Précédemment...

Cylia discute avec Barbe Blanche pendant une bonne partie de la nui. Après des confessions, ils se mettent d'accord pour qu'elle rejoigne l'équipage lorsqu'elle pourra se permettre de démissionner de la Marine. Cela n'arrivera que lorsque ses futurs compagnons auront effectué leur peine et retrouvé leur liberté.

Chapitre 49 : L'Alicanto

-Toc toc toc

-Huuuummm...

-Debout !

-Grrrmm...

La porte s'ouvre brusquement, laissant l'abominable lumière inonder la pièce. N'ayant absolument aucune envie de me lever, je protège ma vision d'un coussin sur la tête. Mais la personne pénétrant mon petit espace ne semble pas de cet avis... Le parasite approche. La couverture commence à s'éloigner de moi, mais il n'en est pas question ! Je l'attrape avec fermeté, mais la personne de l'autre côté fait la même chose et ce qui devait arriver arriva : Je me retrouve par terre avec mon morceau de couverture toujours dans les mains.

Pff... C'est bien la peine maintenant, je vais devoir me lever. Je baille, me frotte les yeux et laisse mon cerveau immerger. J'entrouvre doucement les yeux et tombe nez à nez avec le visage de Joseph qui est accroupi et se tient la tête dans la paume de ses mains.

-Alors ma belle, réveil difficile ?

-Je ne suis pas ta belle Joseph.

-Ah ah ah ! D'humeur grincheuse de bon matin !

Pfff, il me fatigue déjà alors que la journée ne fait que commencer. Je me lève tout en l'ignorant, j'attrape mon uniforme que je dois laver ainsi que des vêtements pour la journée. Cette fois par contre, je fais attention à ce que je prends. Je récupère un pantalon brun avec une ceinture de cuir pour pouvoir y attacher mon épée et le wakizashi. Avec cela, je prends ma chemise à manche longue rouge puis un petit sac dans lequel je mets le nécessaire pour la douche.

Je sors de la cabine avec Joseph sur les talons, il referme la porte derrière lui et se replace juste à côté de moi, les bras derrière la tête et avec un grand sourire sur les lèvres.

-Je peux savoir pour qu'elles raisons tu m'as réveillé ?

-Ordre du Commandant Marco ! Mais sinon, tu ne veux pas que l'on prenne notre douche ensemble ?

Il accentue sa demande en passant son bras par-dessus mes épaules.

-Oh ! Cylia, tu vas prendre une douche ?! Laisses-moi t'accompagner !

Un deuxième homme suit l'exemple du premier...

-Ah ! Commandant Thatch ! J'étais là avant !

D'ailleurs, comment sais-t-il que je vais à la douche ? Oh, j'ai mes vêtements sous le bras et je traverse le pont en pyjama. Qui bien sûr est composé d'un pantalon bleu avec un t-shirt large blanc avec une mouette dans le dos et « Marine » écrit en majuscule.

Faire moins discret sur un navire pirate, c'est impossible ! Au réveil, je n'ai vraiment pas toute ma tête... Je laisse les deux zouaves se disputer entre eux et je continue mon chemin jusqu'aux douches des infirmières.

Une fois sur place, je récupère l'une des serviettes propres laissées à disposition dans le long meuble d'évier et me rends directement dans l'une des cabines. Je me déshabille et laisse mes vêtements de rechanges à l'abri de l'eau. Une fois sous le jet d'eau, je profite de sa chaleur pour me ressourcer et finir de me réveiller correctement.

Je me savonne vivement avec le savon et me lave les cheveux soigneusement avec le shampoing. Bien sûr, se sont les fournitures offertes par le « boulot ». Une fois bien propre et rincée, je me sèche avec la serviette et enfile en premier la chemise qui s'humidifie à cause de mes cheveux qui me descendent au niveau des épaules. Le pantalon étant moulant, il est un peu plus difficile à enfiler, mais dès que c'est chose faite, j'entreprends de me coiffer avec l'un des sèches cheveux laissés sur place.

Une fois fin prête, je lave mon uniforme à la main, ce qui est tout de même assez fastidieux à faire, surtout pour le manteau. Mais le gouvernement est prévoyant avec nous, car nous utilisons une lessive très efficace pour le linge lavé à la main.

Je sors avec mes affaires sous le bras et je croise les deux hommes toujours en train de se disputer. Je les laisse ainsi et me dirige directement vers « ma » petite cabine afin d'y déposer mon chargement. Je descends au réfectoire afin de demander un petit quelque chose pour déjeuner et je tombe par chance sur l'une des cuisines où travail Haris. Nous discutons tous les deux assez brièvement car il est occupé et se fait rappeler à l'ordre par ses nakamas.

-Je viendrais te voir lorsque tu seras avec le Commandant Marco quand j'aurais un moment !


Je ne lui en ai même pas parlé mais il est au courant. Les choses se disent bien vite sur ce navire... Je remonte sur le pont avec une tasse de chocolat chaud et quelques viennoiseries. Je m'assoie sur un tonneau en bois non loin de Thatch et Joseph qui se disputent encore et les observe tout en mangeant tranquillement. Un homme s'adosse au mur à côté de moi. Je regarde brièvement et reconnais Marco.

-Ils se disputent pour quoi ces deux-là ?

-Des âneries.

-Ça, je m'en serais douté.

-Ils croient pouvoir prendre une douche avec moi. Ça fait déjà un bon moment qu'ils sont comme ça.

-Thatch...

-Hein ?

Le concerné tourne la tête, Joseph en fait de même et ils remarquent enfin ma présence.

-Ah ! Mince... ça sera pour une prochaine fois.

-Non, le contredit son « adversaire », car ça sera moi qui ira avec elle !

-Sûrement pas !

Leurs yeux se lancent des éclairs. Ils sont marrant ces deux-là !

-Non mais vous savez, je ne prendrais personne avec moi à la douche. Inutile de vous disputer sans raison...

-Quoi ?! Rétorquent-ils ensemble.

Je ne peux m'empêcher de glousser devant leurs mines déconfites.

-Non mais vous y croyez vraiment en plus ?

-Assez rigolé Cylia, nous avons des choses à faire ensemble aujourd'hui.

-Gloups !

-Allons, ne t'inquiète pas, Marco ne te fera pas de mal ! Tente de me rassurer Thatch en se rapprochant.

-Mouais... je reste perplexe.

-Eh bien, tu as raison ! Il a en tête d'en savoir plus sur ton fruit, alors il fera le nécessaire pour.

-Huuummm...

Je n'ai vraiment plus envie de passer du temps avec lui maintenant. J'ai surtout envie de prendre mes jambes à mon cou oui ! Je descends du tonneau et tente une première esquive...

-Je... je dois ramener ma tasse !

-Laisse la moi, je vais devoir me rendre en cuisine de toute manière...

Thatch ! Le bougre...


-Je viens de me rappeler que j'ai euh... un autographe à signer !

-Un autographe, et à qui yoï ?

Je marche à reculons et le visage de Marco est stoïque. Il ne bouge pas, me regardant avec ses yeux mi-clos.

-Un poisson !

Moins crédible, tu ne fais pas... Joseph est mort de rire, merci pour le soutien !

-Un autographe à signer pour un poisson ? Tu ne sais vraiment pas mentir...

Il se redresse et commence à avancer dangereusement vers moi, les mains dans les poches et la tête haute. Et le sourire sadique naissant sur ses lèvres ne me rassure aucunement !

-Je... euh... je suis obligée de...

-Passer un moment avec moi ? Penses-tu que je te laisse seulement le choix ?

Hiiic ! Je vais y passer, je ne le sens pas ! Mais alors pas du tout et son air ne me dit rien qui vaille ! Je continue de reculer jusqu'à être au pied du mur... littéralement ! Je ne peux plus reculer, ayant le bastingage dans le dos et Marco devant moi à un mètre.

-Tu... tu... es... gentil... hein ? Tu le sais ?

-Tu essaye de m'acheter là ? Tu es aussi douée pour ça que pour les mensonges. Bon, changes toi de forme.

Et que compte-t-il me faire après ? Pas moyen ! Je refuse, si je ne rentre pas dans son jeu, il finira par changer d'avis !

-Tu refuses ? J'ai le moyen de t'y forcer tu sais...

Non non non non non... il ne va pas-

-AAAAAAHHH !

Avant même de pouvoir finir ma pensé, il a changé de forme et pris son envol tout en m'attrapant au passage. Je suis donc suspendu dans le vide par deux serres me tenant aux épaules. Il ne va tout de même pas me...

SI ! Il vient de me lâcher, merde ! Je ne peux pas tomber dans l'eau sinon je vais couler comme une enclume.

Pas le choix, je capitule et laisse le pouvoir du fruit du démon couler en moi. Mon corps humain laisse alors place à l'Alicanto. Je récupère tout de suite mon équilibre dans les airs et reprends de l'altitude juste avant de toucher la surface de la mer. Le Phoenix est déjà retourné sur le pont et il a repris sa forme humaine. Je le suis et retourne sur le navire mais sans quitter ma forme de zoan. Ayant la taille d'un grand cheval de trait, j'ai au moins l'avantage de ne plus me sentir trop petite face à eux.

Les regards des hommes présents sur le pont se tournent vers moi, curieux. Joseph s'est adossé sur un mur à côté de certains de ses frères et m'observe de loin. Je me suis mise juste devant Marco, qui est cette fois un peu plus petit que moi. Il n'est pas perturbé pour un Berry mais par contre, à côté Thatch sifflote en me regardant pour la première fois sous cette apparence.

-Je ne m'attendais pas à ça ! C'est quel type de créature ?

-L'Alicanto... Tu connaissais ?

-Non... C'est la première fois que je l'entends même ! Un oiseau au plumage d'or... Elle ressemble un peu à un faucon, hormis la taille bien sûr. Mais je n'aurais pas oublié un animal d'une telle couleur, il doit forcément y avoir un rapport non ?

-C'est sûr, yoï.

Il s'approche et pose sa main sur moi, puis d'un seul coup, une désagréable sensation me parvient, cette douleur : il m'a arraché une plume ! Il est sadique, ça fait mal ! Je claque du bec et lui lance un regard noir pour lui faire comprendre mon mécontentement.

-Ah ah ah ! Ça ne lui a pas plus !

-Peu importe, ça ne va pas te manquer Cylia. Hum...

-Alors alors ! C'est de l'or ?

-Il faut la faire expertiser. Rohel ! J'ai besoin de toi, yoï.

Il la range dans la poche de son bermuda et reporte de nouveau son attention sur moi. Ne sachant pas se qu'il compte faire, je recule de quelque pas, mais lorsque je vois qu'il ne souhaite qu'observer, je le laisse faire sans pour autant le quitter des yeux.


Un homme de forte carrure s'approche de Marco, il est de la même taille que lui mais à un corps plus massif. Il a une barbe naissante noire et la peau très mate, son torse nu laisse voir plusieurs cicatrices et il porte un pantalon de jeans usé avec une sacoche à la taille. Au niveau de son bras gauche est tatoué le Joly Roger de l'équipage. Il n'a pas franchement le « look » d'un artisan spécialiste dans l'expertise de petit objet aussi délicat que mes plumes ! Il sort de sa sacoche un petit appareil qu'il pose devant son œil et qui tient comme une paire de lunette reposant sur son nez et son oreille.

Il commence à m'examiner comme un objet intéressant et pour finir, il récupère la plume que Marco m'a arraché cruellement avant de donner son verdict.

-Alors ?

-Ses serres et son bec sont bien fait d'un alliage d'or et d'argent. Son œil me semble aussi en avoir mais j'aurais besoin d'un examen plus approfondi. Il sort une aiguille de sa sacoche et joue avec.

Hiiic ! Une aiguille ! Des cinglés ! Prenant peur, je préfère m'enfuir et par mesure de sécurité, je prends mon envole afin de me percher à côté de la vigie en haut du grand mat sur la vergue(1). Je les regarde d'en haut, ma vue d'oiseau me permettant de les voir très distinctement même avec la distance.

Visiblement, vu leurs têtes, ils ne comprennent absolument pas mon comportement... Pff ! Encore des insouciants. Non mais c'est normal comme réaction de fuir devant une aiguille ? Ils sont fous...

-Cylia, descend de là, yoï !

Je reprends forme humaine et m'assoie sur la tige de bois.

-Vous n'êtes pas bien sérieux ?! Il n'y a pas moyen !

Agacé, il ronchonne quelque chose puis prend sa forme de phœnix. À une vitesse déstabilisante, il se retrouve à côté de moi. Je recule et me mets sur la défensive tandis qu'il reste immobile avec un air détendu.

-Qu'est-ce qui se passe ? Tu n'as pas l'impression de trop en faire là ?

-C'est moi qui en fais trop ?! Vous osez sortir un instrument abominable et vous parlez de me torturer avec !

Il me regarde perplexe.

-Te torturer ? Quand et pourquoi aurait-on eu cette intention ?

-Je n'en sais rien moi !

-Hum... et de quel « instrument abominable » tu parles ?

-Pfff... Encore des insouciants !

Il tique et je le regarde droit dans les yeux, très sérieuse.

-L'ai... l'ai... l'aigu...

-L'aigu... ?

-L'aiguille !

Un cours silence s'installe et il a toujours un air parfaitement impassible. Je me demande bien comment il fait !

-Et... tu fais tout ce cinéma pour une aiguille ?

-Ce n'est pas du cinéma ! Il est hors de question de le laisser m'approcher avec un truc pareil !

-Tu as la phobie des aiguilles et pas qu'un peu visiblement, vu comme tu es sur la défensive. Même l'instinct de ton animal réagit... On ne te fera aucun mal, détend toi. Comment as tu fais pour survivre au premier niveau d'Impel Down avec une telle phobie ?

-Je n'ai pas envie d'en parler...

Il m'observe calmement puis s'approche finalement.

-Aller, redescends yoï.

-Hum... Je... désolé.

-Tu n'as rien fais de mal, je dirais à Rohel de ne rien te faire avec son aiguille.

-Merci.

Il saute et je le suis, une fois proche du sol, il prend sa forme hybride, ses bras se changent en ailes aux flammes azurées afin de ralentir sa chute tandis que je repasse entièrement en forme de zoan.


-Rohel, ne ressors pas ton aiguille.

-Euh... bien Commandant.

-Hey Cylia ! Hèle Joseph, alors comme ça, on a une grosse phobie des aiguilles ? C'est ça ? Hein ? Dis-moi que j'ai raison !

Flûte, je sens qu'il va en profiter... Ne pouvant pas lui parler sous cette forme, je lui tire juste la langue et il se met à rire.

-Ouais, on dirait bien que c'est ça, pas mal Miss ! Ah ah ah !

-Passons à autre chose, sortez-le !

-Oui Commandant ! Répond un groupe d'homme.

De quoi est-ce qu'ils parlent ?

D'un coup, une odeur terriblement attirante me parvient. Une odeur irrésistible qui me donne des frissons jusqu'au bout des ailes. Je ferme les yeux et hume l'air, curieuse de reconnaître ce parfum si envoûtant.

L'odeur semble se rapprocher. Ça vient d'en face de moi ! J'ouvre les paupières et trouve devant moi l'origine de cette odeur qui réveille mes instincts. Oh... Ça a l'air trop bon ! Cet or brille si fort et dégage un parfum si délicieux que j'ai l'impression d'avoir déjà son arôme en bouche...

Non, ne te laisse pas hypnotiser ! Ne te laisses pas faire, une Marine n'a que faire de l'argent ! Hum... de l'argent, il y en a aussi... Si blanc, si pur en plus !

ARG ! Si je reste une minute de plus sous cette forme, je vais être totalement dépassée par mes instincts. Je reprends donc forme humaine, tourne le dos à tous ces mets savoureux et m'assoie avec la ferme intention de ne pas les laisser m'avoir si facilement.

-On dirait que ça ne te fait pas mal d'effet, yoï.

-Pas... pas du tout !

J'entends le bruit de ses pas, montrant qu'il se rapproche de moi. Il s'arrête en face à moi.

-Tu as tellement de mal à gérer tes instincts que tu contiens avec difficulté ton animal.

-Pff ! Même pas vrai, j'ai un sang-froid absolument parfait.

-Tes yeux me disent l'inverse...

Mince ! Je n'avais pas fait attention, effectivement, ma vision est bien celle de l'Alicanto. Je ne dois pas avoir mes yeux habituels et ça, ce n'est pas cool, je suis trop flagrante.

-Et je ressens très bien le conflit qui est en toi.

Serait-ce grâce à son haki... ? Il pourrait voir ce genre de détail ?!

-N'oublies pas non plus que je suis un utilisateur de Zoan Mythique. Amenez-en d'avantage. Ça ne suffit pas encore.

Plus ?! Mais j'ai déjà un mal de chien à me contenir ! Je ferme les yeux très forts pour tenter de conserver un minimum de contenance...


-Cling cling

Ah... Ce bruit !

-Clong.

Ce tintement !

-Pling !

Ce choc contre le sol...

Et ce parfum, je n'en ai jamais senti de pareil ! Ce... n'est pas possible... J'en ai jamais mangé, j'en suis certaine ! Et avec la Marine, je n'ai encore jamais pu combler mes désirs !

-Tu n'as sans doute jamais vu cet or-là. Il est très rare et difficile à obtenir... Sauf pour nous.

Marco ! Sale bête !

-Tais-toi !

-Je suis convaincu qu'en bouche, tu lui trouverais un goût exquis...

Oh, déjà que je trouve la croûte des Berry très bonne...

-Ça me surprendrais qu'avec la Marine tu aies pu combler tes désirs ne serait-ce qu'une seule fois...

Il a raison, c'est vrai ! Et ce n'est pas avec ma paye ridiculement mince que je pourrais me faire plaisir de ce côté-là. Pff, tout juste de quoi grignoter quelques piteuses piécettes...

-Personne ne t'empêchera de te faire plaisir ici... On t'offre cet en-cas.

C'est un cadeau de pirate ! Mais...

-Tu sens ce parfum ? Comment est-il ? Irrésistible... ? Envoûtant... ?

-Oh oui...

-Ouvre les yeux Cylia.

J'obéis et le retrouve juste devant moi, j'étais tellement concentré sur ce que j'avais derrière que j'ai oublié qu'il était si près…

-Regarde ça...

-Cling !

Il vient de mettre sous mes yeux un bijou en or aussi jaune que le soleil et avec une odeur aussi agréable qu'un milliard de berry... Non... ça ne serait pas comparable à ce parfum si-

-Tu le veux, n'est-ce pas ?

Il le laisse pendre devant mes yeux et je scrute chaque balancement du collier avec attention, baladant mes pupilles de droite à gauche...

-Est-ce que tu le veux ? Si tu le désir, il est à toi... Imagines le dans ta bouche...

-Mmmmh !

-Voilà... c'est bien... le veux-tu ?

Totalement hypnotisée par l'artefact sous mes yeux, je hoche vivement de la tête pour lui répondre positivement.

-Et il y en a plein d'autre... tiens !

Il lance le bijou dans les airs au-dessus de moi... Non ! Il va atterrir dans le tas d'or et si je pose mes yeux dessus je ne vais- Mince ! Je ne peux pas décrocher mes yeux de ce mets qui me semble si divin !

-Cling !

À peine l'objet a-t-il le temps de toucher le reste du petit trésor que je saute dessus pour dévorer goulûment ce qu'ils m'ont offert. J'en ai même les larmes aux yeux...

À suivre...


(1) Vergue : Pièce de bois placée en travers d'un mât pour soutenir et orienter la voile.