent, je me relâche enfin, me laissant aller dans cette étreinte tellement agréable. Mon cœur, réchauffé par cette tendresse qui me manquait cruellement, me permet de me sentir comme libérée d'un poids écrasant. Me tenant fermement, je me laisse aller contre lui et permet à mes larmes de couler.

Alors je pleure...

Pour mon grand-père,

Pour le rejet de mon frère,

Pour la haine de ma mère,

Pour l'horreur de mon père,

Pour le dégoût de ceux qui m'entourent,

Pour le poids du wakizashi à ma taille,

Pour toute cette solitude...

Oui, je pleure encore et encore...

Comme un enfant qui cherche le réconfort d'un parent.

Après un certain temps, il ne bouge toujours pas, attendant patiemment que je me calme. Et même lorsque je suis finalement apaisée, je reste à savourer ce moment.

Mais je pense en avoir largement assez profité, alors je le relâche doucement. Comprenant mon geste, il en fait de même et se recule jusqu'à son siège où il se rassoit. Je me laisse retomber doucement à terre, je m'assois et reste à fixer le sol de longues minutes.

-Mer- merci.


Il ne dit rien, mais je sens son regard sur moi.

-Dites...

-Hum ?

-Je... vous savez... J'ai l'impression d'être plus égoïste que jamais là.

-Pourquoi donc ?

-Votre... main... j'ai... envie de... non... je veux... l'attraper et donc accepter votre offre... plus que jamais. Même si pour ça, je dois remettre en question toute ma vocation et la voie que je souhaite suivre.

-Tu ne penserais qu'à toi, quel mal y a-t-il ? Quant à moi, j'aurais le plaisir d'avoir un nouvel enfant dans ma famille.

Je relève la tête, surprise, vraiment touchée par ses propos.

-J'ai trouvé en toi des valeurs qui me plaisent et tu n'aurais pas à te détourner de tes objectifs, même si tu intègres mon équipage. Du moment que tu respectes notre règle d'or qui est de ne jamais tuer l'un des nôtres, tu y serais libre. Tu veux apporter de la sécurité aux civils ? Parcours les mers sous mon nom et tu pourras très bien poursuivre ta quête à rendre ces mers plus sûres pour ceux qui vivent sur les îles qui la peuple.

-Vous savez vraiment trouver les mots...

-Qui penses-tu que je sois ? Et je n'ai fait que te dire la vérité, petite.

-Vous vous souvenez de se que je vous ai raconté à propos de ma mésaventure qui m'avait conduite à Impel Down ? Et des prisonniers qui serons intégrés sur mon navire ?

-Hum, oui.

-Ils ont besoin de moi afin de retrouver leur liberté. Une partie d'entre eux n'a pas de proches en dehors de notre « groupe », ils ne souhaitent rien d'autre que de parcourir les mers, mais ce n'est pas le cas de tous.

Respectueux, il m'écoute avec attention et calme.

-Il y a une partie qui souhaite sincèrement se racheter de leurs fautes en servant la Marine de manière à réintégrer la société normalement. Leurs mésaventures les ont conduits à se rendre compte qu'ils auraient très bien pu mourir ou finir leurs vies en prison. Ils préfèrent accepter l'offre qui leur a été faite afin de pouvoir retourner auprès de leurs familles lorsque leur peine sera achevée.

-Je vois... et pour qu'elles raisons t'es tu ainsi attachée à ses hommes ? Tu ne penses pas qu'ils vont juste t'utiliser ?

-Lorsque j'étais à Impel Down, ils m'ont aidé à m'en sortir dans l'enfer du Premier Niveau. Ils m'ont aussi sauvé la vie face aux autres prisonniers. J'ai donc une dette de vie à rembourser. Et puis, vous savez, on se ressemble un peu sur certains points, alors malgré nos statuts différents, on arrive à s'entendre.

-Tu as donc une dette à rembourser envers ces hommes.

-Oui, et pour le faire, j'ai impérativement besoin de rester, non seulement à la Marine, mais aussi d'avoir d'excellents résultats. Avoir d'ancien pirates dans leurs rangs ne les enchante pas, surtout quand l'officier qui est en charge de s'occuper d'eux à une amitié avec l'un des Quatre Empereurs. Il va me falloir prendre du galon pour conserver leur liberté et réduire leur peine autant que possible.

-Je vois...

Je détourne le regard, n'osant affronter le sien.

-Tu es une femme d'honneur, c'est bien. Alors vas, accomplis se que tu as à faire, j'attendrais.

Je ne m'y attendais pas, j'étais certaine qu'il n'accepterait pas d'attendre et encore moins que je m'engage à m'investir dans ma carrière professionnelle. Car ça veut dire que je vais monter en grade. Mais la Marine est leur ennemi... Cet homme est vraiment impressionnant. Il a obtenu mon respect...

-Vous m'attendrez vraiment ? Mais je vais tout de même faire partie du camp ennemis ! Et je n'aime pas la trahison, le jour où je les quitterais, ce sera en bonne et due forme. Vous... seriez prêt à accepter de tels caprices ?

-Tu as une dette de vie à rembourser, alors fais et lorsque tu seras libérée de tes devoirs, alors repenses à mon offre.

-Je crois bien que je n'ai absolument plus besoin de demander à y réfléchir, du moment que ça reste entre nous.

-Oui, ne seront au courant qu'une poignée de mes fils.

-Si vous leurs faites confiance... alors j'en ferais de même.


Les effets du poison se sont bien estompés. Suite à quelques efforts, j'arrive à me tenir droite sur mes jambes.

-Sommes-nous d'accord sur ma condition ?

-Oui, j'attendrais que tu ais rendu la liberté à tes hommes.

-Vous avez ma parole que je ne porterais jamais atteinte à la vie de l'un de vos fils, de même pour ceux qui me suivrons... Quant à votre offre, je vous promets de revenir vous voir lorsque je me sentirais d'accepter.

Un grand sourire orne ses lèvres, je me rapproche de lui et lui tend la main. Il m'observe, un peu surpris par mon geste et je lui explique alors la raison.

-Là où j'ai vécu, ont conclus les accords par des poignées de main.

Il attrape alors ma main tendue et me la serre sans trop de force. Je lui rends son sourire et sans le lâcher, je le regarde droit dans les yeux afin de lui montrer ma détermination.

-Je vous respecte. Vraiment. Je tiendrais parole, ne me demandez pas de les trahir, je ne m'accepterais pas un tel comportement. Quand j'en aurais terminé, je poserais ma démission. Du moment que vous ne changez pas d'avis, je vous promets d'accepter votre offre et intégrerais votre équi- hum... famille. Enfin, si vous ne-

-Je ne changerais pas d'avis.

On se fixe quelques secondes, validant officiellement notre commun accord, puis on libère nos mains.

Je recule de quelque pas par respect pour lui et soupir de soulagement. Je récupère mon arme que j'avais laissé à terre et la rattache à ma taille. Je m'assoie sur le bois du pont et sourie en repensant à mes vacances.

-Je n'aurais jamais cru avoir des vacances aussi... hum... imprévisibles. L'île où je devais passer mes vacances a été attaquée par des pirates. J'ai aidé à les en débarrasser et là vous débarquez... Lorsque je retourne voir la famille parmi laquelle je devais rester, je me rends compte que je n'y ai plus ma place. Je quitte Hand Island grâce à un navire d'une compagnie commerciale, qui se fait aborder par votre équipage. J'aide mon ami à se défendre et on se retrouve tous les deux embarqués sur votre navire. Et pour conclure, voilà que maintenant j'ai le droit à une place ici... Même si je vais devoir attendre avant de venir. Je n'aurais jamais cru qu'il allait se passer tant de chose...

Il me sourit gentiment. C'est étrange comme situation. Alors que je porte tout de même l'uniforme des officiers de la Marine face au Yonkou dit « L'Homme le plus fort du monde », je me sens bien et ce n'est pas là un penchant masochiste.

-Et de quelle mer es-tu originaire ?

-Je ne viens pas des mers connues ici. Il me regarde intrigué, je vous donnerais plus d'explication un jour. Mais un retour là-bas est impossible et ne m'intéresse pas. Je ne tiens pas à rester tourner vers le passé.

-Hum... sur ces mers, rien n'est impossible...

-Oui, en effet.

-Tes supérieurs connaissent cette histoire ?

-Non, personne n'est au courant, à part Shanks.

-Le Roux... ?

-Oui, j'ai dû lui expliquer lorsque j'étais sur son navire avant que je ne rejoigne la Marine. Mais ce n'est pas un problème d'état non plus... Plus une étrangeté.

-Je vois, rien ne me surprend sur cette mer.

-Je vous promets de vous le raconter un jour, si vous le souhaitez.

-Bon, et sinon, c'est Garp qui a supervisé ton entraînement, c'est ça ?

-Ouais ! Je ne sais même pas combien de fois j'ai failli mourir en deux ans.

Barbe Blanche se mets à rire. Il doit bien le connaître...

-Gurarara ! Peut-être, mais je sais que ça t'a été très profitable. Par contre, tu n'as pas encore bien appris à maîtriser ton fruit, quelle est cette créature ?

-C'est l'Alicanto, un animal dont on ne sait pas grand-chose. Mais il se nourrit d'un minerai bien particulier : l'or.

-De l'or ?

-Oui, il semble qu'il soit, contrairement à moi, de nature agressive mais bien qu'il y ait plus utile comme forme pour le combat, mon fruit me permet d'avoir un certain lien avec cette matière. Par contre, ce n'est pas encore facile de connaître réellement l'animal qui est en moi.

-Hum... intéressant. Marco va t'aider à y voir plus clair.

-Marco ?

-Oui, à moins que tu ne le souhaites pas.

-Si, si bien sûr ! C'est juste que...

-Hum ?

-Euh... mmmhh... il est flippant parfois...

Il se mets à rire de nouveau mais très bruyamment cette fois. S'il ne réveil pas une bonne partie de l'équipage, ça me surprendrait...

-Gurararara ! C'est décidé ! Marco, tu l'aideras compris ?

Non... ils ont osé ? L'une des portes permettant d'accéder au bâtiment principal s'ouvre et un homme aux cheveux blond s'adosse nonchalamment contre le mur. Avec un air détendu, les mains dans les poches et la tête haute, son regard se pose d'abord sur son père puis sur moi.

-Très bien Père.

Il me fixe, mais même s'il reste en apparence nonchalant, il me déstabilise au plus haut point. Je me mets à rougir en repensant qu'il a certainement assisté à tout. Et je ne l'ai même pas senti ! De toute manière, avec cette drogue, ça aurait été très difficile. Et puis, ça ne m'étonnerait pas qu'il puisse masquer sa présence de toute manière.

-On commence dès demain. Un discret sourire apparaît sur ses lèvres, j'ai hâte d'y être, on va en apprendre un peu plus sur toi. Un conseil, vas te reposer tant que tu le peux yoï.

Aaaaah ! Il commence déjà ! Je ne veux pas, il va me faire quoi cette fois ?! À chaque fois, il a des idées saugrenues. Je sens déjà que je le regrette ! Je soupire mais me relève. Je salue Barbe Blanche en me courbant face à lui, puis je vais vers la cabine où se trouve le lit que je vais enfin pouvoir rejoindre. Je jette un petit coup d'œil sur le blond derrière moi. Il ne m'a toujours pas quitté des yeux. Aaaah... je ne le sens pas !

Une fois arrivée dans la petite pièce, je me change et mets une tenue pour dormir. Demain, je me doucherai, je laverai mon uniforme qui pu l'alcool et je pourrais enfin m'habiller de manière plus appropriée pour être à l'aise sur un navire pirate...

À suivre…